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Récits & Souvenirs

  • 2 juillet 1942 : assassinat du Bourgmestre rexiste de Ransart

     

     Une étape supplémentaire dans l’engrenage

    de la violence

     

    Un lecteur assidu de notre blog « Dernier Carré – Léon Degrelle », passionné par l’histoire de la Légion Wallonie, du mouvement rexiste et de Léon Degrelle, est également un collectionneur éclairé d’archives de la Deuxième Guerre mondiale. Mais contrairement à beaucoup, il ne se comporte pas comme le Dragon Fafner de la Tétralogie wagnérienne, assis sur son trésor et empêchant quiconque d’en approcher. Non seulement il les garde ouvertes aux chercheurs honnêtes, mais il sait s’en servir pour retracer avec intelligence et souci de la vérité historique certains épisodes méconnus ou occultés de cette période toujours plus fantasmée, falsifiée et diabolisée par les pseudo-historiens et journalistes d’aujourd’hui (et ça ne fait probablement que commencer avec le tsunami actuel de Cancel Culture).

    Bénéficiant du bagage scientifique nécessaire et possédant une plume des plus agréables à lire, il nous a envoyé ce texte sur un des premiers assassinats politiques de la Guerre en Belgique. Evidemment inspiré par la « résistance » communiste, il fut le premier des crimes crapuleux contre les bourgmestres rexistes (voir ce blog aux 15 décembre 2020 et 7 juin 2018). Il déclencha surtout l’engrenage fatal de la guerre civile recherchée par les partisans moscovites. C’est ce qu’éclaire notre correspondant s’inscrivant résolument dans le « Dernier Carré » des historiens rigoureux et sans œillères.

     

    Jean Joseph Demaret (°Heppignies, 13.10.1914) fit des études de droit à l’Université Catholique de Louvain avant de s’inscrire comme avocat au barreau de Charleroi en 1938. Depuis sa sortie du collège, il suivit Léon Degrelle dans toutes ses pérégrinations mais ce n’est qu’après avoir défendu son confrère Joseph Pévenasse (lui-même avocat et cadre supérieur de Rex) (1) devant le tribunal de Charleroi, qu’il se déclara ouvertement rexiste et commença à faire de la politique (2).

    Jean Demaret.jpgIntelligent, jeune et dynamique, Jean Demaret occupa d’abord la fonction de chef du groupe Rex-Ransart. En avril 1941, il fut nommé directeur de la très active école des propagandistes de Rex à Charleroi (3). Créée à l’initiative de Gérard Dache, chef de l’arrondissement Rex-Charleroi, cette école proposait un cycle de conférences et de cours ouverts à tous les membres du mouvement (en particulier aux membres des Formations de Combat qui devaient idéalement y parfaire leur formation doctrinale). Les activités se déroulaient chaque jeudi à 19h30 et les intervenants faisaient partie des cadres (tant locaux que supérieurs) du mouvement rexiste. Parmi les exposés organisés, citons à titre d’exemple : « Le Parti Unique », « Organisation d’une section de Rex », « La décadence naturelle chez les collectivités », « Rex et la situation internationale », « Le problème social », « Rex et l’éducation de la jeunesse » ou encore « Le National-Socialisme et le socialisme rexiste ».

    Quelques mois plus tard, le 27 octobre de la même année, il fut nommé bourgmestre rexiste de Ransart (4). Il tenta à deux reprises de s’engager à la Légion Wallonie, en vue du départ du 10 mars 1942, mais dut à son grand regret rester au pays pour des raisons de santé (5). Du 25 avril à la mi-juin 1942, il occupa le poste de chef du cercle Rex-Charleroi ad interim (6). Le 2 juillet 1942, vers 8h15-8h20 du matin, Jean Demaret était froidement assassiné à son domicile de Ransart (7) par un homme habillé en gendarme ; il était marié et n’avait que 27 ans.

     

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  • Les Fleurs de Léon Degrelle au défilé de Tcherkassy (suite !)

    La Surprise des Jeunes Filles Rexistes pour Léon Degrelle et la Sturmbrigade Wallonien

     

    Décidément, l’anecdote des fleurs offertes par les jeunes filles de la Jeunesse Rexiste Féminine au Commandeur de la Sturmbrigade Wallonien aura bien fait parler d’elle !

    rtbf,jeunesse légionnaire féminine,degrelle m'a dit,duchesse de valence,En réaction à l’émission de la RTBF sur « Les Enfants de la Collaboration » (ce blog au 15 décembre 2020), nous avions été amené à préciser certains détails du défilé triomphal des Bourguignons de la Sturmbrigade Wallonien célébrant, au cœur de Bruxelles le 1er avril 1944, le succès de la percée de Tcherkassy.

    Nous précisions notamment l’origine de la formidable couronne de roses fleurissant le Schützenpanzerwagen de Léon Degrelle (semi-chenille blindé Sd.Kfz. 251 : voir ce blog au 15 décembre 2020, paragraphe « Le défilé célébrant triomphalement ») . Elles avaient été « offertes par la Jeunesse Légionnaire Féminine à l’orée du bois de la Cambre, non loin du domicile du Commandeur, drève de Lorraine. »

    Un généreux correspondant, M. T.B., nous avait alors fait parvenir l’enregistrement du reportage radiophonique immortalisant cette anecdote, reportage qui avait été diffusé le lendemain du défilé sur Radio-Bruxelles. On y entend la voix de Léon Degrelle, profondément touché, remerciant et félicitant les jeunes filles tout aussi émues et galvanisées par cette rencontre exceptionnelle (ce blog au 15 janvier 2021).

    LD fleurs 2.jpegAujourd’hui, c’est à une fidèle lectrice, Mme L.V.R., que va notre gratitude car elle attire notre attention sur une photo publiée dans l’ouvrage de Louise, Duchesse de Valence, Degrelle m’a dit… Mais attention ! Pour suivre notre correspondante, il faut disposer de l’édition originale du livre, publié en 1961!...

    Elle nous écrit avec pertinence :

    « Vous trouverez à la page d’illustrations intercalée entre les pages 336 et 337, deux photographies documentant le fameux défilé de Tcherkassy. Elles illustrent à merveille la liesse de la population saluant ses Croisés victorieux : l’une montre les soldats répondant aux vivats de la foule et tendant les bras pour accueillir les gerbes de fleurs qu’elle lui tend ; l’autre vous intéressera sans doute plus particulièrement car elle montre Léon Degrelle à bord de son engin blindé accueillant des jeunes filles qui y montent et s’y accrochent.

    Ne s’agit-il pas de l’épisode en bordure de la Forêt de Soignes (on en voit les hêtres rectilignes à l'arrière-plan), la « magnifique surprise à hauteur de la Petite Espinette » dont parle le journaliste de Radio-Bruxelles ?

    Cette photo est d’autant plus intéressante qu’elle ne semble pas avoir suscité l’intérêt des auteurs d’autres ouvrages illustrés concernant Léon Degrelle et la Légion Wallonie : elle ne se trouve ni dans le tout premier album du genre (650 photos !), le fameux Légion Wallonie. 1941-1945, de Jean Mabire et Eric Lefèvre (1988), ni dans La Légion Wallonie, de Théo Verlaine (2005), ni dans le récent Légion Wallonie. Juin 1943-Avril 1945, d’André Liénard (2019).

    Même la réédition, en 1977, du Degrelle m’a dit, de la Duchesse de Valence, n'a pas repris cette photographie, malgré qu’en couverture, elle annonce « 64 pages de photographies », c’est-à-dire bien davantage que dans la première édition !

    Si je ne me trompe pas, vous aurez ainsi deux témoignages pour illustrer cet épisode charmant : la bande sonore de Radio-Bruxelles et la photo des jeunes filles rexistes fêtant le Chef sur la route de Bruxelles ! »

     

     

    rtbf,jeunesse légionnaire féminine,degrelle m'a dit,duchesse de valence

    « Vive la beauté et la jeunesse !... Je suis content de vous voir ! Je vous aime bien toutes ! Ah, les Rexistes sont toutes belles ! C’est la vérité !... »

  • A propos du Légionnaire Edouard Hubot

     

    Légionnaire sur le Front de l’Est, il dut aussi combattre
    sur le « Front intérieur »

     

    Passionné d’histoire (et pas seulement de la Seconde Guerre mondiale), M. T.V. compte parmi nos lecteurs les plus avertis et minutieux. Attentif à notre évocation du Légionnaire Edouard Hubot, à l’occasion de la publication du calendrier 2021 du Dernier Carré (voir ce blog au 20 janvier dernier), il nous a envoyé un « commentaire » tellement plus précis et étoffé que notre articulet qu’il s’agit d’une véritable contribution que nous nous devons de mettre en ligne comme telle.

     

    Roger Lambert + Edouard Hubot.JPGEdouard Hubot (à droite) pose aux côtés de son beau-fils Roger Lambert, en uniforme des Formations de Combat, dans la scierie que les parents de ce dernier possédaient à Vresse (voir ce blog au 18 février 2020). Les parents Lambert (Léon était député rexiste de Vresse) furent assassinés par la Résistance dans leur voiture en juillet 1944 et leurs enfants se réfugièrent à Dinant. En septembre, Edouard Hubot organisa le départ des Rexistes de Dinant vers l’Allemagne et rejoignit la Sturmbrigade Wallonien avec Roger (concernant les liens et le destin des familles Hubot et Lambert, voir ce blog au 18 février 2020).

     

    Né à Falmignoul le 14 février 1900, Rexiste depuis 1936, Edouard Hubot exerçait la profession de géomètre du cadastre. Au début de l’Occupation, il fut nommé chef de l’arrondissement de Rex-Dinant et supervisait ainsi huit groupes locaux (Jemelle-Rochefort, Dinant-Sud, Ciney, Beauraing, Gedinne, Bièvre, Dinant-Centre et Yvoir). Il présida également le cercle Rex-Philatélique de Namur-Dinant et fit activement du recrutement lors de la mise sur pied de la Brigade Motorisée de Rex.

     

    Engagé à la Légion Wallonie le 29 juillet 1941, il fit partie du 1er contingent de volontaires wallons pour le front de l’Est. Après une rapide instruction au Regenwurmlager, il gagna la ligne de front et participa aux terribles combats de Gromowaja Balka. Atteint de fièvre, il fut évacué dans le Brisgau. Après une convalescence en Belgique, il retourna à Meseritz le 15 juillet 1942 où il fut réformé (mais pas démobilisé) pour raisons médicales (novembre 1942).

     

    Rentré au Pays, il suivit un stage de dix jours à L’Honneur Légionnaire au printemps de 1943 puis installa et prit la tête d’un bureau de cette organisation à Dinant. Le 1er janvier 1944, il fut rattaché au SS-Hauptamt-Wallonische Stabskompanie der Waffen-SS auprès de la Dienststelle SS-Gruppenführer Jungclaus (avec le grade de SS-Sturmmann).

     

    Il fut un indicateur très actif pour le compte des bureaux de la Sipo-SD de Charleroi et de Dinant (et participa également à plusieurs opérations sur le terrain avec cette même police). Nommé Gefreiter en mars 1943, il passa ensuite sous-officier et fut décoré de la KVK II et de la médaille Winterschlacht im Osten. A la fin de l’Occupation (juillet-août 1944), alors qu’il dirigeait le bureau de L’Honneur Légionnaire à Mariembourg, il organisa l’évacuation des Rexistes avec l’appui de la Kommandantur de Dinant. Après son départ pour l’Allemagne, il reprit du service au sein de la Sturmbrigade « Wallonien » le 5 septembre 1944. Il fut fait prisonnier par les Alliés le 2 mai 1945.

     

    Condamné à mort par le Conseil de guerre de Dinant du 3 avril 1946, il verra sa peine commuée en travaux forcés à perpétuité par Arrêté Royal du 27 août 1951. Pendant son procès, il ne nia pas ses agissements et n’hésita pas à s’accabler à plusieurs reprises pour épargner à ses subordonnés le courroux de la Justice belge.

     

    Hubot Edouard SS Front.jpg

    A la Sturmbrigade, Edouard Hubot était affecté aux transmissions comme le montrent l'appareillage en cours d'essai ainsi que l’écusson frappé de l’éclair argenté du Funker (opérateur radio) qu’il porte sur la manche gauche. Remarquons également la bande de bras Wallonien qui vient d'être mise à disposition des Bourguignons (fin 1944-début 1945).

  • Les fleurs de Léon Degrelle au défilé de Tcherkassy

     

    L’hommage de la Jeunesse Rexiste Féminine

     

    Dans notre commentaire de la pitoyable émission de la télévision belge sur « Les Enfants de la Collaboration » (voir ce blog au 15 décembre 2020), nous avons été amené à détailler certaines dispositions de l’organisation du défilé triomphal qui se tint le 1er avril 1944 dans le centre de Bruxelles pour célébrer le succès de la percée de Tcherkassy.

    Nous précisions notamment :

    « Les fleurs qui ornent la voiture de Léon Degrelle, couronnes de sapin et gerbes de roses, ont été offertes par la Jeunesse Légionnaire Féminine à l’entrée de Bruxelles à l’orée du bois de la Cambre, chaussée de Waterloo (non loin donc du domicile du Commandeur, drève de Lorraine). »

    Capture.JPGUn lecteur collectionneur, M. T. B. que nous remercions vivement, nous a fait parvenir un bref enregistrement illustrant quasi-miraculeusement cette petite anecdote. Il provient du reportage radiophonique réalisé à l’occasion de cet événement historique, diffusé sur Radio-Bruxelles. On y entend le reporter commenter l’attente des jeunes rexistes ainsi que l’arrivée de Léon Degrelle, en tête de colonne, à la Petite Espinette, ce lieu-dit qui est le carrefour de la chaussée de Waterloo (que doivent emprunter les Légionnaires venant de Charleroi vers Bruxelles), la drève Saint-Hubert menant à la Drève de Lorraine où habite le Chef de Rex en bordure de la forêt de Soignes, et la drève Pittoresque vers Uccle.

    C’est là qu’attend ce groupe de jeunes filles appartenant à la Jeunesse Rexiste Féminine, décidées à fleurir les véhicules des Légionnaires qui s’apprêtent à défiler à Bruxelles avant de rentrer en permission dans leurs foyers. Aussi ont-elles formé un chœur chantant la plus célèbre mélodie d’André-Modeste Grétry, parfaitement adaptée à la circonstance, Où peut-on être mieux qu’au sein de sa famille

    Défilé Tcherkassy Jeunesse Féminine Rexiste.jpg


    Voici la retranscription fidèle de ce bref reportage de la rencontre impromptue entre l’enchanteur Léon Degrelle et ce groupe de jeunes filles dévouées à sa cause et absolument charmées.

     

    Mes chers Auditeurs,

    Dans cette magnifique randonnée à travers le Hainaut et le Brabant wallon que nos héroïques défenseurs de l’Est sont en train d’accomplir sur leur voyage de retour vers Bruxelles, une magnifique surprise les attend, à hauteur de la Petite Espinette.

    En effet, sur la route, au moment où nous arrivons, nous apercevons des jeunes filles, de charmantes jeunes filles du Mouvement rexiste, groupées, et qui attendent l’arrivée du Chef de Rex ainsi que de la Brigade SS Wallonie. Ces jeunes filles portent une superbe couronne de roses, une énorme couronne de roses qui constitue l’hommage de la Jeunesse Féminine Rexiste à leur Chef et à leurs frères, à leurs amis du Front de l’Est.

    Je vais vous faire entendre un peu de ces chants, de ces chœurs charmants que les jeunes filles exécutent d’ailleurs avec un ordre parfait.

    [« Où peut-on être mieux qu’au sein de sa famille... »]

    La couronne de roses est tenue par plusieurs jeunes filles… Et voici la voiture ! [les jeunes filles entonnent le chant de combat rexiste La Lutte Finale] Voici la première voiture… à bord de laquelle le Chef de Rex, Léon Degrelle, salue de la main levée ! Son sourire est magnifique ! Il est ému… Il est ému… C’est très beau, mes chers Auditeurs, c’est très beau… La voiture s’arrête. La couronne est déposée sur la voiture.

    [Léon Degrelle :] Attendez… Ah mais… N’allez… Ah mais ! [cris des jeunes filles] Oui… Ah ! Ah ! Ah ! Voilà… [cris des jeunes filles : « Vive Degrelle ! » « Vive Degrelle !... »] Vive la beauté et la jeunesse ! Attendez… Je retire mes gants. On ne donne pas des gants à une jolie fille comme vous ! On donne ses mains… Oui !... Ah, je suis content de vous voir… Je vous aime bien toutes ! J’expliquais aux Allemands tout à l’heure que les Rexistes sont toutes belles ! [rires des jeunes filles] C’est la vérité ! Quand je vous regarde, j’en suis encore convaincu davantage !...

     

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    La voiture fleurie de Léon Degrelle, ayant traversé tout Bruxelles, arrive place de la Bourse. Elle est également décorée du drapeau bourguignon, l’étendard de la Légion Wallonie.Défilé Tcherkassy Bourse Foule+Fleurs LD.jpg

    La voiture de Léon Degrelle est maintenant garée au pied des escaliers de la Bourse, permettant au Commandeur de la Sturmbrigade de saluer ses Bourguignons. On distingue bien la formidable couronne de roses offerte par les jeunes filles de la Jeunesse Légionnaire féminine.Défilé Bruxelles 1.4.44 Foule rexiste.jpg

     

    Pour écouter ce reportage retransmis par Radio-Bruxelles, le 2 avril 1944, cliquez sur le lien ci-après.

    02-04-1944 - Léon Degrelle, Légion Wallonie-SS.mp3

     

     

  • L’engagement de vie de Léon Degrelle

    1906 – 1994

    88 ans d’un Apostolat de Rectitude Morale et de Justice Sociale

     

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    Les quasi quatre-vingt-huit ans de la vie de Léon Degrelle ont toujours été placés sous le signe de la foi catholique et inspirés par la volonté de l’incarner dans ses œuvres.

     

    Aussi ne passerons-nous pas ce jour de recueillement et d’hommage à l’occasion du vingt-sixième anniversaire de la disparition du plus charismatique des chefs de peuple européens à nous confiner dans une tristesse stérile, même si notre chagrin est réel. Mais il nous pousse surtout à nous inspirer de sa vie, toujours tendue comme un arc vers le vrai, le beau et le bon.

     

    Cette orientation, malgré tous les obstacles, toutes les trahisons, toutes les désillusions, toutes les calomnies, tous les échecs, toutes les condamnations, inspira toujours et de manière absolue ses pensées et ses actes.

     

    En témoigne éloquemment, ce manifeste écrit aux tout débuts du mouvement rexiste et publié dans un numéro spécial de l’hebdomadaire Soirées, soulignant simplement son exigence de service et de sacrifice, mais aussi son essence de noblesse et de joie.

     

    3207028788.jpegCet engagement de vie proposé par Léon Degrelle aux jeunes de son pays, fut bien entendu celui qui non seulement enflamma sa propre jeunesse, mais anima sa vie entière d’écolier espiègle et d’enfant de chœur dévoué, de poète de la Création et de l’Amour, de meneur estudiantin, de journaliste éveilleur des consciences, de tribun politique, de soldat de la croisade antibolchevique pour l’Europe nouvelle, de héraut de la révolution nationale-socialiste, de chroniqueur de l’histoire authentique du XXe siècle…

     

    Une vie nous exhortant sans cesse à l’indispensable révolution des âmes.

     

    Une vie marquée du sceau de l’Honneur et de la Fidélité.

     

     

    AVENIR

     

    Tout est à faire. L’apostolat moderne, tel que nous le concevons aujourd’hui encore n’est qu’un mot. Mais ce mot nous le ferons vivre avec notre jeunesse, avec notre idéal et avec le sang qui court dans nos corps.

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    Léon Degrelle, écolier et enfant de chœur : « Nous avions ri, beaucoup  joué. Était-ce mal ? Jésus aussi jouait dans son pays natal. Et, sûrement, gobait les œufs des hirondelles, Comme nous, et rongeait les acides prunelles... C’était permis, cela. Même être un peu fripon, Pour rire, quand le cœur chantait comme un pinson ! » (La Chanson Ardennaise, p. 183)

     

    « Je me souviens, j’avais huit ans, j’étais un petit gamin de rien du tout: chaque matin pourtant, à cinq heures et demie, je partais à travers la vallée de la Semois, par une obscurité absolue, dans la neige épaisse souvent, vers le vieux clocher de ma paroisse. [...] Je grimpais tout en haut de l’église, par des échelles raides, pour aller sonner les cloches. Un gamin de huit ans, qui s’en va ainsi tout seul à travers la nuit, qui grimpe ainsi dans le mystère d’une tour, qui ne s’affole pas, a déjà reçu une empreinte, une leçon. » (Léon Degrelle : Persiste et signe, p. 26)

     

    *

    *  *

     

    Nous voici au poste où Dieu nous a placés pour Le servir. Le bonheur est là, et la douceur de vivre et la force d’espérer. Nous serrons les dents aux heures lourdes. Nous ne voulons ni faiblir, ni trahir. Nous demandons simplement au peuple qui nous suit de mêler son travail au nôtre, d’unir ses efforts à ceux que nous faisons pour donner un souffle et un cœur nouveaux au catholicisme chez nous. Nous ne sommes qu’au début de notre action. Mais, sans ces débuts, rien ne se fera.

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    « Quand j’avais vingt ans, l’évidence était là déjà: beaucoup d’ouvriers vivaient en dehors de toute vie spirituelle. Ils vivaient en dehors de la religion parce que la religion était liée à toutes sortes de formes de domination du capitalisme. [...] C’étaient aux laïcs chrétiens à retrousser leurs manches pour pétrir la pâte temporelle. Dans les luttes sordides des partis et de la surenchère syndicale, l’Eglise ne devait, à aucun prix, embourber son action spirituelle. [...] dès alors, tout jeune que je fusse, j’ai entrepris une action apostolique directe, vivante, près des masses. » (Léon Degrelle : Persiste et signe, p. 50)

     

    Si nous gagnons ces premières batailles, demain nous repartirons avec des muscles plus forts et des battements de cœur plus vigoureux. Chaque jour doit s’envoler avec des coups d’ailes clairs et sensibles. Ne tolérons dans notre élan ni lourdeur, ni nonchalance, ni lassitude.

    Avec une volonté têtue réunissons tous nos efforts.

     

    LD journaliste.jpgLe journaliste de combat Léon Degrelle : « J’ai commencé par étriper dans Vlan les pseudo-catholiques. Oui ! C’était une question de sincérité ! Ah ! mais alors, quel vacarme ! Je militais toujours au sein de l’Action catholique. Et je m’en prenais aux grands bonzes, pharisiens tout-puissants ! Mais, c’est précisément en tant que catholique qu’il me fallait botter ces gens-là, qu’il me fallait les flanquer en l’air comme des quartiers de viande putréfiée ! Ces gens-là, malheureusement, dominaient le pays. Et ces gens-là payaient grassement tout le monde, y compris la sainte Eglise. »
    (Léon Degrelle : Persiste et signe, p. 70)

     

    *

    *  *

     

    Nous avons, autour de nous, des vies dont nous pouvons tout recevoir et tout exiger. On ne réussit pas seulement en s’appuyant sur des fortunes, mais sur des sacrifices, sur des immolations totales. La jeunesse qui se donne à nous sait que notre action est juste, noble, nécessaire ; qu’au milieu de la veulerie sans nom d’aujourd’hui, nous représentons l’intrépidité, l’initiative, l’organisation, la discipline ; que nous voulons, avec une énergie sauvage, implanter notre idéal ; que nous portons en nous la foi divine et l’énergie humaine ; que nous culbuterons tout pour triompher.

     

    Annotation 2020-03-30 131120.pngLe tribun politique Léon Degrelle : « Tous ces scandales, cette déchéance de l’honnêteté et de l’honneur, cette impudeur dans la certitude de l’impunité, cette passion de l’argent qui balaye conventions, dignité, respect de soi-même, cette immoralité devenue inconsciente, décèlent un mal infiniment profond qui réclame des remèdes d’une égale ampleur. […] Nous ne sortirons de cette déchéance que par un immense redressement moral, en réapprenant aux hommes à aimer, à se sacrifier, à vivre, à lutter et à mourir pour un idéal supérieur. Et c’est parce que nous avons saisi la nécessité, à côté d’un ensemble de réformes structurelles, d’un retour à l’héroïsme, à l’abnégation, au désintéressement, à la fraternité, que nous voulons apporter des bases sûres et durables à la reconstruction du pays de demain. » (Duchesse de Valence, p. 170)

     

    Ceux qui nous suivent, nous suivront jusqu’au bout. On le sait. On le voit. Qui arrêterait un tel élan ?

     

    *

    *  *

     

    Rien, pas même les plus amères douleurs, n’empêchera notre action de s’amplifier, de s’épanouir, de tout submerger tôt ou tard. Nous y donnerons toutes nos énergies jusqu’à notre dernier râle, avec fougue, avec rigueur, avec un mépris absolu des transactions, des concessions, des reculades. Nous jouerons toujours pile ou face. Nous voulons tout ou nous ne voulons rien.

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    Pour le soldat Léon Degrelle, la foi catholique n’est aucunement inconciliable avec le sursaut régénérateur du national-socialisme : « Au front, je n’ai pas, en quatre ans, entendu, une seule fois un général prononcer un propos anti-religieux. Les aumôniers naviguaient –le catholique et le protestant accouplés– comme il leur plaisait ; et certains avaient le verbe agressif. Beaucoup de bonnes choses du national-socialisme auraient été dédouanées par l’Eglise, un jour ou l’autre. Je suis convaincu qu’on fût arrivé à créer un état de paix satisfaisant et spirituellement fécond entre l’Eglise et l’Europe Nouvelle. » (Duchesse de Valence, p. 386)

    « Hitler, en six ans, de 1933 à 1939, ramena de l’abîme son pays anéanti, rendit un travail digne et rémunérateur à six millions de chômeurs en détresse, réconcilia, dans le respect de la justice, les classes sociales, rivales mortelles la veille encore, refit du peuple paysan un peuple solide et honoré, glorifia la famille, apporta à la jeunesse un idéal de feu, fomenta une révolution scientifique multiforme… En quelques années, il avait fait de l’Allemagne prostrée un pays totalement rénové. » (Le fascinant Hitler, p. 95)

     

    Venez à nous les intransigeants, les apôtres farouches, qui préférez l’échec total au succès médiocre, le rugissement dangereux du lion aux bêlements interminables des brebis.

     

    Léon DEGRELLE

    (Soirées, 25 août 1933)

     

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  • « Epuration » : la face cachée de la « Libération »

    Repressieverhalen 1.jpgL’hebdomadaire flamand ‘t Pallieterke, s’inquiétant fort judicieusement de l’orientation que prendraient les célébrations du septante-cinquième anniversaire de la « Libération » de la Belgique en septembre 1944, avait lancé un «appel à témoins» afin de documenter la « face (éternellement) cachée » de ce qu’on s’apprêtait à fêter. C’est qu’il craignait à juste titre qu’aucune cérémonie n’évoque la répression sauvage dont furent victimes, non seulement ceux qui crurent en l’ordre nouveau ou sympathisèrent avec l’Allemagne victorieuse, mais même ceux qui n’eurent pour seul tort que d’être dans le collimateur –pour quelque raison que ce soit– de ceux qui se découvrirent soudainement une vocation de « résistant » épurateur… (voir ce blog au 6 juillet 2019)

     

    Cet appel à témoins concernait bien évidemment toutes les régions de Flandre, mais également de Wallonie puisqu’une simple recherche sur Google avait montré au rédacteur en chef Karl Van Kamp qu’à part une photo de femmes tondues à Charleroi, il n’y a pratiquement rien à trouver sur le Net, comme si « ce pan de l’histoire avait été consciencieusement gommé de la mémoire francophone », comme si « du côté wallon, il n’y avait eu que de courageux résistants alors que du côté flamand, il n’y avait que des collabos. Cette fable est tellement ancrée dans les esprits que même en Flandre, on finit par y croire. »

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    Nous avons bien entendu répercuté cet appel sur le blog « Dernier Carré – Léon Degrelle » et avons envoyé le témoignage de notre amie V. dont la famille fut durement, longuement et tellement arbitrairement éprouvée au sortir de la guerre. Mais à notre grande surprise, ce témoignage n’a guère intéressé puisqu’il ne fut jamais publié (ni même accueilli par un accusé de réception), comme s’il dérangeait la thèse dénoncée selon laquelle les Wallons considèrent les Flamands comme des Kollabos et eux-mêmes comme de purs « résistants » au monstre nazi.

     

    Qu’importe. Foin de ces ressentiments imprégnés des frustrations linguistiques d’un autre temps ! Nous publierons donc de notre côté ce témoignage emblématique (des milliers de Wallons et Bruxellois francophones pourraient certainement en raconter autant s’ils pouvaient enfreindre le tabou du mensonge officiel). Tout en demeurant particulièrement fiers de nos héros du Front de l’Est, qui crurent magnifiquement en une Europe libérée des matérialismes capitaliste et bolchevique et régénérée dans un Ordre nouveau où nos patries charnelles eussent retrouvé leur destin historique.

    Tondues.jpg

     

    Lire la suite

  • L’écrivain flamand Filip De Pillecyn, à propos de l’exécution de Victor Matthys

    Une illustration de la « répression sans mesure
    et sans fin »…

    Un ami flamand, lecteur régulier du blog « Dernier Carré – Léon Degrelle », a lu attentivement notre écho « degrellien » aux préoccupations du ‘t Pallieterke à propos de l’anniversaire de la Libération risquant fort d’occulter la face hideuse de celle-ci (la répression aveugle des « inciviques », voir ce blog au 6 juillet 2019). Ce qui l’a décidé à nous offrir la récente réédition du journal de Filip De Pillecyn (1891-1962), écrit pendant ses 58 mois d’incarcération pour cause de collaboration, dans quinze cellules de trois prisons !

     

    De Pillecyn 1.jpegSalué comme « le Prince des Lettres néerlandaises » par le romancier flamand Gérard Walschap (1898-1989, baronisé en 1975), Filip De Pillecyn est l’un des plus importants écrivains flamands contemporains. Après des études de philologie germanique à l’Université Catholique de Louvain, il s’engage en 1915 comme combattant volontaire sur le front de l’Yser. Son expérience de soldat flamand dans une armée francophone l’amène à formuler les bases de l’ « activisme » flamand. Séduit par la doctrine nationale-socialiste, il rêve d’un Diestschland corporatif indépendant au sein de l’empire germanique (à l’instar, dirons-nous, de la Bourgogne de Léon Degrelle).

     

    Membre du Conseil culturel flamand fondé par le prêtre nationaliste Cyriel Verschaeve (1874-1949), De Pillecyn s’attache à développer un art flamand dont l’enracinement exprime l’âme du peuple, et devient directeur général de l’enseignement secondaire. Arrêté en septembre 1944, il sera condamné trois ans plus tard à dix ans d’emprisonnement, à un million de francs de «dommages et intérêts» à l’Etat belge ainsi qu’à la suppression de ses droits civiques et à une interdiction d’encore publier ses œuvres. Libéré conditionnellement en 1949, il parvient à publier ses derniers romans grâce à une maison d’édition spécialement créée pour les auteurs frappés d’interdit professionnel par la prétendue « épuration ». Avant son décès le 7 août 1962, Filip De Pillecyn sera encore membre du Comité du Pèlerinage de l’Yser dont les rassemblements annuels à la tour de l’Yser sont l’occasion de rappeler les buts du Frontbeweging (« mouvement frontiste » créé pour protester contre l’unilinguisme francophone de l’armée belge et affirmer la spécificité flamande) : « Plus jamais de guerre, autonomie et paix de Dieu ».

    Pillecyn Vlaamse Weeldereeks.jpg

    Filip De Pillecyn, « Pur styliste », carte postale de la série « Vlaamse Weeldereeks » (Collection Patrimoine flamand) distribuée par De Standaard Boekhandel, à l’époque département librairie du quotidien catholique De Standaard qui crache aujourd’hui toutes ses dents contre ce livre de Filip De Pillecyn (voir ci-après).

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  • Léon Degrelle : « Franco était le calme et l’efficacité »

     

    24 octobre 2019 : la profanation des restes du Caudillo

     

     

    Ce 24 octobre, la télévision espagnole a retransmis en direct la profanation et la translation de la dépouille de Francisco Franco, de la Basilique du Valle de los Caídos où, depuis quarante-quatre ans, il reposait parmi toutes les victimes de la « Guerre nationale », vers la chapelle funéraire où repose son épouse, María del Carmen Polo.

     

    Peu après le décès du Caudillo, en 1975, Léon Degrelle publia un opuscule Franco, Chef d’Etat (Baucens, 1976) pour rendre hommage à celui qui refusa toujours de le livrer au peloton d’exécution belge. Il alla par la suite, régulièrement, en compagnie de son épouse, fleurir la tombe d’un bouquet de roses rouges et blanches, les couleurs de la Bourgogne (voir la photo en titre ; c’est l’empereur Charles-Quint, duc de Bourgogne, qui introduisit en Espagne la Croix de Bourgogne en même temps que l’Ordre de la Toison d’Or).

     

    Franco Chef d'Etat.jpegSon analyse lucide, commençant par la phrase que nous avons rappelée en titre, n’était nullement un exercice de flagornerie, mais l’examen critique et objectif de ce que devint l’Espagne sous la conduite « calme et efficace » d’un « homme absolument normal ».

     

    En voici la conclusion qui semble couler de source.

     

     

    Tout était à faire et tout fut fait, pas à pas. Avec quelle maestria Franco n’allait-il pas s’y appliquer ! […]

     

    La gloire des combats, puis la victoire estompèrent les oppositions.

     

    Presque en se taisant, Franco avait pu mettre au pas les disciples souvent récalcitrants, annihiler toute surenchère doctrinale, convertir des courants violents ou opposés en flots étales d’une évolution politique et sociale modérée qui, toujours, depuis Saragosse, avait été son objectif.

     

    De ce Movimiento vaguement asexué mais fermement tenu dans ses mains, Franco parviendrait à faire un instrument de propagande facile à manier, extrêmement efficace, grâce auquel, pendant près de quarante ans, il maintiendrait l’unité de la nation et assurerait le contact avec la masse, engrangeant les plus somptueux des référendums. […]

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    Léon Degrelle en grand uniforme de gala de la Phalange : José Antonio lui avait octroyé la toute première carte de membre de la « Phalange Extérieure » en 1934, ce qui l’accrédita comme appartenant à la « Vieille Garde de la Phalange ». Celle-ci fut créée par décret le 10 mars 1942 afin de récompenser, notamment par une Médaille d’honneur, l’esprit et l’ancienneté des membres affiliés avant les élections du 16 février 1936 qui initièrent la révolution nationale-syndicaliste en Espagne. Léon Degrelle reçut donc la Médaille numéro 35.214.

     

    Cette captation du Movimiento par Franco fut un chef-d’œuvre de souplesse politique. La captation des dirigeants qui constituaient la base même de l’Espagne nouvelle serait aussi subtile.

     

    Franco les emploierait les uns après les autres, ou les uns contre les autres, sans jamais forcer la voix.

     

    Ses Ministères prudemment échelonnés utiliseraient successivement ou simultanément ou contradictoirement toutes les tendances. Les conservateurs et les vieux monarchistes chenus auraient à faire équipe avec des jeunes loups à la Giron.

     

    Les uns, qui avaient déçu, disparaîtraient dans la trappe de la disgrâce. D’autres, se réjouissant trop tôt de leur importance, dégringoleraient avec la même discrétion.

     

    LOpus Dei se hisserait au zénith gouvernemental lorsque Franco estimerait utile son concours ; il serait ramené dans l’ombre, sans qu’aucun cri vain ne retentît, le jour où ce concours se serait révélé compromettant. Un Fraga Iribarne avait connu une dégringolade inverse, liquidé au moment où ses ennemis de l’Opus Dei l’avaient provisoirement emporté.

     

    En fait, personne chez Franco ne l’emporta jamais. Franco ne dédaignait aucun concours lorsque l’élément à utiliser lui paraissait intéressant et efficace. […] Je suis convaincu que, s’il avait survécu plus longtemps encore et en bonne santé, Franco eût été parfaitement capable de réaliser avec les mêmes hommes qu’utilise à cette heure le Roi Juan Carlos Ier une évolution dite « démocratique ».

     

    Juan Carlos avait été en tous points formé par lui, au long de nombreuses années. Même à l’instant de mourir, Franco lui renouvela pathétiquement sa confiance, adjura les Espagnols de le suivre comme ils l’avaient suivi lui-même.

     

    Franco eût sans doute préféré, au fond de lui-même, que l’Espagne s’en tînt longtemps encore aux institutions sûres qu’il avait créées pour elle et dont le rendement avait été éprouvé au long de quarante années. Mais chez Franco, l’avenir de l’Etat commandait en priorité toute réaction. Il entendait les grands cris du dehors. Il sentait que l’Espagne nouvelle qu’il avait forgée devrait, tôt ou tard, s’adapter à l’Europe qui l’enserrait.

     

    Le fait que, dès 1974, il choisit lui-même, en pleine connaissance de cause, comme chef de son dernier gouvernement un Carlos Arias décidé à rajeunir les institutions, à donner des formes plus directes à la représentation populaire et faire participer pleinement l’Espagne au rassemblement des peuples européens est parfaitement net.

     

    Franco, à quatre-vingts ans, comprenait qu’il n’assisterait pas à cette transformation profonde.

     

    Sans doute même redoutait-il que des déportements graves ne l’accompagnassent en Espagne ou que le résultat de l’évolution se révélât bancal, comme s’est révélée bancale l’édification européenne actuelle, privée d’un grand élan idéaliste.

     

    Mais le fait que Franco, près de deux ans avant sa mort, ait tenu à mettre en avant, après mûre réflexion, un Carlos Arias dont il connaissait le plan réformateur et qu’il ait attiré l’attention de son peuple sur un Fraga Iribarne qu’il nomma son ambassadeur, après qu’il en eût soupesé la personnalité remarquable au long des huit années durant lesquelles il fut son ministre, en dit long sur la fermeté civique du vieux chef.

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    Le 24 novembre 1975, le roi Juan Carlos Ier présidait les funérailles nationales du « Caudillo de toutes les Espagnes » qui lui donna son trône. Aujourd’hui, le roi et tous les dignitaires politiques et militaires se sont comportés, honteusement, comme si on avait déplacé un détritus.

     

    Sans illusions vaines, à regret même peut-être, mais délibérément et méthodiquement, Franco prépara ainsi une succession qui signifiait l’inévitable mutation de son œuvre, mutation dont il savait qu’elle devrait même, plus ou moins, le larguer pendant quelque temps si elle voulait, comme lui-même l’avait fait en 1945, apaiser à l’étranger des réactions irrationnelles.

     

    « Todo esta bien atado ». Tout est bien attaché. Telles furent, presque, ses dernières paroles.

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    Au cours d’une visite à l’Alcazar de Tolède, Léon Degrelle salue l’hommage rendu par Robert Brasillach à l’héroïsme et au sacrifice des nationalistes de la forteresse martyre mais invaincue.

     

    Sans le courage que ce Chef d’Etat eut à ouvrir, de ses propres mains, les vannes à un avenir dont il pouvait craindre pourtant qu’elles ne missent en grand danger son édification, l’Espagne post-franquiste eût pu s’étioler dans l’isolement ou même, à l’instar du Portugal, déraper dans le désastre.

     

    C’est peut-être dans cette humilité face à l’avenir que Franco fut le plus grand.

     

    A présent, il est presque téméraire de parler d’actif. L’Europe gauchiste a tellement outragé Franco, et si injustement, que, pour retourner psychologiquement la situation et réintroduire l’Espagne dans l’Europe, il sera sans doute indispensable, pendant quelques années, de faire, hors d’Espagne, comme si Franco n’avait même pas existé, alors que, sans lui, l’Espagne fût sans doute restée, comme au cours des siècles précédents, une jachère miséreuse. Ou bien, passée sous le contrôle des Soviets en 1939, elle eût poignardé l’Europe à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

     

    Le temps se chargera de décanter les haines. Il dressera objectivement la statue historique du Mentor prudent qui, sans éclats vains, avec calme et constance, sortit son peuple des décombres du passé poussiéreux qui l’asphyxiait et l’amena, en pleine renaissance, à l’avant-plan d’une Europe aujourd’hui assiégée.

     

    Demain, celle-ci, débarrassée de ses complexes, saura gré à Franco de ce magnifique apport physique, moral, économique, stratégique, en tous points essentiels à sa puissance, et peut-être même –qui sait jusqu’où l’Europe sera pourchassée un jour ?– à sa simple survie.

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    Léon Degrelle, en compagnie de son secrétaire et ami, Raymond Van Leeuw, héros des combats de Tcherkassy et de Poméranie, sur le parvis de la basilique de l'Abbaye de la Sainte Croix du Valle de los Caídos.

     

    De ce texte, il n’y a rien à retrancher, sauf sans doute l’espoir que « le temps se chargera de décanter les haines », car désormais, le temps ne fait plus qu’amplifier ces haines de la manière la plus effroyable. Ces haines, ce sont celles qu’attisent les héritiers des vainqueurs ploutocrates de 1945 pour tout ce qui est beau et bon, noble et grand, sacré et généreux, intègre et responsable…

     

    Et cela va jusqu’aux profanations des sépultures (une tradition historique de la gauche révolutionnaire espagnole !) pour effacer la mémoire de ceux qui y reposent, y compris de leur famille : c’est, par exemple, comme nous le savons, la Damnatio memoriae qui est allée jusqu’à frapper la tombe des (bien innocents) parents d’Adolf Hitler en mars 2012 (voir ce blog au 28 novembre 2018).

     

    Aujourd’hui, cette même haine inextinguible frappe les restes profanés de celui qui rendit l’Espagne à la prospérité et à la… démocratie ! Car ceux qui s’en gobergent aujourd’hui n’existeraient pas sans Francisco Franco. Il fallait les voir ce 24 octobre se bousculer à la télévision d’état pour baver leur haine de celui qu'il ne fallait plus appeler que « le dictateur » ! En effet, la télévision espagnole qui retransmit l’ignoble profanation durant cinq heures de « direct » comme s’il s’agissait d’un mariage royal ou d’un match de foot, avait remplacé pratiquement tout commentaire par un « débat » entre bonnes gens de gauche uniformément du même avis politiquement correct. C’était à qui irait le plus loin dans la surenchère enfiellée : confisquer les biens des héritiers du «dictateur», déterrer José Antonio, le jeter dans une fosse commune,…

     

    De même tout hommage officiel ou militaire fut-il refusé pour accompagner le transfert de la dépouille de l’ancien chef de l’Etat et des armées, y compris la présence du drapeau national. La famille (au premier rang de laquelle son arrière-petit-fils et arrière-petit-fils du Roi Alphonse XIII, Louis de Bourbon, prétendant légitimiste au trône de France) porta donc elle-même le cercueil orné des armoiries personnelles du « Caudillo de toutes les Espagnes » et sommé d’une couronne de lauriers ceinte des couleurs espagnoles avec les cinq roses rouges de la Phalange. L’abbé prieur du monastère bénédictin du Valle de los Caídos, Santiago Cantera, accompagna la famille pendant toute cette épreuve et, avant son départ, aspergea encore le cercueil de l’eau sacramentelle, purificatrice et protectrice du mal.

     

    Alors que les caméras filmaient complaisamment leurs longs visages courroucés de gabelous du régime, la ministre de la justice, le secrétaire général de l’administration du premier ministre et un sous-secrétaire chargé des relations avec le parlement faisaient mine de surveiller les opérations, à bonne distance de la famille. Ordre avait manifestement été donné aux militaires, policiers et gardes civils présents en nombre aux endroits de passage du corbillard de ne pas le saluer ou même de lui tourner le dos. Ce sont les mêmes argousins qui confisquèrent les téléphones portables de tous les membres de la famille afin d'empêcher tout enregistrement et qui interdirent au vieux colonel Antonio Tejero de pénétrer dans le cimetière du Pardo où son fils, l’abbé Ramón, célébrait une dernière absoute.

     

    La haine dans toute sa hideuse expression...

     

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    La dépouille de Francisco Franco Bahamonde entre dans le cimetière de Mingorrubio (El Pardo) sévèrement gardé par de grossiers pandores ne rendant aucun honneur, mais posant en super-héros de feuilletons US chargés d'empêcher l’attaque d’un fourgon cellulaire par les complices du criminel emprisonné…

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    Si donc Léon Degrelle a pu croire qu’un jour, « ceux d’en face » désormais vainqueurs pourraient  être capables d’un geste de réconciliation, il s’est malheureusement trompé. Dix ans avant la mort du Caudillo, il avait pourtant bien analysé cette haine –dont lui-même était déjà victime– dans la brochure Franco et son régime, publiée en 1965 à Bruxelles dans la collection « Le Dossier du mois ».

     

    Voici donc le vrai mot de la fin :

     

    Comment quiconque pourrait-il imaginer qu’une étude objective [sur Franco] soit accueillie chez ses adversaires avec le désir d’apprendre sur lui quelque chose ?

     

    Mais on ne veut rien apprendre sur lui ! Ni sur ce qu’il a pu faire ! On veut qu’il disparaisse, rien d’autre ! On veut qu’il soit planté à coups de fourche sur le fumier de l’Histoire, et cela à jamais !

     

    Qu’on puisse lui attribuer quelque chose de bien ? Mais ce serait horrible ! Un Franco ne peut faire que quelque chose de mal. C’est entendu. Cela va de soi.

     

    Il n’y a donc pas la moindre chance qu’on parvienne à expliquer à un ennemi de Franco que ledit Franco a pu avoir certaines raisons valables de se comporter de telle ou telle manière, a pu réaliser telle ou telle réforme utile ! Tabou, Franco, tabou !

     

    La force des gens de gauche, c’est que pour eux, selon qu’on est de leur bord ou qu’on est vidé par eux par-dessus bord, tout s’élève ou tout s’abat, par pans gigantesques et monolithiques.

     

    Ils sont à fond contre ceux qui ne pratiquent pas leur dévotion. Ils le sont avec une violence totale, un aveuglement total, délibéré, qui n’est ni une exagération, ni une faiblesse, mais l’ABC implacable de leur tactique.

     

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    L’ultime apparition de Francisco Franco au balcon du Palais d’Orient, le 1er octobre 1975, accompagné de son féal obligé, le futur roi d’Espagne. C'est d'ailleurs ce dernier qui, refusant que les cendres du Caudillo rejoignissent son épouse au cimetière municipal où elle reposait, ordonna qu'elles soient ensevelies au cœur de la basilique du Valle de los Caídos. L'ordre écrit, signé « Yo el Rey » le 22 novembre 1975 à 16h au Palais de la Zarzuela, fut signifié à l'abbé du monastère bénédictin du Valle, Luis María de Lojendio, afin qu'il préparât la tombe de « Son Excellence le Chef de l'Etat et Généralissime des Armées d'Espagne ». Cherchez l'erreur...

  • A propos de la libération / persécution de 1945

    Le sens de la vie, selon Léon Degrelle

     

    Nous nous sommes fait l’écho naguère de l’appel à témoins lancé par l’hebdomadaire nationaliste flamand ‘t Pallieterke concernant le 75e anniversaire de la « libération » de la Belgique en septembre 1944 (voir ce blog au 6 juillet 2019). Entretemps, les nombreuses et édifiantes réponses reçues de toutes les régions de Flandre ont été publiées dans deux suppléments du magazine, mais sans aucun écho des régions bruxelloise ou wallonne. Et pourtant, nous avions bien envoyé le témoignage d’une famille namuroise littéralement persécutée pour son engagement en faveur de l’Europe d’Ordre nouveau promise par la croisade antibolchevique. Nous le publierons très certainement bientôt.

     

    Léon Pallieterke.jpgCe qui nous a néanmoins passablement interloqué, c’est la publication d’un portrait charge de Léon Degrelle particulièrement édifiant quant à la réputation qui, dès la fin de la guerre, fut répandue sur le dernier Commandeur de la Légion Wallonie (dessin de Jef Nys, daté de 1946).

     

    On y voit en effet Léon Degrelle en uniforme feldgrau (de la Wehrmacht plutôt que de la SS néanmoins, mais pourvu de sa croix de Chevalier de la croix de fer) prenant plaisir à la compagnie de deux affriolantes jeunes filles, genre vahiné tahitienne, sur une plage où foisonnent palmiers et personnages à sombrero (masculin à longs poncho et moustaches ; féminin à large décolleté et jambe dégarnie), le tout irradié par un soleil interloqué.

     

    Ce qui correspond à la thèse désormais accréditée par tous les pseudo-historiens de la mouvance (désormais seule accréditée) du CEGESOMA, les Collignon, Balace, De Bruyne, Conway, etc. : Léon Degrelle aurait lâchement abandonné ses soldats pour s’enfuir vers l’Espagne (par exemple, dans Axe & Alliés, p. 66, voir ce blog au 28 novembre 2017). Nous avons déjà documenté, par le témoignage notamment de l’officier d’ordonnance du Commandeur, Charles Generet, qu’il n’en était évidemment rien (voir ce blog au 20 juillet 2018), mais cette fable aura la vie dure tant que de jeunes historiens ne secoueront pas le joug du conformisme officiel. Il est symptomatique à cet égard que ce soit une image en tout point semblable à celle du magazine flamand de 1946, innocemment (?) rappelée aujourd’hui, que le mensuel wallon Confluent publia en novembre 1977.

     

    Comme quoi les légendes traversent allègrement les frontières linguistiques… formatant les opinions des « amis » sur celles des « ennemis » !

    Capture.PNG

    Le mensuel Confluent de novembre 1977, tel que reproduit en noir et blanc dans Tintin mon copain.

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