Les cent vingt ans de Léon Degrelle gentiment célébrés par le SoirMag...
...avec juste les obligatoires allégations politiquement correctes !

Depuis deux semaines, c'est-à-dire depuis le 3 juin (sans doute pour ne pas avoir trop l'air de commémorer l'anniversaire du 15 juin ?), le SoirMag, héritier du magazine de l'ancien quotidien d'Ordre nouveau, appelé depuis « Le Soir volé », camoufle son hommage traditionnel à Léon Degrelle (ce blog, par exemple, aux 7 juin 2021 et 10 avril 2024) sous des articles officiellement consacrés à La Belgique de l'entre-deux-guerres, mais célébrant la qualité de son action au début des années 1930 : « La montée en puissance du patron de Rex suscite des conflits internes au sein de l'Action Catholique » ; « Degrelle galvanise la Belgique en crise »... Une manière sans doute de rappeler qu'entre le quotidien d'après-guerre et celui dont le directeur Raymond De Becker fut membre du Conseil politique de Rex, la filiation demeure indélébile...
Le Soir était sans doute, avec La Libre Belgique, le quotidien belge francophone le mieux distribué en Espagne et Léon Degrelle le lisait régulièrement : il dédicace ici sa photo avec l'exemplaire du 19 janvier 1972 « Aux Belges », en rappelant ironiquement les liens de fidélité l'unissant au journal qui, à partir de 1945, ne manquera jamais de l'éreinter méchamment.
Il s'agit, en fait, de la reprise de textes de feu Pierre Stéphany, l'incontinent pisse-copie des onze volumes consacrés à l'histoire de la Belgique, de l'entre-deux-guerres à la fin des années 1950. Nous avons déjà eu l'occasion d'analyser la manière d'écrire de l'ancien chroniqueur TV de La Libre Belgique, consistant essentiellement en citations détournées, emprunts traficotés et autres copiés-collés recyclés dans le politiquement correct (ce blog au 4 février 2025).
Si c'est toujours le cas ici, nous échapperons pourtant aux traditionnelles insinuations et calomnies, l'auteur se contentant de documenter les débuts journalistiques du « bouillant Bouillonnais », les pimentant à peine de quelques ragots. Sans doute, pour en dresser un portrait tout négatif, eût-il alors également dû incriminer Mgr Louis Picard, fondateur de l'Action Catholique de la Jeunesse Belge, qui fut le vrai Pygmalion de Léon Degrelle, l'accueillant chez lui lors de ses études à l'Université Catholique de Louvain, l'associant à toutes ses activités pastorales, le propulsant d'emblée à la direction des Éditions Rex...
Le voyage au Mexique
Et donc le premier article commence par le reportage sur la persécution des Cristeros : « Degrelle [...] décida d'aller voir sur place le Mexique, terre de révolutions permanentes et de persécutions religieuses ; personne n'a jamais su si ce voyage fut authentique ou imaginaire ; Degrelle, qu'il y soit allé ou non, n'en ramena pas moins une série d'articles qui parurent dans “Le XXe siècle” côte à côte avec les aventures de “Tintin chez les Soviets” et qui, en volume, valurent aux éditions Rex un beau succès de vente. »
Si le principal mérite de cette évocation est de placer sur le même plan les reportages de Léon Degrelle et les aventures de Tintin, suggérant ainsi opportunément leur parenté (ce blog, entre autres, au 27 janvier 2016 et la série Degrelle-Hergé, même combat, à partir du 21 septembre 2020), Stéphany ne peut s'empêcher de reprendre la mise en doute de la réalité du voyage au Mexique (ce blog, entre autres, au 1er mai 2016).
Moment de détente avec des enfants face à des cascades enjambées par la voie ferrée. Comme pourrait dire Saenen-la-vérité : « En voici une [de vérité] : Degrelle est bel et bien allé au Mexique » et il y a même passé de bons moments ! (p. 52). La photo a été publiée dans le vingtième siècle du 10 février 1930 avec la légende : « L'enquête du “vingtième” au Mexique. L'envoyé spécial du “vingtième”, notre ami Léon Degrelle, en causette avec de jeunes Mexicains, près de belles cascades. » (la photo sera reprise dans Soirées, le 12 décembre 1931).
C'est que la source de son ragot est L'aventure rexiste, de Robert Pfeiffer et Jean Ladrière (Pierre de Meyère, 1966) : « Le Mexique était en proie à des révolutions continuelles. [...] Ces troubles s'accompagnaient de persécutions religieuses [...]. Degrelle décida d'aller voir sur place la situation et s'embarqua pour l'Amérique du Sud (du moins le dit-il, car ce voyage est aujourd'hui encore contesté). Il en rapporta une série d'articles étincelants qui parurent côte à côte avec les aventures de Tintin dans le Vingtième Siècle. » (p. 23).
S'il reprend le ragot, Stéphany en annihile néanmoins la portée puisque « qu'il y soit allé ou non, [Degrelle] n'en ramena pas moins une série d'articles [...] ». Attitude autrement sensée que celle du nouveau biographe de celui qu'il appelle l' « icône de l'extrême droite européenne », célébré, d'une part, par ceux de nos milieux qui n'y connaissent rien (ainsi de Radio-Courtoisie, ce blog au 2 septembre 2025, ou Éléments, ce blog aux 1er et 5 décembre 2025) et, d'autre part, par les affabulateurs de l'histoire officielle, trop heureux de l'aubaine. Le malhonnête Frédéric Saenen essaie même de donner corps au ragot en manipulant sa citation (mais nous savons –ô combien !– il est coutumier du fait : ce blog au 25 mars 2025, à propos des « crimes de guerre » de Léon Degrelle ; au 5 décembre 2025, à propos de son ignorance totale du flamand) : « L'intéressé lui-même a parfois laissé régner le doute [au sujet de la véracité du périple mexicain] : “Partir, c'est un grand mot [...]. 17.” » (p. 49) !
La référence « 17 » renvoie au premier volume d' Ainsi parla Léon Degrelle... publié par Wim Dannau ; mais en vérité, le défenseur des Cristeros ne laisse évidemment « régner » aucun doute sur la réalité de son voyage ! En disant « Partir, c'est un grand mot », il ne sous-entend pas qu'il s'est contenté de rassembler de la documentation pour rédiger ses réquisitoires en chambre ! Il explique simplement que son départ ne fut pas celui d'un banal voyage touristique, qu'il lui fallut ruser avec les autorités mexicaines lui refusant son visa. C'est tout cela qui se trouve dans les crochets aux points de suspension placés par Saenen pour interrompre la citation et en changer le sens : « Partir, c'est un grand mot ; pour commencer, l'Ambassade du Mexique refuse mon visa. Les communistes étaient très puissants au sein de la coalition révolutionnaire. J'eus quelque mal à convaincre mon Abbé-Directeur de la façon dont j'allais m'y prendre pour arriver en Amérique Centrale, mais son tempérament bouillant l'emporta et en approuvant mon plan, il a dû se dire “les voies du Seigneur sont multiples”...
Mon ami Paul Nanson me prêta pour l'occasion son nom et ses papiers d'identité. Il ira avec une photo de moi demander un passeport, moi j'irai en tant que Nanson à l'Ambassade retirer mon visa. Quelques jours plus tard, Nanson-Degrelle s'embarquait à Hambourg pour le Mexique. » (p. 290-296).
Carte de touriste avec les photos de Léon Degrelle, délivrée par les services de l'immigration mexicaine au nom de Paul Nanson, un ami de la Faculté de Droit de l'Université Catholique de Louvain. Le motif du séjour qui y figure est : l'étude des possibilités d'un voyage en groupe de Belgique au Mexique (et retour !).
Parti sur sa lancée sournoise, le fallacieux mystificateur s'en donnera à cœur joie pour déprécier l'enquête de Léon Degrelle au Mexique : « Nul besoin de voir du pays pour rédiger, sinon recopier, de tels pensums », « aucun portrait réaliste, aucune scène puissante », « son niveau d'espagnol est à l'époque très rudimentaire », « sa faconde ajoutée à son charme naturel lui permet [...] de séduire les épouses et les filles de chefs révolutionnaires ». Et de conclure en fulminant sa sanction laconique et définitive: « Degrelle est bel et bien allé au Mexique, mais en touriste curieux davantage qu'en reporter aventureux. » (p. 52).
Le prétendu touriste selon Saenen effectue néanmoins un voyage pour le moins mouvementé (ce blog, entre autres, au 25 décembre 2017) dont les péripéties, les contacts noués, les précieux témoignages récoltés et, de retour en Europe, la poursuite assurée de l'aide aux catholiques mexicains seront regardés avec considération et salués avec reconnaissance par les évêques mexicains, tels Mgr Pascual Díaz, archevêque de Mexico City (Cristeros, p. 219) ou Mgr Jesús Manríquez, évêque de Huejutla (ce blog au 1er décembre 2025,)...
Un père jésuite (signature illisible, suivie des lettres « s.j. », Societas Jesu) écrit de Mexico à « Mon très Cher Ami » Léon Degrelle, le 20 mai 1930, s'étonnant de retrouver, oublié chez un ami mexicain, un « plateau indien », offert en cadeau de mariage (s'agit-il du projet de mariage annoncé dans le XXe Siècle le 23 novembre 1928 avec Cécile Van den Bossche ? Mes Aventures au Mexique, publié en 1932, sera dédicacé à sa future épouse Marie-Paule Lemay). Le prêtre poursuit en se réjouissant des suites positives du voyage au Mexique : « On m'a dit que vos articles sont éclatants. Je vous en félicite. Qu'ils fassent du bruit et du bien. En avant ! Dieu le veut. Recevez, mon très cher Léon, mes meilleures salutations et soyez si heureux comme le désire de tout cœur votre ami en Jésus-Christ. »
Les apparitions de Beauraing
Mais revenons au reprint de pages de Pierre Stéphany dans le SoirMag, avec l'anecdote censée déconsidérer les apparitions mariales de Beauraing : « En 1933, [Degrelle] fit des apparitions de Beauraing une exploitation qui, au moins sur le plan commercial, reste exemplaire. [...] l'on pouvait voir, à Beauraing, le directeur du journal, agenouillé pour la prière, se relever en glissant à l'oreille de son voisin : “ça y est, cette fois-ci, nous tirons à 100.000 !...” »
L'anecdote est, cette fois, tirée du pamphlet de Charles d'Ydewalle, Degrelle ou la triple imposture (Pierre de Meyère, 1968) : « Des apparitions mariales eurent lieu à Beauraing, encore une fois en Ardenne. [...] Nous savons simplement que Degrelle les utilisait à des fins purement commerciales, ce qu'un témoin nous a bien raconté. Le futur chef de Rex, agenouillé pendant la prière, se releva ensuite pour glisser à l'oreille de son voisin : “ça y est, cette fois-ci nous tirons à 100.000.” » (p. 55).
Mais aucun témoin n'a jamais rien raconté au vindicatif d'Ydewalle : il a seulement recyclé le racontar d'un autre exclu du mouvement Rex, Robert du Bois de Vroylande (ce blog au 27 octobre 2020) : « Matthys et moi-même nous poussions Bluff [= Léon Degrelle] au lancement d'une brochure sur Beauraing. Or chose curieuse, Bluff n'accordait dans les débuts aucune chance de succès à une brochure de ce genre. Quand il eut, toutefois, assisté à l'extase des jeunes visionnaires et constaté que les milliers de pèlerins ne cessaient d'affluer, il changea brusquement d'avis et jura ses grands dieux qu'on “allait tirer à cent mille”. » (Quand Rex était petit..., p. 61).
« Propagande et terreur ! »

La livraison suivante, du 10 juin 2026, du SoirMag confine presque au dithyrambe, ne fût-ce déjà que par les titre et sous-titre : « Degrelle galvanise la Belgique en crise. Alors que la société belge est minée par une économie moribonde, “le beau Léon” séduit des milliers d'anonymes avec une propagande moderne et un discours radical » !
Pour tempérer quelque peu l'éloge, Pierre Stéphany va reprendre un ragot que le ministre de l'Intérieur catholique de l'époque, Charles du Bus de Warnaffe, ourdit vainement peu avant les élections de 1936 qui allaient voir le triomphe du mouvement rexiste.
« À un député français, il confiait, quelques semaines avant les élections de mai 1936 : “J'aurai vingt élus. Mon groupe refusera toute collaboration avec qui que ce soit et organisera une obstruction systématique. Nous rendrons tout gouvernement impossible. Après deux ou trois ministères par terre, mon tour viendra et je prendrai le pouvoir. Mes élus, je les aurai en main, tous me remettront une lettre de démission en blanc, je les exécuterai s'ils ne marchent pas comme je voudrai. Propagande et terreur, voilà mes moyens. Je terrorise déjà, tout le monde a peur. Quand, dans deux ou trois ans, j'aurai le pouvoir, ce sera aussi la terreur que j'imposerai. Il ne peut plus m'arriver qu'une condamnation des évêques. Je m'en fous. J'ai un dossier terrible contre le Cardinal. Je démontrerai la complicité de 2.100 prêtres démarcheurs appointés du Boerenbond. Dépêchez-vous, en France : il vous manque un homme comme moi !” »
En 1935, le gouvernement tombe et un nouveau arrive : le caricaturiste Jam croque le ministre des Communications catholique Charles du Bus de Warnaffe remettant ses compétences (un fusil !) à son remplaçant socialiste Paul-Henri Spaak. Comme on le verra encore aux élections partielles de 1937 (ce blog aux 6 mai 2016 et 14 avril 2017), toutes ces familles politiques interchangeables ont le même dénominateur commun : abattre le rexisme !
Pourchassé par la vindicte de Léon Degrelle le dénonçant comme le « défenseur des pourris » du Parti catholique et le « traître de la dévaluation » au profit des banksters, le ministre du Bus de Warnaffe publia, le 23 mars 1936, une lettre ouverte à Léon Degrelle dans les deux principaux journaux catholiques, Le Vingtième Siècle et La Libre Belgique où figuraient des propos outranciers tenus à « une personnalité étrangère de passage à Bruxelles » (nous ignorons d'où Stéphany tire sa version, car les prétendues déclarations du Chef de Rex sont ici encore plus excessives que dans les deux quotidiens où il n'est, par exemple, pas question des 2100 prêtres appointés du Boerenbond, la Ligue des paysans censée défendre les intérêts économiques du monde agricole catholique flamand).
On imagine bien la réaction du principal intéressé face à ces propos ahurissants, estimant que « non seulement ce texte était grotesquement fantaisiste, mais en outre qu'on ne pouvait lui donner comme origine qu'une conversation strictement privée ». C'est ce qu'attendait le ministre pour divulguer le nom de la « personnalité » : le député français conservateur catholique Philippe Henriot (effectuant alors une tournée de conférences en Belgique) qui s'empressa de fermer le piège en publiant à son tour un courrier appuyant le poulet du vertueux ministre belge (il n'est pas anodin de rappeler que dans le premier gouvernement d'après-guerre, le catholique vicomte Charles du Bus de Warnaffe fut un ministre de la Justice qui refusa systématiquement tous les recours en grâce des condamnés à mort de l' « Épuration », soit 34 exécutions en quatre mois, dont Irma Laplasse, l'une des quatre femmes à avoir été passées par les armes entre 1945 et 1950).
Il n'est que le nouveau soi-disant biographe de Léon Degrelle pour faire ses choux gras de ce pétard mouillé et prétendre que « Degrelle s'insurge à la divulgation de ces phrases, sans pour autant les renier » (p. 88) ! Renie-t-on ce qu'on n'a pas dit ? Le tribun rexiste qui a bien rencontré Henriot s'irrite plutôt que l'animateur de la Fédération Nationale Catholique française extrapole aussi outrancièrement ses propos. Et pourquoi ce dernier se prête-t-il à cette manœuvre ? Très probablement parce qu'il se croit plus proche de l'officiel Parti catholique belge que de celui qui prétend le régénérer.
La Libre Belgique n'avait pourtant pas une meilleure opinion de Philippe Henriot, semble-t-il, que de Léon Degrelle, le décrivant avec autant d'acrimonie : « L'on chercherait en vain, dans [l]es discours [de Philippe Henriot], la générosité de langage et la hauteur de pensée qui caractérise les hommes que je viens de nommer et encore plus leurs devanciers du temps des Berryer et des Montalembert. Aucun de ces anciens ne s'est laissé entraîner –comme M. Philippe Henriot par exemple– à faire de la tribune du Parlement une plateforme pour attaquer exclusivement des personnes, oubliant les doctrines, les idées. » (21 avril 1936).
Après s'être ainsi laissé entraîner aux côtés des officiels catholiques belges contre le chef de Rex, Philippe Henriot, membre honoraire de la Milice, secrétaire d'État à l'Information du maréchal Pétain, évitera soigneusement d'encore croiser le chemin de Léon Degrelle (même lors du grand rassemblement de la Collaboration française au Palais de Chaillot pour le discours-événement du héros de Tcherkassy, le 5 mars 1944) ; il sera assassiné à la mitraillette devant son épouse par un commando de seize terroristes déguisés en miliciens, le 28 juin 1944.
On peut certainement estimer regrettable la polémique à laquelle Philippe Henriot crut devoir participer contre Léon Degrelle, emporté sans doute par ses fortes convictions catholiques. Car l'éditorialiste écouté de Radio-Paris fut également un ardent partisan de l'Europe d'Ordre nouveau. Il participa à l'écriture du Manifeste de la fondation, en janvier 1943, de la Milice française, placée sous les ordres de Joseph Darnand dont la nièce Jeanne Brevet fut l'épouse tant aimée de Léon Degrelle.
Ses chroniques radiophoniques constituaient journellement l'événement politique le plus suivi par tous les Français. Le jour où il fut assassiné, le 28 juin 1944, c'est le chef du gouvernement lui-même, Pierre Laval, qui, à 19h40, l'heure de la chronique quotidienne du célèbre tribun, prit la parole pour en prononcer l'éloge funèbre : « Philippe Henriot a été assassiné ce matin au Ministère de l'Information. Il a été abattu à coups de revolver sous les yeux mêmes de sa femme. Cette grande voix française, éloquente, passionnée, n'était indifférente à personne. Elle était aimée ou elle était redoutée. Faute de pouvoir répondre à Philippe Henriot, on l'a fait taire ; faute de pouvoir lui fermer la bouche, on lui a fermé les yeux. »
Philippe Henriot eut droit à des obsèques nationales célébrées dans une formidable ferveur populaire dont le reportage cinématographique est toujours visible dans les archives de l'INA.
![]()
S'étonnera-t-on que Frédéric Saenen n'ait pas un mot pour la mise au point, toute de bon sens, que le Secrétaire général de l'Université Catholique de Louvain, l'historien Léon van der Essen (ce blog aux 6 juillet 2024 et 7 novembre 2025), envoya à l'hebdomadaire Rex (Le Pays réel n'existait pas encore), le 5 avril 1936 ?
« Je sais que certains vous représentent comme un futur dictateur, assoiffé de sang.
Laissez-moi rire !
Je vous ai connu à l’Université de Louvain comme un garçon très sympathique et jovial, très attaché à ses devoirs religieux et, par le fait même, gai et plein d’optimisme, entièrement rebelle à certaines théories déliquescentes qui font de nos jeunes gens des “vieux” avant l’âge.
Vous avez, pendant votre séjour ici, révolutionné la vie estudiantine en organisant des “blagues” de dimension, qui ont laissé à ceux qui en furent les spectateurs une impression de forte et saine gaieté. Je ne puis dès lors pas croire –même si vous l’avez dit vous-même – que vous êtes résolu à mettre la Belgique à feu et à sang. […]
Si, emporté par la colère ou par la violence de la polémique, vous avez manqué à la justice et à la charité, il importe que vous reconnaissiez votre erreur sur tel point ou concernant telle personne. Une campagne d’assainissement ne peut s’inspirer que de la vérité. Mais ce qui demeure et ce qui est le fait capital : des milliers et des milliers de Belges demandent avec vous la propreté.
Et à l’échéance de mai prochain, on verra que telle est la volonté inébranlable de tous ceux qui aiment leur pays et qui veulent qu’il soit pur et, par-là, grand et fort. » (Rex, 24 avril 1936).
Quid des copyrights ?
Pour illustrer la reprise de l'article de Pierre Stéphany, spécialiste du « copié-collé », le SoirMag, sans doute par contagion, a procédé de même, reprenant sans vergogne les photos des archives en ligne du Cercle du Collectionneur.
Les photos sont créditées « D.R. ». Est-ce à dire « Droits réservés » ? Mais à qui ? Au SoirMag ? À leur légitime propriétaire parfaitement identifiable par le cachet visible sur les photographies « C.H.R.I. DE SCHUTTER » (Centre Historique de Recherche et d'Investigation – Jacques de Schutter) ?
Le magazine qui ne cesse de donner des leçons de morale et d'éthique à tout le monde, en participant notamment aux campagnes permanentes de défense de la presse professionnelle contre la désinformation et les « fake news » n'en a, en réalité, rien à foutre de la déontologie et ne fait que de l'autopromotion à bon marché. Tous ces titres « grand public » –Le Soir, La Libre (ex-Belgique), La Dernière Heure, GrenzEcho,...– prétendent défendre la pluralité de la presse, mais recopient tous consciencieusement les mêmes communiqués politiquement corrects des agences de presse autorisées... Et ne sont pas même capables de sourcer correctement leurs emprunts photographiques ni de créditer leurs propriétaires légitimes.
Et que le SoirMag ne vienne pas dire qu'il ignorait avec qui prendre contact : s'il a pu trouver les documents dans le labyrinthe des collections du site du Collectionneur, il n'a pu passer outre des « Mentions légales » où est expressément publié l'avertissement suivant : « En vous connectant sur ce site, vous acceptez, sans réserves, les présentes modalités », dont celles concernant le copyright.
Mais en ce jour anniversaire du Géant Léon Degrelle (ce blog au 15 juin 2024), ne boudons pas notre plaisir et savourons sans modération la conclusion de Pierre Stéphany publiée dans le SoirMag, texte qu'on ne se serait plus attendu à pouvoir lire dans un magazine mainstream en 2026 !...
« le battage [que Léon Degrelle] organisait autour [de ses idées], les drapeaux, la musique, la mise en en scène, les supporters frénétiques, avaient de quoi frapper les esprits faibles – et même, quelquefois, les autres. De plus, il était doté d'un talent d'orateur, avec une voix forte et souple, teintée d'un reste d'accent wallon, un ton direct, des gestes amples, le sens des effets, l'art de ménager le plaisant et le sévère. »
Le 20 novembre 1992, jour anniversaire de la mort de José Antonio et du Caudillo Franco, l'Association Pétain-Verdun avait voulu associer le Maréchal Pétain au traditionnel hommage célébré alors par les Espagnols. Un banquet avait été organisé au restaurant El Pardo, dans la banlieue madrilène, où, invité d'honneur, Léon Degrelle prit la parole, une des toutes dernières manifestations de sa fougueuse éloquence.






























Dans ce domaine, le Cercle n'oublie pas de recenser les cotes élevées atteintes par les livres dédicacés de Léon Degrelle. Ainsi de
Au rayon des 
Bert Govaerts, l'auteur de ce pendant du
P
Évidence






Á la décharge de 























Ainsi des éditions et rééditions continues des œuvres de l'auteur de Révolution des Âmes en langues étrangères.






Il me parlait de tout, avec une originalité qui peut surprendre ; l'espace que le général laissait aux événements de la guerre était restreint, alors qu'il s'était engagé comme simple soldat et avait atteint le sommet de la hiérarchie militaire dans une armée qui ne distribuait certainement pas les grades. Degrelle était un soldat courageux, un homme politique intègre, un journaliste brillant et un écrivain passionnant, mais à mes yeux, il était avant tout un grand maître, le grand maître d'un ordre de chevalerie, le dernier à avoir foulé la terre d'Europe. Ce même homme qui m'était apparu, tant d'années auparavant, surgissant presque par magie des brumes de la lagune.








Chronique de ses années estudiantines, ce livre de Léon Degrelle n'est qu'en apparence anecdotique. On y retrouve certes le récit haut en couleur des farces les plus rocambolesques imaginées par le rédacteur en chef de 