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Récits & Souvenirs

  • 112e Anniversaire de Léon Degrelle

    15 juin 1906 – 15 juin 2018

     

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    Plus le temps passe et plus les historiens de cour se croient autorisés à raconter n’importe quoi sur ceux qui n’appartinrent pas au « bon » camp à l’issue de la Deuxième Guerre mondiale. Intoxiquant d’ailleurs au passage (mais n’est-ce pas le but ?) les « amateurs » incapables de critique historique et se contentant des seules sources officielles qui leur sont facilement accessibles…

     

    Aussi notre blog « Dernier Carré » de défense de l’honneur et de l’action des Anciens de la Légion « Wallonie » et de leur Chef Léon Degrelle ne manque-t-il pas d’ouvrage pour remettre les pendules à l’heure, se profilant ainsi progressivement sinon comme la seule, en tout cas comme la meilleure source d’informations fiables sur tout ce qui concerne leur véritable destin !

     

    Aujourd’hui qu’il est de bon ton de railler l’amitié et la considération dont jouissait Léon Degrelle auprès du Führer ainsi que de ses camarades allemands, il nous a semblé opportun de donner la parole à un jeune volontaire allemand de la Waffen-SS, Franz Schönhuber, engagé en 1942, à 19 ans, dans la prestigieuse Leibstandarte Adolf Hitler.

     

    Franz Schönhuber nous est surtout connu par son parcours politique d’après-guerre. Longtemps journaliste tant pour des journaux et magazines munichois que pour la radio bavaroise ainsi que président de la fédération des journalistes de Bavière, Franz Schönhuber est en effet un des fondateurs du parti nationaliste Die Republikaner qu’il présida avec succès jusqu’en 1990. Elu député européen, il devint vice-président du Groupe technique des droites européennes, se liant d’une profonde amitié avec Jean-Marie Le Pen.

     

    Quelques mois avant son décès, le 27 novembre 2005, il organisa encore une formidable manifestation de la Droite nationale à Dresde pour commémorer le soixantième anniversaire du bombardement criminel de la ville par les escadres terroristes anglo-américaines exterminant quelque 305.000 civils, –habitants et réfugiés (chiffre de la Croix-Rouge).

     

    léon degrelleDénonçant la haine de soi allemande, Franz Schönhuber est l’auteur d’un livre de souvenirs Ich war dabei (« J’y étais », 1982) où il évoque avec pertinence qui fut Léon Degrelle aux côtés des Allemands, n’hésitant pas à lui consacrer également deux pages de photographies.

     

    « C’est en rencontrant cette jeune Flamande que, pour la première fois, j’ai pu en apprendre davantage sur le chef des Waffen-SS wallons, le légendaire Léon Degrelle. A l’époque, en Belgique, Wallons et Flamands se regardaient en chiens de faïence (c’est d’ailleurs actuellement de nouveau le cas). Pourtant, cette belle Flamande tranquille admirait et, je le pense bien, aimait en secret le dieu de la guerre wallon. Mais il faut que je dise quelques mots à propos de Degrelle.

     

    C’est littéralement de combat en combat qu’il gagna ses galons, de simple soldat jusqu’à Commandeur de division. Blessé six fois, il obtint les plus hautes décorations de tous les volontaires européens. Hitler a dit de lui que, s’il avait un fils, il devrait être comme Degrelle.

     

    Ce Degrelle, chef du mouvement catholique rexiste, qui eut temporairement une grande influence avant la guerre, n’était pas seulement brave, il était aussi profondément croyant. Il allait même à la messe dans les villages de Russie, au Front de l’Est. L’ancien chef de l’association des étudiants catholiques de Louvain se trouvait là, comme un frère dans le Christ, parmi les “Untermenschen” du pays…

     

    léon degrelle

     

    J’ai pu voir Degrelle par la suite à Wildflecken quand j’étais instructeur chez les Français de la “Charlemagne” : un homme de grande séduction, pourvu de talents d’orateur fascinants. » (p. 97)

     

    « Un jour, le prototype même du soldat chrétien à la Waffen-SS, Léon Degrelle, vint à Wildflecken. On aurait dit le dieu de la guerre en personne : un orateur flamboyant, couvert de décorations, dans une attitude de dignité rayonnante de jeunesse. Je compris alors l’enthousiasme romantique de mon infirmière flamande de Velden am Wörtersee. Elle n’était sûrement pas la seule dans ce cas. De nombreux volontaires de la “Charlemagne” furent pris d’un tel enthousiasme pour le Chef des Wallons qu’ils disparurent de Wildflecken pour s’engager dans les rangs de la Division “Wallonie”. Certains réussirent, d’autres furent repris et sévèrement punis. » (p. 131)

     

    « Mon chapitre “Charlemagne” se refermera par cette évocation d’un voyage dans le passé que je fis récemment en me rendant à Wildflecken. […] A Bad Brückenau, seuls de rares passants d’un certain âge se rappelaient encore les Français. Certains d’entre eux, confondaient d’ailleurs les membres de la “Charlemagne” avec les Wallons. Le seul nom qu’un habitant connaissait encore était celui de Léon Degrelle… » (p. 333)

      

    léon degrelle« Dans les derniers jours de l’effondrement du Reich, il parvint à atteindre la Norvège et put utiliser l’avion mis par les Allemands à la disposition de Quisling. Celui-ci refusa de s’en aller et il fut exécuté par la suite, comme chacun sait.

     

    Le pilote de l’avion réussit la traversée aventureuse de la moitié de l’Europe. C’est littéralement avec ses dernières gouttes d’essence qu’il atteignit l’Espagne en faisant un atterrissage forcé sur la plage de San Sébastian. Degrelle parvint à s’extraire des débris de l’avion, avec de multiples fractures aux jambes. Il se rendit aux autorités espagnoles. Il s’en était encore tiré !

     

    Condamné à mort par contumace en Belgique, il ne fut cependant pas extradé. [...] Parfois, il revêt son ancien uniforme avec toutes ses décorations. Et il reçoit des jeunes gens venus de Belgique par vols charter pour le voir. Pour des jeunes Belges assez nombreux, il reste le “héros de la guerre”.

     

    léon degrelle

     

    Que le lecteur veille excuser cette digression, mais Degrelle est un personnage-clef des volontaires de la Waffen-SS. » (p. 98)

     

    « Dans son livre Hitler pour 1000 ans, Léon Degrelle décrit comme suit, rétrospectivement, l’espoir qui animait les volontaires étrangers :

    C’est plein de méfiance et bourrés de complexes qu’ils s’engagèrent pour le front russe. Les Allemands avaient envahi notre pays. Nous n’avions donc aucune raison de les aimer tendrement. Certains Allemands, à Berlin et dans les pays occupés, nous irritaient par leurs airs de maîtres hautains et arrogants. L’Europe que nous voulions ne pouvait pas être réalisée comme eux, ils le voulaient, c’est-à-dire au garde-à-vous, avec le doigt sur la couture du pantalon, devant un quelconque Generaloberst ou Gauleiter. Elle ne pouvait être réalisée que dans l’égalité, sans qu’un pays trop puissant impose une discipline de cour de caserne à des étrangers de deuxième classe. L’Europe dans l’égalité, sinon pas d’Europe !”

    Il avait bien observé la situation. » (p. 100)

     

    léon degrelle

  • Le vrai camp des massacrés : Victor Matthys face au terrorisme de la Résistance

     

    Mise au point devant le Conseil de Guerre de Charleroi, le 4 juillet 1946

     

    Il est aujourd’hui admis, comme un dogme dont on se garde bien de vérifier la pertinence, que les Rexistes du temps de guerre ne rassemblèrent qu’une infâme bande de tueurs assoiffés du sang des nobles et courageux résistants.

     

    C’en est au point que des auteurs appartenant à ce qu’il est convenu d’appeler notre « famille de pensée » reprennent sans davantage y réfléchir cet odieux poncif. Ainsi de Paul-André Delorme publiant dans un Rivarol qui n’en peut mais une phrase telle que « à partir de 1942, […] Victor Matthys […] lance le mouvement [Rex] dans des opérations contre les Juifs et les résistants ». Nous avons montré (ce blog au 29 mai 2018) ce qu’il fallait penser de pareille affirmation gratuite constituant une flétrissure injuste sinon méchante de la mémoire du Chef a.i. de Rex qui sut se montrer digne des héros du Front de l’Est et de leur Commandeur Léon Degrelle (la parfaite concordance de vue entre les deux hommes se déduit de ce discours scrupuleusement honnête) en organisant, dans une perspective de réconciliation nationale, l’action politique et sociale des Rexistes.

     

    Matthys Bad Tölz 16 juin 1944.jpgPour mieux en juger, il nous a semblé nécessaire de publier le texte de la dernière prise de parole publique de Victor Matthys : ce n’est pas une plaidoirie car il se sait condamné d’avance, mais une mise au point dont la sincérité se mesure à la proximité de l’échéance inéluctable qui l’attend. Jugé pour la « tuerie de Courcelles » consécutive au massacre de la famille d’Oswald Englebin, bourgmestre rexiste du Grand-Charleroi, Victor Matthys tient à rappeler le contexte de guerre civile créé par la résistance communiste tuant indistinctement et impunément hommes, femmes et enfants liés de près ou de loin au mouvement d’Ordre Nouveau. Ces crimes répugnants endeuillant tant de familles parfaitement innocentes devinrent à ce point insupportables qu’il n’était humainement plus possible de ne pas réagir. Et ce, alors même que les plus hautes autorités judiciaires reconnaissaient la fatalité d’une réaction de la part du camp des victimes.

     

    Mais ce n’est plus tant devant le Conseil de Guerre de Charleroi que Victor Matthys s’est alors exprimé, mais face à l’Histoire, endossant résolument toutes ses responsabilités de chef, rappelant l’idéal du Mouvement et en appelant au jugement de la postérité, qu’il espère moins partisane, mais que nous savons toujours prisonnière d’une « histoire » bien cadenassée...

     

     

     

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  • Honneur et Fidélité : Adieu à Fernand Kaisergruber

    C'est sous un crachin au diapason de notre désolation qu'ont été célébrées, ce jeudi 22 mars, au cimetière d'Uccle, les funérailles de Fernand Kaisergruber.

    Quelque cent cinquante personnes étaient présentes pour accompagner la famille et lui rendre un peu de l'amitié que nous prodigua sans jamais compter Fernand.

     

    Des témoignages lus avec émotion par sa fille cadette et ses petits-enfants, nous retiendrons surtout la bienveillance et la compréhension qui caractérisaient son amour pour chacun des siens, de même que son souci de les encourager toujours à épanouir leur véritable personnalité dans le souci du bien et du beau. Pour une vie accomplie dans l'honneur parce que vécue dans la fidélité aux vraies valeurs.

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  • Fernand Kaisergruber raconte...

     

    Mon honneur s'appelle fidélité

     

    Voilà déjà quatre jours que Fernand nous a quittés. Ses sobres funérailles seront célébrées demain midi. Sans l'apparat de l'institution catholique (qu'il avait définitivement associée à la plus vile hypocrisie), mais avec le cérémonial –drapeaux et chants– qu'il avait souhaité pour rappeler son indéfectible fidélité à l'idéal de grandeur et de justice qu'il avait choisi de servir dans l'honneur.

    Cet idéal solaire se fracassa face à la brutalité des forces matérielles des coalisés capitalistes et communistes qui surent briser les hommes en anéantissant leurs patries en même temps que leurs familles. Mais cet idéal se maintint toujours dans le cœur des survivants et de tous ceux qui purent les connaître et les apprécier, en recherche de vérité historique comme de justice sociale.

    Voici comment Fernand Kaisergruber raconta les derniers moments de sa vie militaire, qui, à l'époque comme aujourd'hui, a été et est toujours considérée sans appel possible comme un crime inexpiable...

     

    9 FKBaibusy.jpgDans une clairière, nous découvrons une maison de garde-barrière en bordure d'une petite voie ferrée et décidons d'y passer la nuit. Elle est habitée et déjà une bonne demi-douzaine d'autres soldats y ont trouvé refuge aussi.

     

    L'habitant des lieux est un homme âgé, commis à la garde des voies. Ancien combattant de 14-18, il y a perdu une jambe. Nous avons pris place parmi les autres soldats et cassons la croûte, assis à même le sol, en attendant la nuit. Pendant ce temps-là, l'hôte nous parle de la guerre, de celle-ci mais aussi de l'autre, lorsque la radio lance un communiqué.

     

    C'est l'annonce de la mort d'Hitler, la capitulation de Berlin et, je crois me souvenir, aussi le message très digne du Grand-Amiral Dönitz, successeur d'Hitler.

     

    Les larmes qui coulent doucement sur le visage ridé de notre hôte et le contenu du message nous bouleversent autant les uns que les autres ! L'homme a éteint le poste et s'est assis parmi nous. Il s'efforce de contenir discrètement les sanglots qui le secouent. Tout le monde s'est tu, personne n'a le goût de parler. Le silence est lourd. [...]

     

    Tant d'années d'efforts, de peines, de sang... Un bilan impossible, car ce ne peut être simplement un assemblage de colonnes de chiffres, des statistiques avec autant de morts, de disparus, de blessés et infirmes ! On ne peut chiffrer toutes les souffrances individuelles, jour après jour et heure par heure.

     

    Je songe à tant de blessés qui n'ont pu être secourus et sont morts tout seuls. Ce sont toutes ces souffrances et détresses vécues dans la solitude souvent qu'il y a lieu de multiplier par autant de millions. Il y a ceux qui ont été blessés deux fois, trois fois ou davantage, ce qui implique qu'à chaque fois, ils sont retournés au front. Il faut faire la somme de toutes les souffrances de chaque individu en particulier pour comprendre l'ampleur des sacrifices de toute une jeunesse, mais aussi des plus vieux dans les derniers mois de la guerre, car tous furent mis à contribution à ce moment-là. Et c'est vrai de part et d'autre, car pas plus chez l'adversaire, ce ne sont pas ceux qui font les guerres qui les déclarent.

     

    Et je ne dis pas cela pour moi, pour nous qui étions volontaires et qui l'assumions en toute connaissance de cause, non pour le plaisir de faire la guerre, qui me répugne comme à tout le monde, mais parce que nous avions estimé qu'en étant arrivé là, il n'était pas possible d'attendre paisiblement la fin, plus ou moins à l'abri, sans avoir le courage d'aller défendre là où il y avait lieu, les valeurs qui étaient les nôtres et nous étaient précieuses.

     

    Nous n'irons pas à Touapse. Du Donetz au Caucase. De Tcherkassy à l'Oder, p. 288 (édition à compte d'auteur, 1991. Cette édition est épuisée : une réédition est prévue. Une édition en anglais est disponible aux Editions Helion & Company).

     

  • La Noël avec les Mexicains

    Après la brillante réussite de sa première année à l’Université Catholique de Louvain, le jeune Léon Degrelle emménage chez Mgr Louis Picard, dans l’immeuble qui sera bientôt le siège des Editions Rex, mais qui, pour l’heure, abrite surtout l’Association Catholique de la Jeunesse Belge (ACJB) où milite d’ailleurs le bouillant Bouillonnais !

     

    La maison est également le siège de multiples organisations de défense des Cristeros, ces catholiques mexicains persécutés à mort par leur gouvernement bestialement anticlérical. Mgr Picard est leur ardent défenseur, n’hésitant pas à appliquer à leur cas la notion augustinienne de « guerre juste », c’est-à-dire de légitimer la violence pour assurer leur droit à l’existence.

     

    Ce sont donc les persécutions mexicaines qui seront à l’origine de l’extraordinaire succès de la dévotion au Christ-Roi qui imprégnera toute l’existence de Léon Degrelle allant ainsi jusqu’à baptiser son mouvement de régénérescence politique et spirituelle « REX ».

     

    Avt-Garde 1928 10 01 Picard Christ-Roi.JPGMgr Picard écrira un vibrant appel à la mobilisation pour les Cristeros dans le magazine des étudiants louvanistes dirigé par Léon Degrelle, sous le titre « La Persécution mexicaine : l’indomptable fierté des jeunes martyrs – Comment on assassine en plein XXe Siècle ». Cette exaltation du martyre pour le Christ-Roi se termine ainsi : « C’est à l’occasion de l’inauguration [du monument au Christ-Roi au centre géographique du Mexique] que l’Evêque de Léon lança pour la première fois l’acclamation qui depuis a fait son tour du monde : Vive le Christ-Roi ! […]

    Une fortune inouïe était réservée à ce cri de foi et d’amour de l’Evêque de Léon. Il exprime la volonté catholique de ne pas se laisser faire et de ne pas laisser faire, de ne pas permettre que le Christ-Roi soit dépossédé, sans résistance et sans protestation à outrance, de la moindre parcelle de ses domaines inaliénables. Les martyrs mexicains résument en ce cri sublime toutes les raisons de leur vie et de leur mort. Lorsque les fusils du peloton d’exécution sont levés et que les têtes des soldats se penchent en attendant le commandement mortel, le martyr, debout, jette à la face des persécuteurs et à la face du Ciel et de la terre toute son âme par ces trois mots qui sont devenus comme un rite du martyre moderne : Vive le Christ-Roi !

    Le même cri fera vibrer nos lèvres et nos âmes en ce retour de la fête par excellence des milices et de la chevalerie du Christ-Roi. » (L’Avant-Garde, 1er octobre 1928)

     

    A la suite de son article enflammé saluant le meurtre du président mexicain par un Cristero, et mis au défi par la presse socialiste et communiste d’aller vérifier la réalité de la situation au Mexique, Léon Degrelle fut ainsi le seul journaliste belge à s’être rendu sur place et à avoir réalisé un reportage sur le vif de la condition du peuple catholique et la corruption de ses dirigeants.

     

    Voici comment Léon Degrelle rend compte de son Noël 1928 (les photos illustrant cet article paru dans Soirées du 25 décembre 1932, proviennent toutes de l’appareil de Léon Degrelle).

     

     

    J’étais installé dans une villa sans étage, toute couverte de roses, avec des jets d’eau jaillissant dans des vasques de faïences multicolores... Les servantes étaient des Indiennes de tout repos, tannées comme des crêpes et vêtues d’étoffe bleu sombre. Le dimanche, un prêtre venait dire la messe dans le garage. Il s’asseyait sur une chaise dans le jardin et on se confessait à la queue leu-leu, agenouillé dans l’herbe. Puis, il s’installait près d’un camion et, entouré de pauvres gens en loques et de femmes en noir, il consacrait la Sainte-Hostie. C’était émouvant à pleurer. On communiait entre deux fûts de goudron. A la sortie, le prêtre, en civil, nous tendait son porte-plume réservoir, où l’encre était remplacée par de l’eau bénite.

     

    Mais si j’étais resté là à contempler les roses, à manger des « dulces » et des cacahuètes, à jouer avec la ribambelle des petites Conchita, Angela et Guadalupe de la maison, mon enquête n’eût point avancé. Il me fallait sortir, étudier de près le peuple mexicain, me mêler à sa vie, pénétrer dans tous les milieux, surtout dans les milieux officiels. Le matin, je partais en chasse, flanqué de mes gardes personnels et ne rentrais que le soir, non sans passer d’abord à toute allure devant la villa, histoire de voir si la police ne m’attendait point pour prendre avec moi le potage au riz ! Sacrée police ! Je ne tirais jamais mon veston le soir, sans m’imaginer la surprise qu’il y aurait à être réveillé tout à coup par les soldats dévalant par le vitrage, comme ils l’avaient fait chez bon nombre de catholiques. Cela ne m’empêchait pas de ronfler comme une locomotive de « vicinal » ou un sénateur en séance d’après-midi. Je les eusse accueillis en pyjama et en parfaite humeur. Je regrette presque de ne pas avoir été coffré : c’eût été épatant de tomber là-bas, avec vingt balles à travers le corps, en criant, comme les douze mille martyrs : « Viva Cristo Rey ! »

     

    Mais il faut croire que le bon Dieu ne voulait pas d’un gaillard comme moi, bruyant et vantard, plus tôt qu’il ne fallait ! Jamais un flic n’essaya de me mettre la main au collet, malgré des bravades insensées.

     

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    Vraiment, je n’ai pas eu... de chance : Le dernier jour de décembre 1929, près de l’Océan Pacifique, à quelques kilomètres de Guadalajara, je fis une ballade sans danger chez des tribus indiennes, mais six catholiques, qui suivaient à un quart d’heure de là, tombés dans une embuscade révolutionnaire, étaient descendus sans merci. Je serais dans un cimetière brûlant, sous les Tropiques... Allons, ce sera pour une autre fois et... pour ailleurs.

     

    Dès mon arrivée, je m’étais donc créé une flotte de relations. Dans le monde catholique pour commencer. Pour tout le monde j’étais le Docteur..., mettons Machin, et je savais discuter sur le cancer avec d’autant plus de compétence, que personne n’y connaissant quoi que ce soit, je pouvais hardiment inventer les théories les plus extravagantes, en situer l’origine dans le ver solitaire ou dans les cors aux pieds ou dans les épanchements de synovie !

     

    J’allais ainsi assister aux fêtes extrêmement pittoresques de la Noël, les « posadas ».

     

    8.L'on récite.jpegElles se succèdent pendant les neuf jours qui précèdent la Noël. On se réunit le soir dans le « patio » et l’on récite une série de prières naïves, demandant au maître de maison l’entrée pour saint Joseph et la sainte Vierge... Celle-ci accordée, on se livre, à travers toutes les places, à une cavalcade où la dévotion s’unit à la curiosité. On récite des litanies tout en dévorant des yeux (du moins les dames) le matériel somptuaire ou utilitaire des envahis ! Une fois les tours de piste terminés, le vin du pays lampé et les épices ingurgitées, on descend dans le « patio » où est suspendu la « pignata. » C’est une espèce de grande mascotte, dont le ventre en terre cuite renferme les babioles les plus invraisemblables, allant de briquets d’argent et de portefeuilles à des caricatures d’agent de police !

     

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    Mais il s’agit de la casser. Ce n’est pas une petite affaire, car la « pignata » est suspendue à des cordes qui permettent de balancer, dans tous les sens, le pot aux trésors. Celui qui doit l’enfoncer a les yeux bandés. Si bien que c’est, à l’aveuglette, à travers le vide, un grand combat au bâton. On finit par faire voler en morceau la terre cuite. Alors c’est la ruée des gosses, des dames ballonnées, des jeunes filles glapissantes. Après neuf jours de sports pareils, toutes les terres cuites du Mexique sont en morceaux et toutes les dames ont retrouvé, grâce à ces loopings, la sveltesse du printemps perdu !

     

    Parmi ce brouhaha et ces exercices natatoires, je repérais les gens intéressants et je les faisais parler. Il me restait, toutefois, à pénétrer dans les maisons et dans l’intimité des révolutionnaires. J’allais m’y faufiler, en faisant de belles courbettes, des baise-mains, des compliments et en me payant la tête de mes victimes !

     

  • 8 août 1941 – 8 août 2017: 76e anniversaire de la création de la Légion Wallonie par Léon Degrelle

    Le Message du Chef : « Que soient balayées les forces de mort qui ont failli tuer la Patrie et qui ricanent, sans doute, devant votre immolation ! Notre Pays sera aux hommes à l'âme rude qui auront, face à la mort, fait la preuve de la grandeur de leur idéal. »

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    Voilà aujourd'hui 76 ans que Léon Degrelle inaugura solennellement au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles la Légion Wallonie par une harangue exaltant les plus hautes valeurs morales justifiant la nécessité réfléchie du sacrifice même de sa propre vie.

    Seul fondateur, car seul initiateur de cette démarche historique, Léon Degrelle est –comme nous l'avons montré (voir ce blog aux 9 et 16 juillet 2017)– le seul vrai père de la Légion Wallonie, contrairement aux fariboles du soi-disant encyclopédiste De Bruyne prétendant au mépris de toute vraisemblance que le lieutenant général des Formations de Combat, Fernand Rouleau, aurait mis Léon Degrelle et tout l'état-major de Rex devant le fait accompli, obligeant son chef à sauter dans le train en marche de la collaboration militaire pour ne pas perdre la face !

    Nous reproduisons ci-après le discours fondateur de la Légion Wallonie, tel que Léon Degrelle le prononça au Palais des Beaux-Arts à destination des Légionnaires sacrifiant vie familiale et professionnelle pour répondre à l'appel de leur idéal et engager leur destin dans les combats du Front de l'Est qu'ils savaient titanesques et cruels, mais décisifs.

    Tout le monde pourra vérifier qu'il ne s'agit plus ici, contrairement aux élucubrations insanes de De Bruyne, de forfanterie, d'ambition personnelle ou de lutte partisane pour quelque prébende ou préséance, mais bien du don total de sa vie pour une cause qui la dépasse, la mérite et l'exige : la croisade contre le communisme menaçant d'anéantissement l'Europe et sa civilisation !

    Ce discours de vérité rappelant clairement à chacun les enjeux et les risques librement encourus fut publié dans Le Pays réel du 9 août 1941. Le lendemain, le quotidien rexiste publia un émouvant éditorial de l'épouse de Léon Degrelle, Marie-Paule Lemay, destiné « A celles qui restent... », d'une même élévation spirituelle, manifestant une totale communion d'âme et ne permettant pas de douter un seul instant de la qualité insigne de l'engagement sacrificiel consenti par tous les Volontaires de cette Croisade antibolchevique ainsi que par leurs proches.

     

     

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  • Exit Simone Veil

    L'affaire de l' « Autoportrait d'un fasciste »



    Nous avons appris, ce 30 juin 2017, la disparition de Mme Simone Veil, dans sa 90e année.

    L'ancienne présidente du Parlement européen est surtout connue pour avoir, en tant que « ministre de la Santé », fait voter la loi légalisant l'avortement (c'est-à-dire la suppression de la vie des plus faibles d'entre les faibles, les enfants en devenir ne bénéficiant d'aucune protection légale), pour avoir été élue membre de l'Académie française sans avoir jamais écrit un texte ayant quelque valeur littéraire et –ce qui nous concerne davantage– pour être, en tant que ministre du gouvernement de Raymond Barre, à l'origine, en 1978, de la non-diffusion par FR3 du documentaire Léon Degrelle. Autoportrait d'un fasciste, de Jean-Michel Charlier.

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    Voici comment le génial auteur des « Dossiers Noirs », par ailleurs scénariste prolifique des meilleures BD de l'école « franco-belge » (Buck Danny, Jean Valhardy, La Patrouille des Castors, Blueberry, Tanguy et Laverdure,...), rend compte de ce cas exceptionnel d'autocensure pour crise de « politiquement correctitude » dans Léon Degrelle : Persiste et signe (éd. Jean Picollec, p. 15 sv.).

     

    Capture.PNG« FR3 avait programmé les deux émission d' ''Autoportrait d'un fasciste'' [...] quand, subitement, la Chaîne décida d'ajourner sine die leur diffusion. La raison ? Un invraisemblable concours de circonstances.
     

    D'abord, une interpellation au Parlement français [Assemblée nationale, 2e séance du 25 octobre 1978] du député communiste [Guy] Ducoloné, accusant une autre émission consacrée à Eva Braun, maîtresse puis épouse d'Hitler, de banaliser le nazisme. C'était faux. Mais l'ire des communistes avait été déchaînée par deux faits rapportés dans ce film : le rappel de l'agression de l'Union soviétique contre la Pologne en 1939, peu après que les nazis l'eurent envahie. Et l'évocation par le colonel SS Schultz, aide de camp de Ribbentrop, des rapports cordiaux qu'il avait personnellement entretenus avec Staline, Molotov et Béria, lors de la signature du pacte germano-soviétique dont il avait été le témoin oculaire, en août 1939, pacte qui garantissait au Reich la fourniture de flots de pétrole russe, pour son offensive à l'Ouest, quelques mois plus tard.

     

    Simone Veil [ministre de la Santé et de la Famille] représentait le gouvernement au Parlement [en l'absence de Jean-Philippe Lecat, ministre de la Culture et de la Communication], le jour de l'intervention de Ducoloné. Elle n'avait pas vu l'émission sur Eva Braun. Elle n'eut jamais la simple honnêteté de se la faire projeter. Emportée par la douloureuse et légitime passion qui la saisit immanquablement au souvenir des années noires du nazisme, dont elle a subi personnellement et tragiquement les méfaits, elle préféra souscrire aveuglément aux accusations des communistes, condamna une émission dont elle ne savait rien. Et Raymond Barre, alors Premier ministre, sans s'informer davantage et sans savoir lui non plus de quoi il retournait, lui emboîta le pas.

     

    Détail savoureux : cet incident détermina la Télévision française, qui s'y était énergiquement refusée jusque-là, à acheter et à diffuser précipitamment la série américaine ''Holocauste'', consacrée au massacre des Juifs.

     Alidor 8 novembre 1978 Autoportrait d'un fasciste.jpgA cette première circonstance, s'ajoute une autre coïncidence : la publication par Paris Match d'une interview visant manifestement à produire un effet de scandale et arrachée à la démence sénile de Darquier de Pellepoix, commissaire du gouvernement de Vichy aux Affaires juives, réfugié en Espagne, par un journaliste avide de sensationnel à tout prix [Jean-Michel Charlier se trompe ici : ce n'est pas Paris-Match, mais L'Express du 28 octobre 1978 qui publia la première interview de Louis Darquier de Pellepoix réfugié à Madrid, par Philippe Garnier-Raymond, sous le titre « A Auschwitz, on n'a gazé que les poux », pp. 164-199]. Dans cette interview, Darquier – qui devait mourir gâteux peu de temps après [c'est-à-dire moins de deux ans plus tard, le 29 août 1980]– faisait l'apologie des mesures racistes qu'il avait édictées, durant son passage au commissariat aux Affaires juives.

     

    Cet ensemble d'incidents extérieurs fut fatal à la programmation de mon ''Autoportrait d'un fasciste''. FR3 préféra en reporter la diffusion. Pourtant, il s'agissait d'un travail qui m'avait été expressément commandé par contrat et que la Chaîne avait financé entièrement, en parfaite connaissance de cause, et bien que j'eusse à maintes reprises attiré son attention sur les risques de l'affaire. J'avais soigneusement veillé, par instinct de conservation personnelle, à la maintenir strictement informée, étape par étape, du déroulement de ma préparation, de mon tournage et du montage, ainsi que du contenu des interviews que j'avais recueillies auprès des différents protagonistes rencontrés. A aucun moment, d'ailleurs, aucun des responsables de FR3 n'émit la moindre critique, ni même la moindre réticence sur le résultat de mon travail. De plus, mes émissions furent vendues et projetées à l'étranger, et notamment deux fois par la télévision canadienne. [...]

     

    N'ayant pas commis l'ombre d'une faute professionnelle dans toute cette affaire, je n'encourus pas le moindre blâme officiel, la moindre remarque. Bien qu'il eût suivi et approuvé la réalisation de mes deux émissions, du début à la fin, le président de la Chaîne se contenta de me ''mettre au placard''. Un placard dont me tira aussitôt Jean-Louis Guillaud, alors grand patron de TF1, mais qui, jadis, avait présidé à la naissance de mes ''Dossiers Noirs'' sur FR3. Il m'offrit de poursuivre ma série, sur sa Chaîne et sous un nouveau titre : ''Les Grandes Enquêtes de TF1'', ce que j'acceptai aussitôt.


    Degrelle espagne.jpgJe ne compte plus les innombrables projections privées qu'il me fallut organiser pour satisfaire tous ceux qu'intéressait mon ''Autoportrait d'un fasciste'', tant en Belgique qu'en France. Mes deux émissions furent projetées en Hollande et au Québec. Avec un tel succès que la télévision canadienne les programma presque aussitôt une seconde fois et que des vidéo-cassettes piratées au Canada firent bientôt leur apparition en Belgique où l'on se les disputait au prix de 7 à 8000 francs belges [environ 170 à 200 euros]  ! »

     

    Depuis lors, la situation n'a guère changé. Un moment diffusé par les éditions de Chiré (Diffusion de la Pensée française), le DVD est désormais signalé « épuisé » au catalogue.

     

    Le documentaire peut néanmoins se visionner sur « World News » : https://wn.com/léon_degrelle_–_autoportrait_d’un_fasciste_(j._m._charlier,_1978)_%7C_les_dossiers_noirs

    Egalement via ce lien "YouTube":
    https://www.youtube.com/watch?v=dZeIcx92FKo



  • Février 1944 : percée de Tcherkassy

     

     

     

    L’Europe à Tcherkassy

     

     

    LD Ms Europe Tcherkassy.jpgVoilà trente ans, nous luttions tous au coude à coude à Tcherkassy, camarades allemands, camarades des Pays-Bas, camarades flamands, camarades du Danemark, camarades de Norvège, camarades des pays baltes et nous aussi, camarades wallons.

    Germains de langue française, nous offrions notre sang ; des milliers des nôtres donnaient leur vie au service d’une œuvre grandiose. Nous étions, nous, dans ces combats farouches, la véritable Europe, l’Europe du sang le plus pur, l’Europe de deux mille ans de civilisation, arcboutés dans les neiges de Tcherkassy pour défendre un merveilleux passé et pour construire l’avenir !

    Notre sacrifice et nos morts n’ont pas, dans l’immédiat, remporté la victoire. Mais n’empêche, notre Europe était la bonne Europe, la vraie Europe, non celle des calculateurs sordides d’intérêts matériels à mettre en commun, non celle des combinaisons égoïstes de petits politiciens accrochés à des ambitions étroites ! Notre Europe était l’Europe de l’idéal commun, de la foi commune, de la force commune !

    On ne meurt pas pour quelque chose de médiocre. On offre sa jeunesse, sa vie, pour réaliser une grande œuvre. Notre Europe l’était, une Europe commandée par un vrai chef, une Europe ordonnées, ouverte à tout ce qui était grand, soutenue, du bout des steppes jusqu’à l’Atlantique, par une force énorme et saine, notre force à nous, Waffen SS, garçons de vingt-huit pays européens, soudés les uns aux autres, à un million, par la discipline et par l’idéal, décidés à réaliser tous ensemble, à travers tout, la même œuvre !

    LD février 1991.jpgCette Europe-là avait une âme, elle avait un sens, elle possédait la seule vraie unité : celle d’une croyance commune. Et elle s’appuyait, puissamment, sur du réel : nos bras, nos armes, nos idées, notre volonté de fer qui eussent assuré à jamais sa stabilité.

    Tôt ou tard, cette Europe-là, l’Europe des idéalistes forts, submergera l’Europe des politiciens-boutiquiers d’aujourd’hui ! Ce jour-là viendra, tôt ou tard, camarades ! Et on verra qu’à Tcherkassy, comme tout au long de cette grande épopée du Front de l’Est, nous avons gagné quand même !

    Heil !

     

    Léon Degrelle, 17 février 1974.

     

  • Un conte de Noël de Léon Degrelle

    Voici exactement 85 ans, Léon Degrelle publiait dans son hebdomadaire Soirées du 25 décembre 1931, un conte de Noël intitulé Noël en Wallonie.

    Le Chef de Rex s’était alors plu à le parsemer d’allusions probablement compréhensibles par les seuls familiers de son pays natal, Bouillon.

    Ce nous est un particulier plaisir de redonner vie à ce texte charmant qui enracine judicieusement le récit fondateur de la religion catholique dans l'humus ardennais, non seulement par une nouvelle publication anniversaire, mais aussi en nous efforçant de ressusciter les multiples protagonistes bouillonnais appelés à y figurer activement et en l’illustrant par des images d’époque de ces lieux mythiques drainés par la capricieuse et toujours mystérieuse Semois…

    C’est en effet dans son plus célèbre méandre enserrant le Tombeau du Géant que repose désormais une partie des cendres du plus grand fils de Bouillon, avec Godefroid, les cendres du Croisé du nouveau Duché de Bourgogne de l’Empire national-socialiste.

    Lire la suite