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Ethique & Style

  • Léon Degrelle : « Franco était le calme et l’efficacité »

     

    24 octobre 2019 : la profanation des restes du Caudillo

     

     

    Ce 24 octobre, la télévision espagnole a retransmis en direct la profanation et la translation de la dépouille de Francisco Franco, de la Basilique du Valle de los Caídos où, depuis quarante-quatre ans, il reposait parmi toutes les victimes de la « Guerre nationale », vers la chapelle funéraire où repose son épouse, María del Carmen Polo.

     

    Peu après le décès du Caudillo, en 1975, Léon Degrelle publia un opuscule Franco, Chef d’Etat (Baucens, 1976) pour rendre hommage à celui qui refusa toujours de le livrer au peloton d’exécution belge. Il alla par la suite, régulièrement, en compagnie de son épouse, fleurir la tombe d’un bouquet de roses rouges et blanches, les couleurs de la Bourgogne (voir la photo en titre ; c’est l’empereur Charles-Quint, duc de Bourgogne, qui introduisit en Espagne la Croix de Bourgogne en même temps que l’Ordre de la Toison d’Or).

     

    Franco Chef d'Etat.jpegSon analyse lucide, commençant par la phrase que nous avons rappelée en titre, n’était nullement un exercice de flagornerie, mais l’examen critique et objectif de ce que devint l’Espagne sous la conduite « calme et efficace » d’un « homme absolument normal ».

     

    En voici la conclusion qui semble couler de source.

     

     

    Tout était à faire et tout fut fait, pas à pas. Avec quelle maestria Franco n’allait-il pas s’y appliquer ! […]

     

    La gloire des combats, puis la victoire estompèrent les oppositions.

     

    Presque en se taisant, Franco avait pu mettre au pas les disciples souvent récalcitrants, annihiler toute surenchère doctrinale, convertir des courants violents ou opposés en flots étales d’une évolution politique et sociale modérée qui, toujours, depuis Saragosse, avait été son objectif.

     

    De ce Movimiento vaguement asexué mais fermement tenu dans ses mains, Franco parviendrait à faire un instrument de propagande facile à manier, extrêmement efficace, grâce auquel, pendant près de quarante ans, il maintiendrait l’unité de la nation et assurerait le contact avec la masse, engrangeant les plus somptueux des référendums. […]

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    Léon Degrelle en grand uniforme de gala de la Phalange : José Antonio lui avait octroyé la toute première carte de membre de la « Phalange Extérieure » en 1934, ce qui l’accrédita comme appartenant à la « Vieille Garde de la Phalange ». Celle-ci fut créée par décret le 10 mars 1942 afin de récompenser, notamment par une Médaille d’honneur, l’esprit et l’ancienneté des membres affiliés avant les élections du 16 février 1936 qui initièrent la révolution nationale-syndicaliste en Espagne. Léon Degrelle reçut donc la Médaille numéro 35.214.

     

    Cette captation du Movimiento par Franco fut un chef-d’œuvre de souplesse politique. La captation des dirigeants qui constituaient la base même de l’Espagne nouvelle serait aussi subtile.

     

    Franco les emploierait les uns après les autres, ou les uns contre les autres, sans jamais forcer la voix.

     

    Ses Ministères prudemment échelonnés utiliseraient successivement ou simultanément ou contradictoirement toutes les tendances. Les conservateurs et les vieux monarchistes chenus auraient à faire équipe avec des jeunes loups à la Giron.

     

    Les uns, qui avaient déçu, disparaîtraient dans la trappe de la disgrâce. D’autres, se réjouissant trop tôt de leur importance, dégringoleraient avec la même discrétion.

     

    LOpus Dei se hisserait au zénith gouvernemental lorsque Franco estimerait utile son concours ; il serait ramené dans l’ombre, sans qu’aucun cri vain ne retentît, le jour où ce concours se serait révélé compromettant. Un Fraga Iribarne avait connu une dégringolade inverse, liquidé au moment où ses ennemis de l’Opus Dei l’avaient provisoirement emporté.

     

    En fait, personne chez Franco ne l’emporta jamais. Franco ne dédaignait aucun concours lorsque l’élément à utiliser lui paraissait intéressant et efficace. […] Je suis convaincu que, s’il avait survécu plus longtemps encore et en bonne santé, Franco eût été parfaitement capable de réaliser avec les mêmes hommes qu’utilise à cette heure le Roi Juan Carlos Ier une évolution dite « démocratique ».

     

    Juan Carlos avait été en tous points formé par lui, au long de nombreuses années. Même à l’instant de mourir, Franco lui renouvela pathétiquement sa confiance, adjura les Espagnols de le suivre comme ils l’avaient suivi lui-même.

     

    Franco eût sans doute préféré, au fond de lui-même, que l’Espagne s’en tînt longtemps encore aux institutions sûres qu’il avait créées pour elle et dont le rendement avait été éprouvé au long de quarante années. Mais chez Franco, l’avenir de l’Etat commandait en priorité toute réaction. Il entendait les grands cris du dehors. Il sentait que l’Espagne nouvelle qu’il avait forgée devrait, tôt ou tard, s’adapter à l’Europe qui l’enserrait.

     

    Le fait que, dès 1974, il choisit lui-même, en pleine connaissance de cause, comme chef de son dernier gouvernement un Carlos Arias décidé à rajeunir les institutions, à donner des formes plus directes à la représentation populaire et faire participer pleinement l’Espagne au rassemblement des peuples européens est parfaitement net.

     

    Franco, à quatre-vingts ans, comprenait qu’il n’assisterait pas à cette transformation profonde.

     

    Sans doute même redoutait-il que des déportements graves ne l’accompagnassent en Espagne ou que le résultat de l’évolution se révélât bancal, comme s’est révélée bancale l’édification européenne actuelle, privée d’un grand élan idéaliste.

     

    Mais le fait que Franco, près de deux ans avant sa mort, ait tenu à mettre en avant, après mûre réflexion, un Carlos Arias dont il connaissait le plan réformateur et qu’il ait attiré l’attention de son peuple sur un Fraga Iribarne qu’il nomma son ambassadeur, après qu’il en eût soupesé la personnalité remarquable au long des huit années durant lesquelles il fut son ministre, en dit long sur la fermeté civique du vieux chef.

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    Le 24 novembre 1975, le roi Juan Carlos Ier présidait les funérailles nationales du « Caudillo de toutes les Espagnes » qui lui donna son trône. Aujourd’hui, le roi et tous les dignitaires politiques et militaires se sont comportés, honteusement, comme si on avait déplacé un détritus.

     

    Sans illusions vaines, à regret même peut-être, mais délibérément et méthodiquement, Franco prépara ainsi une succession qui signifiait l’inévitable mutation de son œuvre, mutation dont il savait qu’elle devrait même, plus ou moins, le larguer pendant quelque temps si elle voulait, comme lui-même l’avait fait en 1945, apaiser à l’étranger des réactions irrationnelles.

     

    « Todo esta bien atado ». Tout est bien attaché. Telles furent, presque, ses dernières paroles.

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    Au cours d’une visite à l’Alcazar de Tolède, Léon Degrelle salue l’hommage rendu par Robert Brasillach à l’héroïsme et au sacrifice des nationalistes de la forteresse martyre mais invaincue.

     

    Sans le courage que ce Chef d’Etat eut à ouvrir, de ses propres mains, les vannes à un avenir dont il pouvait craindre pourtant qu’elles ne missent en grand danger son édification, l’Espagne post-franquiste eût pu s’étioler dans l’isolement ou même, à l’instar du Portugal, déraper dans le désastre.

     

    C’est peut-être dans cette humilité face à l’avenir que Franco fut le plus grand.

     

    A présent, il est presque téméraire de parler d’actif. L’Europe gauchiste a tellement outragé Franco, et si injustement, que, pour retourner psychologiquement la situation et réintroduire l’Espagne dans l’Europe, il sera sans doute indispensable, pendant quelques années, de faire, hors d’Espagne, comme si Franco n’avait même pas existé, alors que, sans lui, l’Espagne fût sans doute restée, comme au cours des siècles précédents, une jachère miséreuse. Ou bien, passée sous le contrôle des Soviets en 1939, elle eût poignardé l’Europe à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

     

    Le temps se chargera de décanter les haines. Il dressera objectivement la statue historique du Mentor prudent qui, sans éclats vains, avec calme et constance, sortit son peuple des décombres du passé poussiéreux qui l’asphyxiait et l’amena, en pleine renaissance, à l’avant-plan d’une Europe aujourd’hui assiégée.

     

    Demain, celle-ci, débarrassée de ses complexes, saura gré à Franco de ce magnifique apport physique, moral, économique, stratégique, en tous points essentiels à sa puissance, et peut-être même –qui sait jusqu’où l’Europe sera pourchassée un jour ?– à sa simple survie.

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    Léon Degrelle, en compagnie de son secrétaire et ami, Raymond Van Leeuw, héros des combats de Tcherkassy et de Poméranie, sur le parvis de la basilique de l'Abbaye de la Sainte Croix du Valle de los Caídos.

     

    De ce texte, il n’y a rien à retrancher, sauf sans doute l’espoir que « le temps se chargera de décanter les haines », car désormais, le temps ne fait plus qu’amplifier ces haines de la manière la plus effroyable. Ces haines, ce sont celles qu’attisent les héritiers des vainqueurs ploutocrates de 1945 pour tout ce qui est beau et bon, noble et grand, sacré et généreux, intègre et responsable…

     

    Et cela va jusqu’aux profanations des sépultures (une tradition historique de la gauche révolutionnaire espagnole !) pour effacer la mémoire de ceux qui y reposent, y compris de leur famille : c’est, par exemple, comme nous le savons, la Damnatio memoriae qui est allée jusqu’à frapper la tombe des (bien innocents) parents d’Adolf Hitler en mars 2012 (voir ce blog au 28 novembre 2018).

     

    Aujourd’hui, cette même haine inextinguible frappe les restes profanés de celui qui rendit l’Espagne à la prospérité et à la… démocratie ! Car ceux qui s’en gobergent aujourd’hui n’existeraient pas sans Francisco Franco. Il fallait les voir ce 24 octobre se bousculer à la télévision d’état pour baver leur haine de celui qu'il ne fallait plus appeler que « le dictateur » ! En effet, la télévision espagnole qui retransmit l’ignoble profanation durant cinq heures de « direct » comme s’il s’agissait d’un mariage royal ou d’un match de foot, avait remplacé pratiquement tout commentaire par un « débat » entre bonnes gens de gauche uniformément du même avis politiquement correct. C’était à qui irait le plus loin dans la surenchère enfiellée : confisquer les biens des héritiers du «dictateur», déterrer José Antonio, le jeter dans une fosse commune,…

     

    De même tout hommage officiel ou militaire fut-il refusé pour accompagner le transfert de la dépouille de l’ancien chef de l’Etat et des armées, y compris la présence du drapeau national. La famille (au premier rang de laquelle son arrière-petit-fils et arrière-petit-fils du Roi Alphonse XIII, Louis de Bourbon, prétendant légitimiste au trône de France) porta donc elle-même le cercueil orné des armoiries personnelles du « Caudillo de toutes les Espagnes » et sommé d’une couronne de lauriers ceinte des couleurs espagnoles avec les cinq roses rouges de la Phalange. L’abbé prieur du monastère bénédictin du Valle de los Caídos, Santiago Cantera, accompagna la famille pendant toute cette épreuve et, avant son départ, aspergea encore le cercueil de l’eau sacramentelle, purificatrice et protectrice du mal.

     

    Alors que les caméras filmaient complaisamment leurs longs visages courroucés de gabelous du régime, la ministre de la justice, le secrétaire général de l’administration du premier ministre et un sous-secrétaire chargé des relations avec le parlement faisaient mine de surveiller les opérations, à bonne distance de la famille. Ordre avait manifestement été donné aux militaires, policiers et gardes civils présents en nombre aux endroits de passage du corbillard de ne pas le saluer ou même de lui tourner le dos. Ce sont les mêmes argousins qui confisquèrent les téléphones portables de tous les membres de la famille afin d'empêcher tout enregistrement et qui interdirent au vieux colonel Antonio Tejero de pénétrer dans le cimetière du Pardo où son fils, l’abbé Ramón, célébrait une dernière absoute.

     

    La haine dans toute sa hideuse expression...

     

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    La dépouille de Francisco Franco Bahamonde entre dans le cimetière de Mingorrubio (El Pardo) sévèrement gardé par de grossiers pandores ne rendant aucun honneur, mais posant en super-héros de feuilletons US chargés d'empêcher l’attaque d’un fourgon cellulaire par les complices du criminel emprisonné…

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    Si donc Léon Degrelle a pu croire qu’un jour, « ceux d’en face » désormais vainqueurs pourraient  être capables d’un geste de réconciliation, il s’est malheureusement trompé. Dix ans avant la mort du Caudillo, il avait pourtant bien analysé cette haine –dont lui-même était déjà victime– dans la brochure Franco et son régime, publiée en 1965 à Bruxelles dans la collection « Le Dossier du mois ».

     

    Voici donc le vrai mot de la fin :

     

    Comment quiconque pourrait-il imaginer qu’une étude objective [sur Franco] soit accueillie chez ses adversaires avec le désir d’apprendre sur lui quelque chose ?

     

    Mais on ne veut rien apprendre sur lui ! Ni sur ce qu’il a pu faire ! On veut qu’il disparaisse, rien d’autre ! On veut qu’il soit planté à coups de fourche sur le fumier de l’Histoire, et cela à jamais !

     

    Qu’on puisse lui attribuer quelque chose de bien ? Mais ce serait horrible ! Un Franco ne peut faire que quelque chose de mal. C’est entendu. Cela va de soi.

     

    Il n’y a donc pas la moindre chance qu’on parvienne à expliquer à un ennemi de Franco que ledit Franco a pu avoir certaines raisons valables de se comporter de telle ou telle manière, a pu réaliser telle ou telle réforme utile ! Tabou, Franco, tabou !

     

    La force des gens de gauche, c’est que pour eux, selon qu’on est de leur bord ou qu’on est vidé par eux par-dessus bord, tout s’élève ou tout s’abat, par pans gigantesques et monolithiques.

     

    Ils sont à fond contre ceux qui ne pratiquent pas leur dévotion. Ils le sont avec une violence totale, un aveuglement total, délibéré, qui n’est ni une exagération, ni une faiblesse, mais l’ABC implacable de leur tactique.

     

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    L’ultime apparition de Francisco Franco au balcon du Palais d’Orient, le 1er octobre 1975, accompagné de son féal obligé, le futur roi d’Espagne. C'est d'ailleurs ce dernier qui, refusant que les cendres du Caudillo rejoignissent son épouse au cimetière municipal où elle reposait, ordonna qu'elles soient ensevelies au cœur de la basilique du Valle de los Caídos. L'ordre écrit, signé « Yo el Rey » le 22 novembre 1975 à 16h au Palais de la Zarzuela, fut signifié à l'abbé du monastère bénédictin du Valle, Luis María de Lojendio, afin qu'il préparât la tombe de « Son Excellence le Chef de l'Etat et Généralissime des Armées d'Espagne ». Cherchez l'erreur...

  • A propos de la libération / persécution de 1945

    Le sens de la vie, selon Léon Degrelle

     

    Nous nous sommes fait l’écho naguère de l’appel à témoins lancé par l’hebdomadaire nationaliste flamand ‘t Pallieterke concernant le 75e anniversaire de la « libération » de la Belgique en septembre 1944 (voir ce blog au 6 juillet 2019). Entretemps, les nombreuses et édifiantes réponses reçues de toutes les régions de Flandre ont été publiées dans deux suppléments du magazine, mais sans aucun écho des régions bruxelloise ou wallonne. Et pourtant, nous avions bien envoyé le témoignage d’une famille namuroise littéralement persécutée pour son engagement en faveur de l’Europe d’Ordre nouveau promise par la croisade antibolchevique. Nous le publierons très certainement bientôt.

     

    Léon Pallieterke.jpgCe qui nous a néanmoins passablement interloqué, c’est la publication d’un portrait charge de Léon Degrelle particulièrement édifiant quant à la réputation qui, dès la fin de la guerre, fut répandue sur le dernier Commandeur de la Légion Wallonie (dessin de Jef Nys, daté de 1946).

     

    On y voit en effet Léon Degrelle en uniforme feldgrau (de la Wehrmacht plutôt que de la SS néanmoins, mais pourvu de sa croix de Chevalier de la croix de fer) prenant plaisir à la compagnie de deux affriolantes jeunes filles, genre vahiné tahitienne, sur une plage où foisonnent palmiers et personnages à sombrero (masculin à longs poncho et moustaches ; féminin à large décolleté et jambe dégarnie), le tout irradié par un soleil interloqué.

     

    Ce qui correspond à la thèse désormais accréditée par tous les pseudo-historiens de la mouvance (désormais seule accréditée) du CEGESOMA, les Collignon, Balace, De Bruyne, Conway, etc. : Léon Degrelle aurait lâchement abandonné ses soldats pour s’enfuir vers l’Espagne (par exemple, dans Axe & Alliés, p. 66, voir ce blog au 28 novembre 2017). Nous avons déjà documenté, par le témoignage notamment de l’officier d’ordonnance du Commandeur, Charles Generet, qu’il n’en était évidemment rien (voir ce blog au 20 juillet 2018), mais cette fable aura la vie dure tant que de jeunes historiens ne secoueront pas le joug du conformisme officiel. Il est symptomatique à cet égard que ce soit une image en tout point semblable à celle du magazine flamand de 1946, innocemment (?) rappelée aujourd’hui, que le mensuel wallon Confluent publia en novembre 1977.

     

    Comme quoi les légendes traversent allègrement les frontières linguistiques… formatant les opinions des « amis » sur celles des « ennemis » !

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    Le mensuel Confluent de novembre 1977, tel que reproduit en noir et blanc dans Tintin mon copain.

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  • Il y a 75 ans : la « libération » de la Belgique.

     

    Récits degrelliens de l’épuration. Appel à témoins !

     

    Nos amis du ‘t Pallieterke s’inquiètent, fort judicieusement, de l’orientation que prendront les célébrations du septante-cinquième anniversaire de la Libération de la Belgique en septembre 1944, craignant qu’aucune cérémonie n’évoque la répression sauvage dont furent victimes, non seulement ceux qui crurent en l’ordre nouveau ou sympathisèrent avec l’Allemagne victorieuse, mais même ceux qui n’eurent pour seul tort que d’être dans le collimateur –pour quelque raison que ce soit– de ceux qui se découvrirent soudainement une vocation de « résistant » épurateur.

     

    Repressieverhalen 1.jpgL’hebdomadaire nationaliste flamand a donc lancé un « appel à témoins » afin de documenter cette face souvent occultée de la « Libération », rappelant d’ailleurs que, voilà 75 ans, ‘t Pallieterke et son rédacteur en chef Bruno De Winter (qui n’appartenait en aucune façon à ceux qu’on désignait par l’expression « les noirs », par référence non pas à la couleur de leur peau mais à celle de leur uniforme) furent les premiers à stigmatiser dans leurs articles l’inhumanité aveugle de la répression. Cet appel à témoins concerne bien évidemment toutes les régions de Flandre, mais également de Wallonie puisqu’une simple recherche sur Google a montré au rédacteur en chef Karl Van Kamp qu’à part une photo de femmes tondues à Charleroi, il n’y a pratiquement rien à trouver sur le net, comme si « ce pan de l’histoire avait été consciencieusement gommé de la mémoire francophone », comme si « du côté wallon, il n’y avait eu que de courageux résistants alors que du côté flamand, il n’y avait que des collabos. Cette fable est tellement ancrée dans les esprits que même en Flandre, on finit par y croire. »

     

    Sans doute est-ce d’ailleurs pourquoi, dans son ultime ouvrage Tintin mon copain, Léon Degrelle consacrera trois chapitres (« Hergé sous les verrous », « L’intolérance absolue », « C’était affreux, affreux ! ») à cette face hideuse et donc bien cachée de la victoire qui va se célébrer sans états d’âme à travers toute l’Europe dans quelques semaines.

     

    Dans cet ouvrage, Léon Degrelle propose en fait un condensé de ce qu’il avait déjà publié dans ses Lettres à mon Cardinal (le primat de Belgique Léon-Joseph Suenens), exemples atroces des exactions subies par les « collaborateurs » ou prétendus tels en Belgique, accompagnés par d’autres exemples venant de France, puisque Tintin mon copain, contrairement aux Lettres, n’intéressait pas que le seul microcosme belge.

     

    Lettres Cardinal.jpegNous reproduisons ici le texte des Lettres à mon Cardinal, publié sans illustrations, accompagné des photographies documentant Tintin mon copain, que les éditeurs voulurent le plus richement illustré pour en corroborer toutes les déclarations et en faire une sorte de vingt-cinquième album des aventures du célèbre reporter.

     

    En effet, comme le souligne l’hebdomadaire flamand ‘t Pallieterke, si les textes concernant la répression de la collaboration en Wallonie sont rares, difficiles d’accès et parfois même falsifiés (il donne l’exemple éclairant des parents de la passionaria socialiste d’origine flamande Laurette Onkelinx dissimulant son passé familial pour le moins « nazi-compatible » sous des délires frénétiquement hystériques –voir ce blog au 18 janvier 2016), les photographies les illustrant sont encore plus rares.

     

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  • « 25 ans sans Léon Degrelle »

     

    Commémoration du 31 mars à Valence (Espagne)

     

    A l’occasion du 25e anniversaire de la disparition de Léon Degrelle, Devenir Europeo et l’Association Culturelle des Amis de Léon Degrelle ont organisé, le 6 avril dernier à Valencia une émouvante réunion d’hommage à la mémoire de Léon Degrelle (ce blog au 5 avril 2019).

     

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    Voici les textes des principaux orateurs, au premier rang desquels José Luis Jerez Riesco, fondateur de l’Association, Ramón Bau, ancien secrétaire général du Cercle Espagnol des Amis de l’Europe (CEDADE) ainsi qu’une importante interview d’Eduardo Núñez, actuel président de l’Asociación Cultural Amigos de León Degrelle.

     

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  • 8 août 1941 – 8 août 2017: 76e anniversaire de la création de la Légion Wallonie par Léon Degrelle

    Le Message du Chef : « Que soient balayées les forces de mort qui ont failli tuer la Patrie et qui ricanent, sans doute, devant votre immolation ! Notre Pays sera aux hommes à l'âme rude qui auront, face à la mort, fait la preuve de la grandeur de leur idéal. »

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    Voilà aujourd'hui 76 ans que Léon Degrelle inaugura solennellement au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles la Légion Wallonie par une harangue exaltant les plus hautes valeurs morales justifiant la nécessité réfléchie du sacrifice même de sa propre vie.

    Seul fondateur, car seul initiateur de cette démarche historique, Léon Degrelle est –comme nous l'avons montré (voir ce blog aux 9 et 16 juillet 2017)– le seul vrai père de la Légion Wallonie, contrairement aux fariboles du soi-disant encyclopédiste De Bruyne prétendant au mépris de toute vraisemblance que le lieutenant général des Formations de Combat, Fernand Rouleau, aurait mis Léon Degrelle et tout l'état-major de Rex devant le fait accompli, obligeant son chef à sauter dans le train en marche de la collaboration militaire pour ne pas perdre la face !

    Nous reproduisons ci-après le discours fondateur de la Légion Wallonie, tel que Léon Degrelle le prononça au Palais des Beaux-Arts à destination des Légionnaires sacrifiant vie familiale et professionnelle pour répondre à l'appel de leur idéal et engager leur destin dans les combats du Front de l'Est qu'ils savaient titanesques et cruels, mais décisifs.

    Tout le monde pourra vérifier qu'il ne s'agit plus ici, contrairement aux élucubrations insanes de De Bruyne, de forfanterie, d'ambition personnelle ou de lutte partisane pour quelque prébende ou préséance, mais bien du don total de sa vie pour une cause qui la dépasse, la mérite et l'exige : la croisade contre le communisme menaçant d'anéantissement l'Europe et sa civilisation !

    Ce discours de vérité rappelant clairement à chacun les enjeux et les risques librement encourus fut publié dans Le Pays réel du 9 août 1941. Le lendemain, le quotidien rexiste publia un émouvant éditorial de l'épouse de Léon Degrelle, Marie-Paule Lemay, destiné « A celles qui restent... », d'une même élévation spirituelle, manifestant une totale communion d'âme et ne permettant pas de douter un seul instant de la qualité insigne de l'engagement sacrificiel consenti par tous les Volontaires de cette Croisade antibolchevique ainsi que par leurs proches.

     

     

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  • 111e Anniversaire de Léon Degrelle (15 juin 1906 – 15 juin 2017)

     

    Léon Degrelle, sauveur d'âmes

    par Jean Denis,
    Docteur en Philosophie, Membre de l'Etat-Major du Chef
    Auteur de Bases doctrinales de Rex

     

     

     gdfgdfgfg.jpgParce qu'ils n'ont pas connu, parce qu'ils n'ont pas compris le drame de notre jeunesse et dans la mesure où ils s'obstinent à ne pas vouloir le comprendre, les hommes de raison ou d'argent continueront jusqu'à leur ultime décrépitude à se faire des illusions grossières sur le mouvement rexiste, sa puissance interne, son passé, son avenir.

     

    Ils continueront de même à se tromper complètement sur la personnalité de Léon Degrelle, l’œuvre immense qu'il a accomplie parmi nous et en chacun de nous, rexistes.

     

    Léon Degrelle a sauvé nos âmes.

     

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  • Février 1944 : percée de Tcherkassy

     

     

     

    L’Europe à Tcherkassy

     

     

    LD Ms Europe Tcherkassy.jpgVoilà trente ans, nous luttions tous au coude à coude à Tcherkassy, camarades allemands, camarades des Pays-Bas, camarades flamands, camarades du Danemark, camarades de Norvège, camarades des pays baltes et nous aussi, camarades wallons.

    Germains de langue française, nous offrions notre sang ; des milliers des nôtres donnaient leur vie au service d’une œuvre grandiose. Nous étions, nous, dans ces combats farouches, la véritable Europe, l’Europe du sang le plus pur, l’Europe de deux mille ans de civilisation, arcboutés dans les neiges de Tcherkassy pour défendre un merveilleux passé et pour construire l’avenir !

    Notre sacrifice et nos morts n’ont pas, dans l’immédiat, remporté la victoire. Mais n’empêche, notre Europe était la bonne Europe, la vraie Europe, non celle des calculateurs sordides d’intérêts matériels à mettre en commun, non celle des combinaisons égoïstes de petits politiciens accrochés à des ambitions étroites ! Notre Europe était l’Europe de l’idéal commun, de la foi commune, de la force commune !

    On ne meurt pas pour quelque chose de médiocre. On offre sa jeunesse, sa vie, pour réaliser une grande œuvre. Notre Europe l’était, une Europe commandée par un vrai chef, une Europe ordonnées, ouverte à tout ce qui était grand, soutenue, du bout des steppes jusqu’à l’Atlantique, par une force énorme et saine, notre force à nous, Waffen SS, garçons de vingt-huit pays européens, soudés les uns aux autres, à un million, par la discipline et par l’idéal, décidés à réaliser tous ensemble, à travers tout, la même œuvre !

    LD février 1991.jpgCette Europe-là avait une âme, elle avait un sens, elle possédait la seule vraie unité : celle d’une croyance commune. Et elle s’appuyait, puissamment, sur du réel : nos bras, nos armes, nos idées, notre volonté de fer qui eussent assuré à jamais sa stabilité.

    Tôt ou tard, cette Europe-là, l’Europe des idéalistes forts, submergera l’Europe des politiciens-boutiquiers d’aujourd’hui ! Ce jour-là viendra, tôt ou tard, camarades ! Et on verra qu’à Tcherkassy, comme tout au long de cette grande épopée du Front de l’Est, nous avons gagné quand même !

    Heil !

     

    Léon Degrelle, 17 février 1974.

     

  • Léon Degrelle. Documents et témoignages.

    L’hommage le plus substantiel à Léon Degrelle pour le vingtième anniversaire de sa disparition a, sans conteste, été rendu à l’initiative de l’Association des Amis de Léon Degrelle (Dijon). Son président Christophe Georgy conçut le projet d’un livre-hommage qui a ainsi inauguré une nouvelle collection de la revue Synthèse Nationale, « Les Cahiers d’Histoire du Nationalisme ».

    Nous y avons été impliqués, notamment par une interview remarquable de Fernand Kaisergruber intitulée L’Honneur et la Fidélité.

    C’est assez dire que Fernand ne renie en rien l’idéal qui enflamma se jeunesse, participant aux campagnes contre les banksters et aux luttes pour l’élection des candidats rexistes et s’engageant finalement dans « l’épopée inoubliable » de « l’exaltante croisade contre le bolchevisme menée aux côtés de nos camarades européens et qui nous conduisit jusqu’aux portes de Stalingrad. »

    C’est dire aussi que la prétendue épuration des inciviques, qui ne fut qu’un règlement de comptes impunément haineux, ne changea en rien sa conception du monde : « Malgré la répression terrible, rien ne pouvait remettre en cause les raisons profondes de nos engagements. C’était là notre force, c’était aussi une vraie victoire sur la médiocrité. »

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  • Pour une Révolution Authentique (Discours de Léon Degrelle à Berlin, le 7 février 1943).

    Le 31 mars 2014 disparaissait, dans son exil espagnol de près de cinquante années, Léon Degrelle, le dernier Conducteur de Peuple du XXe siècle.
    Aujourd’hui que s’est solidement installée la tyrannie du « politiquement correct », il est de bon ton de répéter, – comme s’il s’agissait d’une vérité biblique –, dans une foultitude de publications, que Léon Degrelle n’est qu’un mégalomane, un mythomane, bref un menteur congénital ne méritant même plus que l’on s’arrête à le lire ou à lui prêter attention… Et s’il est vrai que le Chef de Rex était bien conscient de sa valeur et du prodigieux destin qu’il était appelé à se forger, son charisme impressionnant, ses aptitudes exceptionnelles et ses succès extraordinaires, acquis dès son plus jeune âge, ne pouvaient qu’indisposer ceux qu’il bousculait. De telles qualités ont très tôt suscité envies, haines et calomnies.
    Car toute la vie de Léon Degrelle est ainsi faite de chapitres absolument fabuleux. Depuis son parcours estudiantin haut en couleur et sa périlleuse expédition au Mexique jusqu’aux tentatives d’enlèvement et d’assassinat en Espagne fomentées par des juges et des résistants belges ou les services secrets israéliens et français, en passant par sa campagne fulgurante contre les pourris de la politique belge, son héroïsme au Front de l’Est (Croix de Fer de Seconde et Première Classe, Agrafe en or des Combats au Corps à Corps, Insigne en or des Blessés, Croix de Chevalier de la Croix de Fer avec Feuilles de Chêne, etc.) et ses promotions militaires au seul mérite personnel –de simple soldat à général, commandeur de division et Volksführer (détenteur des pouvoirs civils et militaires) des Wallons–, ses liens inimaginablement privilégiés avec Adolf Hitler (« Si j’avais un fils, je voudrais qu’il fût comme vous ») ou son projet de rétablissement du Duché de Bourgogne approuvé par le Führer, tout dans la vie de Léon Degrelle relève de la geste, de l’épopée, du mythe. Et pourtant, tout a toujours fini par se vérifier, comme l’a montré, dès 1978, l’enquête –contradictoirement documentée– de Jean-Michel Charlier pour « Les dossiers noirs » de la troisième chaîne de télévision française, Léon Degrelle – Autoportrait d’un fasciste. Appartenant néanmoins au camp des vaincus, Léon Degrelle a subi, comme tous les autres maudits de cette tragédie, la damnatio memoriae, – le rejet de l’Histoire et la flétrissure de son nom–, l’adhésion à l’ « idéologie hitlérienne » –le National-Socialisme– ne pouvant s’expliquer que par la trahison, la recherche de gains personnels, la perversion intellectuelle et morale, la cruauté bestiale, la lâcheté et l’opportunisme… Aussi n’est-il pas inintéressant de prendre connaissance des motivations du principal concerné, livrées à un moment de sa vie où il n’était pas question de fanfaronner : celui où, engagé volontaire comme simple soldat, il défendait son idéal au péril de sa vie dans les combats titanesques du Front de l’Est.
    Ainsi, le dimanche 7 février 1943, dans la grande salle ovale de la Kuppelhalle, d’une capacité de onze cents personnes, du Haus des Deutschen Sports situé sur le Reichssportfeld olympique à Berlin, le futur Commandeur de la Division Wallonie, entouré de nombreux légionnaires, parlait devant les ouvriers wallons de la capitale du Reich, travailleurs volontaires ou engagés au Service du Travail Obligatoire (Werbestelle).

    Voici quelques extraits éclairants – et inédits depuis lors – de ce discours particulièrement important, ovationné par son auditoire progressivement conquis, comme on peut le constater grâce à l’enregistrement retransmis à deux reprises sur les ondes de Radio-Bruxelles, les 9 et 14 février 1943.
    Y sont clairement évoquées les raisons de cette gigantesque et monstrueuse guerre de civilisation, délibérément provoquée par des ploutocrates toujours « aux affaires », décidés à anéantir une vision du monde faite de souci de beauté et de recherche d’harmonie élevant les âmes et stimulant les énergies, de justice sociale et de solidarité mutuelle ainsi que de liberté responsable et d’épanouissement personnel dans le cadre des communautés naturelles. Cette Weltanschauung impériale et ses réalisations sociales, économiques, culturelles et artistiques grandioses risquaient de séduire – elles séduisaient déjà !– tous les peuples européens : il fallait l’exterminer, fût-ce dans la plus effroyable apocalypse!

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