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Dernier Carré "Léon Degrelle" - Page 4

  • L’Encyclopédie de De Bruyne : mensonges et perfidie (14)

    La vraie carrière militaire de Léon Degrelle

    (première partie)

     

     

    1. Validité des grades militaires de Léon Degrelle conférés par Heinrich Himmler

     

    « Carrière militaire

    [...] Lors de la mise sur pied de la Légion Wallonie, la commission au grade d’officier lui ayant été refusée, il est engagé comme Schütze (août 1941) ;

    - Gefreiter (10.02.1942) ;

    - Feldwebel (22.03.1942) ;

    - Leutnant (01.05.1942);

    - SS-Ostuf. (01.06.1943) ;

    - SS-Hstuf. (01.01.1944) ;

    - SS-Stubaf. (20.041944) ;

    - SS-Stubaf. u. Kdr 28.SS-Freiw.Gr.Div.Wallonien (17.09.1944) ;

    - SS-Ostubaf. U. Kdr 28. SS-Freiw.Gr.Div.Wallonien (01.01.1945). [...]

    Nommé Volksführer der Wallonen (23.11.1944) avec pleins pouvoirs civils, militaires et administratifs sur tous les Wallons résidant sur le territoire allemand (à l'exception des compatriotes incarcérés pour motifs graves). »

     

    De Bruyne a plaisir, nous l’avons vu (voir ce blog au 31 juillet 2017), à prétendre mensongèrement que « la commission au grade d’officier lui ayant été refusée », c’est comme simple soldat de 2e classe que Léon Degrelle dut partir, le 8 août 1941, pour le camp de formation militaire de Regenwurmlager (Meseritz, ouest de la Pologne actuelle). Nous le répétons : il s'agit là d'une inqualifiable calomnie, sans référence valable, de la part du prétendu « Encyclopédiste » !

     

    Il ne s'en tient malheureusement pas là car, sous le titre « Carrière militaire », le moins précis et le moins complet des encyclopédistes est bien loin de retracer, même sommairement, le parcours militaire de Léon Degrelle !

     

    Pour De Bruyne, la « Carrière militaire » de Léon Degrelle se limite aux grades reçus, grades que, de plus, il arrête d'autorité à celui de SS-Obersturmbannführer und Kommandeur der SS-Freiwilliger Grenadier Division Wallonien, obtenus le 1er janvier 1945 (et que, de plus, il ne fournit prétentieusement que sous la forme, incompréhensible pour le profane, des abréviations d'usage dans la Waffen-SS !).

     

    Soldbuch Promotions.jpgLe Soldbuch présente effectivement la collation du grade d'Obersturmbannführer au 1er janvier 1945. Cependant, non seulement De Bruyne prétend que Léon Degrelle n'avait pas droit au grade de général (Oberführer) qu'il aurait obtenu à la toute fin de la guerre, lors de son ultime rencontre avec le Reichsführer-SS Heinrich Himmler, le 2 mai 1945, mais surtout il ignore la promotion au grade de Standartenführer (colonel) obtenue le 20 avril 1945 et qui figure en bonne et due forme au Soldbuch...

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  • Vous l'avez longtemps attendu : votre site Dernier Carré – Léon Degrelle est enfin de retour...

     

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    ...en pleine forme !

    P
    our notre retour, nous allons vous offrir du nouveau et du « lourd » (!) sur les pages de la prétendue Encyclopédie
    du sieur De Bruyne consacrées à Léon Degrelle :

    Oui ! et contrairement à ce qu'affirme gratuitement De Bruyne, toutes les promotions attribuées, jusqu'à la fin de la guerre, par le Reichsführer Heinrich Himmler au Volksführer Léon Degrelle furent légales et effectives!

  • Suspension temporaire de votre site préféré...

     

    ...pour raison de santé.

    Nous reprendrons nos publications, recensions, rectifications, hommages, critiques,... dès que possible !

  • 8 août 1941 – 8 août 2017: 76e anniversaire de la création de la Légion Wallonie par Léon Degrelle

    Le Message du Chef : « Que soient balayées les forces de mort qui ont failli tuer la Patrie et qui ricanent, sans doute, devant votre immolation ! Notre Pays sera aux hommes à l'âme rude qui auront, face à la mort, fait la preuve de la grandeur de leur idéal. »

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    Voilà aujourd'hui 76 ans que Léon Degrelle inaugura solennellement au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles la Légion Wallonie par une harangue exaltant les plus hautes valeurs morales justifiant la nécessité réfléchie du sacrifice même de sa propre vie.

    Seul fondateur, car seul initiateur de cette démarche historique, Léon Degrelle est –comme nous l'avons montré (voir ce blog aux 9 et 16 juillet 2017)– le seul vrai père de la Légion Wallonie, contrairement aux fariboles du soi-disant encyclopédiste De Bruyne prétendant au mépris de toute vraisemblance que le lieutenant général des Formations de Combat, Fernand Rouleau, aurait mis Léon Degrelle et tout l'état-major de Rex devant le fait accompli, obligeant son chef à sauter dans le train en marche de la collaboration militaire pour ne pas perdre la face !

    Nous reproduisons ci-après le discours fondateur de la Légion Wallonie, tel que Léon Degrelle le prononça au Palais des Beaux-Arts à destination des Légionnaires sacrifiant vie familiale et professionnelle pour répondre à l'appel de leur idéal et engager leur destin dans les combats du Front de l'Est qu'ils savaient titanesques et cruels, mais décisifs.

    Tout le monde pourra vérifier qu'il ne s'agit plus ici, contrairement aux élucubrations insanes de De Bruyne, de forfanterie, d'ambition personnelle ou de lutte partisane pour quelque prébende ou préséance, mais bien du don total de sa vie pour une cause qui la dépasse, la mérite et l'exige : la croisade contre le communisme menaçant d'anéantissement l'Europe et sa civilisation !

    Ce discours de vérité rappelant clairement à chacun les enjeux et les risques librement encourus fut publié dans Le Pays réel du 9 août 1941. Le lendemain, le quotidien rexiste publia un émouvant éditorial de l'épouse de Léon Degrelle, Marie-Paule Lemay, destiné « A celles qui restent... », d'une même élévation spirituelle, manifestant une totale communion d'âme et ne permettant pas de douter un seul instant de la qualité insigne de l'engagement sacrificiel consenti par tous les Volontaires de cette Croisade antibolchevique ainsi que par leurs proches.

     

     

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  • L’Encyclopédie de De Bruyne : mensonges et perfidie (13)

    eddy de bruyne,léon degrelle,légion wallonie

    « Exempté du service militaire en Belgique comme aîné d’une famille nombreuse (à la suite d’une démarche administrative facultative). Lors de la mise sur pied de la Légion Wallonie, la commission au grade d’officier lui ayant été refusée, il est engagé comme Schütze (août 1941). »

    À chaque phrase sa perfidie !

     

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  • L’Encyclopédie de De Bruyne : mensonges et perfidie (12)

    De Bruyne se trompe de scoop (2) :

    Fernand Rouleau est le père de la SS française !

     

     

    Capture.PNGOfficier de réserve de l’armée belge, parlant couramment l’allemand, Fernand Rouleau se donnait les apparences de « commandant faisant fonction » de la Légion Wallonie, ce qu’il ne fut jamais. Son ambition personnelle déplacée et sa méconnaissance des objectifs politiques degrelliens assignés à la Légion et auxquels il était parfaitement étranger risquaient d’entraîner celle-ci sous un contrôle allemand absolu.

    Léon Degrelle se défit donc de son lieutenant dès octobre 1941.

    On retrouva néanmoins, tout au long de la guerre, l’Untersturmführer Fernand Rouleau dans la mouvance SS, notamment à Paris où il fut en charge de la conférence de presse annonçant, le 6 août 1943, à l’ambassade d’Allemagne, la création de la Französische SS Freiwilligen Sturmbrigade, mieux connue sous le nom de Brigade Frankreich.

     

    Insistons-y: cet épisode on ne peut plus important dans la vie de Fernand Rouleau est totalement passé sous silence dans la notice biographique que lui consacre De Bruyne dans son « Encyclopédie » plutôt partielle, sinon partiale !

    Fernand Rouleau était pourtant le seul officier SS « français » parmi tous les officiers de la SS et de la Wehrmacht assistant à la conférence de presse et le seul à prendre la parole en français pour annoncer la création de la première unité française au sein de la prestigieuse Waffen SS.

     

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    La presse ne cita que le seul « lieutenant Rouleau » (ou « Roulleau »).
    Les autres officiers assis à la table des conférenciers ne sont identifiés que par les photographes des agences de presse ayant légendé leurs clichés pour leurs clients. C’est ainsi que l’agence LAPI (Les Actualités Photographiques Internationales) signale, aux côtés de Fernand Rouleau, le Hauptsturm-

    führer Hans Sievers et le Lieutenant Schulz.

    69 LAPI 1.jpgPrésenté comme « l’un des chefs de la section française de la Waffen-SS », Fernand Rouleau serait donc bien le père de la SS française.

     

    Il n'y a, bien entendu, personne pour soutenir pareille fable. Mais si l'on s'en tient aux critères de De Bruyne, il faut bien en convenir: Fernand Rouleau est l'interlocuteur officiel et le seul porte-parole des autorités allemandes. Et, contrairement à la situation belge où Léon Degrelle, initiateur historique de l'entreprise, assume ses prérogatives politiques et son engagement militaire, aucun responsable politique ou militaire français n'assiste à l'inauguration officielle de la Waffen SS française. Bien plus, c’est Fernand Rouleau qui, le surlendemain de l’annonce de la création de la Waffen SS française, le 8 août 1943, recevra effectivement à l’ambassade d’Allemagne, Joseph Darnand, le chef de la Milice, venu prêter serment de fidélité au Führer Adolf Hitler.

     

    On le voit: selon les critères de l'encyclopédiste De Bruyne, l'ancien Lieutenant du Chef (qui ne fut jamais l'initiateur, ni a fortiori le père, du « Corps franc Wallonie » même s'il participa aux négociations aboutissant à sa création), est bien mieux placé pour revendiquer le titre de « père de la SS française » !

     

    Nous retranscrivons la « déclaration de naissance » officielle de la SS française tel qu’elle fut prononcée par Fernand Rouleau et publiée par l’ensemble de la presse française.

     

    « Par la loi du 22 juillet 1943, le président Laval, avec l’assentiment du chef de l’État, le maréchal Pétain, a reconnu à tous les Français le droit de s’engager dans les formations de la Waffen-SS à l’Est, afin de prendre part aux combats pour l’existence et l’avenir de l’Europe.

    En vertu de cette loi, les volontaires pour la Waffen-SS jouissent du même statut légal que les membres de la L.V.F.

    Le gouvernement français a ainsi montré qu’il appréciait l’offre faite par le Führer des Grossdeutschen Reiches et qu’il est prêt à prendre sa part des devoirs que commandent des heures décisives pour le sort de l’Europe.70 LAPI 2.jpg

    Il est évident que la constitution d’une unité de volontaires français au sein de la Waffen-SS représente un nouveau pas très important dans l’union de la jeunesse européenne contre le nihilisme bolchevik.

    Le fait est que par l’afflux des volontaires de presque tous les pays de l’Europe qui, côte à côte avec leurs camarades allemands, se sont distingués par leur vaillance au front de l’Est, la SS, fondement essentiel du Parti national-socialiste, qui n’avait, à l’origine, qu’une valeur politique interne allemande, s’est transformée aujourd’hui en communauté indissoluble de la jeunesse européenne luttant pour le maintien de ses valeurs culturelles et de sa civilisation.

    Que la jeunesse française ait d’instinct compris la portée de ce nouveau pas, est démontré par le fait qu’en quelques jours et sans la moindre propagande, plus de 1.500 volontaires se sont présentés. Le premier bataillon existe et bientôt le premier régiment SS français sera en mesure de faire la preuve de la permanence des hautes traditions militaires françaises et de l’esprit combatif de sa jeunesse.

    Les conditions d’admission, d’instruction et de soutien familial sont les suivantes :

     

    Conditions d’engagement.

    Les limites d’âge sont fixées à 17 et 40 ans. La taille minima exigée est de 1m65.

     

    Les volontaires doivent être de sang aryen, aptes au service militaire et exempts de toute condamnation infamante.

     

    Les membres de l’organisation Todt et, d’une manière générale, les travailleurs français employés dans les organisations ou des firmes allemandes, en France ou en Allemagne, sont autorisés à s’engager.

     

    Les demandes doivent être adressées :

    En Allemagne : à l’Ergänzungsstelle der Waffen-SS la plus proche ; en France : à Paris, au centre de recrutement, Ersatzcommando Frankreich der Waffen-SS, 24, avenue Recteur-Poincarré, Paris (16e), Métro Ranelagh), et en province, dans les bureaux de la police allemande (Kommandos der Ordnugspolizei), au siège de chaque préfecture régionale.

     

    La loi française assimilant les volontaires de la Waffen-SS à ceux de la L.V.F. leur garantit en conséquence le droit de retrouver, lors de leur démobilisation, pour le moins leur situation dans la vie civile. De même, les droits aux pensions d’invalidité des anciens combattants seront sauvegardés.

     

    Commandement.

    Le commandement sera exercé conjointement par des officiers allemands et français.

     

    Les officiers et sous-officiers français auront la possibilité de récupérer leur grade et de recevoir un commandement après un stage aux école d’officiers et sous-officiers de la Waffen-SS. Ce stage comportera un complément d’instruction et une épreuve de capacité.

     

    En outre, les volontaires présentant les aptitudes requises pourront également être admis dans ces écoles.

     

    La SS veillera elle-même, et d’une façon toute particulière, au soutien matériel des familles des volontaires. Les femmes et les enfants des volontaires mariés, les parents (père et mère) des célibataires ont droit à des allocations familiales attribuées en supplément de la solde du volontaire. Ces allocations garantissent un large soutien aux intéressés qui recevront, en outre, aide et protection en cas de besoin.

     

    Les célibataires non soutiens de famille recevront néanmoins une allocation qui sera versée à un compte d’épargne dont ils pourront disposer librement en France. Toutes précisions à ce sujet seront fournies, sur demande, par les bureaux d’engagement.

     

    La SS se fera un point d’honneur et considérera comme une tâche essentielle d’employer les qualités militaires et la volonté de combat de chaque Français disposé à engager sa vie dans la lutte pour l’existence et l’avenir de l’Europe, contre le bolchevisme, pour la justice sociale, pour la victoire ! »

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  • L’Encyclopédie de De Bruyne : mensonges et perfidie (11)

     

    De Bruyne se trompe de scoop (1) :

    Fernand Rouleau n’est pas le père de la Légion Wallonie !

     

    « À l’annonce de l’invasion de l’URSS, ⤇ F. ROULEAU, Lieutenant du Chef, profitant de l’absence de DEGRELLE en pourparlers avec O. ABETZ à Paris, décrète la mise sur pied d’un Corps Franc Wallon contre le Bolchevisme. Par la suite, grâce à une intervention tapageuse dans le recrutement, DEGRELLE parvient à s’approprier la paternité de la mise sur pied de la Légion Wallonie. »

    Nous voici face au dada obsessionnel de De Bruyne (échafaudé dans Les Wallons meurent à l’Est en 1991, sans aucune mention de source) : Léon Degrelle n’a rien à voir avec la création de la Légion Wallonie ; il a simplement sauté dans le train en marche, de peur sans doute de rater une nouvelle opportunité de se réserver une place confortable au soleil (au prix surtout de se faire trouer la peau, mais cette réalité-là chaud très peu à De Bruyne !)

    53 Fernand Rouleau.jpgMais à qui fera-t-on croire que c’est de sa propre initiative et sans en avoir jamais référé à Léon Degrelle que le propre « Lieutenant du Chef » aurait profité de l’absence momentanée de ce dernier pour s’arroger le pouvoir de « décréter » (être « remplaçant du Chef en son absence » n’autorise pas tout !) la mise sur pied d’un Corps franc Wallonie, mettant ainsi tout le mouvement Rex et son chef devant le fait accompli ?

    Et quelle est l’ « intervention tapageuse dans le recrutement » opérée par un Léon Degrelle probablement mort de jalousie pour se réapproprier la paternité de la Légion Wallonie ? L'affabulateur De Bruyne n’en dira pas plus ! Mais le mal est fait : le pseudo-scoop de De Bruyne a enflé comme une rumeur malfaisante, contaminant sites, blogs, forums se recopiant l'un l'autre sans jamais rien vérifier...

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  • Exit Simone Veil

    L'affaire de l' « Autoportrait d'un fasciste »



    Nous avons appris, ce 30 juin 2017, la disparition de Mme Simone Veil, dans sa 90e année.

    L'ancienne présidente du Parlement européen est surtout connue pour avoir, en tant que « ministre de la Santé », fait voter la loi légalisant l'avortement (c'est-à-dire la suppression de la vie des plus faibles d'entre les faibles, les enfants en devenir ne bénéficiant d'aucune protection légale), pour avoir été élue membre de l'Académie française sans avoir jamais écrit un texte ayant quelque valeur littéraire et –ce qui nous concerne davantage– pour être, en tant que ministre du gouvernement de Raymond Barre, à l'origine, en 1978, de la non-diffusion par FR3 du documentaire Léon Degrelle. Autoportrait d'un fasciste, de Jean-Michel Charlier.

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    Voici comment le génial auteur des « Dossiers Noirs », par ailleurs scénariste prolifique des meilleures BD de l'école « franco-belge » (Buck Danny, Jean Valhardy, La Patrouille des Castors, Blueberry, Tanguy et Laverdure,...), rend compte de ce cas exceptionnel d'autocensure pour crise de « politiquement correctitude » dans Léon Degrelle : Persiste et signe (éd. Jean Picollec, p. 15 sv.).

     

    Capture.PNG« FR3 avait programmé les deux émission d' ''Autoportrait d'un fasciste'' [...] quand, subitement, la Chaîne décida d'ajourner sine die leur diffusion. La raison ? Un invraisemblable concours de circonstances.
     

    D'abord, une interpellation au Parlement français [Assemblée nationale, 2e séance du 25 octobre 1978] du député communiste [Guy] Ducoloné, accusant une autre émission consacrée à Eva Braun, maîtresse puis épouse d'Hitler, de banaliser le nazisme. C'était faux. Mais l'ire des communistes avait été déchaînée par deux faits rapportés dans ce film : le rappel de l'agression de l'Union soviétique contre la Pologne en 1939, peu après que les nazis l'eurent envahie. Et l'évocation par le colonel SS Schultz, aide de camp de Ribbentrop, des rapports cordiaux qu'il avait personnellement entretenus avec Staline, Molotov et Béria, lors de la signature du pacte germano-soviétique dont il avait été le témoin oculaire, en août 1939, pacte qui garantissait au Reich la fourniture de flots de pétrole russe, pour son offensive à l'Ouest, quelques mois plus tard.

     

    Simone Veil [ministre de la Santé et de la Famille] représentait le gouvernement au Parlement [en l'absence de Jean-Philippe Lecat, ministre de la Culture et de la Communication], le jour de l'intervention de Ducoloné. Elle n'avait pas vu l'émission sur Eva Braun. Elle n'eut jamais la simple honnêteté de se la faire projeter. Emportée par la douloureuse et légitime passion qui la saisit immanquablement au souvenir des années noires du nazisme, dont elle a subi personnellement et tragiquement les méfaits, elle préféra souscrire aveuglément aux accusations des communistes, condamna une émission dont elle ne savait rien. Et Raymond Barre, alors Premier ministre, sans s'informer davantage et sans savoir lui non plus de quoi il retournait, lui emboîta le pas.

     

    Détail savoureux : cet incident détermina la Télévision française, qui s'y était énergiquement refusée jusque-là, à acheter et à diffuser précipitamment la série américaine ''Holocauste'', consacrée au massacre des Juifs.

     Alidor 8 novembre 1978 Autoportrait d'un fasciste.jpgA cette première circonstance, s'ajoute une autre coïncidence : la publication par Paris Match d'une interview visant manifestement à produire un effet de scandale et arrachée à la démence sénile de Darquier de Pellepoix, commissaire du gouvernement de Vichy aux Affaires juives, réfugié en Espagne, par un journaliste avide de sensationnel à tout prix [Jean-Michel Charlier se trompe ici : ce n'est pas Paris-Match, mais L'Express du 28 octobre 1978 qui publia la première interview de Louis Darquier de Pellepoix réfugié à Madrid, par Philippe Garnier-Raymond, sous le titre « A Auschwitz, on n'a gazé que les poux », pp. 164-199]. Dans cette interview, Darquier – qui devait mourir gâteux peu de temps après [c'est-à-dire moins de deux ans plus tard, le 29 août 1980]– faisait l'apologie des mesures racistes qu'il avait édictées, durant son passage au commissariat aux Affaires juives.

     

    Cet ensemble d'incidents extérieurs fut fatal à la programmation de mon ''Autoportrait d'un fasciste''. FR3 préféra en reporter la diffusion. Pourtant, il s'agissait d'un travail qui m'avait été expressément commandé par contrat et que la Chaîne avait financé entièrement, en parfaite connaissance de cause, et bien que j'eusse à maintes reprises attiré son attention sur les risques de l'affaire. J'avais soigneusement veillé, par instinct de conservation personnelle, à la maintenir strictement informée, étape par étape, du déroulement de ma préparation, de mon tournage et du montage, ainsi que du contenu des interviews que j'avais recueillies auprès des différents protagonistes rencontrés. A aucun moment, d'ailleurs, aucun des responsables de FR3 n'émit la moindre critique, ni même la moindre réticence sur le résultat de mon travail. De plus, mes émissions furent vendues et projetées à l'étranger, et notamment deux fois par la télévision canadienne. [...]

     

    N'ayant pas commis l'ombre d'une faute professionnelle dans toute cette affaire, je n'encourus pas le moindre blâme officiel, la moindre remarque. Bien qu'il eût suivi et approuvé la réalisation de mes deux émissions, du début à la fin, le président de la Chaîne se contenta de me ''mettre au placard''. Un placard dont me tira aussitôt Jean-Louis Guillaud, alors grand patron de TF1, mais qui, jadis, avait présidé à la naissance de mes ''Dossiers Noirs'' sur FR3. Il m'offrit de poursuivre ma série, sur sa Chaîne et sous un nouveau titre : ''Les Grandes Enquêtes de TF1'', ce que j'acceptai aussitôt.


    Degrelle espagne.jpgJe ne compte plus les innombrables projections privées qu'il me fallut organiser pour satisfaire tous ceux qu'intéressait mon ''Autoportrait d'un fasciste'', tant en Belgique qu'en France. Mes deux émissions furent projetées en Hollande et au Québec. Avec un tel succès que la télévision canadienne les programma presque aussitôt une seconde fois et que des vidéo-cassettes piratées au Canada firent bientôt leur apparition en Belgique où l'on se les disputait au prix de 7 à 8000 francs belges [environ 170 à 200 euros]  ! »

     

    Depuis lors, la situation n'a guère changé. Un moment diffusé par les éditions de Chiré (Diffusion de la Pensée française), le DVD est désormais signalé « épuisé » au catalogue.

     

    Le documentaire peut néanmoins se visionner sur « World News » : https://wn.com/léon_degrelle_–_autoportrait_d’un_fasciste_(j._m._charlier,_1978)_%7C_les_dossiers_noirs

    Egalement via ce lien "YouTube":
    https://www.youtube.com/watch?v=dZeIcx92FKo



  • Léopold III, Adolf Hitler et... Léon Degrelle. En marge de l'Encyclopédie perfide et mensongère de De Bruyne

    La restauration de la Bourgogne historique : le projet des chefs de peuple
    Adolf Hitler et Léon Degrelle

     

     

    Fiery_Grayscale_2 (3).jpgDans la première livraison de notre critique de l'Encyclopédie de l’Occupation, de la Collaboration et de l’Ordre Nouveau en Belgique francophone (1940-1945) d'Eddy De Bruyne (voir ce blog au 23 mars 2016), nous commencions par nous étonner de l'absence sinon de certains « Collaborateurs » éminents, du moins de quelques-uns des principaux acteurs de « l'Occupation, de la Collaboration et de l'Ordre Nouveau en Belgique », à commencer par le roi des Belges lui-même, Léopold III, qui compta parmi ceux qui firent le plus « des pieds et des mains pour rencontrer le Führer, lui serrer la pince et prendre le thé avec lui ».

    Un lecteur nous reproche cependant d'en faire un peu trop en laissant entendre que le roi était tout acquis à l'Ordre Nouveau : « Lorsque vous écrivez que dans l'immédiat après-guerre, Léopold III revint à Berchtesgaden "séduit par ce sanctuaire hitlérien aux étonnantes prouesses architecturales [...] pour compléter son premier séjour par la visite de l'impressionnant Kehlsteinhaus construit pour le 50e anniversaire du Führer : un pèlerinage éclairant sur les vrais sentiments du roi à l'égard du maître du IIIe Reich ?", êtes-vous certain de ne pas prendre vos désirs pour la réalité ? Car il faut bien constater que la visite du roi au Führer s'est soldée par un échec et que la suite a montré que Hitler ne traita pas très favorablement son prisonnier royal, lui refusant tout ce qu'il sollicita et l'emmenant en captivité en Allemagne après le débarquement des alliés. Dès lors, la visite, après-guerre, de Léopold III au Kehlsteinshaus (pour autant qu'elle ait vraiment eu lieu) ne s'apparenterait-elle pas plutôt à la revanche d'un vaincu humilié plutôt qu'au "pèlerinage" d'un disciple convaincu ? »

    Nous donnons bien volontiers raison à notre correspondant sur ce dernier point, tant il est vrai que le Führer ne s'en laissa jamais conter par quelque monarque brandissant son statut pour extorquer quelque privilège et qu'il dut trop souvent rappeler son encombrant prisonnier à la réalité de son statut et de ses responsabilités dans un conflit où chacun devait tenir sa place: l'histoire avait changé toutes les données géopolitiques et c'est l'Allemagne nationale-socialiste qui se retrouvait investie du destin européen auquel chaque pays devait prendre sa part de combat et de souffrance (comme s'y engagèrent d'ailleurs spontanément Léon Degrelle et la Légion Wallonie). Ce que le Führer ne manqua évidemment pas d'essayer –vainement– de faire comprendre à son royal interlocuteur.

     

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