Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Réflexions

  • « La Servante de Degrelle »

    Ça alors ! Les Degrelle n’étaient donc pas antisémites !

     

     

    Servante Degrelle.jpgLe Soir mag (hebdo TV belge) du 29 février au 6 mars a publié une présentation d’un nouveau bouquin aux éditions Luc Pire, spécialisées dans l’info politiquement correcte sur « les heures les plus sombres de notre histoire ». Il s’agit de La Servante de Degrelle, qui n’est pas un roman, mais « le récit d’une incroyable aventure », celle de « Hannah, jeune juive sauvée par la famille Degrelle », plus précisément par la famille de la sœur aînée de Léon, Madeleine (1904-1992) qui épousa Henry Cornet (1905-1986), le 29 décembre 1926 à Bouillon. Henry et Madeleine eurent six enfants, se répartissant équitablement en trois filles et trois fils.

     

    Henry Cornet est un jeune confiseur belge qui, en 1929, imagina une recette originale de caramels mous qu’il développa dans son domicile de jeunes mariés à Anderlecht (aujourd’hui l’adresse du Centre Culturel Kurde de Bruxelles), avant d’ouvrir une usine, toujours à Anderlecht (avenue de Scheut, aujourd’hui siège des laboratoires Sterop).

    léon degrelle,lutti,madeleine degrelle,henri cornet

    A base de lait entier et de sucre de betteraves, avec une pointe de vanille, ces nouveaux caramels –les « toffées »– se veulent « tendres et sucrés comme des cœurs éperdus d’amour ». Henry les baptise Lutti, d’après le petit nom affectueux qu’il a donné à son épouse Madeleine Degrelle.

     

    Le nom de marque est breveté le 16 septembre 1929 et, dès 1936, Henry Cornet peut ouvrir un second site de production « Lutti » en France, dans le Nord-Pas de Calais. Après la guerre, le succès ne se démentant pas, le nom du caramel et sa recette seront également déposés le 12 avril 1949 aux Etats-Unis.

    Lire la suite

  • « Mon Dieu, protégez-moi de mes amis… »

    À propos d’allégations inattendues contre la Légion Wallonie et Léon Degrelle

     

    Herbert Otto Gille, Heinrich Himmler & Leon Degrelle.jpgPrésentant la dernière publication du Cercle des Amis de Léon Degrelle, nous nous sommes permis de remettre les choses au point concernant la relation entre Heinrich Himmler, les Légionnaires wallons et Léon Degrelle (voir ce blog au 23 janvier 2020).

     

    Cela n’a visiblement pas plu à tout le monde. En tout cas, pas à un lecteur nous reprochant de « cracher dans la soupe » en « attaquant des amis irréprochables ».

     

    Outre que nous n’avons pas eu la volonté (ni l’impression) d’avoir attaqué qui que ce soit en rétablissant la vérité historique, nous avons toujours dit –dans cet article également– tout le bien que nous pensions de l’excellence du travail de documentation du Cercle des Amis de Léon Degrelle dont aucun degrellien ne voudrait se passer, tellement ses renseignements tendent à l’exhaustivité (voir ce blog aux 26 juin 2016, 13 avril et 26 mai 2017, 3 octobre et 13 novembre 2018, 20 février et 25 mai 2019). Et ce n’est certainement pas cette courte mise au point qui nous empêchera de toujours –et vivement !– conseiller à tous nos lecteurs de s’affilier au Cercle et de bénéficier de ses recensions. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille abdiquer tout esprit critique et prendre tout pour argent comptant.

     

    En effet, tout le monde commet des erreurs, à commencer par nous-mêmes. Et nous ne sommes jamais aussi heureux qu’en corrigeant nos informations lorsqu’on nous en établit l’inexactitude. Comme quoi, ce n’est pas nécessairement la personnalité de l’auteur, le sérieux ou les liens de sympathie politique des éditeurs qui garantissent la pertinence des textes concernant Léon Degrelle, le mouvement rexiste ou l’épopée des Volontaires wallons au Front de l’Est.

     

    Si donc on se méfiera –par expérience et, finalement, par habitude– de tout ce qui provient de la mouvance politiquement correcte du CEGESOMA (bref, tous les auteurs publiés par les prétendues grandes maisons d’édition), ce n’est pas parce que l’auteur du malheureux Degrelle, qui suis-je ? s’appelle Francis Bergeron, est rédac-chef de Présent et auteur de best-sellers (dont les livres sur Hergé destinés à surfer sur le succès du Tintin de Spielberg) que nous aurions dû nous priver de relever les innombrables erreurs et insinuations malveillantes dans sa biographie de Léon Degrelle, visiblement écrite à contrecœur (voir ce blog au 1er février 2016 et dix-huit articles à partir du 30 avril 2016).

     

    LD Qui suis-je.jpg

    Dans cet ouvrage de commande, j’ai eu peur de décevoir les thuriféraires de Léon Degrelle et de ne pas trouver le plaisir de vivre à travers lui. (Francis Bergeron, pp.8-9)

     

    De même, ce n’est pas parce que Paul-André Delorme a signé son déplorable article dans Rivarol que nous devions passer ses bévues sous silence (voir ce blog au 13, 20, 29 mai et 21 juin 2018).

     

    Et nous sommes loin d’avoir épuisé le sujet car nous hésitons encore à mettre en ligne la critique que nous avons envoyée à nos membres (feuille de contact n° 99) sur les deux premiers volumes consacrés à la Légion Wallonie, par André Liénard aux prestigieuses éditions Heimdal (un troisième tome est annoncé). La richesse et l’abondance de l’iconographie, son caractère original et souvent inédit n’occultent malheureusement pas les innombrables erreurs de dates ou de noms, les détournements de documentation, ni les scandaleux commentaires (se voulant sans doute « politiquement corrects ») accompagnant la présentation des organisations rexistes, certains faits d’armes des Légionnaires ou la personnalité de Léon Degrelle, sans parler de l’indigence du style, de la langue et de l’orthographe…

     

    Mais il y a bien pire que cela : le péché contre l’esprit, c’est-à-dire la négation de l’évidence, le refus de la vérité, l’affirmation du mensonge pour rester dans le confort de ses postulats idéologiques.

     

    C’est ce que nous vérifions tous les jours dans les évocations permanentes de l’histoire travestie du IIIe Reich voué à l’anathème universel. Mais c’est aussi ce qu’on doit constater de la part de certains « amis » dont l’aveuglement dogmatique fait cruellement pitié.

     

    Nous venons de publier (voir ce blog au 18 février 2020) le témoignage d’un membre de la famille Lambert dont toute la parenté fut victime de la répression épuratrice de la « justice » des vainqueurs « démocratiques » de 1945. Ce témoignage fut écrit à l’invitation de l’hebdomadaire nationaliste flamand ‘t Pallieterke qui affirmait vouloir documenter –également du côté wallon– ce que fut vraiment ladite « épuration », à l’occasion du 75e anniversaire de la « Libération » (voir ce blog au 6 juillet 2019). Envoyé dans les semaines qui suivirent à la rédaction, ce texte ne fut jamais pris en compte et, comme nous l’avons dit, ne fut jamais publié (voir ce blog au 22 octobre 2019). A ce moment, nous ne nous sommes pas formalisés outre mesure, regrettant quand même que cette indifférence puisse avoir pour conséquence de justifier la précédente observation de ce magazine destiné «aux personnes de bon cœur et sale caractère » (sous-titre du périodique) selon laquelle on fait volontiers semblant, « du côté wallon, qu’il n’y avait eu que de courageux résistants alors que du côté flamand, il n’y avait que des collabos. »

     

    Mais nous devons bien finir par comprendre que, pour nos « amis », le problème ne se situe pas tant entre « résistants » et « collabos » qu’entre Wallons et Flamands. A preuve, la réaction du Pallieterke à l’épisode scandaleux de l’accusation de génocide portée par la RTBF et le CEGESOMA au Journal télévisé du 26 novembre 2019 à l’encontre des Légionnaires wallons du Front de l’Est, prétendument coupables d’un massacre sur la plage de Palmnicken (voir ce blog au 30 novembre 2019) : il est révélateur et sidérant de devoir constater que la gazette au nationalisme réducteur se réjouit que soient enfin dénoncés les « Wallons collaborateurs » et qu’ils soient surtout voués aux gémonies.

    Léon Pallieterke.jpg

    « Le deuxième front de Léon Degrelle » (‘t Pallieterke, 1946 et 2019)

     

    En effet, dès après la diffusion de l’infâme émission de la télévision belge de service public, ‘t Pallieterke n’a pas caché sa satisfaction sous le titre Le tabou permanent de la collaboration : « Un reportage de la RTBF nous apprend que les Légionnaires wallons du Front de l’Est ont participé au massacre de 6000 femmes juives en Prusse orientale. La nouvelle a provoqué un sentiment de malaise en Wallonie. En effet, il y plane encore toujours un vrai tabou concernant son passé collaborationniste. Mais la recherche, illustrée par ce reportage, démantèle toujours davantage le mythe du “résistant wallon opposé au collaborateur flamand”. »

     

    Ce n’est pas la première fois que l’auteur (maigre consolation : il se cache sous le pseudonyme « Picard » et heureusement pas « Bourguignon » !) dénonce ce prétendu mythe : voilà quatre ans, par exemple, il se plaignait de ce que la presse francophone ne ressorte Léon Degrelle que pour emm… les Flamands : il n’aurait été que le seul kollabo wallon alors que les Flamands l’auraient tous été ! (voir ce blog au 10 juin 2016).

     

    Aujourd’hui, la seule chose qui intéresse ce faux Picard-vrai Judas, c’est que, parmi les coupables présumés du crime de Palmnicken, « il n’y avait pas seulement des Flamands. Faux ! Le sinistre groupe comptait également plusieurs collaborateurs wallons. […] Il est désormais clair que les Volontaires wallons du Front de l’Est se sont rendus coupables d’atrocités. » Sans manifester le moindre esprit critique, sans entendre (car c’était pourtant dit) qu’il n’existe pas la moindre preuve contre les Légionnaires wallons (ni flamands d’ailleurs), le nationaliste bêtement linguistique régurgite la leçon avidement avalée auprès du media menteur : les Légionnaires wallons se sont rendus coupables du crime abominable d’avoir massacré des femmes sans défense, juives qui plus est !...

     

    Scènes de massacres perpétrés par les Légionnaires Wallons au Front de l’Est

    Albert Lassois.JPG

    Ce Légionnaire wallon est accueilli comme un membre de la famille dans l’isba d’une villageoise russe.

    Garde.JPG

    Un Légionnaire wallon monte la garde à l’entrée d’un village russe, accompagné des enfants du village et d’une maman.

    Arrêt soif.JPG

    Pendant la Vormarsch, des Légionnaires wallons sont désaltérés par une villageoise russe et son enfant.

    Repas avec enfants russes (Fernand Kaisergruber).JPG

    Des Légionnaires wallons partagent leur repas avec des enfants russes.

     

    Evacuation Filles russes 1942.JPG

    Un convoi de jeunes filles en route vers une plage de massacre de la mer Baltique ? Non, ce train d’évacuation des enfants russes hors des zones de combat de Slaviansk (juin 1942) croise un contingent de Légionnaires wallons, toujours prompts à engager la conversation. Mais ce train avec ses wagons de marchandises n’évoquent-ils pas plutôt les déportations ? Peut-être, mais ils servaient aussi au transport des troupes, dont les Légionnaires wallons…

    Convoi Légionnaires 2e dr. Vermeire, 3e Delattre Emile, 6e Lelièvre.JPG

     

    Nous avons bien entendu immédiatement réagi par un courrier renvoyant à notre analyse exhaustive de cette méchante opération de calomnie sur notre blog (voir au 30 novembre 2019) : « Nous devons constater que Picard n’a pas regardé avec suffisamment d’attention le programme de la RTBF. En effet, même si les producteurs ont voulu donner l’impression que les combattants au Front de l’Est, de Flandre et surtout de Wallonie, ont commis le massacre de Palmnicken, ils ont quand même dû admettre que les Volontaires wallons de la Légion Wallonie ne se trouvaient pas à l’endroit où fut commis le crime ! Il n’y avait, à ce qu’il semble, que des membres de l’Organisation Todt. « On sait qu’à ce moment-là, la division SS Wallonie n’est pas dans ce quartier-là de la Prusse orientale. Elle est un peu plus au sud », convint le réalisateur Gérald Vandenberghe. Comment Picard peut-il alors se permettre d’écrire : « Il est désormais clair que les Volontaires wallons du Front de l’Est se sont rendus coupables d’atrocités»? […]

    Pour conclure, nous voudrions encore ajouter que pareil sujet ne pose pas tant un problème linguistique ou communautaire (le mythe des Wallons résistants face aux Flamands collaborateurs) mais relève bien de l’idéologie : ceux qui ont choisi le camp de l’Europe Nouvelle ne peuvent qu’être ontologiquement, intrinsèquement des bandits et des criminels à partir du moment où ils ont choisi de se battre contre la ploutocratie et le bolchevisme. Voilà pourquoi, Wallons aussi bien que Flamands, ils doivent être coupables de crimes de guerre et/ou (de préférence « et ») de crimes contre l’humanité. »

     

    Las ! Si notre lettre fut publiée, ce le fut sans en tenir aucunement compte : dans le même numéro, Picard enfonçait toujours consciencieusement son clou « communautaire », reprenant ses litanies de 2016 : les Wallons font tout pour préserver le tabou de la collaboration en Wallonie. A preuve, l’Encyclopédie de De Bruyne n’aurait pas été suffisamment commentée dans les plus importants journaux francophones, n’a d’ailleurs pas été publiée par un « grand » éditeur et ne constitue qu’une version expurgée à destination du grand public au prétexte de la « protection de la vie privée » (nous avons été les premiers à regretter ce point, en plus de bien plus graves insuffisances, voir ce blog au 23 mars 2017). D’ailleurs, « les publications sur la collaboration wallonne ou francophone n’ont rien de comparable avec les flamandes ». La preuve en est que « une des rares et brillantes études francophones sur la collaboration, Ils ont pris les armes pour Hitler, publiée par Flore Plisnier voilà dix ans, n’a reçu, sans surprise, que peu d’attention du côté francophone ».

     

    Ce livre, publié sous les auspices du CEGESOMA (à prendre donc avec de longues pincettes !) entend en effet criminaliser les collaborateurs francophones coupables d’avoir créé un climat de guerre civile en se défendant, – mais pas avant 1944 ! (voir ce blog au 7 juin 2018)–, contre les innombrables assassinats de la résistance communiste qui répondit « à partir de juin 1941 à l’appel du Kremlin de mener le combat à l’arrière du front allemand » (p. 14). Sans surprise non plus, cette Plisnier cégésomesque ne manque pas, comme tous ses congénères charlatans, d’essayer de déconsidérer Léon Degrelle, « un aventurier solitaire à la recherche de miettes de prestige et de pouvoir dans un Reich de plus en plus décadent » (p. 93) !...

     

    C’est en s’appuyant sur cette « brillante étude francophone » que Picard dénonce la «guerre civile» initiée par les rexistes qui y voyaient « l’occasion de commettre des crimes de droit commun (agressions, vols,…) » ! C’est également sa référence pour affirmer qu’il n’était plus question du « moindre idéalisme » dans l’engagement, au cours des derniers mois de la guerre, des nombreux Légionnaires pour l’enfer du Front de l’Est : «  C’était des gens qui voulaient échapper au travail obligatoire, des commerçants qui avaient perdu leurs clients et des gens du bas de l’échelle sociale. »

     

    Bref, de parfaits suicidaires alors ? Non, affirme Picard, encore plus crapuleux que les menteurs officiels : ces pouilleux « sans-dents » ne se sont engagés qu’afin de perpétrer les forfaits les plus atroces : « Pour eux, commettre des crimes, au Front de l’Est ou au front de la collaboration intérieure, c’était la chose la plus normale du monde » !!!

     

    Oh oui ! Mon Dieu, protégez-moi de pareils « amis »…

     

    Pallieterke Titre-vert.jpg

    Les derniers Volontaires wallons au Front de l’Est ? Pour « Picard », un ramassis de clochards assoiffés de sang !

    Reprendre à son compte la désinformation d’un média politiquement correct francophone ne dérange pas le nationaliste linguistique flamand dans la mesure où il peut y trouver et reprendre de quoi alimenter son fantasme communautaire : s’il est convenu que les Flamands furent des collabos criminels, alors, quelle joie d’apprendre aujourd’hui qu’on puisse accuser les Wallons de l’avoir été tout autant. Sauf que ce que la télévision francophone veut dire (et que le pseudo-nationaliste ne comprend pas), c’est : tous les collaborateurs –peu importe qu’ils soient Flamands ou Wallons– sont des salauds qu’il faut dénoncer sans cesse « afin que cela ne se reproduise plus ». Car ce qui fera toujours peur aux imposteurs qui nous gouvernent, c’est justement ce « cela » : l’idéal solaire et pur de l’Ordre Nouveau pour lequel les jeunes Européens (en ce compris les Flamands et les Wallons) n’ont pas hésité à offrir leur vie !

  • « Epuration » : la face cachée de la « Libération »

    Repressieverhalen 1.jpgL’hebdomadaire flamand ‘t Pallieterke, s’inquiétant fort judicieusement de l’orientation que prendraient les célébrations du septante-cinquième anniversaire de la « Libération » de la Belgique en septembre 1944, avait lancé un «appel à témoins» afin de documenter la « face (éternellement) cachée » de ce qu’on s’apprêtait à fêter. C’est qu’il craignait à juste titre qu’aucune cérémonie n’évoque la répression sauvage dont furent victimes, non seulement ceux qui crurent en l’ordre nouveau ou sympathisèrent avec l’Allemagne victorieuse, mais même ceux qui n’eurent pour seul tort que d’être dans le collimateur –pour quelque raison que ce soit– de ceux qui se découvrirent soudainement une vocation de « résistant » épurateur… (voir ce blog au 6 juillet 2019)

     

    Cet appel à témoins concernait bien évidemment toutes les régions de Flandre, mais également de Wallonie puisqu’une simple recherche sur Google avait montré au rédacteur en chef Karl Van Kamp qu’à part une photo de femmes tondues à Charleroi, il n’y a pratiquement rien à trouver sur le Net, comme si « ce pan de l’histoire avait été consciencieusement gommé de la mémoire francophone », comme si « du côté wallon, il n’y avait eu que de courageux résistants alors que du côté flamand, il n’y avait que des collabos. Cette fable est tellement ancrée dans les esprits que même en Flandre, on finit par y croire. »

    Exécutions collabos.jpg

    Nous avons bien entendu répercuté cet appel sur le blog « Dernier Carré – Léon Degrelle » et avons envoyé le témoignage de notre amie V. dont la famille fut durement, longuement et tellement arbitrairement éprouvée au sortir de la guerre. Mais à notre grande surprise, ce témoignage n’a guère intéressé puisqu’il ne fut jamais publié (ni même accueilli par un accusé de réception), comme s’il dérangeait la thèse dénoncée selon laquelle les Wallons considèrent les Flamands comme des Kollabos et eux-mêmes comme de purs « résistants » au monstre nazi.

     

    Qu’importe. Foin de ces ressentiments imprégnés des frustrations linguistiques d’un autre temps ! Nous publierons donc de notre côté ce témoignage emblématique (des milliers de Wallons et Bruxellois francophones pourraient certainement en raconter autant s’ils pouvaient enfreindre le tabou du mensonge officiel). Tout en demeurant particulièrement fiers de nos héros du Front de l’Est, qui crurent magnifiquement en une Europe libérée des matérialismes capitaliste et bolchevique et régénérée dans un Ordre nouveau où nos patries charnelles eussent retrouvé leur destin historique.

    Tondues.jpg

     

    Lire la suite

  • Cercle des Amis de Léon Degrelle

    33e correspondance privée – Octobre 2019

     

    Les vingt copieuses pages d’informations degrelliennes de la nouvelle publication du Cercle des Amis de Léon Degrelle s’ouvre sur un pénétrant portrait du roi Léopold III et la signification de la « politique de neutralité » officielle de la Belgique, également défendue par un Léon Degrelle soucieux d’éviter à tout prix une guerre suicidaire à son pays et à l’Europe. On ne peut que constater, aujourd’hui, combien les arguments qu’il présenta au roi étaient pertinents et visionnaires (pages extraites du premier chapitre « Un soir avec Léopold III », de La Cohue de 1940).

     

    cercle des amis de léon degrelle, Outre l’annonce de la publication en anglais de Hitler pour 1000 ans (aux éditions Ostara Publications, 17 euros) et la présentation des Légions de la croisade contre le bolchevisme dans le Hors-Série n° 36 du bimestriel Ligne de Front (une dizaine de pages consacrées à la Légion Wallonie et Léon Degrelle; en 2012, le Hors-Série n° 17 proposait déjà Les Légions maudites du IIIe Reich; 14,5 euros l’exemplaire), cette nouvelle correspondance publie la probablement ultime interview de Léon Degrelle, accordée à la revue Hyperborea, en son domicile de Malaga, le 20 novembre 1993 (soit quatre mois avant sa disparition ; nous regretterons seulement que la traduction soit quelque peu hésitante).

     

     

    cercle des amis de léon degrelle

    Dans cette première partie (la seconde sera publiée dans la correspondance de février prochain), Léon Degrelle réaffirme son admiration totale pour Adolf Hitler, « le génie absolu » entreprenant non seulement de réorganiser une grande Allemagne mais de projeter celle-ci dans une Europe nouvelle où l’individu s’inscrit dans la communauté des peuples et s’épanouit socialement et spirituellement dans un projet unique de civilisation.

     

    Un bref article intitulé « Himmler et Degrelle », complètement hors de propos, prétend raconter comment, « à partir du 02 Mai 1945 », « Himmler une dernière fois rencontra Degrelle ».

     

    Nous ignorons où l’auteur a puisé ses renseignements, mais visiblement pas aux bonnes sources puisqu’il ose écrire « Il semble que [Himmler] n’a guère d’estime pour ces étrangers [les SS wallons] ».

    cercle des amis de léon degrelle

    Le Reichsführer SS Heinrich Himmler assiste à un entraînement des futurs SS wallons, le 24 mai 1943, au camp de Pieske.

     

    Pour se faire une idée de la piètre estime en laquelle le Reichsführer SS tenait ses SS wallons, il suffit de relire La Campagne de Russie de Léon Degrelle (p. 479; nous sommes le 2 mai 1945) :

     « Lui [Heinrich Himmler], toujours si sec et si discret dans ses sentiments, me prit avec force les mains : "Vous avez été des fidèles, vous et vos Wallons, me dit-il, vous êtes restés les derniers à nos côtés dans le combat et dans le malheur". »

     

    Le chroniqueur des « Amis » poursuit : « Pourtant, Himmler fait savoir à Degrelle qu’il accepte de joindre les Belges à sa propre garde. » Faut-il penser que la version de Léon Degrelle est apocryphe, lui qui ne parle aucunement de servir la garde personnelle du Reichsführer : « « Nul n’avait pu me dire quand Himmler reviendrait [en son quartier-général, à une quarantaine de kilomètres à l’est de Lubeck]. Il réapparut le matin, en coup de vent. Mais il ne s’arrêta que pour quelques minutes. Nous n’eûmes même pas le temps de le voir. […] Himmler avait, toutefois, signé sans déport, tel que je l’avais fait préparer la nuit même, l’ordre de repli de la Division Wallonie et de la Division Flandre vers Bad-Sedeberg, localité du Schleswig-Holstein, au nord-ouest de Lubeck. » (p. 471)

     

    Mais « Bad-Sedeberg, lui aussi, était tombé ! […] J’espérais, malgré tout, retrouver au Danemark une partie de mes garçons. Deux cents de nos hommes avaient été envoyés à temps à Rostock. De là, certainement, ils avaient pu prendre la mer. D’autres, qui n’avaient pu gagner à temps Lubeck, avaient dû, eux aussi, atteindre la côte. Mes hommes étaient les rois des débrouillards. Où personne ne passait, eux passaient toujours. » (p. 477)

    cercle des amis de léon degrelle

    Heinrich Himmler, accompagné du futur Commandeur de la SS-Sturmbrigade Wallonie, Lucien Lippert,  sympathise avec les Légionnaires wallons. Selon Saint-Loup (Les SS de la Toison d'Or), c’est lors de sa visite à Pieske qu’à son grand amusement, le Reichsführer fut appelé « Rechnungsführer » (chef-comptable) par le Feldwebel Marcel Bonniver, tout confus ! « On n’a jamais autant rigolé que ce jour-là ! » aimait-il rappeler après la guerre. Décoré de la Croix de Fer de Deuxième et de Première Classe, porteur de l’Agrafe en argent des Combats rapprochés, de l’Insigne en argent des Blessés et de l’Insigne en argent des combats d’infanterie, le Hauptsturmführer Bonniver participa aux derniers combats de Poméranie jusqu’au 3 mai 1945 quand, commandeur du bataillon « ‘t Serclaes de Tilly », il rendit les armes aux Américains.

     

    Pour le chroniqueur des « Amis », cependant, le chemin du Danemark passe par la désertion : « Entre temps, les fameuses troupes de la Légion Wallonie ont fondu comme neige au soleil. Là, beaucoup de volontaires ont préféré se débarrasser de leur uniforme et passer la frontière danoise. » Ce qui ne correspond pas non plus à la version, que nous considérerons quand même comme plus autorisée, de Léon Degrelle : « Mes calculs s’étaient révélés exacts. Déjà tout un groupe de soldats wallons, arrivés par la mer, se trouvaient à Copenhague ! Nous nous retrouvâmes avec de grands cris de joie. Il fut entendu, avec le général Panke, commandant la SS au Danemark, que nos hommes, au fur et à mesure de leur arrivée, seraient envoyés en Norvège, où nous nous regrouperions et ferions face aux événements. Là-bas se trouvait le dernier front antibolcheviste. Les trois cents mille soldats allemands qui y étaient massés étaient parfaitement armés et ravitaillés. Ils pouvaient résister longtemps. » (p. 482)

     

    Mais brisons là : ainsi donc Himmler n’aimait pas les Wallons… qui finirent par déserter ! La prochaine étape sera-t-elle celle du CEGESOMA les accusant de génocide (voir ce blog au 30 novembre 2019) ?…

     

    Nous avons eu l’occasion de chroniquer les relations entre Heinrich Himmler et Léon Degrelle à partir de sources vérifiées et recoupées (voir ce blog, notamment aux 25 janvier 2016, 28 novembre 2017, 20 juillet 2018, etc.).

    cercle des amis de léon degrelle

    Les dernière paroles du Reichsführer SS au Standartenführer Léon Degrelle : « Degrelle, vous serez nécessaire un jour. Tout changera vite. Gagnez six mois. Vous devez vivre ! »

     On finirait quand même par se demander à quoi sert de se décarcasser comme des Ducros sisyphiens pour dégager Léon Degrelle et ses Légionnaires des calembredaines des menteurs officiels en constatant que même les « Amis » préfèrent débiter les ragots de sous-De Bruyne…

     

    Cercle des Amis de Léon Degrelle

    Adhésion (valant abonnement à la Correspondance privée): 25 euros (France) - 32 euros (autres pays).

    BP 92733 - 21027 Dijon Cedex (France)

    lesamisdeleon.degrelle@gmail.com

     

  • Une « Rue Léon Degrelle » dans les Ardennes belges !

     

    Un hommage du milliardaire Marc Coucke ?

     

    Voilà bien une nouvelle sensationnelle, en pleine Damnatio Memoriae antinazie prenant, avec le temps, des proportions toujours plus démesurées et fantasmagoriques (voir ce blog aux 10 avril 2018, 28 novembre 2018 et 30 novembre 2019) ! Une « rue Léon Degrelle » existerait dans la petite ville de Durbuy !...

     

    L’actualité la plus récente nous avait plutôt habitués à la situation inverse, c’est-à-dire à la révocation des noms que la « correctitude » contemporaine juge indécents.

     

    C’est ainsi qu’en Belgique, fin 2017, contre l’avis des riverains (38 contre le changement, 2 pour !), le bourgmestre libéral de Lanaken (Limbourg) a débaptisé la « rue Cyriel Verschaeve » (prêtre vicaire d’Alveringem, dans la plaine de l’Yser, poète de la Flandre catholique, docteur honoris causa de l’Université Catholique de Louvain, nommé en 1940 à la tête du Conseil Culturel flamand, condamné à mort en 1946 par le Conseil de Guerre de Bruges) pour la renommer de manière dorénavant bienséante « rue Anne Frank » ! Cette jeune amstellodamoise morte du typhus dans le camp de Bergen-Belsen, auteur d’un Journal dont l’authenticité a été contestée mais demeure de lecture quasi-obligatoire dans les écoles, n’a rien à voir avec Lanaken, le Limbourg ou quelque village belge mais est devenue la figure emblématique des victimes du « système concentrationnaire nazi ».

    Rue Cyriel Verschaeve.jpg

    Comme à cette occasion, on a pris soin de rappeler que pas moins de cinq communes flamandes (dont Breendonk, mais c’était in tempore non suspecto, en 1937 !) souillaient encore leur honneur en ayant donné après-guerre (et le conservant toujours) le nom de Cyriel Verschaeve à une de leurs rues ou avenues, c’est aujourd’hui un conseiller communal catholique de Marke (banlieue de Courtrai) qui a suggéré de débaptiser la rue maudite pour lui donner le nom d’un résistant, inconnu mais présentable en ces temps de chasse aux sorcières. Au grand dam des habitants qui n’ont pas été consultés et ne veulent pas en entendre parler : « Non ! Vous ne nous comprenez pas. Nous voulons conserver le nom de notre rue. Un jour, on nous a donné ce nom de rue alors qu’on savait très bien à l’époque qui était Cyriel Verschaeve. Pourquoi faudrait-il en changer aujourd’hui ? Pourquoi ne nous avez-vous pas demandé notre avis ? Vous n’avez rien d’autre à faire ? Utilisez plutôt cet argent pour l’investir dans l’enseignement et vous apprendrez à nos enfants qui était Cyriel Verschaeve ! » Mais la commune décidera souverainement (et démocratiquement ?) dans le courant de cette année.

     

    On observera que toutes ces initiatives proviennent de la « droite » de l’échiquier politique. D’ailleurs, pour ne pas demeurer en reste, l’échevin «nationaliste flamand» de la Culture de Courtrai a proposé dans la foulée de débaptiser également l’avenue Léopold II « qui était un tueur génocidaire » !!!

     

    Au milieu de ce délire fabuleux, on ne peut que saluer l’initiative incongrue, sinon héroïque, de donner à une rue le nom de celui qui voulut rendre à la Belgique sa grandeur et son éclat, en lui permettant de renouer avec son destin bourguignon, Léon Degrelle !

     

    Se pourrait-il que les édiles de Bouillon aient voulu rendre hommage à leur concitoyen le plus célèbre du XXe siècle ? Impossible : ils ont donné le feu vert à la destruction des derniers vestiges des propriétés des parents de Léon Degrelle le long de la Semois pour y construire un immense hôtel de grand luxe (nous y reviendrons). Et ils ne comptent sûrement pas l’appeler « A la Bourgogne degrellienne », « Rex vaincra » ou « Au Léon d’Or » !

    Bloc Degrelle Bouillon.jpg

    Tout ce bloc qui appartenait aux parents de Léon Degrelle sera rasé cette année pour faire place à un vaste et luxueux hôtel qui s’étendra jusqu’à l’ancien couvent des Sépulcrines qu’on aperçoit au bout de l’espace vert. Au premier plan, le parking et le bâtiment de la « Justice de Paix » construit à l’emplacement exact de la maison paternelle de Léon Degrelle. L’ensemble des biens immobiliers de la famille Degrelle à Bouillon fut confisqué en 1947 et vendu aux enchères en 1952.

     

    Nos correspondants, découvreurs de cette rue singulière, nous affirment qu’elle se trouve à Durbuy, expliquant –face à notre scepticisme– que, malgré que le bourgmestre officiel appartienne à l’ancien parti social-chrétien, aujourd'hui ataviquement « antifasciste », l’homme fort de « la plus petite ville du monde » n’est autre que le milliardaire flamand Marc Coucke qui a racheté et rachète toujours tout ce qui est à vendre dans l’entité ardennaise. A pareille locomotive d’un « renouveau économique » digne de La Soupe aux choux, on ne peut évidemment rien refuser.

     

    Même pas une « rue Léon Degrelle » ???

     

    Las ! Rien ne relie ni ne reliera jamais Marc à Léon, deux personnalités aux antipodes l’une de l’autre, –un hypercapitaliste et un chasseur de banksters. Cette rue ne doit son existence qu’à l’imagination fertile du scénariste de la série policière néerlandaise Flikken Maastricht, actuellement diffusée sur le poste flamand de service public (saison 3, épisode 6 « Kameraden »).

     

    L’histoire est celle d’un groupe d’espèces de hooligans soi-disant nazis mais vrais et sordides assassins qu’il faut à tout prix empêcher d’encore nuire. La séquence qu’on ne se lasse pas de regarder tant on voudrait qu’elle soit vraie mais qui ruine (jouissivement) la crédibilité du scénario (à 21 min. 40') est celle où l’inspecteur-chef Wolfs (sic !) téléphone à la CIE (Unité néerlandaise de renseignements criminels) pour connaître l’adresse où ces néo-méchants organisent un camp d’entraînement dans les Ardennes belges : « Parc Belvédère, rue Léon Degrelle 88 (sic !), à Durbuy. »

    Flikken 1.png

    "Les néo-nazis participent à un camp dans les Ardennes ce week-end."

    Flikken 2.png

    Nous apprécions, quant à nous, le clin d’œil, mais nous ne pensons pas que ce serait le cas des autorités durbuysiennes si elles venaient à apprendre qu’on associe le nom de leur ville à celui qu’Adolf Hitler eût aimé avoir pour fils !

     

    C’est un peu comme si, dans une série policière populaire comme Section de recherches ou Capitaine Marleau, on plaçait le quartier-général d’un nouveau Mouvement national-socialiste des Pays-Bas (qui exista bien de 1931 à 1945) « avenue Anton Mussert, à Rotterdam » ou celui des trois terroristes allemands du Parti national-socialiste souterrain dans le « boulevard Adolf Hitler, à Nuremberg »…

     

    En tout cas, pareil gag nous change des attaques sournoises et diffamatoires des pseudo-historiens et de leurs relais dans la presse dite d’information (voir ce blog, par exemple, aux 30 novembre 2019 et 28 novembre 2018).

    Rue Léon Degrelle 2.jpg

  • « Les Légionnaires wallons du Front de l’Est ? Des criminels de guerre ! C’est historique ! »

     

    L’art de la calomnie selon la RTBF et le CEGESOMA

     

    Nous avons évoqué naguère la probabilité, ou plutôt la certitude, que la célébration de la « Libération » de la Belgique à l’occasion de son 75e anniversaire signifierait le silence absolu sur la bestialité des crimes qui l’accompagnèrent sous la dénomination euphémique « épuration » (voir ce blog au 6 juillet 2019).

     

    Mais c’était encore mal connaître l’inextinguible haine des vainqueurs prétendument démocrates contre ceux qui ont malheureusement failli dans l’ultime tentative de nous en libérer. Et pourtant, nous ne savons que trop bien que pour eux, il n’y aura jamais de fin. Ils ont déjà protégé le mensonge qui fonde leur société mortifère par les lois les plus invraisemblablement iniques et jamais ils ne s’arrêteront. Regardez comment ils détruisent l’Europe en favorisant son invasion par les migrants de n’importe quel horizon, en détruisant la famille traditionnelle par l’exaltation de toutes les perversions dissimulées sous toutes les lettres de l’alphabet, en travestissant l’assassinat de fœtus parfaitement constitués en secours à la détresse psychologique des femmes, en ruinant l’économie et l’agriculture locales au nom de la mondialisation sorosienne, etc.

     

    Par la déculturation aussi : revenons donc vite à notre sujet. Cela fait longtemps que nos élites de l’université, des écoles, de la presse ont entrepris de réécrire l’histoire ; aujourd’hui, c’est aux héros du Front de l’Est qu’ils ont décidé de s’en prendre (c'est maintenant plus facile : ils ne se défendront plus puisqu'ils ont quasiment tous disparu !), en les présentant pour ce qu’ils voudraient qu’ils soient : des criminels de guerre, des génocidaires, des coupables de crimes contre l’humanité.

     

    Un premier pas vient d’être franchi par la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF) au détour de la présentation d’une séquence du journal télévisé vespéral, « Mon père était un SS wallon » (26 novembre 2019).

    Annotation 2019-12-02 172747.png

    La préposée au JT de 19h30 : « Les Légionnaires wallons au Front de l’Est ont massacré des juifs. C’est un fait historique. »

    Des preuves du massacre de juifs par des Légionnaires wallons à Palmnicken ?

     

    La speakerine de service présente le reportage comme une évidence formellement établie: « Place à présent à une enquête inédite dans ce journal. Sur les traces de combattants wallons pendant la Seconde Guerre mondiale, des hommes qui se sont engagés aux côtés des forces nazies et qui ont, avec elles, perpétré au moins un massacre. C’est un fait historique. Pourtant aucun Wallon n’a jamais dû répondre de pareil crime devant la justice. L’enquête menée par Gérald Vandenberghe commence avec une rencontre et, attention, le récit est dur, très dur. »

     

    Le reportage montre « Antoine », se présentant comme le fils d’un Légionnaire wallon et s’interrogeant sur le passé de son père : « Je voudrais savoir si à un moment ou un autre, il aurait pu commettre des crimes de guerre. » Or, justement, un « historien flamand qui s’est intéressé à la collaboration militaire flamande sur le Front de l’Est » raconte au journaliste qu’en « Janvier 1945. […] A Stutthof, les gardiens SS du camp de concentration ont reçu l’ordre d’éliminer les 6000 femmes juives qui y sont détenues. Ils partent à pied vers la ville de Königsberg, une centaine de kilomètres plus loin. Puis vers le village de Palmnicken, sur la mer Baltique. C’est une marche de la mort. » Et l’historien d’ajouter : « Oui, mais attendez, il n’y a pas que des Flamands, il y a aussi évidemment des Wallons. »

     

    Pour l’aider à trouver des réponses à ses interrogations angoissantes, « Antoine a fait le voyage en Russie avec nous. Les Wallons qui ont commis un crime contre l’humanité à Palmnicken ont le même parcours que son père. Ils lui ressemblent. Aurait-il été capable de faire la même chose ? » C’est ainsi qu’ils rencontrent un providentiel journaliste russe qui enquête sur ce massacre depuis 20 ans : « Il va nous remettre un document crucial pour notre enquête. Un dossier de 1600 pages rédigées par des juges allemands dans les années soixante. Il confirme la présence de tueurs wallons. »

     

    « “Des enquêteurs ont interrogé des survivantes en Israël après la guerre. Elles ont dit que ceux qui ont tiré parlaient allemand, russe, lituanien, mais aussi français et flamand. Pour nous, c’était incroyable. Il était bien indiqué dans ces documents officiels que des Belges, des Wallons, ont participé au massacre.” A la fin de l’interview, nous nous plongeons dans le rapport de la justice allemande sur le massacre de Palmnicken. Les témoignages sont précis, nombreux. Il y a ceux des survivants, mais aussi des meurtriers. Voici un des endroits où le mot “Wallon” apparaît. Et pourtant, malgré ces témoignages écrasants et l’ampleur du massacre, personne n’a été puni. »

     

    « Pour la première fois, nous avons réussi à prouver que des Wallons ont commis un crime contre l’humanité ici sur cette plage. »

     

    Rien que l'expression « nous avons réussi à prouver » montre l'intention de nuire du journaliste: s'il cherchait honnêtement à retracer l'histoire des Volontaires au Front de l'Est, il eût dit « nous avons bien dû constater »... 

    Annotation 2019-12-02 172747.png

    Procédé emblématique des pratiques validées par le politiquement correct : incriminer un mot sans absolument rien dire de son contexte ! Ou l’ « Histoire par les Nuls »…

    Ces allégations concernent-elles vraiment la Légion Wallonie ?...

     

    Pour le téléspectateur lambda, c’est désormais un fait établi : les Légionnaires wallons sont bien des tueurs génocidaires, coupables de l’extermination d’au moins 6000 femmes juives !

     

    Que personne n’ait jamais entendu parler de cela, qu’aucun Légionnaire ayant laissé des mémoires (et il y en a des dizaines) n’ait jamais évoqué Palmnicken (ni même Königsberg), qu’aucun Légionnaire (pas même Léon Degrelle cependant condamné à mort par la Belgique pour avoir combattu la Russie bolchevique) n’ait jamais figuré sur les listes soviétiques (pourtant formidablement étoffées) des criminels de guerre, la RTBF va se charger, non de nous en expliquer le pourquoi et le comment, mais de nous enfumer d’importance. Une émission d’appoint suivait bien à propos ce fameux JT, CQFD, acronyme signifiant pour l’occasion « Ce Qui Fait Débat » mais que tout le monde comprend naturellement comme « Ce Qu’il Fallait Démontrer », c’est-à-dire ce que le téléspectateur doit désormais croire au terme de la démonstration à laquelle il va assister…

     

    En fait de « débat », comme d’habitude, les dés étaient pipés puisqu’on n’a fait que ronronner entre menteurs de la même secte politiquement correcte.

     

    Sauf qu’il y eut cet incroyable aveu, tout à fait perdu au milieu de bavardages fallacieusement tarabiscotés, aveu qui constituait pourtant la seule chose –essentielle– à retenir de toute l’émission. Et qui eût dû être souligné, mis en exergue afin de servir de conclusion à toute cette non-information.

     

    Le présentateur, qui multiplia pourtant les amalgames et les insinuations tout au long de l’émission, dut en effet constater : « Vous n’avez pas, dans votre enquête, pu faire un lien définitivement avéré entre cette Légion Wallonie et ce massacre de Palmnicken. Ils n’étaient pas loin mais ce n’est pas certain qu’il y ait un lien à faire entre les deux. »

     

    Et le « journaliste » de ne pouvoir que confirmer : « On sait qu’à ce moment-là, la division SS Wallonie n’est pas dans ce quartier-là de la Prusse orientale. Elle est un peu plus au sud. »

     

    Cet aveu est capital ! Mais, comme par hasard, on n’en parla à aucun moment au cours de la séquence diffusée au Journal télévisé !!!

    Annotation 2019-12-02 172747.png

    La Légion Wallonie n’était pas présente sur les lieux du crime ? Et alors ? ça n’empêche pas de faire « comme si », notamment par le défilé d’images de la Légion sur les écrans du plateau de télévision, suggérant sa présence et donc son implication dans le massacre de Palmnicken (de face, le responsable de l’émission CQFD, Arnaud Ruyssen ; de dos, le générateur de scoops de la RTBF, Gérald Vandenberghe).

    …Non, mais on va s’arranger pour faire comme si !!!

     

    Le « journaliste » sait en effet très bien qui sont les responsables de la tuerie qu’il essaie d’imputer à la Légion et le bafouille, certes, dans un véritable galimatias, mais qui exonère clairement la Légion Wallonie : « Ce qui est certain, c’est que c’étaient des gardiens de l’organisation Todt, donc une organisation qui était chargée, entre guillemets, de construire tout ce qui pouvait servir à l’armée allemande. Ça allait aussi bien du Mur de l’Atlantique qu’aux camps de concentration et il y avait un service de garde, entre guillemets, de toutes ces infrastructures, gardes aussi qui servaient à pas mal de prisonniers juifs et compagnie, qui travaillaient dans des entreprises voisines de ces camps de concentration. Donc ils assuraient la garde de ces prisonniers qui travaillaient dans ces entreprises appartenant à Todt. Donc ce sont ces gens-là dont on a la preuve noir sur blanc, j’ai envie de dire, qu’ils ont participé à ce massacre. »

     

    Il ne s’agit donc plus de « gardes SS », mais de « gardiens de l’organisation Todt ».

     

    Mais où est alors le scoop de la télévision ? Ne vous en faites pas : on va vite retomber sur ses pattes et noyer le poisson dans une masse d’autres embrouillaminis.

     

    Le procureur, pardon, le journaliste ajoute aussitôt : « Mais reste qu’il y a des choses troublantes, comme par exemple, dans les témoignages que recueille la justice allemande, on ne parle pas de Belges, on parle de Flamands et de Wallons. Or la seule unité qui a le droit d’arborer le drapeau wallon, en tout cas l’écusson wallon, c’est la division SS Wallonie. Donc je ne m’explique pas comment ces femmes polonaises aient pu identifier les gens qui parlaient français sur base de leur accent, par exemple. Ça me semble difficile. »

    Ecusson Wallonie.jpg

    Et hop ! Passez muscade ! Si les prisonnières ont pu reconnaître des Wallons, c’est qu’ils portaient le drapeau wallon. Et comme seuls les Légionnaires wallons portaient le drapeau wallon, il ne peut s’agir que d’eux ! Sauf qu’il n’existe aucun drapeau wallon. Et que les Légionnaires arboraient uniquement le drapeau belge sur leur manche gauche. Certes, il était surmonté du nom « Wallonie », mais quid alors de la reconnaissance des Flamands dont l’insigne, le plus souvent un lion flamand, ne porte aucune indication d’origine nationale ? Mais ces interrogations sur l’écusson « wallon » sont parfaitement oiseuses, car elles reviennent à dire que le témoignage des prisonnières est pour le moins sujet à caution et qu’en tout cas, ces malheureuses ne savaient pas trop de quoi elles parlaient !

     

    Or leur témoignage est on ne peut plus précis. Dans le reportage, le commentateur se contente de montrer de son coupe-papier : « Voici un des endroits où le mot “Wallon” apparaît. ». Il est quand même curieux de ne montrer, parmi les 1600 pages de ce « dossier crucial », que ce seul extrait (aucun des autres présentés fugacement à l’écran ne contient le mot «wallon» : ils concernent, pour la plupart, l’implication du commandant du camp). Il est encore plus curieux de ne pas expliquer au téléspectateur dans quel contexte « le mot “Wallon” apparaît ».

     

    Car c’est là que se trouve l’insulte faite au témoin (tout autant que l’atteinte à l’honneur des Légionnaires) : la prisonnière n’est pas l’inculte présentée par l’arrogant journaliste ; elle sait très bien de quoi elle parle. En voici la traduction fidèle :

    « Parmi les gardiens, en plus des dix gardes SS de Königsberg, se trouvaient beaucoup de gens de l’Organisation Todt. Parmi eux, il y avait également des Allemands. Mais, en ce qui concerne les gars de l’Organisation Todt, il s’agissait principalement d’étrangers. Je sais très bien que parmi ceux-ci, il y avait beaucoup de Wallons et de Flamands. S’il y avait des Ukrainiens, je n’en ai plus aucun souvenir. »

     

    Le témoin peut donc parfaitement reconnaître les gardiens SS et les distinguer explicitement des membres de l’Organisation Todt. Elle en établit clairement la différence : il y avait dix gardes SS, le reste appartenait à l’Organisation Todt. Et elle insiste avec force : « Je sais très bien que parmi ceux-ci, il y avait beaucoup de Wallons et de Flamands. » C’est précisément parmi les gens de l’Organisation Todt –et uniquement eux– qu’elle affirme avoir reconnu des Belges de nos deux communautés linguistiques. Comment peut-elle en être sûre ? Nous ne le savons évidemment pas. Comme nous ne savons pas non plus comment des Flamands et des Wallons, membres de l’Organisation Todt, ont pu se retrouver en Prusse orientale en janvier 1945 à garder le camp de Stutthof.

     

    Par contre, les pseudo-journalistes de la télévision belge, eux, tout ce qu’ils regrettent c’est de ne pas savoir pour le moment comment impliquer nécessairement les Légionnaires wallons dans le massacre de Palmnicken : « Il n’y a pas vraiment de raisons [que les prisonnières] aient dit qu’il y a des Wallons ou des Flamands, sauf à considérer cela [la présence des uniformes de la Légion Wallonie]. Voilà. Est-ce qu’il y aurait, à un moment ou un autre, un lien. C’est encore à creuser. Franchement, je n’en sais rien pour le moment. »

     

    Tout au long de l’émission censée éclairer le reportage destiné à impliquer les Légionnaires wallons dans des crimes contre l’humanité, c’est la même équivoque qui planera. On ne l’affirme jamais clairement, mais on insinue bien que si les Légionnaires étaient sur le Front de l’Est, ils ne peuvent qu’avoir été présents et être coupables. De ce massacre et sans aucun doute de bien d'autres encore !!!...

    Annotation 2019-12-02 172747.png

    L’animateur de CQFD, Arnaud Ruyssen : « Quel a été le vrai comportement des Belges qui sont partis se battre sur le Front de l’Est dans le cadre de la Légion Wallonie ? » Signalons que, pour parfaire son œuvre de réinterprétation de l’histoire, ce « décrypteur de l’information » est professeur à l’Université Catholique de Louvain (Ecole de Communication)…

    « Des Wallons ont participé en 1945, en Russie, au massacre de quelque 6000 femmes juives, un élément largement ignoré de notre histoire. »

     

    « Il y a des angles morts dans la mémoire de ce qui s’est passé sur le Front de l’Est. »

     

    « Il n’y a jamais eu, malgré que ce massacre soit connu, de vraies enquêtes sur la façon dont des Belges, flamands et francophones, y avaient participé. Et puis pas de condamnation pour ce qui sont, aujourd’hui on peut le considérer très clairement, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. »

     

    « Comment expliquez-vous qu’il n’y a pas eu ou pratiquement pas eu de condamnations de Belges pour crimes de guerre alors que, ici, on voit qu’il y a des cas avérés de participation même vraiment active à des massacres de juifs ? »

     

    « On ne cherche pas toujours non plus à savoir quel a été le comportement vraiment des Belges qui sont partis se battre sur le Front de l’Est. […] C’est peut-être intéressant de se pencher sur le cas de ces Belges qui sont partis sur le Front de l’Est parce que ce n’est pas non plus la page la plus connue de la collaboration dans le cadre de la Seconde Guerre mondiale. […] Ce qu’ont fait vraiment sur le terrain ces combattants partis, notamment Wallons, dans le cadre de la Légion Wallonie, c’est encore un coin de l’histoire wallonne qu’on connaît peu, qu’on n’a pas encore énormément exploré. »

     

    « Ce qui s’est passé sur le front, ça, ça reste une grande inconnue. Et ça a permis aux Légionnaires tant Flamands que Wallons, de construire un mythe. Ils étaient partis, c’étaient des espèces de chevaliers blancs partis combattre le communisme. Bien sûr, il y a des épisodes un peu douteux, un peu sales, mais au fond, ils ont endossé cette image-là. Et comme il n’y a pas eu de recherche, et bien cette image-là, finalement, elle l’a emporté dans l’espace public. […] On ne se focalise pas de la même manière sur le vécu, sur les expériences et sur les massacres qui ont pu être commis à l’encontre des populations civiles, à l’encontre des juifs, à l’encontre de villageois, à l’encontre de partisans. »

     

    « Un tabou encore renforcé par le silence, le sentiment de honte et puis la dimension de secret inavouable et qui a retenu probablement certaines histoires dans certaines familles en Wallonie. »

     

    « On s’est intéressé au rexisme en tant que mouvement, mais visiblement pas à tout ce qui a été fait par les soldats qui ont suivi Léon Degrelle à la Légion Wallonie. »

     

    « Je ne pense pas qu’il y ait une étude qui donne une réelle perspective sur ce que ces hommes qui se sont engagés militairement à l’Est ont pu faire pendant quatre ans. […] Fondamentalement, on peut quand même au moins se poser la question de savoir ce qu’ils y ont fait. »

     

    Quel florilège de mauvaise foi et d’hypocrisie ! Comment faire mieux en matière de suggestions, de sous-entendus, d’insinuations ?... Car, au bout du compte, ce qu’on retient, c’est la nécessaire culpabilité des héros innocents…

    Standaard Palmnicken Wallons.jpg

    La dénonciation de la Légion Wallonie prétendument impliquée dans un massacre de juifs a bien sûr été reprise en long et en large par toute la presse nationale belge. Ici, sur deux pages, dans De Standaard, le principal quotidien flamand : « La Wallonie aussi est en butte à ses collaborateurs ».

     

    L'expertise du CEGESOMA 

     

    Car on oubliait de vous dire que tout ce « débat » se plaçait sous les funestes auspices du CEGESOMA, le très officiel « Centre d’Etudes et de Documentation Guerre et Sociétés contemporaines » (voir ce blog aux 18 mars et 11 octobre 2016). La docte Chantal Kesteloot ne manqua pas de défendre les calembredaines publiées sur Léon Degrelle et le Rexisme –sans doute évoquait-elle ses coreligionnaires Balace (voir ce blog aux 30 juin 2016 et 8 novembre 2019), De Bruyne (voir ce blog au 12 mars 2019 et les commentaires sur son "Encyclopédie" à partir du 23 mars 2017) ou Martin Conway (voir ce blog aux 18 mars 2016, 9 juillet 2017 et 5 janvier 2018), tout en dénonçant –allusivement–, mais nous supposons qu’il s’agit des travaux que nous publions sur ce site ou que d’autres publient (avec plus ou moins de bonheur comme André Lienard ou Grégory Bouysse) : « On s’est malgré tout pas mal intéressé au rexisme. Il y a pas mal d’ouvrages qui ont été publiés. Mais il y a aussi toute une littérature grise, il y a une espèce de fascination pour le personnage [Léon Degrelle] et sans doute que pour certains aspects, on manque de travaux scientifiques de qualité. »

     

    Sur ce dernier point –à savoir que les travaux scientifiques de qualité manquent–, nous marquerons notre entier accord. Surtout si ces «travaux» proviennent de leur officine mensongère. Nous venons d'expérimenter, à propos du terme « Wallon » présent dans la transcription d'un témoignage, une des méthodes exemplaires de leur démarche pseudo-scientifique: incriminer un mot, mais sans rien dire de son contexte. Pour le reste, il n’est que de reprendre les infos fournies sur la Légion Wallonie lors de cette émission censée nous en dire les quatre vérités !

     

    « Les premiers légionnaires sont majoritairement des jeunes. Ils sont issus de la Jeunesse rexiste, animés par des convictions idéologiques anticommunistes et fascistes. [Faux : les premiers Légionnaires sont issus des « Formations de Combat », formation paramilitaire de Rex, et comportent nombre d’officiers de réserve et de sous-officiers de carrière ainsi que d’anciens combattants de la Première Guerre mondiale, sans parler des Russes blancs. Avec sa délicatesse coutumière, le sectateur du CEGESOMA, Eddy De Bruyne les présentait de la sorte dans une de ses mazarinades : « Il s’agit d’un ramassis de militants politiques, dont l’âge varie de 15 à 60 ans et dont beaucoup n’ont jamais tenu un fusil »]. En 1942, il s’agit plutôt d’aventuriers ou de personnes cherchant à fuir leur condition : la faim, le travail obligatoire, la misère, hein, en pleine guerre. [Faux : le second contingent du 10 mars 1942 comportait essentiellement les cadres et jeunes de la Jeunesse Nationale-Socialiste sous la direction de John Hagemans, Prévôt de la Jeunesse]. Tournant important : en 1943, la Légion Wallonie devient une division de la Waffen SS. C’est sous le nom de SS Sturmbrigade Wallonien, soit la Brigade d’assaut SS Wallonie. [Faux : une division ne s’appelle bien évidemment pas « Brigade d’assaut » ! Le 1er juin 1943, après d’âpres négociations entre Léon Degrelle et Heinrich Himmler, la Légion passe officiellement de la Wehrmacht à la Waffen-SS, mais est loin encore de constituer une division : elle devient « Brigade d’assaut ». C’est le 19 octobre 1944 que naîtra la 28.SS-Freiwilligen-Grenadier-Division Wallonien, c’est-à-dire la 28e Division de Volontaires Grenadiers SS « Wallonie »]. Les SS wallons se distinguent en 1944 en Ukraine, mais au prix d’un énorme sacrifice humain. La brigade capitulera en mai 1945 [Faux : les dernières forces combattantes de la Division Wallonie sous les ordres du major Franz Hellebaut se rendent aux Américains le 3 mai 1945]. On considère que quelque 2500 de ces combattants ont perdu la vie entre le Caucase et la Baltique. Je vous donne encore ce chiffre : on estime à 53.000 le nombre total de Belges condamnés pour collaboration, parmi lesquels 27.000 Wallons et Bruxellois. » [Au vrai : 405.067 inculpations, 2940 condamnations à mort, 242 exécutions, 2340 peines de prison à perpétuité, 43.093 déchéances des droits civiques et politiques à vie. C’est sans rire que la déléguée du CEGESOMA nous informe : « On va condamner à peu près 40.000 personnes pour collaboration militaire. […] Et ils vont être, pour la plupart, condamnés très lourdement : la plupart sont condamnés à des peines criminelles, c’est-à-dire plus de 5 ans de détention. » Comme l’ « épuration » fut noblement miséricordieuse !].

     

    Mais au fait, « Antoine » a-t-il finalement compris que son Légionnaire de père, n’avait rien à voir avec le massacre de Palmnicken ? On ne dirait pas. Il semble avoir davantage avalé les amalgames des journalistes et historiens officiels. En effet, malgré qu’il « n’a pas trouvé la moindre trace de la présence de son père à Palmnicken », il affirme péremptoirement : « Nous savons que des Belges ont participé au massacre de Palmnicken. Ça vient valider l’intuition que j’ai eue que mon père a dû au moins savoir, probablement peut-être voir aussi. Donc là, pour moi, c’est une question qui est réglée » !...

    Remise de drapeau.JPG

    Ce sont les jeunes du second contingent du 10 mars 1942 qui emmèneront au Front les étendards de compagnie aux motifs héraldiques brodés de soie par les jeunes filles de l’association «Foi dans la Vie» issue de la Jeunesse féminine rexiste.

     

    En ce 30 novembre, jour de la Saint-André, fête patronale de la Légion Wallonie dont l’étendard fut la croix de Saint-André aux bâtons noueux de Bourgogne, nous ne pouvions laisser passer cet infâme mensonge sans réaction.

     

    Gloire et Honneur aux Légionnaires wallons !

     

  • L’écrivain flamand Filip De Pillecyn, à propos de l’exécution de Victor Matthys

    Une illustration de la « répression sans mesure
    et sans fin »…

    Un ami flamand, lecteur régulier du blog « Dernier Carré – Léon Degrelle », a lu attentivement notre écho « degrellien » aux préoccupations du ‘t Pallieterke à propos de l’anniversaire de la Libération risquant fort d’occulter la face hideuse de celle-ci (la répression aveugle des « inciviques », voir ce blog au 6 juillet 2019). Ce qui l’a décidé à nous offrir la récente réédition du journal de Filip De Pillecyn (1891-1962), écrit pendant ses 58 mois d’incarcération pour cause de collaboration, dans quinze cellules de trois prisons !

     

    De Pillecyn 1.jpegSalué comme « le Prince des Lettres néerlandaises » par le romancier flamand Gérard Walschap (1898-1989, baronisé en 1975), Filip De Pillecyn est l’un des plus importants écrivains flamands contemporains. Après des études de philologie germanique à l’Université Catholique de Louvain, il s’engage en 1915 comme combattant volontaire sur le front de l’Yser. Son expérience de soldat flamand dans une armée francophone l’amène à formuler les bases de l’ « activisme » flamand. Séduit par la doctrine nationale-socialiste, il rêve d’un Diestschland corporatif indépendant au sein de l’empire germanique (à l’instar, dirons-nous, de la Bourgogne de Léon Degrelle).

     

    Membre du Conseil culturel flamand fondé par le prêtre nationaliste Cyriel Verschaeve (1874-1949), De Pillecyn s’attache à développer un art flamand dont l’enracinement exprime l’âme du peuple, et devient directeur général de l’enseignement secondaire. Arrêté en septembre 1944, il sera condamné trois ans plus tard à dix ans d’emprisonnement, à un million de francs de «dommages et intérêts» à l’Etat belge ainsi qu’à la suppression de ses droits civiques et à une interdiction d’encore publier ses œuvres. Libéré conditionnellement en 1949, il parvient à publier ses derniers romans grâce à une maison d’édition spécialement créée pour les auteurs frappés d’interdit professionnel par la prétendue « épuration ». Avant son décès le 7 août 1962, Filip De Pillecyn sera encore membre du Comité du Pèlerinage de l’Yser dont les rassemblements annuels à la tour de l’Yser sont l’occasion de rappeler les buts du Frontbeweging (« mouvement frontiste » créé pour protester contre l’unilinguisme francophone de l’armée belge et affirmer la spécificité flamande) : « Plus jamais de guerre, autonomie et paix de Dieu ».

    Pillecyn Vlaamse Weeldereeks.jpg

    Filip De Pillecyn, « Pur styliste », carte postale de la série « Vlaamse Weeldereeks » (Collection Patrimoine flamand) distribuée par De Standaard Boekhandel, à l’époque département librairie du quotidien catholique De Standaard qui crache aujourd’hui toutes ses dents contre ce livre de Filip De Pillecyn (voir ci-après).

    Lire la suite

  • Léon Degrelle : « Franco était le calme et l’efficacité »

     

    24 octobre 2019 : la profanation des restes du Caudillo

     

     

    Ce 24 octobre, la télévision espagnole a retransmis en direct la profanation et la translation de la dépouille de Francisco Franco, de la Basilique du Valle de los Caídos où, depuis quarante-quatre ans, il reposait parmi toutes les victimes de la « Guerre nationale », vers la chapelle funéraire où repose son épouse, María del Carmen Polo.

     

    Peu après le décès du Caudillo, en 1975, Léon Degrelle publia un opuscule Franco, Chef d’Etat (Baucens, 1976) pour rendre hommage à celui qui refusa toujours de le livrer au peloton d’exécution belge. Il alla par la suite, régulièrement, en compagnie de son épouse, fleurir la tombe d’un bouquet de roses rouges et blanches, les couleurs de la Bourgogne (voir la photo en titre ; c’est l’empereur Charles-Quint, duc de Bourgogne, qui introduisit en Espagne la Croix de Bourgogne en même temps que l’Ordre de la Toison d’Or).

     

    Franco Chef d'Etat.jpegSon analyse lucide, commençant par la phrase que nous avons rappelée en titre, n’était nullement un exercice de flagornerie, mais l’examen critique et objectif de ce que devint l’Espagne sous la conduite « calme et efficace » d’un « homme absolument normal ».

     

    En voici la conclusion qui semble couler de source.

     

     

    Tout était à faire et tout fut fait, pas à pas. Avec quelle maestria Franco n’allait-il pas s’y appliquer ! […]

     

    La gloire des combats, puis la victoire estompèrent les oppositions.

     

    Presque en se taisant, Franco avait pu mettre au pas les disciples souvent récalcitrants, annihiler toute surenchère doctrinale, convertir des courants violents ou opposés en flots étales d’une évolution politique et sociale modérée qui, toujours, depuis Saragosse, avait été son objectif.

     

    De ce Movimiento vaguement asexué mais fermement tenu dans ses mains, Franco parviendrait à faire un instrument de propagande facile à manier, extrêmement efficace, grâce auquel, pendant près de quarante ans, il maintiendrait l’unité de la nation et assurerait le contact avec la masse, engrangeant les plus somptueux des référendums. […]

    LD Falange Salut.png

    Léon Degrelle en grand uniforme de gala de la Phalange : José Antonio lui avait octroyé la toute première carte de membre de la « Phalange Extérieure » en 1934, ce qui l’accrédita comme appartenant à la « Vieille Garde de la Phalange ». Celle-ci fut créée par décret le 10 mars 1942 afin de récompenser, notamment par une Médaille d’honneur, l’esprit et l’ancienneté des membres affiliés avant les élections du 16 février 1936 qui initièrent la révolution nationale-syndicaliste en Espagne. Léon Degrelle reçut donc la Médaille numéro 35.214.

     

    Cette captation du Movimiento par Franco fut un chef-d’œuvre de souplesse politique. La captation des dirigeants qui constituaient la base même de l’Espagne nouvelle serait aussi subtile.

     

    Franco les emploierait les uns après les autres, ou les uns contre les autres, sans jamais forcer la voix.

     

    Ses Ministères prudemment échelonnés utiliseraient successivement ou simultanément ou contradictoirement toutes les tendances. Les conservateurs et les vieux monarchistes chenus auraient à faire équipe avec des jeunes loups à la Giron.

     

    Les uns, qui avaient déçu, disparaîtraient dans la trappe de la disgrâce. D’autres, se réjouissant trop tôt de leur importance, dégringoleraient avec la même discrétion.

     

    LOpus Dei se hisserait au zénith gouvernemental lorsque Franco estimerait utile son concours ; il serait ramené dans l’ombre, sans qu’aucun cri vain ne retentît, le jour où ce concours se serait révélé compromettant. Un Fraga Iribarne avait connu une dégringolade inverse, liquidé au moment où ses ennemis de l’Opus Dei l’avaient provisoirement emporté.

     

    En fait, personne chez Franco ne l’emporta jamais. Franco ne dédaignait aucun concours lorsque l’élément à utiliser lui paraissait intéressant et efficace. […] Je suis convaincu que, s’il avait survécu plus longtemps encore et en bonne santé, Franco eût été parfaitement capable de réaliser avec les mêmes hommes qu’utilise à cette heure le Roi Juan Carlos Ier une évolution dite « démocratique ».

     

    Juan Carlos avait été en tous points formé par lui, au long de nombreuses années. Même à l’instant de mourir, Franco lui renouvela pathétiquement sa confiance, adjura les Espagnols de le suivre comme ils l’avaient suivi lui-même.

     

    Franco eût sans doute préféré, au fond de lui-même, que l’Espagne s’en tînt longtemps encore aux institutions sûres qu’il avait créées pour elle et dont le rendement avait été éprouvé au long de quarante années. Mais chez Franco, l’avenir de l’Etat commandait en priorité toute réaction. Il entendait les grands cris du dehors. Il sentait que l’Espagne nouvelle qu’il avait forgée devrait, tôt ou tard, s’adapter à l’Europe qui l’enserrait.

     

    Le fait que, dès 1974, il choisit lui-même, en pleine connaissance de cause, comme chef de son dernier gouvernement un Carlos Arias décidé à rajeunir les institutions, à donner des formes plus directes à la représentation populaire et faire participer pleinement l’Espagne au rassemblement des peuples européens est parfaitement net.

     

    Franco, à quatre-vingts ans, comprenait qu’il n’assisterait pas à cette transformation profonde.

     

    Sans doute même redoutait-il que des déportements graves ne l’accompagnassent en Espagne ou que le résultat de l’évolution se révélât bancal, comme s’est révélée bancale l’édification européenne actuelle, privée d’un grand élan idéaliste.

     

    Mais le fait que Franco, près de deux ans avant sa mort, ait tenu à mettre en avant, après mûre réflexion, un Carlos Arias dont il connaissait le plan réformateur et qu’il ait attiré l’attention de son peuple sur un Fraga Iribarne qu’il nomma son ambassadeur, après qu’il en eût soupesé la personnalité remarquable au long des huit années durant lesquelles il fut son ministre, en dit long sur la fermeté civique du vieux chef.

    Annotation 2019-10-25 181755.png

    Le 24 novembre 1975, le roi Juan Carlos Ier présidait les funérailles nationales du « Caudillo de toutes les Espagnes » qui lui donna son trône. Aujourd’hui, le roi et tous les dignitaires politiques et militaires se sont comportés, honteusement, comme si on avait déplacé un détritus.

     

    Sans illusions vaines, à regret même peut-être, mais délibérément et méthodiquement, Franco prépara ainsi une succession qui signifiait l’inévitable mutation de son œuvre, mutation dont il savait qu’elle devrait même, plus ou moins, le larguer pendant quelque temps si elle voulait, comme lui-même l’avait fait en 1945, apaiser à l’étranger des réactions irrationnelles.

     

    « Todo esta bien atado ». Tout est bien attaché. Telles furent, presque, ses dernières paroles.

    LD Alcazar Tolède Brasillach.jpg

    Au cours d’une visite à l’Alcazar de Tolède, Léon Degrelle salue l’hommage rendu par Robert Brasillach à l’héroïsme et au sacrifice des nationalistes de la forteresse martyre mais invaincue.

     

    Sans le courage que ce Chef d’Etat eut à ouvrir, de ses propres mains, les vannes à un avenir dont il pouvait craindre pourtant qu’elles ne missent en grand danger son édification, l’Espagne post-franquiste eût pu s’étioler dans l’isolement ou même, à l’instar du Portugal, déraper dans le désastre.

     

    C’est peut-être dans cette humilité face à l’avenir que Franco fut le plus grand.

     

    A présent, il est presque téméraire de parler d’actif. L’Europe gauchiste a tellement outragé Franco, et si injustement, que, pour retourner psychologiquement la situation et réintroduire l’Espagne dans l’Europe, il sera sans doute indispensable, pendant quelques années, de faire, hors d’Espagne, comme si Franco n’avait même pas existé, alors que, sans lui, l’Espagne fût sans doute restée, comme au cours des siècles précédents, une jachère miséreuse. Ou bien, passée sous le contrôle des Soviets en 1939, elle eût poignardé l’Europe à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

     

    Le temps se chargera de décanter les haines. Il dressera objectivement la statue historique du Mentor prudent qui, sans éclats vains, avec calme et constance, sortit son peuple des décombres du passé poussiéreux qui l’asphyxiait et l’amena, en pleine renaissance, à l’avant-plan d’une Europe aujourd’hui assiégée.

     

    Demain, celle-ci, débarrassée de ses complexes, saura gré à Franco de ce magnifique apport physique, moral, économique, stratégique, en tous points essentiels à sa puissance, et peut-être même –qui sait jusqu’où l’Europe sera pourchassée un jour ?– à sa simple survie.

    LD+Raymond Van Leeuw Valle-horz.jpg

    Léon Degrelle, en compagnie de son secrétaire et ami, Raymond Van Leeuw, héros des combats de Tcherkassy et de Poméranie, sur le parvis de la basilique de l'Abbaye de la Sainte Croix du Valle de los Caídos.

     

    De ce texte, il n’y a rien à retrancher, sauf sans doute l’espoir que « le temps se chargera de décanter les haines », car désormais, le temps ne fait plus qu’amplifier ces haines de la manière la plus effroyable. Ces haines, ce sont celles qu’attisent les héritiers des vainqueurs ploutocrates de 1945 pour tout ce qui est beau et bon, noble et grand, sacré et généreux, intègre et responsable…

     

    Et cela va jusqu’aux profanations des sépultures (une tradition historique de la gauche révolutionnaire espagnole !) pour effacer la mémoire de ceux qui y reposent, y compris de leur famille : c’est, par exemple, comme nous le savons, la Damnatio memoriae qui est allée jusqu’à frapper la tombe des (bien innocents) parents d’Adolf Hitler en mars 2012 (voir ce blog au 28 novembre 2018).

     

    Aujourd’hui, cette même haine inextinguible frappe les restes profanés de celui qui rendit l’Espagne à la prospérité et à la… démocratie ! Car ceux qui s’en gobergent aujourd’hui n’existeraient pas sans Francisco Franco. Il fallait les voir ce 24 octobre se bousculer à la télévision d’état pour baver leur haine de celui qu'il ne fallait plus appeler que « le dictateur » ! En effet, la télévision espagnole qui retransmit l’ignoble profanation durant cinq heures de « direct » comme s’il s’agissait d’un mariage royal ou d’un match de foot, avait remplacé pratiquement tout commentaire par un « débat » entre bonnes gens de gauche uniformément du même avis politiquement correct. C’était à qui irait le plus loin dans la surenchère enfiellée : confisquer les biens des héritiers du «dictateur», déterrer José Antonio, le jeter dans une fosse commune,…

     

    De même tout hommage officiel ou militaire fut-il refusé pour accompagner le transfert de la dépouille de l’ancien chef de l’Etat et des armées, y compris la présence du drapeau national. La famille (au premier rang de laquelle son arrière-petit-fils et arrière-petit-fils du Roi Alphonse XIII, Louis de Bourbon, prétendant légitimiste au trône de France) porta donc elle-même le cercueil orné des armoiries personnelles du « Caudillo de toutes les Espagnes » et sommé d’une couronne de lauriers ceinte des couleurs espagnoles avec les cinq roses rouges de la Phalange. L’abbé prieur du monastère bénédictin du Valle de los Caídos, Santiago Cantera, accompagna la famille pendant toute cette épreuve et, avant son départ, aspergea encore le cercueil de l’eau sacramentelle, purificatrice et protectrice du mal.

     

    Alors que les caméras filmaient complaisamment leurs longs visages courroucés de gabelous du régime, la ministre de la justice, le secrétaire général de l’administration du premier ministre et un sous-secrétaire chargé des relations avec le parlement faisaient mine de surveiller les opérations, à bonne distance de la famille. Ordre avait manifestement été donné aux militaires, policiers et gardes civils présents en nombre aux endroits de passage du corbillard de ne pas le saluer ou même de lui tourner le dos. Ce sont les mêmes argousins qui confisquèrent les téléphones portables de tous les membres de la famille afin d'empêcher tout enregistrement et qui interdirent au vieux colonel Antonio Tejero de pénétrer dans le cimetière du Pardo où son fils, l’abbé Ramón, célébrait une dernière absoute.

     

    La haine dans toute sa hideuse expression...

     

    jjjjjj.png

    La dépouille de Francisco Franco Bahamonde entre dans le cimetière de Mingorrubio (El Pardo) sévèrement gardé par de grossiers pandores ne rendant aucun honneur, mais posant en super-héros de feuilletons US chargés d'empêcher l’attaque d’un fourgon cellulaire par les complices du criminel emprisonné…

    Annotation 2019-10-25 191917.png

     

     

    Si donc Léon Degrelle a pu croire qu’un jour, « ceux d’en face » désormais vainqueurs pourraient  être capables d’un geste de réconciliation, il s’est malheureusement trompé. Dix ans avant la mort du Caudillo, il avait pourtant bien analysé cette haine –dont lui-même était déjà victime– dans la brochure Franco et son régime, publiée en 1965 à Bruxelles dans la collection « Le Dossier du mois ».

     

    Voici donc le vrai mot de la fin :

     

    Comment quiconque pourrait-il imaginer qu’une étude objective [sur Franco] soit accueillie chez ses adversaires avec le désir d’apprendre sur lui quelque chose ?

     

    Mais on ne veut rien apprendre sur lui ! Ni sur ce qu’il a pu faire ! On veut qu’il disparaisse, rien d’autre ! On veut qu’il soit planté à coups de fourche sur le fumier de l’Histoire, et cela à jamais !

     

    Qu’on puisse lui attribuer quelque chose de bien ? Mais ce serait horrible ! Un Franco ne peut faire que quelque chose de mal. C’est entendu. Cela va de soi.

     

    Il n’y a donc pas la moindre chance qu’on parvienne à expliquer à un ennemi de Franco que ledit Franco a pu avoir certaines raisons valables de se comporter de telle ou telle manière, a pu réaliser telle ou telle réforme utile ! Tabou, Franco, tabou !

     

    La force des gens de gauche, c’est que pour eux, selon qu’on est de leur bord ou qu’on est vidé par eux par-dessus bord, tout s’élève ou tout s’abat, par pans gigantesques et monolithiques.

     

    Ils sont à fond contre ceux qui ne pratiquent pas leur dévotion. Ils le sont avec une violence totale, un aveuglement total, délibéré, qui n’est ni une exagération, ni une faiblesse, mais l’ABC implacable de leur tactique.

     

    Franco+Roi Oriente.jpg

    L’ultime apparition de Francisco Franco au balcon du Palais d’Orient, le 1er octobre 1975, accompagné de son féal obligé, le futur roi d’Espagne. C'est d'ailleurs ce dernier qui, refusant que les cendres du Caudillo rejoignissent son épouse au cimetière municipal où elle reposait, ordonna qu'elles soient ensevelies au cœur de la basilique du Valle de los Caídos. L'ordre écrit, signé « Yo el Rey » le 22 novembre 1975 à 16h au Palais de la Zarzuela, fut signifié à l'abbé du monastère bénédictin du Valle, Luis María de Lojendio, afin qu'il préparât la tombe de « Son Excellence le Chef de l'Etat et Généralissime des Armées d'Espagne ». Cherchez l'erreur...

  • A propos de la libération / persécution de 1945

    Le sens de la vie, selon Léon Degrelle

     

    Nous nous sommes fait l’écho naguère de l’appel à témoins lancé par l’hebdomadaire nationaliste flamand ‘t Pallieterke concernant le 75e anniversaire de la « libération » de la Belgique en septembre 1944 (voir ce blog au 6 juillet 2019). Entretemps, les nombreuses et édifiantes réponses reçues de toutes les régions de Flandre ont été publiées dans deux suppléments du magazine, mais sans aucun écho des régions bruxelloise ou wallonne. Et pourtant, nous avions bien envoyé le témoignage d’une famille namuroise littéralement persécutée pour son engagement en faveur de l’Europe d’Ordre nouveau promise par la croisade antibolchevique. Nous le publierons très certainement bientôt.

     

    Léon Pallieterke.jpgCe qui nous a néanmoins passablement interloqué, c’est la publication d’un portrait charge de Léon Degrelle particulièrement édifiant quant à la réputation qui, dès la fin de la guerre, fut répandue sur le dernier Commandeur de la Légion Wallonie (dessin de Jef Nys, daté de 1946).

     

    On y voit en effet Léon Degrelle en uniforme feldgrau (de la Wehrmacht plutôt que de la SS néanmoins, mais pourvu de sa croix de Chevalier de la croix de fer) prenant plaisir à la compagnie de deux affriolantes jeunes filles, genre vahiné tahitienne, sur une plage où foisonnent palmiers et personnages à sombrero (masculin à longs poncho et moustaches ; féminin à large décolleté et jambe dégarnie), le tout irradié par un soleil interloqué.

     

    Ce qui correspond à la thèse désormais accréditée par tous les pseudo-historiens de la mouvance (désormais seule accréditée) du CEGESOMA, les Collignon, Balace, De Bruyne, Conway, etc. : Léon Degrelle aurait lâchement abandonné ses soldats pour s’enfuir vers l’Espagne (par exemple, dans Axe & Alliés, p. 66, voir ce blog au 28 novembre 2017). Nous avons déjà documenté, par le témoignage notamment de l’officier d’ordonnance du Commandeur, Charles Generet, qu’il n’en était évidemment rien (voir ce blog au 20 juillet 2018), mais cette fable aura la vie dure tant que de jeunes historiens ne secoueront pas le joug du conformisme officiel. Il est symptomatique à cet égard que ce soit une image en tout point semblable à celle du magazine flamand de 1946, innocemment (?) rappelée aujourd’hui, que le mensuel wallon Confluent publia en novembre 1977.

     

    Comme quoi les légendes traversent allègrement les frontières linguistiques… formatant les opinions des « amis » sur celles des « ennemis » !

    Capture.PNG

    Le mensuel Confluent de novembre 1977, tel que reproduit en noir et blanc dans Tintin mon copain.

    Lire la suite