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eddy de bruyne

  • L’Encyclopédie de De Bruyne : mensonges et perfidie (15)

     

    La vraie carrière militaire de Léon Degrelle

     

     

    2. Réalité du commandement militaire exercé par Léon Degrelle

     

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    Nous avons pu voir (cf. ce blog au 28 novembre 2017) que De Bruyne réduit la « carrière militaire » de Léon Degrelle à ses seuls grades militaires, –et encore !–, arrêtés à celui d'Obersturmbannführer (lieutenant-colonel), alors que Léon Degrelle fut effectivement promu Standartenführer (colonel) et même, selon De Bruyne, Oberführer (général). Mais là, comme nous l'avons vu, le prétendu récipiendaire, Léon Degrelle lui-même, ne s'en est jamais prévalu.

     

    Quoi de mieux pour un persécuteur de la trempe calomniatrice de notre De Bruyne que d'inventer les prébendes dont se targuerait sa victime pour mieux pouvoir prétendre ensuite qu'elle n'est qu'un vaniteux menteur !!!

     

    Mais pourquoi ces « amputations » au curriculum du Commandeur de la Division Wallonie ? Probablement parce que cela va dans le sens des obsessions du prétendu encyclopédiste (ces promotions relèveraient davantage de la politique que de la réelle valeur militaire du récipiendaire) et lui permet surtout de passer sous silence la véritable carrière militaire de Léon Degrelle.

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  • « Le Führer qui venait de Bouillon »

     

    Une nouvelle biographie de Léon Degrelle 

    venant, elle, de Flandre !

     

    Cheyns Couverture.jpgC'est sous ce titre (De Führer uit Bouillon) qu'un jeune historien amateur flamand –Bruno Cheyns, 35 ans, travaille plutôt dans le secteur des assurances– publie la plus volumineuse biographie (590 pages) jamais consacrée à celui que Hitler eût voulu pour fils. Quoique pour son auteur, l'anecdote de cette relation filiale relèverait de la pure fiction (« fabeltje »), sans apporter pourtant la moindre explication à ce démenti péremptoire. Nous renvoyons nos lecteurs au blog du « Dernier Carré – Léon Degrelle » du 12 mai 2016 pour se faire une idée plus précise sur ce fait historique qui dérange tellement les pense-petit.

     

    Au moment d'écrire ces lignes, nous n'avons pas encore eu le temps de lire ce lourd pavé qui a quand même le mérite de s'attacher quelque peu (une cinquantaine de pages seulement) aux années d'exil, mais l'interview qu'a publiée, le 26 octobre dernier, l’hebdomadaire flamand 't Pallieterke marque bien les limites dans lesquelles le prudent néophyte (c'est son tout premier ouvrage) entend demeurer : celles du politiquement correct à la Martin Conway, Eddy De Bruyne ou Francis Balace dont il semble reprendre, traduire et amplifier les fadaises.

     

    Sans doute est-ce la raison pour laquelle les photos que nous lui avons permis de reprendre de notre site ne sont pas créditées à notre blog « Dernier Carré – Léon Degrelle, http://lederniercarre.hautetfort.com » comme il avait été convenu, mais à l'asbl « Les Bourguignons », dissoute depuis 1990, seule à figurer dans l'Encyclopédie de De Bruyne). Sans doute importait-il surtout de ne faire aucune publicité à notre entreprise de rectification de l'Histoire concernant Léon Degrelle, le plus calomnié et diffamé des fils de Belgique, inexpiablement coupable d'avoir voulu rendre à son pays son destin de grandeur bourguignonne...

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  • L’Encyclopédie de De Bruyne : mensonges et perfidie (14)

    La vraie carrière militaire de Léon Degrelle

    (première partie)

     

     

    1. Validité des grades militaires de Léon Degrelle conférés par Heinrich Himmler

     

    « Carrière militaire

    [...] Lors de la mise sur pied de la Légion Wallonie, la commission au grade d’officier lui ayant été refusée, il est engagé comme Schütze (août 1941) ;

    - Gefreiter (10.02.1942) ;

    - Feldwebel (22.03.1942) ;

    - Leutnant (01.05.1942);

    - SS-Ostuf. (01.06.1943) ;

    - SS-Hstuf. (01.01.1944) ;

    - SS-Stubaf. (20.041944) ;

    - SS-Stubaf. u. Kdr 28.SS-Freiw.Gr.Div.Wallonien (17.09.1944) ;

    - SS-Ostubaf. U. Kdr 28. SS-Freiw.Gr.Div.Wallonien (01.01.1945). [...]

    Nommé Volksführer der Wallonen (23.11.1944) avec pleins pouvoirs civils, militaires et administratifs sur tous les Wallons résidant sur le territoire allemand (à l'exception des compatriotes incarcérés pour motifs graves). »

     

    De Bruyne a plaisir, nous l’avons vu (voir ce blog au 31 juillet 2017), à prétendre mensongèrement que « la commission au grade d’officier lui ayant été refusée », c’est comme simple soldat de 2e classe que Léon Degrelle dut partir, le 8 août 1941, pour le camp de formation militaire de Regenwurmlager (Meseritz, ouest de la Pologne actuelle). Nous le répétons : il s'agit là d'une inqualifiable calomnie, sans référence valable, de la part du prétendu « Encyclopédiste » !

     

    Il ne s'en tient malheureusement pas là car, sous le titre « Carrière militaire », le moins précis et le moins complet des encyclopédistes est bien loin de retracer, même sommairement, le parcours militaire de Léon Degrelle !

     

    Pour De Bruyne, la « Carrière militaire » de Léon Degrelle se limite aux grades reçus, grades que, de plus, il arrête d'autorité à celui de SS-Obersturmbannführer und Kommandeur der SS-Freiwilliger Grenadier Division Wallonien, obtenus le 1er janvier 1945 (et que, de plus, il ne fournit prétentieusement que sous la forme, incompréhensible pour le profane, des abréviations d'usage dans la Waffen-SS !).

     

    Soldbuch Promotions.jpgLe Soldbuch présente effectivement la collation du grade d'Obersturmbannführer au 1er janvier 1945. Cependant, non seulement De Bruyne prétend que Léon Degrelle n'avait pas droit au grade de général (Oberführer) qu'il aurait obtenu à la toute fin de la guerre, lors de son ultime rencontre avec le Reichsführer-SS Heinrich Himmler, le 2 mai 1945, mais surtout il ignore la promotion au grade de Standartenführer (colonel) obtenue le 20 avril 1945 et qui figure en bonne et due forme au Soldbuch...

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  • L’Encyclopédie de De Bruyne : mensonges et perfidie (13)

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    « Exempté du service militaire en Belgique comme aîné d’une famille nombreuse (à la suite d’une démarche administrative facultative). Lors de la mise sur pied de la Légion Wallonie, la commission au grade d’officier lui ayant été refusée, il est engagé comme Schütze (août 1941). »

    À chaque phrase sa perfidie !

     

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  • L’Encyclopédie de De Bruyne : mensonges et perfidie (12)

    De Bruyne se trompe de scoop (2) :

    Fernand Rouleau est le père de la SS française !

     

     

    Capture.PNGOfficier de réserve de l’armée belge, parlant couramment l’allemand, Fernand Rouleau se donnait les apparences de « commandant faisant fonction » de la Légion Wallonie, ce qu’il ne fut jamais. Son ambition personnelle déplacée et sa méconnaissance des objectifs politiques degrelliens assignés à la Légion et auxquels il était parfaitement étranger risquaient d’entraîner celle-ci sous un contrôle allemand absolu.

    Léon Degrelle se défit donc de son lieutenant dès octobre 1941.

    On retrouva néanmoins, tout au long de la guerre, l’Untersturmführer Fernand Rouleau dans la mouvance SS, notamment à Paris où il fut en charge de la conférence de presse annonçant, le 6 août 1943, à l’ambassade d’Allemagne, la création de la Französische SS Freiwilligen Sturmbrigade, mieux connue sous le nom de Brigade Frankreich.

     

    Insistons-y: cet épisode on ne peut plus important dans la vie de Fernand Rouleau est totalement passé sous silence dans la notice biographique que lui consacre De Bruyne dans son « Encyclopédie » plutôt partielle, sinon partiale !

    Fernand Rouleau était pourtant le seul officier SS « français » parmi tous les officiers de la SS et de la Wehrmacht assistant à la conférence de presse et le seul à prendre la parole en français pour annoncer la création de la première unité française au sein de la prestigieuse Waffen SS.

     

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    La presse ne cita que le seul « lieutenant Rouleau » (ou « Roulleau »).
    Les autres officiers assis à la table des conférenciers ne sont identifiés que par les photographes des agences de presse ayant légendé leurs clichés pour leurs clients. C’est ainsi que l’agence LAPI (Les Actualités Photographiques Internationales) signale, aux côtés de Fernand Rouleau, le Hauptsturm-

    führer Hans Sievers et le Lieutenant Schulz.

    69 LAPI 1.jpgPrésenté comme « l’un des chefs de la section française de la Waffen-SS », Fernand Rouleau serait donc bien le père de la SS française.

     

    Il n'y a, bien entendu, personne pour soutenir pareille fable. Mais si l'on s'en tient aux critères de De Bruyne, il faut bien en convenir: Fernand Rouleau est l'interlocuteur officiel et le seul porte-parole des autorités allemandes. Et, contrairement à la situation belge où Léon Degrelle, initiateur historique de l'entreprise, assume ses prérogatives politiques et son engagement militaire, aucun responsable politique ou militaire français n'assiste à l'inauguration officielle de la Waffen SS française. Bien plus, c’est Fernand Rouleau qui, le surlendemain de l’annonce de la création de la Waffen SS française, le 8 août 1943, recevra effectivement à l’ambassade d’Allemagne, Joseph Darnand, le chef de la Milice, venu prêter serment de fidélité au Führer Adolf Hitler.

     

    On le voit: selon les critères de l'encyclopédiste De Bruyne, l'ancien Lieutenant du Chef (qui ne fut jamais l'initiateur, ni a fortiori le père, du « Corps franc Wallonie » même s'il participa aux négociations aboutissant à sa création), est bien mieux placé pour revendiquer le titre de « père de la SS française » !

     

    Nous retranscrivons la « déclaration de naissance » officielle de la SS française tel qu’elle fut prononcée par Fernand Rouleau et publiée par l’ensemble de la presse française.

     

    « Par la loi du 22 juillet 1943, le président Laval, avec l’assentiment du chef de l’État, le maréchal Pétain, a reconnu à tous les Français le droit de s’engager dans les formations de la Waffen-SS à l’Est, afin de prendre part aux combats pour l’existence et l’avenir de l’Europe.

    En vertu de cette loi, les volontaires pour la Waffen-SS jouissent du même statut légal que les membres de la L.V.F.

    Le gouvernement français a ainsi montré qu’il appréciait l’offre faite par le Führer des Grossdeutschen Reiches et qu’il est prêt à prendre sa part des devoirs que commandent des heures décisives pour le sort de l’Europe.70 LAPI 2.jpg

    Il est évident que la constitution d’une unité de volontaires français au sein de la Waffen-SS représente un nouveau pas très important dans l’union de la jeunesse européenne contre le nihilisme bolchevik.

    Le fait est que par l’afflux des volontaires de presque tous les pays de l’Europe qui, côte à côte avec leurs camarades allemands, se sont distingués par leur vaillance au front de l’Est, la SS, fondement essentiel du Parti national-socialiste, qui n’avait, à l’origine, qu’une valeur politique interne allemande, s’est transformée aujourd’hui en communauté indissoluble de la jeunesse européenne luttant pour le maintien de ses valeurs culturelles et de sa civilisation.

    Que la jeunesse française ait d’instinct compris la portée de ce nouveau pas, est démontré par le fait qu’en quelques jours et sans la moindre propagande, plus de 1.500 volontaires se sont présentés. Le premier bataillon existe et bientôt le premier régiment SS français sera en mesure de faire la preuve de la permanence des hautes traditions militaires françaises et de l’esprit combatif de sa jeunesse.

    Les conditions d’admission, d’instruction et de soutien familial sont les suivantes :

     

    Conditions d’engagement.

    Les limites d’âge sont fixées à 17 et 40 ans. La taille minima exigée est de 1m65.

     

    Les volontaires doivent être de sang aryen, aptes au service militaire et exempts de toute condamnation infamante.

     

    Les membres de l’organisation Todt et, d’une manière générale, les travailleurs français employés dans les organisations ou des firmes allemandes, en France ou en Allemagne, sont autorisés à s’engager.

     

    Les demandes doivent être adressées :

    En Allemagne : à l’Ergänzungsstelle der Waffen-SS la plus proche ; en France : à Paris, au centre de recrutement, Ersatzcommando Frankreich der Waffen-SS, 24, avenue Recteur-Poincarré, Paris (16e), Métro Ranelagh), et en province, dans les bureaux de la police allemande (Kommandos der Ordnugspolizei), au siège de chaque préfecture régionale.

     

    La loi française assimilant les volontaires de la Waffen-SS à ceux de la L.V.F. leur garantit en conséquence le droit de retrouver, lors de leur démobilisation, pour le moins leur situation dans la vie civile. De même, les droits aux pensions d’invalidité des anciens combattants seront sauvegardés.

     

    Commandement.

    Le commandement sera exercé conjointement par des officiers allemands et français.

     

    Les officiers et sous-officiers français auront la possibilité de récupérer leur grade et de recevoir un commandement après un stage aux école d’officiers et sous-officiers de la Waffen-SS. Ce stage comportera un complément d’instruction et une épreuve de capacité.

     

    En outre, les volontaires présentant les aptitudes requises pourront également être admis dans ces écoles.

     

    La SS veillera elle-même, et d’une façon toute particulière, au soutien matériel des familles des volontaires. Les femmes et les enfants des volontaires mariés, les parents (père et mère) des célibataires ont droit à des allocations familiales attribuées en supplément de la solde du volontaire. Ces allocations garantissent un large soutien aux intéressés qui recevront, en outre, aide et protection en cas de besoin.

     

    Les célibataires non soutiens de famille recevront néanmoins une allocation qui sera versée à un compte d’épargne dont ils pourront disposer librement en France. Toutes précisions à ce sujet seront fournies, sur demande, par les bureaux d’engagement.

     

    La SS se fera un point d’honneur et considérera comme une tâche essentielle d’employer les qualités militaires et la volonté de combat de chaque Français disposé à engager sa vie dans la lutte pour l’existence et l’avenir de l’Europe, contre le bolchevisme, pour la justice sociale, pour la victoire ! »

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  • L’Encyclopédie de De Bruyne : mensonges et perfidie (11)

     

    De Bruyne se trompe de scoop (1) :

    Fernand Rouleau n’est pas le père de la Légion Wallonie !

     

    « À l’annonce de l’invasion de l’URSS, ⤇ F. ROULEAU, Lieutenant du Chef, profitant de l’absence de DEGRELLE en pourparlers avec O. ABETZ à Paris, décrète la mise sur pied d’un Corps Franc Wallon contre le Bolchevisme. Par la suite, grâce à une intervention tapageuse dans le recrutement, DEGRELLE parvient à s’approprier la paternité de la mise sur pied de la Légion Wallonie. »

    Nous voici face au dada obsessionnel de De Bruyne (échafaudé dans Les Wallons meurent à l’Est en 1991, sans aucune mention de source) : Léon Degrelle n’a rien à voir avec la création de la Légion Wallonie ; il a simplement sauté dans le train en marche, de peur sans doute de rater une nouvelle opportunité de se réserver une place confortable au soleil (au prix surtout de se faire trouer la peau, mais cette réalité-là chaud très peu à De Bruyne !)

    53 Fernand Rouleau.jpgMais à qui fera-t-on croire que c’est de sa propre initiative et sans en avoir jamais référé à Léon Degrelle que le propre « Lieutenant du Chef » aurait profité de l’absence momentanée de ce dernier pour s’arroger le pouvoir de « décréter » (être « remplaçant du Chef en son absence » n’autorise pas tout !) la mise sur pied d’un Corps franc Wallonie, mettant ainsi tout le mouvement Rex et son chef devant le fait accompli ?

    Et quelle est l’ « intervention tapageuse dans le recrutement » opérée par un Léon Degrelle probablement mort de jalousie pour se réapproprier la paternité de la Légion Wallonie ? L'affabulateur De Bruyne n’en dira pas plus ! Mais le mal est fait : le pseudo-scoop de De Bruyne a enflé comme une rumeur malfaisante, contaminant sites, blogs, forums se recopiant l'un l'autre sans jamais rien vérifier...

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  • Léopold III, Adolf Hitler et... Léon Degrelle. En marge de l'Encyclopédie perfide et mensongère de De Bruyne

    La restauration de la Bourgogne historique : le projet des chefs de peuple
    Adolf Hitler et Léon Degrelle

     

     

    Fiery_Grayscale_2 (3).jpgDans la première livraison de notre critique de l'Encyclopédie de l’Occupation, de la Collaboration et de l’Ordre Nouveau en Belgique francophone (1940-1945) d'Eddy De Bruyne (voir ce blog au 23 mars 2016), nous commencions par nous étonner de l'absence sinon de certains « Collaborateurs » éminents, du moins de quelques-uns des principaux acteurs de « l'Occupation, de la Collaboration et de l'Ordre Nouveau en Belgique », à commencer par le roi des Belges lui-même, Léopold III, qui compta parmi ceux qui firent le plus « des pieds et des mains pour rencontrer le Führer, lui serrer la pince et prendre le thé avec lui ».

    Un lecteur nous reproche cependant d'en faire un peu trop en laissant entendre que le roi était tout acquis à l'Ordre Nouveau : « Lorsque vous écrivez que dans l'immédiat après-guerre, Léopold III revint à Berchtesgaden "séduit par ce sanctuaire hitlérien aux étonnantes prouesses architecturales [...] pour compléter son premier séjour par la visite de l'impressionnant Kehlsteinhaus construit pour le 50e anniversaire du Führer : un pèlerinage éclairant sur les vrais sentiments du roi à l'égard du maître du IIIe Reich ?", êtes-vous certain de ne pas prendre vos désirs pour la réalité ? Car il faut bien constater que la visite du roi au Führer s'est soldée par un échec et que la suite a montré que Hitler ne traita pas très favorablement son prisonnier royal, lui refusant tout ce qu'il sollicita et l'emmenant en captivité en Allemagne après le débarquement des alliés. Dès lors, la visite, après-guerre, de Léopold III au Kehlsteinshaus (pour autant qu'elle ait vraiment eu lieu) ne s'apparenterait-elle pas plutôt à la revanche d'un vaincu humilié plutôt qu'au "pèlerinage" d'un disciple convaincu ? »

    Nous donnons bien volontiers raison à notre correspondant sur ce dernier point, tant il est vrai que le Führer ne s'en laissa jamais conter par quelque monarque brandissant son statut pour extorquer quelque privilège et qu'il dut trop souvent rappeler son encombrant prisonnier à la réalité de son statut et de ses responsabilités dans un conflit où chacun devait tenir sa place: l'histoire avait changé toutes les données géopolitiques et c'est l'Allemagne nationale-socialiste qui se retrouvait investie du destin européen auquel chaque pays devait prendre sa part de combat et de souffrance (comme s'y engagèrent d'ailleurs spontanément Léon Degrelle et la Légion Wallonie). Ce que le Führer ne manqua évidemment pas d'essayer –vainement– de faire comprendre à son royal interlocuteur.

     

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  • L’Encyclopédie de De Bruyne : mensonges et perfidie (10)

     

    La « collaboration » selon Léon Degrelle

     

    « Débouté dans ses tentatives [de jouer un rôle politique de premier plan], la Collaboration lui semble la seule issue possible pour arriver à ses fins. Il s’y résout lors d’un meeting à Liège (05.01.1941 – suite à l’éditorial du Pays Réel du 1er janvier 1941, ponctué par le salut hitlérien) au cours duquel il lance de nouveau un vibrant Heil Hitler (alors qu’en octobre 1939 il avait formellement interdit le salut hitlérien). »

     

    Le goût de l’ellipse confine à la dissimulation et au mensonge par omission chez un De Bruyne que son empressement à établir ses contre-vérités brouille avec la grammaire la plus élémentaire (ignorance des règles régissant l’épithète détachée) et même avec le vocabulaire (seul l’électeur a « débouté » –tout provisoirement– Léon Degrelle de ses prétentions politiques en 1937 ; par contre, en 1940, Léon Degrelle eût certes apprécié avoir affaire à la vraie justice avant d’être arrêté, mis au secret, déporté et torturé !)…

     

     48 P.E. Janson 1937.jpgÀ sa libération des prisons françaises, Léon Degrelle n’a pas imaginé un seul instant « jouer un rôle politique de premier plan » hors de la « Collaboration », c’est-à-dire de la mise en œuvre de l’ordre nouveau national-socialiste rejoignant l’idéal rexiste. Avant même de rentrer à Bruxelles, il rencontre à Paris son ami, l’ambassadeur Otto Abetz (avec d’ailleurs les encouragements écrits de Paul-Emile Janson, le ministre de la Justice responsable de ses avanies !) pour évoquer l’avenir de la Belgique bourguignonne dans le nouvel ordre européen. Il retournera encore à Paris en août pour poursuivre ses discussions, cette fois en compagnie d’Henri De Man.

     

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  • L’Encyclopédie de De Bruyne : mensonges et perfidie (9)

     3. Conditions de voyage de la déportation en France de Léon Degrelle

    « dans un convoi comportant 73 personnes, accompagnées de 25 gendarmes et de M. DELIERNEUX, directeur au département de la Justice »

    Avec un tel énoncé, De Bruyne laisse entendre que la déportation de Léon Degrelle s’est réalisée dans les meilleures conditions sous la protection de la gendarmerie et d’un haut fonctionnaire de la Justice !... Comme nous venons de le voir, il n’en est évidemment rien.

    Sans ergoter sur le nombre de gendarmes formant l’escorte des prisonniers (mais aucun chiffre avancé par De Bruyne ne semble correct !), nous nous intéresserons plus particulièrement au nombre des déportés qui risquaient tout de même leur vie dans cette aventure.

     

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