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Actualité

  • La famille royale belge devant le Tombeau du Géant Léon Degrelle

    C’est le Soir mag du 4 au 10 juillet qui nous l’apprend : comme chaque année, le roi et la reine des Belges « ont sacrifié [leur] week-end » en autorisant la presse à les prendre en photos dites « détente ».  Coronavirus et frontières fermées obligent, ils n’ont plus emmené « aux frais de la princesse » leurs obséquieux bobardiers dans des séjours exotiques : « ils ont voulu promouvoir le tourisme belge en grande difficulté suite à la pandémie ».

    C’est ainsi que les journaux télévisés du samedi 27 juin nous avaient longuement montré Philippe et Mathilde –pardon : Majesté !– pédaler dans le village-musée de Bokrijk, traverser l’étang par la piste cyclable s’enfonçant à 1,5 m sous le niveau de l’eau et faire semblant de s’intéresser à l’expo ressuscitant le monde de Bruegel…

    Mais la Belgique ne serait pas la Belgique sans la parité linguistique ou communautaire : une promo pour une attraction touristique flamande exige un pendant francophone. Aussi le lendemain, le couple royal et sa famille nombreuse s’offraient une balade dans les Ardennes. Las ! même si pour l’occasion les vétérans du trône, Albert et Paola, avaient également accepté de rejoindre la corvée, cela n’intéressa plus autant les médias qui estimaient avoir suffisamment rempli leurs obligations monarchiques dans la cambrousse locale.

    Il nous a donc fallu attendre la parution du Soir mag pour apprendre que le site francophone choisi n’était rien moins que Bouillon ! Ce qui nous a valu une photo panoramique, non pas devant le célèbre château de Godefroid, chef de la première Croisade en Terre Sainte, roi de Jérusalem, défenseur inconditionnel du pape et de l’Eglise.

    Non, le site choisi était encore plus prestigieux puisqu’il s’agissait du Tombeau du Géant, réceptacle des cendres de Léon Degrelle, héros de la Croisade contre le bolchevisme, Volksführer des Wallons, champion du national-socialisme et du Führer Adolf Hitler qui le tenait pour son fils.

    Ce n’est certes pas pour lui rendre hommage que la famille royale au grand complet posait en rang d’oignons peu majestueux devant le Tombeau du Géant Léon Degrelle. Ni Philippe –sectateur du politiquement correct qui vient de condamner l'entreprise coloniale grandiose de son arrière-grand-oncle Léopold II (1)–, ni Albert II –qui signa l’arrêté royal honteux interdisant le retour des « restes mortels de Léon Degrelle » en Belgique– ne l’eussent accepté en connaissance de cause.  Mais cette ignorance crasse est un fameux clin d’œil de l’histoire en forme de petite revanche, qui a bien dû réjouir Léon Degrelle au Paradis d’où il observe l’inéluctable pourrissement du monde laissé par les vainqueurs lamentables de 1945 !...

    Philipe Tombeau Géant 1.jpegC’est le 15 août 2006, année de son centenaire, qu’une partie des cendres de Léon Degrelle (une autre avait été dispersée au sommet du Kehlstein, à proximité de la résidence d’Adolf Hitler) rejoignit, selon les volontés du défunt, le Tombeau du Géant, à proximité de Bouillon, son bourg natal.  La flèche désigne approximativement l’endroit où furent enfouies les cendres (voir ce blog aux 21 janvier 2016 et 31 mars 2019).

     

    (1) Pour mesurer le scandale du conformisme royal, nous renverrons à l'article pertinent et circonstancié Congo: les regrettables "regrets" du roi des Belges, de Bernard Lugan (historien spécialiste de l'Afrique, ancien professeur à l'Université nationale du Rwanda, à l'Université de Lyon III et à l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr), à lire sur https://bernardlugan.blogspot.com/, dont la conclusion est sans appel: «en plus d'être regrettables, les "regrets" du roi des Belges sont une insulte à de grandes figures belges et à l'Histoire de son pays».

     

  • Il y a 75 ans : le sauvetage de Léon Degrelle

     

    Un anniversaire qui n’est pas oublié en Espagne

     

     

    Aucun organe de la presse subsidiée pour sa soumission au Système n’a bien sûr évoqué l’anniversaire de la naissance du plus grand personnage historique belge c’est-à-dire Léon Degrelle : seules de confidentielles et inconditionnelles publications comme la nôtre ont rappelé cette date importante et rendu l’hommage mérité à cette personnalité hors du commun (voir ce blog au 15 juin 2020).

     

    Nous ne pouvons néanmoins passer sous silence le double article consacré au chef de Rex et dernier Commandeur de la Légion Wallonie publié par le plus ancien des quotidiens espagnols, ABC, catholique conservateur et monarchiste, dont il nous faut croire que le souci du politiquement correct est parfois et heureusement à éclipse.

     

    abc,lettre au pape à propos d’auschwitz,la concha,hôpital mola,san sebastianC’est ainsi qu’il célèbre, dans les pages « Histoire » de son édition en ligne du 7 mai dernier, le 75e anniversaire de l’arrivée mouvementée de Léon Degrelle en Espagne. Des réactions « bien orientées » ont probablement contraint ABC à corriger quelque peu sa présentation de l’« officier nazi » car, une semaine plus tard, il se fendait d’un second article plus aux normes pour rappeler et flétrir les opinions « négationnistes » de Léon Degrelle qui se permit d’envoyer une Lettre au Pape à propos d’Auschwitz (« La lettre insolite que Léon Degrelle écrivit au Pape Jean-Paul II en 1979 niant l’Holocauste nazi »). Nous ne nous étendrons pas sur cet article constituant une entreprise de vulgarisation des thèses développées par le Professeur Faurisson : l’auteur, Israel Viana, cite en effet abondamment le texte, insistant, dans sa conclusion, sur le fait qu’il n’a pas empêché le Pape Jean-Paul II (ni les suivants, Benoît XVI et François) d’effectuer une visite au camp d’Auschwitz. Cela voudrait-il dire que le Pape n’a pas lu la lettre de Léon Degrelle ? Ou qu’il n’a pas voulu (ou pu) en tenir compte ? Nous n’en savons bien sûr rien, et le journaliste d’ABC non plus d’ailleurs, qui n’en souffle mot. Tout au plus pourrons-nous remarquer que cette fameuse lettre ouverte au Pape n’a nullement empêché le Souverain Pontife d’accorder à son correspondant occasionnel sa « Bénédiction apostolique spéciale » quelques années plus tard (voir ce blog au 31 mars 2019)…

    1 Heinkel San Sebastian Svastika-vert.jpg

    C’est à bord du Heinkel-111 d’Albert Speer que Léon Degrelle traversa l’Europe d’Oslo à San Sebastian en une seule étape de près de 7 heures. De haut en bas, on voit l’appareil écrasé sur la plage de la baie : la croix gammée de l’empennage fit naître l’idée qu’Adolf Hitler serait à bord. Les pompes à essence n’indiquent plus la moindre jauge. Rapidement, une foule de curieux s’agglutine sur le rivage et certains « chasseurs de trésors » ne manquent pas d’emporter quelques souvenirs. La carcasse de l’avion sera bientôt découpée et transportée à la base aérienne militaire de Logroño.

     

    Mais reprenons le surprenant premier article du 7 mai dernier sur l’histoire de l’avion de Léon Degrelle s’écrasant sur la plage de San Sebastian, sous le titre « Comment se passa l’atterrissage forcé de Léon Degrelle sur la plage de La Concha, en fuyant les alliés de la 2e Guerre mondiale ». Sous-titre : « L’avion du commandant nazi dut effectuer un amerrissage d’urgence le jour même où l’on annonçait, en 1945, le fin du conflit qui avait ravagé l’Europe ».

     

    En voici quelques extraits que nous ne vous rapportons pas pour le contexte historique plutôt fantaisiste (le ministre Ribbentrop n’a rien à voir avec l’expédition de Léon Degrelle vers l’Espagne) ni la chronologie hésitante concernant les faits d’armes et les distinctions militaires du héros de Tcherkassy : ce texte nous est surtout intéressant en ce qu’il rappelle comment fut rapportée l’arrivée fracassante de Léon Degrelle (38 ans à ce moment, et non 39) sur le sol espagnol par la presse de l’époque (voir aussi ce blog au 20 mai 2016 pour davantage de précision sur le vol et l’équipage du Heinkel-111 de Léon Degrelle).

     

     

    L’édition de Madrid d’ABC du 9 mai 1945 titrait « L’ordre du cessez-le-feu a été donné une minute après minuit ». L’édition de Séville annonçait, quant à elle : « La guerre est finie en Europe ». […]

     

    Pendant ces événements historiques, un groupe d’habitants de San Sebastian qui se promenait tranquillement sur la plage de La Concha, sans rien connaître de la fin de la guerre –ABC ne publierait la nouvelle que le lendemain– entendirent un tonnerre formidable dans le ciel. En levant la tête, ils aperçurent un avion effectuant des manœuvres désespérées pour atteindre le rivage. […]

     

    En même temps que les nouvelles concernant la fin de la guerre, on pouvait lire dans notre quotidien –l’un des rares à avoir rapporté l’événement en ces temps de censure: « Hier, à six heures du matin, un avion de chasse allemand du type Heinkel s’est jeté dans les eaux de la baie de La Concha, la station balnéaire qui est la partie la plus proche du rivage. » Et d’ajouter : « Dès les premiers moments, la rumeur se répandit dans la ville que l’avion transportait Hitler en personne, lequel, d’après de prétendus témoins, n’était pas mort et, malgré qu’il était défiguré, avait été reconnu par les autorités. »

     

    abc,lettre au pape à propos d’auschwitz,la concha,hôpital mola,san sebastianLa nouvelle de la mort de Hitler avait déjà fait le tour du monde une semaine auparavant. ABC la publia le 2 mai 1945, mais pendant cette journée du 8 mai, toute la ville de San Sebastian se prit à croire qu’il était réellement vivant et qu’après sa défaite, il fuyait désespérément. Mais ce n’était pas le cas. Même si l’un des passagers du Heinkel-111 de la Luftwaffe qui s’écrasa dans La Concha n’était pas précisément un inconnu. ABC poursuivait : « L’avion a atteint notre ville par un atterrissage forcé provoqué par la panne d’essence. On en a extrait au moins six personnes portant l’uniforme allemand. L’une d’entre elles est un officier supérieur, avec le grade de colonel, portant sur la poitrine la Croix de Fer. Il s’agit du rexiste connu, chef du parti belge, Léon Degrelle. Ses compagnons sont des soldats de rang inférieur. »

     

    Degrelle (Bouillon, Belgique, 1906) était un officier de la Légion Wallonie, une unité étrangère membre des SS allemands au sein de laquelle il se distingua comme l’un des principaux commandants au cours de la Seconde Guerre mondiale. Il était le fondateur du rexisme, une branche du fascisme en Belgique qui put jouir d’une grande notoriété en Europe entre 1939 et 1945. Mais lorsque les Allemands virent que les alliés les avaient vaincus et que Hitler était mort, le ministre des Affaires étrangères du Troisième Reich, Joachim von Ribbentrop, convainquit le Belge de s’enfuir. Il se trouvait alors à Oslo, où il était arrivé de Copenhague. C’est dans la capitale norvégienne qu’il s’empara, avec l’aide de cinq officiers, de l’avion de l’architecte et ministre de l’Armement nazi Albert Speer et qu’il entreprit son vol de nuit. Lorsqu’il s’écrasa à San Sebastian après avoir parcouru 2150 kilomètres, il avait 39 ans. […]

     

    D’après ce qu’on expliqua par la suite, l’appareil frappa des rochers à une extrémité de la plage, ce qui provoqua son pivotement dans la mer où il s’échoua. D’après le récit d’ABC « Les passagers transportaient à bord beaucoup de beurre, plusieurs thermos ainsi que des comprimés de vitamines. Mais ils n’avaient pas de tabac et, arrivés à terre, ils en réclamaient avec insistance. » […]

     

    Léon Degrelle n’était pas n’importe quel leader. La croix dont parle le rédacteur d’ABC lui avait été attribuée par nul autre que le « Führer » lui-même en février 1944, un peu plus d’un an avant son amerrissage sur la plage de La Concha. En août de cette année, il lui accorda également la Croix de Chevalier avec Feuilles de Chêne, une distinction que n’obtinrent que 883 militaires au cours de toute la guerre. Pendant la cérémonie protocolaire, Hitler en personne lui déclara « Si j’avais un fils, j’aurais aimé qu’il fût comme vous. » De telles paroles constituaient une plus grande reconnaissance encore que la distinction militaire, reflétant l’extrême confiance et la complicité que Degrelle entretenait avec le Führer. C’est ainsi que par la suite, il fut reconnu comme « le fils adoptif de Hitler ».

     

    Les citoyens de San Sebastian qui assistèrent à l’événement demeuraient perplexes. L’avion fut rapidement entouré par les habitants de La Concha, dont la plupart avaient été réveillés par le fracas de l’avion sur la mer et la plage. Certains, en pyjama, s’approchèrent du rivage pour aider les passagers inconnus. Pendant toute la journée, des centaines de personnes se rassemblèrent pour voir le Heinkel-111. C’est ainsi que la rumeur se répandit que Hitler était à l’intérieur. Rumeur renforcée sans aucun doute par l’énorme svastika visible sur la queue de l’appareil. Des enfants arrachèrent même quelques morceaux de l’avion de Degrelle dont la carcasse fut transportée finalement à Logroño.

     

    Degrelle était gravement blessé et fut hospitalisé pendant dix-huit mois à l’Hôpital Mola de San Sebastian, bien que, dans un premier temps, ABC avait précisé qu’il ne souffrait que d’une « fracture de l’omoplate et peut-être aussi d’une cheville ».

     

    Tels furent les premiers moments d’un séjour en Espagne qui, dans le cas du Belge, s’est prolongé jusqu’en 1994, entre Madrid et Malaga. Lui-même a expliqué dans ses mémoires : « En réalité, mes blessures m’ont sauvé car Franco voulait me livrer à l’Allemagne. Je voyais les choses évoluer si mal qu’un jour, je lui écrivis une lettre dans laquelle je lui disais : “Le sang d’un chrétien vaut-il si peu pour vous ?” Franco en fut touché, d’après ce qu’on m’a rapporté. »

     

     

    6 Hôpital Mola.jpg

    « Brusquement, nous vîmes devant nous des falaises toutes droites. Nous avons redressé notre avion presque à la verticale puis l’avons rabattu aussitôt pour recueillir les dernières gouttes d’essence. Dans les premières lueurs de l’aube, nous avons aperçu de grands toits de tuiles rouges. C’était Saint-Sébastien. Ma veine encore, c’était la marée basse ! Vingt mètres de sable ourlaient la digue. Nous avons piqué vers cette étroite plage pour un atterrissage de fortune. […] Juste alors, presque à la fin de la descente, nous avons aperçu à cent mètres devant nous, barrant notre course, un rocher énorme, le rocher qui soutient le palais royal. Nous avons, à la seconde, rentré les roues afin de freiner à fond avec la coque de l’appareil. L’avion a glissé sur le sable parfaitement pendant deux ou trois secondes. Bang ! Explosion d’un moteur ! Le Heinkel, comme pris de folie, se précipitait au ras des flots. Il se bloquait après cent mètres. Nous étions presque noyés, avec de l’eau jusqu’à la mâchoire, juste suffisamment pour pouvoir encore respirer. Mais l’avion n’avait pas coulé !
    Cinq minutes après, des Espagnols, tout nus, nageaient autour de notre coque défoncée. Une barque accostait notre épave. Nous étions sauvés, mais en morceaux ! C’est au vieil hôpital militaire, l’hôpital Général Mola, qu’une ambulance allait m’emmener. J’avais cinq fractures. Je resterai avec le bras et le buste plâtrés pendant des mois, sans parler d’une jambe cassée elle aussi et immobilisée. C’est dire que j’étais absolument intransportable. Toujours ma baraka ! Car sans cette collection de fractures, j’eusse été perdu. L’Espagne étranglée, menacée d’invasion, n’eût pu trouver, pour me sauver aucun faux-fuyant. J’eusse, sans aucun doute, été, comme Pierre Laval, livré aux Alliés. » (Léon Degrelle : persiste et signe. Interviews recueillies pour la télévision française par Jean-Michel Charlier, p. 366-367)

  • 15 juin 1906 : Léon Degrelle naît à Bouillon et y grandit

    En ce 114e anniversaire de la naissance de Léon Degrelle, nous avons pensé judicieux de rendre hommage au poète, en célébrant l’événement par la reprise des vers merveilleux de La Chanson Ardennaise. Le héros de Tcherkassy y évoque lyriquement le bourg qui le vit naître et le terroir humble et bucolique où il grandit et fut éduqué.

     

    Rien des circonstances dramatiques qui fournirent le prétexte à leur composition n’y transparaît: le dernier Commandeur de la Légion Wallonie, condamné à mort par contumace et gravement blessé lors du crash de son avion sur la plage de San Sebastian, venait d’apprendre que sa vénérée Maman, usée par le chagrin, se mourait dans une prison bruxelloise pour le seul crime de lui avoir donné le jour…

     

    LD embrasse Maman.jpgLa Chanson Ardennaise que le proscrit couche alors en quelques jours sur le papier est destinée à redire tout son amour à sa chère Maman, lui rappeler le charme ineffable de la vie sobre et harmonieuse à Bouillon, rythmée par les saisons et les fêtes liturgiques, évoquer la foi profonde qu’elle sut éveiller en lui, en même temps que la charité, le service aux autres, le sens de la justice qui forgèrent irrésistiblement son destin.

     

    Pour cet hymne au bonheur simple, aux certitudes de la tradition, à l’amour maternel et à l’évidence de son pouvoir, Léon Degrelle a choisi la langue poétique du magnifique alexandrin, plus rarement du pétillant octosyllabe.

     

    Si la contrainte exigeante du vers à douze pieds convient à merveille à l’implacabilité de la tragédie racinienne, elle devient chez Léon Degrelle, un enjolivement spontané du langage familier, mélange naturel de liberté, de familiarité et de beauté, un chant lyrique issu librement du trop-plein de son cœur débordant d’amour.

     

    La caressante mélodie de ces vers tout empreints de tendresse filiale surent apporter un ultime et apaisant secours à sa chère Maman qui, en mourant, lui offrit les douleurs de son agonie (voir ce blog au 20 mars 2020).

     

    Mais il est temps de laisser la parole au chantre de l’Ardenne profonde, des beautés des saisons, des joies et bienfaits de la vie, de l’amour et du sacré.

     

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  • Le coronavirus, à l'aide de Léon Degrelle et des nationalistes ???

    A la recherche de revues pour meubler notre confinement, nous sommes tombés sur le onzième numéro (déjà) d’une revue dont nous n’avions jamais entendu parler, Wilfried, présentant en couverture un Léon Degrelle tout étonné de s’y retrouver, parmi une foultitude hétéroclite de personnages, tels la Première ministre belge en fée Carabosse réfléchissant à son prochain mauvais coup, son effroyable ministre de la Santé évaluant les dégâts de ses palinodies funestes, le charismatique président du Vlaams Belang Tom Van Grieken (au poing levé !) et des médecins ayant trouvé, malgré tous les sabotages d'autorités incompétentes, des masques FFP2 et des tenues de protection pour affronter le Covid-19…

     

    Wilfried.jpgLa revue coûte bonbon (12,50 euros !) et semble réservée aux bourgeois de la gauche caviar engoncés dans leur politiquement correct. Aussi tout le contenu exhale-t-il son obsession antifasciste proposée en fil rouge de ce numéro : le nationalisme identitaire est un (corona)virus dont il faut trouver le vaccin en l’analysant.

     

    « En 1947, Albert Camus parlait du danger fasciste à travers la parabole de la contagion, et voilà qu’au moment où surgit la pire épidémie depuis un siècle, l’extrême droite flamande triomphe comme elle n’a jamais triomphé. […] Chercher à comprendre sans relâche. Poursuivre l’exploration du panorama nationaliste flamand, dans sa complexité et sa diversité, dans ses racines historiques et ses manifestations contemporaines, à travers ses structures, mais aussi ses acteurs […] » (Editorial, p. 3).

     

    Un invité longuement interviewé, Jos Geysels, l’ancien Agalev (écolo flamand) qui inventa le « cordon sanitaire » en 1988, tape donc sur le même clou : « nous sommes menacés par le Covid-19, mais aussi par le virus de l’extrême droite » (p. 36).

    AH Atchoum.jpg

    Le Führer fut la première victime du virus coronavrant : il développa de vigoureux anticorps et lança la première offensive identitaire contre cet ennemi invisible du genre humain. Mais ses défenses immunitaires finirent par céder au co(munisto)vid(édumanité)-39/45 et il succomba, voici tout juste 75 ans…

     

    Paradoxalement, Wilfried a décidé de rompre unilatéralement ce fameux « cordon sanitaire » censé protéger de la contagion d’extrême droite, en proposant –grande première dans la presse francophone !– une interview de Tom Van Grieken,  président du Vlaams Belang. A nous, citoyens lambda, cela nous paraît relever de la banale honnêteté intellectuelle, mais la gazette explique ça de manière plus littéraire et même un tantinet dramatique, se donnant une allure quasi-héroïque : « aller à leur contact, les regarder droit dans les yeux, jusqu’à interroger leur leader actuel [Tom Van Grieken] en dérogeant aux habitudes de la presse francophone. Ne pas se donner bonne conscience en préférant ne pas voir et ne pas entendre. Brasser la matière. Enfiler les pourquoi, malgré la peur et l’aversion » !

     

    Mais que vient faire Léon Degrelle dans cette prétendue « analyse » du nationalisme flamand ? Mystère. Car ce n’est que fugacement que sa figure est évoquée dans le magazine.

     

    « Qu’est-ce qui faisait la force de Léon Degrelle ? Sa capacité oratoire. Ce type bouleversait les foules » (Marcel Cheron, un ancien écolo invité en compagnie de Geysels, p. 40).

    « Côté francophone, pas ou peu de présence [de l’extrême droite], localement et par éclipses. Tout y concourt : pas de leader (il faut remonter à l’avant-guerre, à Léon Degrelle) ; pas de parti organisé […] » (Paul Piret, ancien journaliste de Vers l’Avenir [attention de ne pas confondre avec le titre de l’hymne chanté par les rexistes à l’issue des meetings degrelliens !], p. 42).

     

    Ce n’est que dans l’article proposant de réparer l’injustice du tabou wallon sur la collaboration que l’évocation se fait plus détaillée. Cela fournira le prétexte pour évoquer « le roman noir des Wallons qui ont “fait avec les Boches” » (mais sans relayer les outrancières accusations de génocide portées par la télévision belge francophone, voir ce blog au 30 novembre 2019).

     

    L’occasion aussi de retomber dans la bonne vieille caricature, toute en habituelle et confortable raillerie :

    « Il fallait le voir, Léon, le beau Léon, déposer des bises sur les joues de ses anciens camarades du front de l’Est. Des hommes d’un âge avancé, souvent chauves. Des pères, des grands-pères, d’apparence on ne peut plus commune, droits comme des baïonnettes, attendant avec émotion leur tour pour une accolade privilégiée avec le patron. Filmées au caméscope en 1984 à Malaga, ces retrouvailles andalouses d’une grosse centaine d’anciens combattants de la 28e division SS “Wallonie” ont la couleur unique des réunions de famille. Les convives font cercle autour du patriarche, Léon Degrelle, l’homme de Bouillon, le fondateur de Rex, le suppôt d’Hitler. Les étreintes et les sourires matérialisent, en images, un fait historique souvent tu : la Wallonie connut d’autres réalités que la gloire de la résistance. »

     

    Palma Majorque 1989 06 12.jpg

    Le 12 juin 1989 a marqué une date de joie ineffable dans la vie des anciens Bourguignons de la Légion Wallonie qui firent le voyage de Palma de Majorque : c’est là qu’avec émotion leur Chef Léon Degrelle, dernier Commandeur de la Sturmbrigade devenue Division Wallonie, put les revoir une ultime fois. Une médaille commémorative fut frappée pour l’occasion (sur fond rouge pour les Légionnaires, sur fond bleu pour la famille et les amis), reprenant l’insigne rexiste créé au printemps 1941 « Bravoure-Honneur-Fidélité » : le 16 octobre 1944, les Bourguignons furent autorisés par le Reichsführer Heinrich Himmler à le porter sur leur uniforme SS.

    Palma Majorque LD+Vermeire.jpg

     

    Il est de toute évidence encore prématuré pour qu’une publication telle que Wilfried puisse reconnaître que la Wallonie s’honora bien davantage de la réelle gloire militaire gagnée par l’héroïsme des Légionnaires wallons au Front de l’Est, cités à d’innombrables reprises à l’ordre du jour de l’armée et décorés des plus hautes distinctions militaires (dont trois chevaliers de la Croix de Fer : Léon Gillis, Jacques Leroy et Léon Degrelle, ce dernier étant l’un des huit titulaires étrangers des Feuilles de Chêne, l’un des 631 récipiendaires de l’Agrafe en or des Combats rapprochés, et le seul à avoir reçu ces décorations des mains mêmes du Chef de toutes les armées du Reich, Adolf Hitler, l’ayant fait venir à deux reprises en son Quartier-Général à bord de son avion personnel) !

     

    On pourrait certes sourire à l’évocation de cette réunion d’ « anciens combattants » pareille à tant d’autres, sauf que celle-ci, rassemblant les survivants du « mauvais côté », celui des vaincus, est historique car unique. Corrigeons donc les infos erronées de Wilfried (même si c’est le cadet de ses soucis).

     

    Cette rencontre exceptionnelle entre le Commandeur Léon Degrelle et une cinquantaine de ses courageux Bourguignons se tint en réalité le 12 juin 1989 à Palma de Majorque, dans la vaste propriété de l’ancien SS-Hauptsturmführer Jean Vermeire, organisateur de l’événement (à la gauche de Léon Degrelle, sur la photo du bas). On ne célébrait certes pas anticipativement le 45e anniversaire de la défaite de 1945 qui marqua la ruine de tous les empires européens ainsi que le déclin de l’homme blanc. Ces derniers survivants de la croisade pour l’Europe nouvelle, sa culture et sa civilisation entendaient plutôt honorer le centenaire de celui qui, acculé par les puissances de l’argent, appela au sursaut, ultime mais infortuné, des dernières forces vives de nos vieux pays.

     

    En fait, l’évocation de la figure emblématique de Léon Degrelle par Wilfried n’a d’autre rôle que d’attirer l’attention du lecteur francophone sur son objectif de déconsidérer les nationalistes flamands qui ne seraient jamais que les héritiers des collaborateurs flamands des nazis.

     

    Le problème étant que le seul Kollaborateur que les francophones connaissent n’est justement pas flamand puisqu’il s’agit de Léon Degrelle, il fallait bien partir de lui, et montrer la différence de la perception qui finit par s'établir entre Flamands et Wallons concernant la collaboration, due aux différences de configuration politique (influence plus déterminante de la gauche communiste et socialiste au sud du pays).

    LD emmitouflé.jpg

    C’est bardé de vaccins (vi)russophages et muni d’un impressionnant équipement de protection (masque FFP1 expérimental, gants antiviraux, combinaison contre les agents infectieux et les poux, cagoule de protection contre les particules à communista-virus,…) que Léon Degrelle affronta l’infection bolchevique au Front de l’Est.

     

    Wilfried concède donc que pour la Flandre, il s’agissait d’ « une occasion pour assouvir son appétit indépendantiste », tandis qu’en Wallonie, Léon Degrelle, pour sa part, n'aurait réussi qu’à ruiner progressivement le rexisme qui ne répondait de toute façon qu’à « un large éventail de frustrations droitières », en « y incorporant idéaux fascistes et antisémites, jusqu’à proclamer, en 1943, l’appartenance de la Wallonie à la “germanité” » (p. 66).

     

    Mais réduire l’engagement rexiste ou légionnaire à des « frustrations droitières » éprouvées par « des commerçants qui ont perdu leurs clients » (voir ce blog au 23 février 2020), c’est la tarte à la crème des calomniateurs en chaussettes des héros offrant leur vie jusqu'aux derniers jours du Reich pour protéger leur peuple de la menace communiste; de même la reconnaissance du caractère germain des Wallons fut-elle bien antérieure à 1943 (voir ce blog, par exemple, au 10 décembre 2017 ou au 17 octobre 2018).

     

    Un des intérêts de cette enquête aura pourtant été de montrer l’inanité des récriminations des nationalistes linguistiques enrageant que la collaboration flamande soit toujours montée en épingle alors que la wallonne est passée sous silence, quasiment considérée comme un tabou (voir ce blog au 6 juillet 2019 et au 23 février 2020). Wilfried souligne en effet qu’en Wallonie, les comptes ont été réglés cruellement et de manière autrement expéditive qu’en Flandre : « En Wallonie, le collabo, dès la fin 1943, est considéré comme un paria, un traître abominable à abattre au coin d’une rue » (p. 67, voir à ce propos le témoignage de Victor Matthys sur ce blog au 7 juin 2018: c'est en réalité dès juin 1941, à la rupture du pacte germano-soviétique, que le parti communiste entreprit de faire régner un climat de guerre civile dans les pays occupés). Par la suite, le silence sur le sujet n’aurait reflété qu’une indifférence justifiée…

     

    En Flandre, par contre, « au sortir de la guerre, nombre de Flamands issus des zwarte nesten (les nids noirs, comme on appelle en néerlandais les familles de collaborateurs) pourront être absorbés, sans que cela fasse trop de vagues, par le CVP, le parti social-chrétien des futurs [Premiers ministres] Eyskens, Martens et Dehaene » (p. 67).

     

    Et Wilfried de s’efforcer de documenter cette sévérité de la répression wallonne, tout en se heurtant pour ce faire non seulement à la mort des survivants, mais aussi au silence tout aussi puissant de la honte sociale qui continue de régner dans leurs familles : il existe bien « un rapport mémoriel à la collaboration différent entre nord et sud du pays ».

     

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    En 1944, à Esneux, les résistants s’adonnent à leur occupation favorite : tondre les femmes trop belles, trop riches, trop distinguées pour eux… Ou qui eurent le tort de refuser leurs avances. (Wilfried, p. 77).

     

    C’est ainsi que les carabiniers d’Offenbach travaillant pour le compte du CEGESOMA avaient voulu enquêter (tellement tardivement !) sur « la transmission du récit dans les familles concernées par la collaboration […]. Nos collègues néerlandophones ont trouvé très facilement. Côté francophone, on a galéré comme pas possible […]. Contrairement à nos collègues néerlandophones, les gens qui répondaient à notre appel étaient très majoritairement des baby-boomers. Des enfants d’après la guerre. Nés quand les parents sont sortis de prison. On était confrontés à des personnes effrayées, honteuses. Ils ressentaient une angoisse, une peur par rapport à ce passé. Avec l’impression de ne pas pouvoir en parler » (p. 68).

     

    Voilà qui –au-delà de la non-publication du seul témoignage reçu (le nôtre ! voir ce blog au 18 février 2020)– explique aussi l’insuccès de l’appel de l’hebdomadaire flamand ‘t Pallieterke aux témoignages wallons sur la répression (voir ce blog au 6 juillet 2019).

     

    En attendant, Wilfried a pu rapporter quelques rares témoignages qui, toujours, vont dans le sens du lynchage bestial. Même en cas de « procès judiciaire », il fallait qu’il y ait flétrissure morale : « L’étude des procès des condamnées à mort par la justice belge après 1945 confirme que les accusations d’incivisme et d’infractions pénales sont inséparables, dans le cas des femmes, d’accusations morales. Diabolisées ou infantilisées, les inciviques sont aussi des perverses, des dangereuses et des intrigantes. » (p. 79).

     

    • « Prenons ce garde-chasse de Gembes, dans la commune voisine de Daverdisse. Il avait, sous la contrainte, organisé des traques de gibier pour le compte des Allemands. Sa fille de seize ans aurait, quant à elle, entretenu des rapports sexuels avec l’occupant. “Des résistants ont arrêté le garde-chasse et sa fille, ils les ont mis à la limite de deux communes, pour que les Allemands ne sachent pas dans laquelle se venger, et ils les ont tués. La fille et le père. Abattus froidement puis exhibés. » (p. 71)

     

    • « [La sœur de la grand-mère de Julie] âgée de 16 ans, vivant dans un village proche de la frontière française, elle s’était amourachée d’un soldat rexiste, probablement membre de la 28e division SS Wallonie […].On ne sait pas ce qu’il advint du jeune homme en question. L’adolescente, elle, prendra la Libération en plein visage : violée par des résistants, elle sera forcée à danser, croix gammée sur le dos, autour d’un feu de joie nourri du mobilier familial. La famille fuira le village jusqu’en terre bruxelloises, et l’on n’en parla plus. » (p. 72)

     

    • « On tond sans raison précise, ou pour les raisons les plus diverses. On tond “par contagion”. A Wavre, des femmes âgées sont tondues et forcées d’avaler leurs cheveux. A Villers-la-Ville, on tond les femmes de fermiers soupçonnés de s’être un peu trop enrichis. On tond les filles de cuisine du champ d’aviation de Beauvechain, employées par la Luftwaffe. A Arlon, on tond devant la gendarmerie. A Bertrix, devant la gare. A Durbuy, sur les marches de l’église. A Huy, six femmes entièrement dénudées sont tondues et contrainte de faire le salut hitlérien devant la foule. On tond des vieilles, des jeunes, quelques hommes à l’occasion, comme à Wervicq, près de la frontière française. » (p. 78)

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    Arrestation de « collaboratrices » à Mont-sur-Marchienne, en septembre 1944. Une de ces malheureuses, décrétée sans autre forme de procès « de mauvaise vie », a déjà été tondue. (Wilfried, p. 78)

     

    Wilfried souligne également, en ce qui concerne les différences d’approche de la collaboration en Flandre et en Wallonie, l’accueil systématiquement hystérique fait en communauté française aux multiples propositions de loi sur une amnistie que la Belgique est seule en Europe à avoir toujours refusée : « en Wallonie, la stigmatisation sans nuance des collaborateurs a disqualifié toute idée de pardon ou d’amnistie. » (p. 73).

     

    Et de rappeler l’attitude  inattendue –et donc singulièrement courageuse– de l’ancien ministre (socialiste) de la Justice Philippe Moureaux : « Retiré de la vie politique [depuis son échec aux élections communales de 2012 et les révélations sur la gestion économique et sociale désastreuse de sa commune ainsi que sa responsabilité dans le développement de la radicalisation islamiste à Molenbeek], ce dernier avait confié au Vif/L’Express [du 23 octobre 2014] avoir pratiqué, quand il était ministre de la Justice, de nombreuses mini-amnisties en régularisant les dossiers d’anciens collaborateurs. “Je disais aux conseillers de mon cabinet : surtout il ne faut pas que ça se sache. Je n’ai pas eu le courage d’assumer cette position. C’était de toute façon inaudible à l’époque, et ça l’est encore largement aujourd’hui. […] Il y a une grande faute de la société belge de ne pas avoir réussi à tourner la page. Amnistie, c’est un mot tout à fait recevable.” A l’époque, tous les dirigeants du PS avaient vertement condamné les propos de Philippe Moureaux. Comme si le Molenbeekois avait profané le sacré » (p. 73).

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    Philippe Moureaux, auteur de la loi belge « antiraciste », est ici caricaturé par Alidor (le « Jam » de Rex) en 1993 sous les traits hergéens de l’Agent 15 prêt à se verbaliser sous les traits de Flupke en train de peindre un slogan anti-flamand. La même schizophrénie dut affliger le ministre de la Justice amnistiant d’anciens Légionnaires et autres collaborateurs, tout en fulminant contre « les idées abominables qui ont mené à la catastrophe que l’on sait » (Le Vif, 23 octobre 2014).

     

    Nous craignons malheureusement que le magazine, aveuglé par son idéologie, ne tire pas les bonnes conclusions de son enquête sur les origines et les conséquences de la collaboration, même si son approche de la répression marque une singulière évolution (qui ne plaira sans doute pas à tous ses coreligionnaires).

     

    L’erreur est bien évidemment de poser le postulat que le nationalisme, ou le « fascisme », ou  l’ « extrême droite », ou tout ce que le politiquement correct y assimile, est une contagion, un virus néfaste, une peste et de ne pas voir qu’il est au contraire la seule réponse efficace au virus et à la peste de la société hypercapitaliste, servie de concert par la finance anonyme et l’internationalisme pseudo-socialiste.

     

    Sans doute est-il amusant, à propos de la pandémie du covid-19, d’évoquer le roman La Peste d’Albert Camus et d’y associer les sondages actuellement favorables au Vlaams Belang. Mais il aurait été bien plus pertinent de se rendre compte que la menace du coronavirus a mis en pleine lumière la perversité de l’idéologie mondialiste préconisant un gouvernement universel au seul service du capitalisme apatride. Alors que tout le monde a bien dû constater que, pour répondre efficacement à cette menace, il fallait restaurer les frontières nationales afin de contrôler les mouvements de populations, recouvrer sa souveraineté afin de protéger ses intérêts vitaux (en rapatriant, par exemple, les industries essentielles à la santé ou l’alimentation), réaffirmer la primauté du politique sur l’économique, c’est-à-dire du service et de la défense du peuple par rapport aux intérêts particuliers de la caste universaliste…

     

    Qui ne peut voir que tels étaient les objectifs de Léon Degrelle en proposant à son peuple une indispensable et salvatrice révolution des âmes, en organisant son offensive salutaire contre les banksters de la collusion politico-financière et en se lançant à corps perdu dans la croisade pour une Europe nouvelle libérée du bolchevisme international et de l’usure sans frontières ni limites ?

     

    Korbo Globaliser.jpgS’hypnotiser sur « le concept de cordon sanitaire » censé « éviter une contamination du reste du monde politique » revient à s’aveugler sur les vrais problèmes. D’autres en parlent certes mieux que nous. Aussi vous proposons-nous cette analyse, courte et lucide, de Michel Onfray, essayiste certes plus proche des cercles de Wilfried que des nôtres.

     

    « Le projet d’Europe de Jean Monnet, issu de la CIA, voulu par tous les hommes d’Etat au pouvoir depuis Mitterrand, en 1981, suppose des choses précises : supprimer la souveraineté nationale, détruire le pouvoir de l’Etat, afin de rayer de la carte la nation française et la République, obtenir ainsi une Europe que je dis “maastrichtienne”, qui fonctionne comme le premier rouage d’une machine qui entend produire à terme un Etat universel avec un gouvernement planétaire qui économiserait les peuples et imposerait, sur le principe saint-simonien, un gouvernement dit “de techniciens”, qui serait en fait celui du capitalisme planétaire. [Jacques] Attali a vanté les mérites des pandémies sous prétexte qu’elles contribueraient à rendre l’idée d’un gouvernement planétaire acceptable pour le commun des mortels. Je crains que, sur ce sujet comme sur le reste, Attali se trompe et que pareille pandémie démontre plutôt le contraire, à savoir la nécessité d’un retour de l’Etat protecteur, qui ferme les frontières, décide, active la police et l’armée pour imposer ses décisions : c’est le retour du souverainisme qui s’impose et non l’avènement du mondialisme. Le virus est mondialisé, mais la riposte médicale s’avère souverainiste : le mal est identifiable, le bien aussi. » (Valeurs actuelles, 26 mars 2020, p. 22).

     

    « Chercher à comprendre, sans relâche », comme l’affirme l’éditorialiste de Wilfried, c’est bien, mais en refusant de voir les évidences, c’est se condamner à « n’y voir plus rien, [même et surtout en gardant] les yeux ouverts dans le noir » !...

     

    Korbo Ordures politiques.jpg

     

  • Une « Rue Léon Degrelle » dans les Ardennes belges !

     

    Un hommage du milliardaire Marc Coucke ?

     

    Voilà bien une nouvelle sensationnelle, en pleine Damnatio Memoriae antinazie prenant, avec le temps, des proportions toujours plus démesurées et fantasmagoriques (voir ce blog aux 10 avril 2018, 28 novembre 2018 et 30 novembre 2019) ! Une « rue Léon Degrelle » existerait dans la petite ville de Durbuy !...

     

    L’actualité la plus récente nous avait plutôt habitués à la situation inverse, c’est-à-dire à la révocation des noms que la « correctitude » contemporaine juge indécents.

     

    C’est ainsi qu’en Belgique, fin 2017, contre l’avis des riverains (38 contre le changement, 2 pour !), le bourgmestre libéral de Lanaken (Limbourg) a débaptisé la « rue Cyriel Verschaeve » (prêtre vicaire d’Alveringem, dans la plaine de l’Yser, poète de la Flandre catholique, docteur honoris causa de l’Université Catholique de Louvain, nommé en 1940 à la tête du Conseil Culturel flamand, condamné à mort en 1946 par le Conseil de Guerre de Bruges) pour la renommer de manière dorénavant bienséante « rue Anne Frank » ! Cette jeune amstellodamoise morte du typhus dans le camp de Bergen-Belsen, auteur d’un Journal dont l’authenticité a été contestée mais demeure de lecture quasi-obligatoire dans les écoles, n’a rien à voir avec Lanaken, le Limbourg ou quelque village belge mais est devenue la figure emblématique des victimes du « système concentrationnaire nazi ».

    Rue Cyriel Verschaeve.jpg

    Comme à cette occasion, on a pris soin de rappeler que pas moins de cinq communes flamandes (dont Breendonk, mais c’était in tempore non suspecto, en 1937 !) souillaient encore leur honneur en ayant donné après-guerre (et le conservant toujours) le nom de Cyriel Verschaeve à une de leurs rues ou avenues, c’est aujourd’hui un conseiller communal catholique de Marke (banlieue de Courtrai) qui a suggéré de débaptiser la rue maudite pour lui donner le nom d’un résistant, inconnu mais présentable en ces temps de chasse aux sorcières. Au grand dam des habitants qui n’ont pas été consultés et ne veulent pas en entendre parler : « Non ! Vous ne nous comprenez pas. Nous voulons conserver le nom de notre rue. Un jour, on nous a donné ce nom de rue alors qu’on savait très bien à l’époque qui était Cyriel Verschaeve. Pourquoi faudrait-il en changer aujourd’hui ? Pourquoi ne nous avez-vous pas demandé notre avis ? Vous n’avez rien d’autre à faire ? Utilisez plutôt cet argent pour l’investir dans l’enseignement et vous apprendrez à nos enfants qui était Cyriel Verschaeve ! » Mais la commune décidera souverainement (et démocratiquement ?) dans le courant de cette année.

     

    On observera que toutes ces initiatives proviennent de la « droite » de l’échiquier politique. D’ailleurs, pour ne pas demeurer en reste, l’échevin «nationaliste flamand» de la Culture de Courtrai a proposé dans la foulée de débaptiser également l’avenue Léopold II « qui était un tueur génocidaire » !!!

     

    Au milieu de ce délire fabuleux, on ne peut que saluer l’initiative incongrue, sinon héroïque, de donner à une rue le nom de celui qui voulut rendre à la Belgique sa grandeur et son éclat, en lui permettant de renouer avec son destin bourguignon, Léon Degrelle !

     

    Se pourrait-il que les édiles de Bouillon aient voulu rendre hommage à leur concitoyen le plus célèbre du XXe siècle ? Impossible : ils ont donné le feu vert à la destruction des derniers vestiges des propriétés des parents de Léon Degrelle le long de la Semois pour y construire un immense hôtel de grand luxe (nous y reviendrons). Et ils ne comptent sûrement pas l’appeler « A la Bourgogne degrellienne », « Rex vaincra » ou « Au Léon d’Or » !

    Bloc Degrelle Bouillon.jpg

    Tout ce bloc qui appartenait aux parents de Léon Degrelle sera rasé cette année pour faire place à un vaste et luxueux hôtel qui s’étendra jusqu’à l’ancien couvent des Sépulcrines qu’on aperçoit au bout de l’espace vert. Au premier plan, le parking et le bâtiment de la « Justice de Paix » construit à l’emplacement exact de la maison paternelle de Léon Degrelle. L’ensemble des biens immobiliers de la famille Degrelle à Bouillon fut confisqué en 1947 et vendu aux enchères en 1952.

     

    Nos correspondants, découvreurs de cette rue singulière, nous affirment qu’elle se trouve à Durbuy, expliquant –face à notre scepticisme– que, malgré que le bourgmestre officiel appartienne à l’ancien parti social-chrétien, aujourd'hui ataviquement « antifasciste », l’homme fort de « la plus petite ville du monde » n’est autre que le milliardaire flamand Marc Coucke qui a racheté et rachète toujours tout ce qui est à vendre dans l’entité ardennaise. A pareille locomotive d’un « renouveau économique » digne de La Soupe aux choux, on ne peut évidemment rien refuser.

     

    Même pas une « rue Léon Degrelle » ???

     

    Las ! Rien ne relie ni ne reliera jamais Marc à Léon, deux personnalités aux antipodes l’une de l’autre, –un hypercapitaliste et un chasseur de banksters. Cette rue ne doit son existence qu’à l’imagination fertile du scénariste de la série policière néerlandaise Flikken Maastricht, actuellement diffusée sur le poste flamand de service public (saison 3, épisode 6 « Kameraden »).

     

    L’histoire est celle d’un groupe d’espèces de hooligans soi-disant nazis mais vrais et sordides assassins qu’il faut à tout prix empêcher d’encore nuire. La séquence qu’on ne se lasse pas de regarder tant on voudrait qu’elle soit vraie mais qui ruine (jouissivement) la crédibilité du scénario (à 21 min. 40') est celle où l’inspecteur-chef Wolfs (sic !) téléphone à la CIE (Unité néerlandaise de renseignements criminels) pour connaître l’adresse où ces néo-méchants organisent un camp d’entraînement dans les Ardennes belges : « Parc Belvédère, rue Léon Degrelle 88 (sic !), à Durbuy. »

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    "Les néo-nazis participent à un camp dans les Ardennes ce week-end."

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    Nous apprécions, quant à nous, le clin d’œil, mais nous ne pensons pas que ce serait le cas des autorités durbuysiennes si elles venaient à apprendre qu’on associe le nom de leur ville à celui qu’Adolf Hitler eût aimé avoir pour fils !

     

    C’est un peu comme si, dans une série policière populaire comme Section de recherches ou Capitaine Marleau, on plaçait le quartier-général d’un nouveau Mouvement national-socialiste des Pays-Bas (qui exista bien de 1931 à 1945) « avenue Anton Mussert, à Rotterdam » ou celui des trois terroristes allemands du Parti national-socialiste souterrain dans une cave du «boulevard Adolf Hitler, à Nuremberg»…

     

    En tout cas, pareil gag nous change des attaques sournoises et diffamatoires des pseudo-historiens et de leurs relais dans la presse dite d’information (voir ce blog, par exemple, aux 30 novembre 2019 et 28 novembre 2018).

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