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Presse

  • L’écrivain flamand Filip De Pillecyn, à propos de l’exécution de Victor Matthys

    Une illustration de la « répression sans mesure
    et sans fin »…

    Un ami flamand, lecteur régulier du blog « Dernier Carré – Léon Degrelle », a lu attentivement notre écho « degrellien » aux préoccupations du ‘t Pallieterke à propos de l’anniversaire de la Libération risquant fort d’occulter la face hideuse de celle-ci (la répression aveugle des « inciviques », voir ce blog au 6 juillet 2019). Ce qui l’a décidé à nous offrir la récente réédition du journal de Filip De Pillecyn (1891-1962), écrit pendant ses 58 mois d’incarcération pour cause de collaboration, dans quinze cellules de trois prisons !

     

    De Pillecyn 1.jpegSalué comme « le Prince des Lettres néerlandaises » par le romancier flamand Gérard Walschap (1898-1989, baronisé en 1975), Filip De Pillecyn est l’un des plus importants écrivains flamands contemporains. Après des études de philologie germanique à l’Université Catholique de Louvain, il s’engage en 1915 comme combattant volontaire sur le front de l’Yser. Son expérience de soldat flamand dans une armée francophone l’amène à formuler les bases de l’ « activisme » flamand. Séduit par la doctrine nationale-socialiste, il rêve d’un Diestschland corporatif indépendant au sein de l’empire germanique (à l’instar, dirons-nous, de la Bourgogne de Léon Degrelle).

     

    Membre du Conseil culturel flamand fondé par le prêtre nationaliste Cyriel Verschaeve (1874-1949), De Pillecyn s’attache à développer un art flamand dont l’enracinement exprime l’âme du peuple, et devient directeur général de l’enseignement secondaire. Arrêté en septembre 1944, il sera condamné trois ans plus tard à dix ans d’emprisonnement, à un million de francs de «dommages et intérêts» à l’Etat belge ainsi qu’à la suppression de ses droits civiques et à une interdiction d’encore publier ses œuvres. Libéré conditionnellement en 1949, il parvient à publier ses derniers romans grâce à une maison d’édition spécialement créée pour les auteurs frappés d’interdit professionnel par la prétendue « épuration ». Avant son décès le 7 août 1962, Filip De Pillecyn sera encore membre du Comité du Pèlerinage de l’Yser dont les rassemblements annuels à la tour de l’Yser sont l’occasion de rappeler les buts du Frontbeweging (« mouvement frontiste » créé pour protester contre l’unilinguisme francophone de l’armée belge et affirmer la spécificité flamande) : « Plus jamais de guerre, autonomie et paix de Dieu ».

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    Filip De Pillecyn, « Pur styliste », carte postale de la série « Vlaamse Weeldereeks » (Collection Patrimoine flamand) distribuée par De Standaard Boekhandel, à l’époque département librairie du quotidien catholique De Standaard qui crache aujourd’hui toutes ses dents contre ce livre de Filip De Pillecyn (voir ci-après).

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  • A propos de la libération / persécution de 1945

    Le sens de la vie, selon Léon Degrelle

     

    Nous nous sommes fait l’écho naguère de l’appel à témoins lancé par l’hebdomadaire nationaliste flamand ‘t Pallieterke concernant le 75e anniversaire de la « libération » de la Belgique en septembre 1944 (voir ce blog au 6 juillet 2019). Entretemps, les nombreuses et édifiantes réponses reçues de toutes les régions de Flandre ont été publiées dans deux suppléments du magazine, mais sans aucun écho des régions bruxelloise ou wallonne. Et pourtant, nous avions bien envoyé le témoignage d’une famille namuroise littéralement persécutée pour son engagement en faveur de l’Europe d’Ordre nouveau promise par la croisade antibolchevique. Nous le publierons très certainement bientôt.

     

    Léon Pallieterke.jpgCe qui nous a néanmoins passablement interloqué, c’est la publication d’un portrait charge de Léon Degrelle particulièrement édifiant quant à la réputation qui, dès la fin de la guerre, fut répandue sur le dernier Commandeur de la Légion Wallonie (dessin de Jef Nys, daté de 1946).

     

    On y voit en effet Léon Degrelle en uniforme feldgrau (de la Wehrmacht plutôt que de la SS néanmoins, mais pourvu de sa croix de Chevalier de la croix de fer) prenant plaisir à la compagnie de deux affriolantes jeunes filles, genre vahiné tahitienne, sur une plage où foisonnent palmiers et personnages à sombrero (masculin à longs poncho et moustaches ; féminin à large décolleté et jambe dégarnie), le tout irradié par un soleil interloqué.

     

    Ce qui correspond à la thèse désormais accréditée par tous les pseudo-historiens de la mouvance (désormais seule accréditée) du CEGESOMA, les Collignon, Balace, De Bruyne, Conway, etc. : Léon Degrelle aurait lâchement abandonné ses soldats pour s’enfuir vers l’Espagne (par exemple, dans Axe & Alliés, p. 66, voir ce blog au 28 novembre 2017). Nous avons déjà documenté, par le témoignage notamment de l’officier d’ordonnance du Commandeur, Charles Generet, qu’il n’en était évidemment rien (voir ce blog au 20 juillet 2018), mais cette fable aura la vie dure tant que de jeunes historiens ne secoueront pas le joug du conformisme officiel. Il est symptomatique à cet égard que ce soit une image en tout point semblable à celle du magazine flamand de 1946, innocemment (?) rappelée aujourd’hui, que le mensuel wallon Confluent publia en novembre 1977.

     

    Comme quoi les légendes traversent allègrement les frontières linguistiques… formatant les opinions des « amis » sur celles des « ennemis » !

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    Le mensuel Confluent de novembre 1977, tel que reproduit en noir et blanc dans Tintin mon copain.

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  • Léon Degrelle, repoussoir des nationalistes flamands ?

    Si vous vous intéressez à toute cette agitation sur le « réchauffement climatique » et les imprécations de nos adolescents en rupture d’école, peut-être aurez-vous suivi dans la presse les avatars de la Thunberg belge, la « trans-n’importe-quoi » Anuna De Wever, prise à partie au festival Pukkelpop (rock, pop, electro…) alors qu’elle voulait conscientiser les festivaliers à son obsession climatique.

    pukkelpop-banner.jpg

    Les jeunes qui étaient venus écouter des groupes tels que Gestapo Knallmuzik (ça ne s’invente pas !) l’avaient éjectée bruyamment du podium car, eux, ils avaient payé cher et vilain pour s’enivrer de leurs rythmes hypnotiques.

     

    Face à un tel affront, la pythie du changement climatique a immédiatement dénoncé ses empêcheurs de sauver la planète : il ne pouvait s’agir que de néo-nazis ! D’ailleurs, elle affirma avoir bien vu que ses « agresseurs » brandissaient des drapeaux flamingants, c’est-à-dire des drapeaux au lion entièrement noir, sans langue ni griffes rouges !

     

    « Faux ! » a affirmé son (du coup) ex-amie cofondatrice de Youth for Climate, Kira Gantois, qui, elle, n’a rien vu de tel et a tenu à dire la vérité. Mais cela n'a quand même pas suffi pour empêcher les organisateurs du Pukkelpop d'interdire la présence de ce drapeau « qui était celui de la collaboration » !

     

    Le sang des nationalistes flamands n’a bien sûr fait qu’un tour, car ce drapeau est bien antérieur à la Seconde Guerre mondiale. En effet, le mouvement flamand –et son drapeau– est lié aux origines mêmes de la Belgique de 1830, en réaction à la francisation forcée de la Flandre par l’état unilingue francophone. Ses premiers hérauts furent le poète Albrecht Rodenbach, l’écrivain Hendrik Conscience, auteur du roman Le Lion des Flandres, et l’abbé Hugo Verriest, inspirateur du mouvement des étudiants nationalistes Blauwvoet (le balbuzard, épervier de mer aux pattes bleues).

     

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    Du coup, les jeunes du Vlaams Belang n’ont pas manqué de se faire un bon coup de pub en distribuant des centaines de ces drapeaux nationalistes aux festivaliers.

     

    L’hebdomadaire ‘t Pallieterke, quant à lui, a judicieusement fait remarquer que si le drapeau flamand avait bien été brandi par le Vlaamsch Nationaal Verbond de Staf Declercq, le drapeau belge, lui, l’avait été par Léon Degrelle et la Légion Wallonie, sans que cela ait jamais ému quiconque. Et pourtant il fut, tout autant que le Lion flamand, effectivement utilisé par des «collaborateurs»…

     

    Pallieterke Vlag 2.jpegVoilà qui est bien vu, mais il y a la façon de le dire. Et la manière d’exprimer cette évidence est plutôt offensante, jugez-en : « Que Léon Degrelle et ses légionnaires wallons se soient promenés avec les trois couleurs belges sur leur manche, ça, ce n’est qu’un détail oublié de l’histoire de la collaboration. »

     

    Le rédacteur en chef Karl Van Camp eût pu écrire « Que Léon Degrelle et ses légionnaires wallons aient arboré [ou « aient combattu avec »] les trois couleurs belges sur leur manche… », mais non, pour lui, ils se sont promenés, tout à leur exhibition de ces couleurs abhorrées…

     

    En définitive donc, les Wallons du Front de l’Est et leur Chef Léon Degrelle n’ont effectué qu’une promenade de santé chez les Allemands en croisade avec tous les autres peuples européens contre le bolchevisme. Une espèce de figuration sans importance, histoire de bien montrer leurs manches tricolores...

     

    Cette évocation dépréciative de Léon Degrelle se trouve dans l’article Même les couleurs du drapeau ont été définies par les Wallons (‘t Pallieterke, 22 août 2019, p. 1) où le rédacteur en chef raconte ensuite : « Lorsqu’en 1973, il fallut choisir un drapeau pour la Flandre, il y eut un veto du PSB (les socialistes francophones) pour que le drapeau au lion (sans griffes rouges) soit reconnu comme drapeau officiel. Trop lié à la Volksunie [les nationalistes flamands de l’époque] et, plus encore, trop lié à la collaboration. Il fallut donc trouver un compromis : un Lion flamand aux ongles laqués de rouge. On présenta bien l’une ou l’autre explication héraldique, mais je ne peux pas me souvenir qu’il y eut un seul nationaliste flamand pour réagir avec enthousiasme lorsque ce drapeau officiel fut présenté. Mais retenez bien ceci : ce furent les Wallons qui précisèrent à quoi devait ressembler le drapeau au lion flamand. Même ça, il ne nous a pas été permis de le choisir. »

     

    C’est dire que, pour l’hebdomadaire de l’obsession linguistique flamande se complaisant de manière déconcertante dans une éternelle victimisation, tous les Wallons sont à mettre dans le même sac, héroïques volontaires du combat contre le bolchevisme ou profiteurs du parti socialiste prévaricateur. Ce ne sont de toute façon que des Wallons, ces espèces d’ennemis héréditaires qui ne font rien que de jouer des mauvais tours aux Flamands, allant même jusqu’à épouser leurs garçons et leurs filles, si on en juge par le patronyme de nombre de nos politiques, par exemple socialistes: De Paepe, Vandervelde, Volders, De Man, Wauters, Spaak, Cools, Spitaels, Van Cauwenberghe, Daerden, Vervoort, Onkelinx, Demeyer, Uyttendaele, Degroeve, Booremans, Eerdekens, Thielemans, Close, Ghyssels, etc., etc. C’est à se demander si les méchants du veto de 1973 étaient si Wallons que ça…

     

    't pallieterke,karl van camp,anuna de wever,changement climatique,kira gantois,vlaamse leeuw,drapeau flamand,légion wallonie,wallons flamands,socialistes wallons,wapenboek gelreSans vouloir nous mêler de ce qui ne nous regarde pas, nous ne pouvons néanmoins pas nous empêcher de penser que les Flamands n’étaient quand même pas obligés de danser comme les Wallons (ou prétendus tels) sifflaient (surtout s’ils étaient socialistes) !

     

    De même évacuer sans autre forme de procès les justifications héraldiques paraît également cavalier : une balade sur internet permet de voir que le lion avec pattes «manucurées» provient de la première représentation du Vlaamse Leeuw dans le Wapenboek Gelre (« Armorial de Gelre ») datant du XIVe ou XVe siècle…

     

    De toute façon, n’est-il pas toujours loisible aux Flamands, maintenant que la Belgique ressemble de plus en plus à l’état confédéral imaginé par Léon Degrelle et Staf Declercq (voir le blog « Dernier Carré Weltanschauung » aux 8 juillet 2016 sv. et 13 août 2016 sv.), de déterminer souverainement quel doit être leur emblème sans que quelque étranger (surtout pas Wallon) n’intervienne ?

     

    Quant aux trois couleurs belges arborées sur la manche des Volontaires wallons, on sait que leur présence tient au fait que Léon Degrelle avait espéré conduire une légion englobant Flamands et Wallons au Front de l’Est. Mais le drapeau officiel de la Légion était bien un étendard à croix de Saint-André rouge formée par les bâtons noueux de Bourgogne : il fut remis à ses hommes par Léon Degrelle lors de l’inauguration de la Légion au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, le 8 août 1941 (voir ce blog au 31 juillet 2017). Les Wallons du Front de l’Est se firent également appeler «Bourguignons», le projet degrellien de nouvelle Bourgogne ayant rapidement reçu l’aval du Führer Adolf Hitler lui-même (voir ce blog au 28 juin 2017).

     

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    Avouons, pour terminer, qu’au moment où tous les peuples européens sont confrontés à la menace du grand remplacement par le débarquement sans fin de hordes de migrants ainsi que –surtout !– par la prolificité exponentielle des allochtones, ce genre de récriminations recuites finit par lasser…

  • Le vain crachat des nains politiques 

    Comparer le président du Vlaams Belang,

    Tom Van Grieken, à Léon Degrelle !

     

    Coup de tonnerre dans le ciel serein du politiquement correct belge : les nationalistes flamands du Vlaams Belang, donnés, sinon pour morts et enterrés, du moins pour déjà cliniquement morts, sont devenus, aux élections législatives du 26 mai dernier, la deuxième force politique du pays, toutes régions confondues, avec 12% des voix et 18 élus à la Chambre des représentants !

     

    Eerst onze mensen2-horz.jpgSeuls les nationalistes de la N-VA (Nouvelle Alliance Flamande, guère plus fréquentables que ceux du Vlaams Belang, puisque les socialistes francophones, les écolos, les sociaux-chrétiens « humanistes » francophones et les anti-Flamands de Défi- Front des Francophones ont exclu tout partenariat avec eux), –qui avaient «gelé» toute revendication nationaliste pour participer au dernier gouvernement et ont perdu 8 sièges– disposent de 7 députés de plus, soit 25. Tandis que –subtilité surréaliste de la démocratie belge !– les socialistes francophones qui ont quelque 170.000 électeurs (2,5 % !) de moins que le Vlaams Belang, disposent de deux sièges de plus (soit 20 !)...

     

    Face à cet immense succès, il était donc normal que Tom Van Grieken, président du Vlaams Belang, soit reçu, comme tous les autres présidents de parti ayant envoyé des représentants à la Chambre, en audience par le Roi. Ce qui provoqua la haine hystérique de toute la presse francophone qui souligna avec horreur que cela n’était plus jamais arrivé depuis que Léopold III avait reçu… Léon Degrelle en 1936 : la mine dégoûtée de la commentatrice de la télévision s’accompagnait d’images parfaitement apocryphes d’un discours du Commandeur de la Légion Wallonie sur fond d’étendards à croix gammée…

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    L’audience de Léon Degrelle chez Léopold III, le 28 mai 1936, aura duré tout juste une heure de plus que celle de Tom Van Grieken chez Philippe. Ci-dessous, Léon Degrelle à sa sortie du Palais royal.

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    Il n’en fallait pas plus pour que tout ce que le pays compte de donneurs de leçons se croie autorisé à donner son avis négatif et trouve, comme par magie, un écho complaisant dans toutes les gazettes francophones. Petit florilège.

     

    « Le simple fait que le président du Vlaams Belang puisse franchir les grilles du Palais fait froid dans le dos » (Maxime Prévot, président du « centre démocrate humaniste », anciens démocrates chrétiens) ; « Le Vlaams Belang est un parti raciste et violent et malgré cela, le Roi reçoit le Vlaams Belang. Je trouve ça choquant » (Laurette Onkelinx, présidente du Parti socialiste bruxellois aux origines flamandes pourtant pas très politiquement correctes : voir ce blog au 18 janvier 2016) ; « Le Vlaams Belang est un parti qui ne défend pas les valeurs qui sont les nôtres, démocratiques, de solidarité, de protection des droits de l’homme, de construction de l’Europe dans l’union et la démocratie, qui stigmatise les immigrés et les réfugiés dans sa propagande et dans ses programmes. […] Je ne vous cacherai pas qu’à certains égards, cela me fait penser aux années trente » (Antoinette Spaak, fille de Paul-Henri, le ministre socialiste qui eût tant voulu collaborer avec l’occupant nazi de 1940, voir ce blog aux 11 octobre 2016 et 7 juin 2018) ; « Le Vlaams Belang reste fidèle à son ADN anticonstitutionnel, anti-belge, anti-démocratique et avec une constance qui frise l’obsession, homophobe et anti-femmes. Les mâles du Vlaams Belang ont réussi leur coup : serrer la main du chef de l’Etat. » (Conseil des femmes francophones) ; « Le Vlaams Belang justifie pleinement par sa nature antidémocratique et subversive le maintien de cette mesure d’exception qu’est le cordon sanitaire » (Centre communautaire laïc juif).

     

    Le pire, c’est que Tom Van Grieken se soit senti concerné, atteint, blessé par ces éructations impuissantes : « Nos 800.000 électeurs sont taxés de racistes et on me compare à un fasciste comme Léon Degrelle ! »

     

    Voilà qui manifeste une émotivité sympathique mais qui pourrait être dommageable, et surtout une méconnaissance totale de l’attitude de Léon Degrelle, premier homme politique francophone à avoir pris à bras le corps le problème politique de l'ignorance, voire du dénigrement, de l'identité flamande dans l’Etat belge et à avoir voulu résoudre concrètement cette question par un accord prophétique avec les nationalistes flamands de l’époque (le VNV –Alliance nationale flamande– de Staf Declercq) puisqu’il préfigurait clairement le fédéralisme –et même le confédéralisme– permettant aux deux communautés de se développer parallèlement, dans le respect de leur autonomie, c’est-à-dire de leur identité et de leurs talents (voir le blog «Dernier Carré – Weltanschauung» aux 8 juillet 2016 sv. et 13 août 2016 sv.)

     

    Pays réel 09.10.36 Accord Rex VNV.jpgVoilà aussi qui méconnaît totalement le sentiment de Léon Degrelle –qui avait donné le rare et magnifique prénom flamand de Godelieve (Aimée de Dieu) à son quatrième enfant en signe d’amour sincère pour le peuple flamand et sa culture–, sentiment qui, dès 1926, s’exprimait déjà avec lucidité : «Sous prétexte de patriotisme mal compris, n’essayons pas de faire une bouillabaisse indigeste en confondant le ciel classique de Wallonie et les lointains infinis de la Flandre […]. Niveler l’âme flamande et l’âme wallonne serait un non-sens et un mal : l’égalité fait souvent la médiocrité. » (Léon Degrelle, Méditation sur Louis Boumal, p. 60).

     

    En 1928, Léon Degrelle publiait Les Flamingants, petit livre défendant les revendications flamandes, salué par la presse flamande et l’Association Catholique de la Jeunesse Belge, et dont l’influence fut non négligeable non seulement dans l’apaisement des tensions à l’Université Catholique de Louvain, mais aussi dans l’accélération de la flamandisation de l’Université de Gand (le texte de cette brochure est intégralement publié sur «Weltanschauung» le 8 juillet 2016).

     

    Vlaams blok balai pin's-horz.jpgIl semble décidément loin le temps (1994) où le Vlaams Blok d’alors avait repris le balai rexiste pour nettoyer le pays des banksters…

     

    Le nationalisme flamand ne se construirait-il plus qu’en s’opposant stérilement aux Wallons (attitude que ne font d’ailleurs qu’exacerber leurs responsables politiques n’hésitant pas à négocier des accords de majorité avec les archéo-communistes du Parti du Travail de Belgique !) et ne serait-il plus que linguistique, tant semble abandonné l’exemple de Leiders comme Joris van Severen qui, à l’instar de Léon Degrelle rêvant de rendre à nos provinces leur gloire bourguignonne, luttait pour ressusciter le Dietschland dont les Thiois de langue romane faisaient partie intégrante (voir ce blog au 7 mai 2019) ? Nous entretiendrons pourtant toujours fidèlement la mémoire de Karel Dillen, à l'origine du Vlaams Belang, ami de Robert Poulet et Maurice Bardèche, et qui avait tenu à ce qu’un poème de Robert Brasillach figurât sur son Souvenir mortuaire

     

    Il est donc sans doute inutile, puisqu’il en méconnaît la langue et qu'aucune traduction n'en existe, d’envoyer au président du Belang les ouvrages déjà cités ou d'autres tels Révolution des âmes, Cristeros ou La Cohue de 1940 pour le convaincre qu’en se voyant comparé à Léon Degrelle, Tom Van Grieken devrait se sentir honoré plutôt que diffamé.

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    Dans une dédicace au livre Les Flamingants, publié en 1928, Léon Degrelle écrit, à la fin des années 1980, ces lignes dont la sincérité ne se peut mettre en doute :

    « Cette petite brochure, quand même, signifiait beaucoup : le geste de fraternité qui voulait défendre une cause juste, celle des Flamands.

    Il fut le premier, et les Flamands ne l’oublièrent point !

    Et moi, toujours, je resterai un Flamand de cœur.

    Léon Degrelle »

     

    Pourtant, puisque l’intérêt n'a pas échappé à Tom Van Grieken de faire traduire en français son intelligent et salubre ouvrage de prospective politique L’Avenir entre nos mains. Révolte contre les élites, il nous paraît utile de lui rappeler ce qu’il y écrit sur la dictature culturelle que la gauche a imposée depuis une cinquantaine d’années de part et d’autre de la frontière linguistique en obligeant chacun à craindre de transgresser ses tabous : nous avons bien peur que Tom Van Grieken vienne d’y céder…

     

    « Le marxisme culturel est le nouveau sectarisme. Comme la sexualité était taboue au dix-neuvième siècle, il est aujourd’hui tabou d’exprimer des opinions ou d’agir hors des frontières du discours dominant du marxisme culturel. » (p. 134) Et si quelqu’un –tel un Tom Van Grieken– s’y risquait, il se ferait immédiatement dénoncer par un « monsieur je-sais-tout suffisant [ou, telle l’arrogante Laurette Onkelinx, une madame je-sais-tout] qui déguise son schéma de pensée politique en morale et qui se considère supérieur par définition à quiconque aurait l’outrecuidance de le contredire. » (p. 133) Le pire étant que, inconsciemment, même leurs opposants ont maintenant peur de ne pas s’y conformer, « se disant qu’ils pourraient bien être un de ces jours à leur tour victimes d’une chasse aux sorcières politiquement correcte » (p. 131) « La censure et sa pire forme, l’autocensure, sont [dès lors] devenues la norme. » (p. 130)

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    « Partout, les électeurs se rebellent contre l’establishment. Ils en ont assez de l’immigration de masse, de la globalisation et de la tyrannie du politiquement correct. Ils ne sont pas entendus par le monde politique et les élites socio-économiques et culturelles. » C’est cette révolte contre ces « élites » au niveau de la Flandre qu’explique Tom Van Grieken, en montrant un chemin que les Wallons auraient tout intérêt à prendre également ! Ce livre indispensable (20 euros) se commande en cliquant sur : 

    http://www.uitgeverijegmont.be/index.php?route=product/product&product_id=107

     

    De l'œuvre puissante de Léon Degrelle, nous ne proposerons à la réflexion du président du Vlaams Belang que ce court paragraphe résumant le sens de l’action degrellienne, dont il pourrait certainement tirer profit : « Je le répète à tous les jeunes de maintenant : tout est toujours possible. Il n’y a pas d’obstacle pour celui qui a la foi, qui est brûlé par elle, et qui brûlera les autres grâce à elle. Je m’étais dit, en voyant l’espèce de rébellion parfaitement normale du peuple, qu’il s’agirait de dégager celui-ci de l’égoïsme et du matérialisme, non pas en s’acharnant à promettre plus que Marx, qu’Engels, que Lénine, mais en essayant de repeindre de neuf chaque cœur délaissé, lassé, souillé, de recomposer une véritable communauté humaine, juste, fraternelle, de ranimer en elle les plus hautes vibrations d’âmes. »

    (Léon Degrelle : persiste et signe, pp. 54-55)

     

    Pour l’heure, nous n'hésitons pas un seul instant à faire confiance à Tom Van Grieken pour faire avancer la cause flamande : ce qui ne pourrait, providentiellement, que précipiter également la perte de la gauche clientéliste qui parasite la Wallonie en y confisquant le pouvoir (Tom Van Grieken analyse d’ailleurs parfaitement la situation dans son livre, au chapitre Transferts : détournement de prospérité en période d’austérité). Sans les transferts de fonds flamands, ils ne pourraient en effet plus s’y pavaner en satrapes de républiques bananières, ni s’acheter leur clientèle électorale tout en n’oubliant pas leur propre porte-monnaie (depuis des temps immémoriaux, tous les scandales politico-financiers belges ont toujours impliqué les politiciens socialistes : voir ce blog aux 29 mai 2016 et 9 avril 2019)…

     

    Mais peut-il pour autant faire confiance au président de la N-VA, Bart De Wever qui, en s’amalgamant les votes du Vlaams Belang, vient de se rendre compte que « jamais la Flandre n’avait autant voté national-flamand », tout en précisant « ne pas apprécier certains points ni le style du parti et encore moins certaines de ses figures qui ont trop fricoté du côté brun » ?

     

    A la fin de la campagne électorale le prétentieux et outrecuidant président de la N-VA n’avait en effet pas hésité à traiter le Vlaams Belang de « parti de merde » et son président de « guignol ». Le soir même des élections, en prenant connaissance des premiers résultats, il parlait de « dimanche noir » et, en fin de soirée, quand les résultats étaient pliés, de « drame »… De là à lui faire confiance pour supprimer le scandaleux et antidémocratique « cordon sanitaire » censé protéger la société belge de tout accès du Vlaams Belang à la scène politique, il y a un pas difficile à franchir.

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    Désormais, Tom Van Grieken doit savoir qu’il devra se battre seul contre tous, profiteurs, menteurs, banksters, nains politiques, partisans séniles de systèmes échouant systématiquement dans leurs promesses fallacieuses d'une société de justice et de prospérité... Comme surent le faire –avec l’ardeur de leur jeunesse et la certitude de leur bon droit– Léon Degrelle et le mouvement Rex (dessin de Jam, Les Dernières Cartouches).

     

    Rappelons-nous que c’est à la seule initiative du Vlaams Belang que la N-VA –qui l’avait tout d’abord accepté – s’est finalement rendu compte du piège insupportable que tendait le « Pacte de Marrakech » sur les migrations, s’emparant soudainement du sujet pour essayer de se refaire une virginité politique en faisant tomber le gouvernement.

     

    Souvenons-nous surtout qu’aux dernières élections communales, il ne manquait qu’un seul siège au Vlaams Belang pour disposer de la majorité dans la ville de Ninove : la N-VA préféra entrer dans une monstrueuse coalition rassemblant le fouillis de tous les autres partis contre le seul Vlaams Belang ! Comme en 1937, quand tous les partis –des communistes aux catholiques– s’unirent avec la bénédiction du Cardinal Van Roey, contre le seul Léon Degrelle (voir ce blog aux 6 mai 2016 et 14 avril 2017)…

     

     

  • Cercle des Amis de Léon Degrelle

     

    Numéro de mai 2019 : un gros 20 pages d’infos

    degrelliennes !

     

     

    C’est avec grand plaisir que nous avons reçu la dernière publication du Cercle des Amis de Léon Degrelle, un copieux numéro puisqu’il compte 20 pages d’informations toujours passionnantes.

     

    S’ouvrant sur le beau texte « Flottille d’âmes » issu de Révolution des âmes (« Là est la vraie révolution : apporter un peu de lumière dans ces esprits, le redressement dans ces âmes ; moins douter de soi ; dompter l’imparfait ; se relever vers le meilleur, et vers le beau, et vers les autres ; respirer enfin son âme »), cette 32e Correspondance privée offre à nouveau une foultitude de précieux renseignements sur l’actualité et les publications degrelliennes.

     

    cercle des amis de léon degrelleRetenons le magnifique blason « Rex » sculpté en noyer : pour le commander, se renseigner à l’adresse de l’artiste perig.kerys@orange.fr.  Relevons aussi les éditions de Revolución de las Almas (éditions Esparta, 15€, avec une préface de José Luis Jerez Riesco –l’auteur de León Degrelle en el exilio (voir ce blog au 28 mai 2016)– et une introduction de Xosé Carlos Ríos –docteur en Histoire médiévale, spécialiste du monde celtique et chrétien, de l’histoire de la musique et du drame wagnérien) et El Dr. Leuchter y el fascinante Hitler (éditions Sieghels Libreria Argentina, 15€).

     

    cercle des amis de léon degrelle

     

    Ce livre avait déjà connu une édition à la Libreria Europa de Barcelone en 1992, ainsi qu’une édition française sous le titre Le Fascinant Hitler !, qui, pour les raisons de sécurité que l’on peut imaginer après la lourde condamnation, dans la Belgique de 1980-1981, des éditeurs de la Lettre au Pape à propos d’Auschwitz, ne comporte aucune indication d’éditeur, de date ni de lieu autre que « Imprimé dans la Communauté européenne », ce qui en rendit la distribution excessivement difficile et aléatoire !

     

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    Mais la revue du Cercle des Amis de Léon Degrelle recense également près de quatre pages de livres qui ne peuvent qu’intéresser tout degrellien, tels De l’Hostilité, de l’écrivain-poète Kurt Eggers, volontaire à la SS-Panzergrenadier Division Wiking à laquelle appartiendra également la SS-Sturmbrigade Wallonie (traduction de notre amie Edwige Thibaut qui publia l’indispensable L’Ordre SS. Ethique et Idéologie, ainsi que le précieux Heinrich Himmler, esquisse d’une vie : voir ce blog au 22 janvier 2016, ainsi que le blog « Dernier Carré – Weltanschauung » au 3 janvier 2017) ; Reflets de l’âme fasciste : ce recueil de textes d’Augusto Turati, secrétaire général du Partito Nazionale Fascista, avec une préface de Mussolini, est réédité avec une postface de Gabriele Adinolfi (incontournable théoricien de la mouvance nationaliste révolutionnaire européenne, voir https://www.eurhopethinktank.eu/fr) ou Le Jeune Hitlérien Quex, de Karl Aloys Schenzinger, médecin-écrivain, qui paiera l’immense succès de son roman (à l’origine de Hitlerjunge Quex, l’un des films les plus populaires du cinéma national-socialiste) d’un emprisonnement dans un camp américain et de l’interdiction de publication.

     

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    Tous ces livres –comme la plupart de ceux présentés dans cette Correspondance– sont disponibles sur https://bnat-france.com/

     

     

    cercle des amis de léon degrelleMais la revue s’enrichit également de textes originaux, tel celui présentant le hongrois Ferenc Szalasi, théoricien du Plan d’organisation de l’état Magyar, à l’origine du Parti de la Volonté Nationale qui deviendra finalement le Parti des Croix Fléchées. Devenu « Guide de la Nation » après la trahison du régent Horthy, Ferenc Szalasi put mettre en œuvre son programme social, en même temps qu’il leva une dizaine de divisions pour lutter contre le bolchevisme.

     

    Parmi les autres importantes contributions, il faut signaler la seconde partie de la transcription intégrale de l’entretien que Louis Pauwels et André Brissaud eurent avec Céline en 1959 (filmé pour la télévision française, mais aussitôt interdit), ainsi que la première partie d’un parallèle entre Rainer Maria Rilke et Robert Brasillach.

     

    Mais la contribution qui nous intéressera le plus est sans conteste l’évocation par Blas Piñar de Léon Degrelle, mon ami.

     

    cercle des amis de léon degrelleAvant d’être le tribun charismatique et le Caudillo incontesté des nationalistes espagnols rassemblés dans le mouvement Fuerza Nueva, le notaire Blas Piñar fut directeur de l’Institut de Culture hispanique, destiné à resserrer les liens entre l’Espagne et les pays hispano-américains (son successeur fut le Docteur Gregorio Marañón, membre de l'Académie Royale Espagnole et préfacier de Léon Degrelle).

     

    Blas Piñar se sentit toujours concerné par le sort de Léon Degrelle, participant activement à sa protection physique, économique, politique :

    « Mes contacts avec Léon Degrelle sont devenus plus intenses à partir d’un article que j’ai publié dans Fuerza Nueva, le 21 février 1970 (n°162) Il portait le titre « Ceux qui ne pardonnent pas » [il s’agit en fait du numéro 163, dont la virulence du propos provoqua, entre autres, la première saisie, chez l’imprimeur, du bimensuel Fuerza Nueva, pourtant réputé issu du « bunker franquiste », par la Direction générale de la Presse, sur ordre du ministre de l’Information et du Tourisme, Alfredo Sánchez Bella, membre de l’Opus Dei bien décidée à se débarrasser de l’encombrant Léon Degrelle]. Je protestais dans cet article contre l’ordre de perquisition et de saisie qui, à la demande du gouvernement belge, avait été dicté par le ministre des Affaires étrangères, Gregorio López Bravo [également membre de l’Opus Dei]. Si Léon Degrelle était capturé, il serait transféré dans son pays pour appliquer la peine de mort à celui qui avait été reconnu coupable d’un crime dont le délai de prescription avait été prolongé [le député Blas Piñar n’hésita pas à relayer cette position courageuse aux Cortès, dans son discours du 20 février 1970, dénonçant le marché sordide que le nouveau gouvernement de Franco (le douzième, d’octobre 1969 à juin 1973, emmené par Luis Carrero Blanco et faisant la part belle aux technocrates de l’Opus Dei) semblait prêt à accepter : « Le prétexte donné pour lancer le mandat d’amener contre Léon Degrelle est bien mince. Le gouvernement espagnol a voulu amadouer le gouvernement belge, qui boycotte l’entrée de l’Espagne dans le Marché commun, en lui livrant Degrelle ! »]. […]

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    Blas Piñar en meeting dans les arènes monumentales combles de Madrid (plus de 30.000 personnes !) en 1979. Le drapeau à croix de Bourgogne n’est pas hissé en l’honneur de Léon Degrelle : il représente les « Requetés » carlistes espagnols, un des piliers du mouvement franquiste. C’est l’empereur Charles-Quint, également duc de Bourgogne, qui emmena ce symbole en Espagne où il figura naturellement sur les étendards militaires jusqu’au XIXe siècle. Il orne toujours le drapeau historique de la Garde royale.

     

    La vie de Léon Degrelle n’était pas facile en Espagne. J’ai rejoint le groupe qui l’a aidé, non seulement pour le sauver des difficultés économiques qui l’assaillaient, mais aussi pour sa propre sécurité.

    Ses ennemis, à l’affût, voulaient le tuer et son statut d’exilé politique ne suffisait pas pour jouir de la protection généreuse du gouvernement espagnol. Des difficultés économiques, il a pu les surmonter. Mais il ne pouvait pas échapper à la persécution. Des gens venaient de l’étranger, périodiquement, dans le but de lui prendre sa vie.

    Une fois, pour l’éviter, on lui chercha un refuge dans un monastère [l’abbaye bénédictine du Valle de los Caídos] ; une autre, il a été admis à l’hôpital [la « Ciudad Sanitaria Francisco Franco » de Madrid (aujourd'hui Hospital Gregorio Marañón) où Léon Degrelle dut se faire opérer sous l'identité du Capitaine Fernando Sáenz chez qui il se cachait] et une autre, il a été caché dans une ville de la province de Ciudad Real [l’ordre de « recherche et capture » de Léon Degrelle donné en février 1970 par le gouvernement d’Opus Dei obligea Léon Degrelle à entrer à nouveau, 25 ans après son arrivée en Espagne, dans une pénible clandestinité de deux ans, changeant onze fois de refuge].

    Pour le protéger, il a été adopté par Matilde Martínez Reina, a changé son nom et a été rebaptisé León Ramírez Reina. J’ai rédigé, en tant que notaire, l’acte d’adoption. »

    (Sur les relations entre Blas Piñar et Léon Degrelle, outre l’ouvrage déjà cité León Degrelle en el exilio, on se reportera surtout aux mémoires de Blas Piñar lui-même, La Pura Verdad).

     

    cercle des amis de léon degrelle

    Meeting de Blas Piñar et Fuerza Nueva, en 1977, seuls à pouvoir remplir « Las Ventas », les formidables arènes de Madrid : au premier rang de l’assistance, Léon Degrelle et son épouse Jeanne Degrelle-Brevet, se sachant observés par la presse, s’abstiennent de lever le bras pour le salut franquiste lors de l’exécution des hymnes patriotiques espagnols.

     

    Pour pouvoir avoir accès aux mines d’informations précieuses du Cercle des Amis de Léon Degrelle, il est indispensable d’adhérer au Cercle (25 euros pour la France ; 32 euros pour l’Europe). En France, il est toujours possible d’envoyer un chèque à l’ordre du Cercle des Amis de Léon Degrelle (BP 92733, 21027 Dijon Cedex). Mais en Belgique, par exemple, où l’usage des chèques a disparu, il faut utiliser le paiement Paypal.

     

    Le Cercle n’est cependant pas à l’abri des persécutions, même mesquines, du Système :

    « Le groupe Paypal a supprimé par trois fois le compte du Cercle : aucun motif n’a été avancé. Aucune explication ne nous a été donnée et la seule réponse que nous avons reçue à nos multiples appels et courriels a été de nous dire que : “Nous avons définitivement restreint [sic] votre compte”. Le solde positif que nous avions sur ce compte est bloqué durant 180 jours !!!

    Nous avons donc créé un nouveau compte pour le règlement Paypal :

    cercleamisdeld@gmail.com »

     

  • Joris van Severen et Léon Degrelle

    Léon Degrelle s’engagea au Front de l’Est.

    Joris van Severen aurait-il franchi ce pas ?

     

    Suite à un article paru dans le courrier trimestriel du Centre d’Etudes Joris van Severen (« Un camarade de tranchée de Joris van Severen sur le front de l’Yser, officier sur le Front de l’Est ? »), nous nous sommes intéressé à l’histoire du colonel Jules Frankignoul, officier de l’armée belge prisonnier à l’Oflag de Prenzlau, qui, en 1944, se porta volontaire pour rejoindre la Division Wallonie au Front de l’Est avant d’y renoncer sur pression de son entourage (voir ce blog au 23 janvier 2019).

     

    Nous avions écrit que nous ne pouvions « souscrire à la conclusion de Maurits Cailliau, sentant par trop son politiquement correct contemporain » car nous avions interprété qu’il se réjouissait que l’ami de Joris van Severen ne se soit pas compromis au Front de l’Est.

     

    Nous posant la question de savoir en quoi la qualité d’ami de Joris van Severen eût pu paraître incompatible avec un engagement au Front de l’Est, nous ajoutions : « Il n’est évidemment pas question pour nous d’imaginer ce que l’histoire du Verdinaso, du mouvement flamand et de la collaboration fût devenue si Joris van Severen n’avait pas été assassiné le 20 mai 1940. Mais peut-on exclure qu’il eût pu entrevoir de nouvelles possibilités pour le Dietschland après la victoire allemande ? qu’il eût d’ailleurs pu s’y voir encouragé par l’entourage royal ? qu’à l’instar de Léon Degrelle, il se fût engagé contre le communisme, aussi patriotiquement que tant d’autres Flamands ? qu’il eût pu se montrer fier de l’engagement de son ami Frankignoul dans les rangs de ceux qui voulaient bâtir une nouvelle Europe libérée des banksters, authentiquement nationale et sociale ? »

     

    Joris vitrail.jpegC’est à cela qu’entend répondre M. Maurits Cailliau dans le nouveau courrier (2e trimestre 2019, pp. 19-20) du Studiecentrum Joris van Severen.

     

    Entretemps, il nous est prêté, en tant que rédacteur de notre Courrier, un excès de « political correctness » –accusation que, par ailleurs, nous rejetons avec force. Elle se fonde sur le soupçon que nous aurions voulu innocenter celui qui fut l’ami de Joris van Severen au temps du Front de l’Yser d’un possible engagement au Front de l’Est. Nous savons tous en effet que nombre de disciples de Joris van Severen –et sûrement pas parmi les plus modestes d’entre eux – ont résolument franchi ce pas.

    En ce qui nous concerne, nous nous garderons bien d’écrire l’histoire avec des « et si… » à propos de ce que Joris van Severen aurait pu faire s’il n’avait pas été assassiné à Abbeville en mai 1940. Toutefois, et après avoir étudié de nombreux documents allemands ainsi que les notes du journal de Joris van Severen lui-même, nous avons bien peur de devoir penser qu’il aurait plutôt partagé le sort d’un Paul Hoornaert, le chef de la Légion Nationale, qui mourut dans un camp de concentration allemand [certains parlent de Sonnenburg, aujourd’hui en Pologne, sur l’Oder, réservé à des opposants politiques des pays occupés ; d’autres du Fort de Breendonk, près d’Anvers] (nous avons rassemblé nos conclusions dans un essai intitulé « Les soupçons légitimes des Allemands sur le Verdinaso » qui sera publié dans le 23e Annuaire Joris van Severen qui paraîtra en mai prochain).

     

    Nous regrettons d’avoir heurté M. Cailliau à propos de ce que nous avons compris à tort comme une tentation de « politiquement correct » et nous ne polémiquerons pas sur le fait de savoir qui écrit le plus d’histoire-fiction en évoquant la possibilité de réaliser le rêve thiois au sein du IIIe Reich ou celle d’aller mourir dans un de ses camps de concentration puisque, malheureusement, Joris van Severen n’a eu la possibilité d’effectuer aucun de ces choix après son assassinat à Abbeville, le 24 mai 1940.

     

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  • C’était donc bien un hommage !

     

    La belle photo de Léon Degrelle publiée par Bruzz

    pour le 25e anniversaire de sa mort

     

    Nous vous avons présenté la singulière initiative de l’hebdomadaire flamand de Bruxelles Bruzz pour le 25e anniversaire de la disparition de Léon Degrelle : une superbe photo d’un meeting de 1936, issue des archives de Photo News ! (voir ce blog au 9 avril 2019).

     

    Photo News Cadre.jpgIl est vrai que cet hommage se dissimulait quand même sous un commentaire des plus ambigus du chroniqueur Michaël Bellon, évoquant un film américain, Magnolia, où s’illustre un « coacher », maître de la séduction. L’occasion pour le commentateur de comparer le « beau Léon » au séducteur Tom Cruise, de moquer celui qui n’aurait loué le Palais des Sports de Bruxelles que pour éviter les questions dérangeantes des journalistes, sans oublier de l’assimiler à tous ceux que le « politiquement correct » d’aujourd’hui désigne comme « populistes », en leur souhaitant d’aller se faire pendre avec leur éternelle cravate.

     

    Bien sûr, nous avons pris la mouche et n’avons pas manqué de renvoyer M. Bellon à son parc à huîtres d’inculture !

     

    Sans doute aurions-nous dû patienter quelque peu, car finalement, si hommage à Léon Degrelle il y avait, il fallait quand même aussi comprendre qu’il fallait bien le dissimuler un peu en donnant quelques gages au «politiquement correct». Car, tout compte fait, s’agissant de méchancetés, notre héros a dû en affronter –dans sa vie et même par après !– de bien pires et de bien plus méchantes et calomniatrices ! D’ailleurs, l’hommage à Léon ne s’est-il pas poursuivi avec la rubrique suivante de « Légende d’image » consacrée à son contemporain, le plus adulé des Premiers ministres anglais ?

     

    En effet, figurez-vous que la semaine suivante, celle du 10 avril, c’était au tour d’une photo de Churchill d’être commentée. Et là, on en est resté comme deux ronds de flanc !

      

    Churchill 1 Cadre.jpg

     

    Sous le titre Le cigare, c’était les enfants (en néerlandais « être le cigare » signifie « être la dupe »), après avoir évoqué en Churchill une « figure haute en couleur qui a gagné le prix Nobel de Littérature et qui n’a pas perdu la guerre » et patati et patata, notre Bellon 000 a foncé illico dans la super et grave déconne :

    « Churchill se permettait également toutes sortes d’extravagances. C’est ainsi, par exemple, qu’on sait qu’il mangeait volontiers des petits enfants et que cette tradition de l’aristocratie angélo-saxonne, qui avait largement disparu, a connu grâce à lui une nouvelle vie […]. Dans les années qui ont suivi la guerre, quand il est devenu clair que le baby-boom allait provoquer une catastrophe démographique, les patriotes reconnaissants le laissèrent même choisir parmi leur progéniture. […] Longtemps, cette pratique de manger les enfants de pays amis a été insuffisamment documentée et laissée de côté. Jusqu’à ce qu’en 1972, l’Oxford University Press publie la biographie Bulldog ou Boucher ? Tout ce que vous devriez savoir sur Sir Winston Churchill. L’auteur, Alexandre B.P. Johnson y a consacré les pages les plus terribles au chapitre Promotion de la Pédophagie. La consommation d’enfants par Churchill, ce qui provoqua nombre de questions parlementaires et des tensions diplomatiques. Notamment en Allemagne où les survivants se plaignirent que Churchill s’était montré un peu trop insistant sur la Wiedergutmachung (les indemnisations) sous forme d’enfants travaillés en bratwurst et en schnitzels. […] Par ailleurs, l’ingurgitation d’enfants coûta à Churchill beaucoup de sang, de labeur, de larmes et de sueur. […] Au cours des périodes où il n’exerça aucun mandat, l’homme d’Etat restait une grande partie de la journée tout nu dans son lit à digérer grâce à des siestes, des pousse-cafés et ses inévitables cigares. Churchill en aurait fumé 250.000 dans sa vie. On ne sait pas combien d’enfants sont ainsi devenus ses cigares. »

     

    Reconnaître en Churchill un bouffeur d’enfants, lui qui n’a cessé de massacrer les jeunes tommies depuis les Dardanelles de la Première Guerre mondiale jusqu’à l’extermination de toutes les populations civiles allemandes –hommes, femmes et enfants– forcées de « jouer au cigare » et de « se transformer en bratwurst » sous ses bombardements terroristes lors de la Seconde, c’est vraiment fort bien vu. Sauf qu’ici, notre Bellon blinde sa coquille et défie résolument le politiquement correct, allant jusqu’à associer le funeste aphorisme churchillien sur le sang et les larmes au potentiel digestif du pédophage !

     

    Voilà qui est grandiose ! Surtout que l’auteur semble bien vouloir célébrer l’anniversaire du « moment où Churchill n’exerça plus de mandat » : c’est en effet le 6 avril 1955 que l’ogre plus monstrueux encore que ceux des contes les plus terrifiants de notre enfance abandonna définitivement son poste de Premier ministre.

     

    Churchill 2 Cadre.jpgC’est dire si dans le Bruzz qui a suivi, le courrier des lecteurs n’en avait que pour Churchill et cette rubrique de salubrité iconoclaste : « Je me suis demandé si c’était une blague tardive de 1er avril de mauvais goût. […] Nous sommes tous redevables à Churchill d’avoir été libérés de la peste brune. C’est pourquoi je trouve révoltante cette fake news le concernant. » « Après avoir effectué une recherche dans les bases de données scientifiques, je puis affirmer qu’il n’y a RIEN à trouver ni sur l’auteur du livre, ni sur le livre ! »

     

    Grandiose, on vous dit ! Et donc, bien sûr, l’auteur a dû passer sous les fourches caudines des plates excuses à « tous ceux qu’il aurait pu blesser » : « L’image de la photo est prétexte à inspirer une histoire qui, la plupart du temps, ne doit pas être prise au sérieux. La dame bruxelloise de la photo qui présente son enfant à Churchill ne le fait évidemment pas pour qu’il le mange, de même la littérature qui la commente est fictive. »

     

    Finalement, après avoir nous-même été victime de son humour « valve-sans-rire », force nous est de constater que Michaël Bellon appartient bien à la classe des rares humoristes capables de renouveler l’inattendu et désopilant scandale des droits d’auteur sur le roman La Barbe ensanglantée, prétendument réclamés par la famille d’Alexandre Dumas Petit-Fils : voir Léon Degrelle, Les Grandes Farces de Louvain, chapitre IV « Le procès Dumas-"Avant-Garde" » !

     

    À ce titre, nous lui décernons volontiers un « Léon » d’or virtuel !

     

    Farces Louvain Cadre.jpg

  • Un bel hommage (involontaire ?) à Léon Degrelle !

     

    Pour le 25e anniversaire de sa disparition, la presse flamande nous offre une superbe photo de Léon Degrelle en meeting

     

     

    BRUZZ est un hebdomadaire flamand qui inonde gratuitement Bruxelles de ses 66.000 exemplaires offrant un panorama des plus complets (en néerlandais, français et anglais) de l’offre culturelle bruxelloise.

     

    Cet hebdomadaire fort populaire le fait surtout sans oublier la leçon degrellienne d’efficacité puisqu’il reprend aussi la précieuse recette du jumelage Rex/Vlan qui, en 1934 déjà (voir ce blog au 2 avril 2017), proposait, en disposition tête-bêche, « toute la vie littéraire » (Rex en rouge) et « toute la vie politique » (Vlan en bleu). C’est ainsi que paraît Bruzz en bleu (« vos sorties à Bruxelles ») et, de l’autre côté inversé du journal, Bruzz en rouge (« vivre en ville/actualité/dessous des cartes et opinion », mais uniquement en néerlandais : il s’agit quand même d’une initiative de la Communauté flamande)…

     

    Sans doute devons-nous croire qu’assumant pleinement son héritage journalistique degrellien, Bruzz a tenu, dans son édition du 3 avril (la plus proche du 31 mars), à rendre un hommage à Léon Degrelle, à la fois authentique et ambigu, à l’occasion du 25e anniversaire de son décès.

     

    En effet, la rubrique hebdomadaire « Beeldspraak » (où un journaliste passablement verbeux propose un commentaire se voulant décalé sur une ancienne photo de presse) affiche cette fois une photographie épatante de Léon Degrelle en pleine joute oratoire, légendée « 1936, meeting Rex, Léon Degrelle. © PHOTONEWS ».

     

    Bruzz.jpeg

     

    Le document photographique est exceptionnel par sa puissance d’évocation d’un Léon Degrelle en plein combat contre les banksters : après la révélation des scandales politico-financiers impliquant politiciens et ministres, la campagne rexiste avait pour thème « Contre tous les partis, contre tous les pourris, votez REX ». En 1936, ce sont des centaines de réunions et de meetings que Léon Degrelle multiplia, parlant huit, dix, voire même quatorze fois par jour, afin de répandre son message de renouveau national et de redressement moral et spirituel. C’est ce qui permit le séisme politique de l’élection, le 24 mai 1936, de 21 députés et 8 sénateurs rexistes : les partis se partageant traditionnellement le pouvoir, de la totalité de l’électorat, n’en représentèrent plus que 75%...

     

    Valence Meetings LD.jpg

     

    Mais la rubrique « Image » de Bruzz est également censée donner « une nouvelle légende » à la photographie et là, le terme « légende » n’a plus du tout le sens de « note explicative », mais bien celui de « présentation déformée d’un fait », « récit inexact, fantasmagorique », tant le politiquement correct a imposé le commentaire le plus imbécile qu’il a été possible d’écrire…

     

    Le chroniqueur, un certain Michaël Bellon, ne connaît effectivement rien de Léon Degrelle, du rexisme ou de la situation politique belge des années 30 et n’en a d’ailleurs rien à cirer, sa « culture » formatée par les films américains lui suffisant amplement : la photo lui fait simplement penser à Tom Cruise, dans le film Magnolia, (même si l’acteur n’y porte pas de cravate : ce détail a néanmoins son importance puisqu’il justifie et le titre et la conclusion de l’article) et, à partir de là, toutes les élucubrations sont permises.

     

    Petit florilège de la culture artistique et historique du Bruzzomane…

     

    Que le dernier s’étrangle avec sa cravate

    Costume sur mesure

     

    Revoilà le temps des magnolias, mais c’est finalement cette photo –d’une série où le même homme prend des poses assurées, voire même agressives– qui m’a fait penser au film Magnolia [où Tom Cruise interprète « le rôle de ce grossier gourou Frank T.J. Mackey que j’entends encore répéter Tame the cunt, respect the cock »].

    Mais l’homme sur cette photo n’est pas Tom Cruise : c’est Léon Degrelle –le chef charismatique du parti fasciste Rex, qui, juste avant la Seconde Guerre mondiale, flirta un moment avec le succès dans notre pays. Nous sommes en 1936, l’année de sa première grande victoire électorale : Degrelle loua le Palais des Sports de Bruxelles afin de pouvoir s’adresser sans être interrompu à son électorat. Probablement n’aimait-il pas les médias traditionnels avec leurs journalistes qui ne font jamais que poser des questions délicates entre des réponses évidentes. Alors un Palais des Sports tel un vase clos, c’est l’idéal. »

     

    Palais des Sports Bxl Public.jpg

     

    Nous ne traduirons pas l’immonde pseudo-devise pornographique yankee que ce Bellon (de catégorie 000 pour la vulgarité) ose projeter sur Léon Degrelle sous prétexte d’une ressemblance (?) avec un acteur américain membre d’une secte condamnée partout en Europe.

     

    Si M. Bellon s’était un tant soit peu renseigné sur son sujet, sans doute ne lui prêterions-nous pas la culture d’une huître plate car il saurait alors que jamais Léon Degrelle n’a tenu de propos graveleux en public ou en privé, sauf une seule fois, en 1934, pour écrabouiller un prêtre défroqué que le parti socialiste de l’époque avait engagé pour une série de conférences ridiculisant « Les secrets de la confession ». Ecoutons Léon Degrelle : « A des milliers d’ouvriers, à des milliers de femmes d’ouvriers surtout, car les femmes adorent les histoires perverses ou croustillantes, on promettait d’abondantes confidences scabreuses, qu’avaient ou n’avaient pas faites au curé Moreau les pénitentes de son confessionnal. […] Je m’étais avancé jusqu’au bord de l’estrade […]. Je brandissais une lettre ; elle avait été écrite par le curé Moreau à se deuxième conquête ; c’était la lettre la plus pornographique que j’aie jamais lue sur la terre. Maintenant, les foules sont parvenues au fin fond du porno ; les pires débordements deviennent anodins. Mais ce curé-là était le tout grand précurseur ! […] Je me retournai brutalement, me plantai sous son nez : “Curé, lui criai-je d’une voix énorme, ce papier crapuleux, savez-vous de qui c’est ? Qui est celui qui trompait d’une manière si infecte l’amoureuse [vivant en cachette dans un cagibi sous l’escalier de son presbytère] ?” […] Toute la salle était dressée dans un brouhaha gigantesque. On abaissait en hâte le rideau. La bataille du curé Moreau était terminée. » (Charlier, Léon Degrelle : persiste et signe, p. 88 sv.)

     

    Meeting plein air.jpgC’est le même Léon Degrelle qui retourna dans la même banlieue communiste de Liège pour y organiser une « Semaine de la Passion » : « Six jours de suite, j’ai expliqué, sur la grand-place [de Seraing], le sacrifice du Christ sur la Croix. Eh bien ! la foule, goguenarde au début, nombreuse rapidement, avait écouté. […] C’était la preuve que tout était possible, que la sensibilité religieuse du peuple existait toujours, et son besoin de dépasser les brouillards et les ombres de l’incertitude… […] Dès cette époque-là, je m’étais dit, en voyant l’espèce de rébellion parfaitement normale du peuple, qu’il s’agirait de dégager celui-ci de l’égoïsme et du matérialisme, non pas en s’acharnant à promettre plus que Marx, qu’Engels, que Lénine, mais en essayant de repeindre de neuf chaque cœur délaissé, lassé, souillé, de recomposer une véritable communauté humaine, juste, fraternelle, de ranimer en elle les plus hautes vibrations d’âme. » (Charlier, ibidem, p.54-55).

     

    On tient là le principe et la fin de l’action politique de Léon Degrelle, qui se confond d’ailleurs avec son action spirituelle. Action qui n’a donc que peu à voir, sinon rien du tout, avec ce qu’élucubre gratuitement notre huître sonore. Qui nous affirme encore que si le chef de Rex se permettait de louer le « vase clos » du Palais des Sports (100.000 francs de l’époque, remboursés par le public qui payait sa place !), c’était pour ne pas être interrompu !...

     

    C’est ignorer que la première fois que Léon Degrelle se produisit au Palais des Sports, c’était le 11 novembre 1935 pour affronter le ministre-bankster catholique Segers qui se déroba à la confrontation. Mais qui se fit remplacer par des gros bras communistes : « Car les communistes, eux, avaient deviné que si je pouvais parler, je gagnerais. […] Ils avaient vu comment j’avais mis en boîte les meneurs marxistes les plus fameux, et notamment leur cobaye ensoutané, le curé Moreau. Ils se disaient : il faut absolument l’empêcher de commencer. […] En une seconde, j’ai vu débouler la catastrophe, j’ai lancé ma veste, je me suis hissé par l’extérieur au balcon où étaient les communistes, et paf ! paf ! paf ! le combat de boxe ! […] On acclamait. Je suis regrimpé à la tribune, j’ai remis ma veste. En deux heures, j’avais conquis ma foule. » (Charlier, ibidem, p. 105). Alors le Palais des Sports, un « vase clos » où on parle « sans être interrompu » ?...

     

    Ivre de sa propre logorrhée, notre Belon (à la fois plate et creuse) rajoute encore quelques déglutitions de son cru : elles ne montrent qu’une seule chose, son parti-pris d’anathémiser les leaders nationalistes contemporains en les assimilant à un Léon Degrelle, lui-même anathémisé par son identification improbable avec une créature holywoodienne repoussante…

     

    Spaak+De Man habit 1936.jpg« Mais cette photo ne fait évidemment pas seulement penser à Mackey et à Magnolia. Regardez ce costume sur mesure, ce manteau de loup dont aujourd’hui encore les moutons noirs aiment s’envelopper. Car la forme est importante quand il n’y a pas de fond. […] un agitateur professionnel se distingue tout d’abord de l’amateur par la coupe de son costume. Et […] le port de la cravate demeure fortement recommandé. Mackey n’en avait sans doute pas, mais Thierry [Baudet, de Forum voor Democratie qui vient de gagner les élections aux Pays-Bas], Dries [Van Langenhove, le courageux étudiant gantois qui a fondé le mouvement de jeunes intellectuels flamands Schild & Vrienden], Donald [Trump] et Degrelle s’encombrent volontiers de cet accessoire étrange mais permanent. […] Il ne reste que l’espoir cynique qu’ils s’étranglent vite avec leur cravate et que cette fois, ils demeurent les ultimes représentants de leur espèce déplorable.

     

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  • La « collaboration » qui hante le SoirMag

     

    La sombre lumineuse histoire des SS wallons !

     

    Nous remercions vivement notre fidèle correspondant Thibaut B. de nous avoir fait parvenir cet article du SoirMag, l’hebdomadaire belge de l’info TV (n° 4521, semaine du 16 au 22 février 2019), spécialisé dans la rectification des « Fake News » (voir ce blog au 28 novembre 2018) : c’est sous le fake titre La sombre histoire des SS wallons qu’est paru cet article, que nous corrigeons donc ici.

     

    SoirMag.jpgSa page de couverture associait rien moins que « Majesté » Mathilde (comme elle exige qu’on l’appelle), Léon Degrelle en majesté sur les marches de la Bourse lors du défilé historique de la Légion Wallonie à Bruxelles, le 1er avril 1944, et « les ours et les loups », les animaux sauvages parmi les plus majestueux d’Europe, l’ours symbolisant Berlin, capitale de la nouvelle Europe, et le loup, Wolf, choisi comme emblème par le Führer Adolf Hitler (vous aurez vite identifié l’intruse dans cette association de majestés) !

     

    Le prétexte de cette publication destinée à forcer le « succès de librairie » ? La réédition, aux éditions BelgOBelge sous le titre SS Wallons. Témoignages et récits (19,9€), du livre que Daniel-Charles Luytens avait publié en 2010 aux Editions Jourdan SS Wallons. Témoignages. Récits de la 28e division SS de grenadiers volontaires Wallonie

     

    Décédé le 8 mai de l’année dernière, l’auteur Daniel-Charles Luytens était un chroniqueur populaire dans la veine d’un Jo Gérard. Sa soif de « scoop » pouvait parfois sembler puérile (Les fils cachés de Hitler, Les plus étonnantes histoires du IIIe Reich,…), mais elle permettait quand même à son lecteur de disposer, à chaque fois, de textes originaux et inédits. Avec ce recueil de « témoignages et récits », il eut le mérite insigne de produire enfin pour le grand public les témoignages authentiques de Volontaires du Front de l’Est. Et ce, sans prétendue contextualisation ni mise en perspective politiquement correcte.

     

    Rien que pour cela, ce livre accessible dans toutes les librairies (ce qui est loin d’être le cas des ouvrages écrits par quelque Légionnaire que ce soit –voir en fin d’article– et certainement pas par Léon Degrelle !) mérite notre reconnaissance et, surtout, la recommandation de le diffuser le plus largement possible.

     

    C’est un certain Pierre de Vuyst qui signe le compte rendu de cette réédition pour le SoirMag : « il peut écrire à peu près sur tout et parfois n’importe quoi » précise sa « Bio express » sur le site du Soir ! Et pourtant, il commence si bien son compte rendu que nous ne résistons pas au plaisir d’en citer toute l’introduction :

    « L’épisode le plus troublant de cette collaboration est sans doute celui des SS wallons. Qu’est ce qui a bien pu amener des hommes francophones à servir volontairement dans les rangs de l’envahisseur nazi dont ils ne parlaient pas la langue, pour aller combattre les Russes sur le front de l’Est ? Constituée en juillet 1941, la Légion Wallonie rassemble des volontaires recrutés par le mouvement politique Rex. Dès novembre 1941, forte de 1.000 hommes, la légion est active dans le secteur sud du front de l’Est, combat sur le Donetz en mai 1942. En juin 1943, elle intègre la Waffen SS sous le nom de SS-Sturmbrigade « Wallonien », soit la Brigade d’Assaut SS Wallonie. Jusqu’en février 1944, les SS wallons combattent en Ukraine, en particulier à Tcherkassy où la brigade se distingue, mais est littéralement décimée. Dotée de nouvelles recrues dénichées notamment au sein des Jeunesses rexistes, elle se bat ensuite en Estonie, devient la 28e SS Panzer Grenadier Division (28. SS Pz Gren Div) en décembre 1944 et se bat en Poméranie. De février à avril 1945, elle participe aux combats de Stargard, Stettin et Altdam. Le 3 mai 1945, elle capitule dans la région de Schwerin. Au total, quelque 2.500 de ses combattants ont perdu la vie quelque part entre le Caucase et la Baltique. »

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