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tcherkassy

  • Fernand Kaisergruber (1923-2018), quatre ans déjà…

    Destin d’un volontaire

    In memoriam Fernand Kaisergruber

     

    DMZ Zeitgeschichte.jpgC’est sous ce titre que le bimestriel DMZ (Deutsche Militärzeitschrift) Zeitgeschichte (Magazine militaire allemand d’Histoire contemporaine) a publié, voilà déjà quatre ans, un hommage bien documenté à notre Président Fernand Kaisergruber pour annoncer son décès.

    Pour célébrer le quatrième anniversaire de la disparition de Fernand, nous vous proposons la traduction de ce bel article signé par Pascal Van Der Sar et publié dans le numéro 34 de juillet-août 2018 de Zeitgeschichte.

    Fondée en 2012, cette revue est spécialisée dans l’histoire des différentes formations de la Waffen-SS, sans les œillères du « politiquement correct » et de son terrorisme intellectuel.

     

    C’était par un matin froid de février 2003 dans la ville thermale de Franconie, Bad Windsheim. Lentement la ville s’éveillait.

    Sur la place près du cimetière se rassemblaient plus d’une centaine de personnes, des personnes âgées, pour la plupart chaudement vêtues. De temps en temps seulement apparaissait un visage plus jeune. Quelques mètres plus loin s’arrêta un autocar belge. Soudain de l’arrière du cimetière retentit la musique d’une fanfare traditionnelle. Et bientôt apparurent les musiciens sur la place devant le cimetière.

    C’est ainsi que commençait, depuis de nombreuses années (mais jusqu’en 2004 seulement), la commémoration de Tcherkassy. Une réunion qui, depuis 1975, commémorait le fameux encerclement de février 1944 à Tcherkassy.

    Après les mots de bienvenue des organisateurs arriva un monsieur âgé, vêtu d’un long loden vert. Il fut présenté comme le Camarade Kaisergruber.

    Après qu’il eut prononcé calmement quelques mots très soigneusement formulés, les participants remarquèrent un très léger accent français. Après avoir décrit l’historique des événements en allemand a suivi une traduction en français. En effet, il s’agissait d’une personne avec un nom aux racines allemandes, un Wallon qui, depuis de nombreuses années, était le porte-parole des volontaires wallons du Front de l’Est.

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    Fernand Kaisergruber était né à Mortsel, près d’Anvers, le 18 janvier 1923. C’était le descendant d’une famille originaire de Styrie, ce qui contribuera à le faire condamner dans la Belgique d’après-guerre.

    Après un séjour dans l’ancienne colonie belge du Congo, les parents de Fernand rentrèrent dans leur pays à Bruxelles. À l’âge de 13 ans et contre la volonté de ses parents, le jeune Fernand s’enthousiasma pour Léon Degrelle, le chef charismatique du mouvement REX. Ce courant politique reposait sur les piliers du christianisme catholique mais il militait aussi pour les intérêts nationaux et contre le danger d’une Europe soviétique.

    Comme membre de la jeunesse rexiste, Fernand distribuait des tracts, collait des affiches ou vendait le journal du parti, Le Pays réel. Mais le père Kaisergruber voulait protéger sa famille en retournant au Congo plus sûr, avant que la « Drôle de guerre » entre le Reich allemand et la France ne dégénère, en mai 1940, en vraie guerre. Tous partirent donc de Bruxelles jusque dans le sud de la France, mais les autorités espagnoles ne leur permirent pas de franchir la frontière vers l’Espagne. Les Kaisergruber furent refoulés et restèrent jusqu’en septembre 1940 à Bordeaux. Entretemps la Belgique fut entièrement occupée par l’armée allemande et la famille rentra à Bruxelles : Fernand devait terminer ses études.

    Fin mars 1941, Fernand décida de son propre chef d’aller dans le Reich allemand pour y trouver du travail. Il voulait surtout apprendre à connaître les Allemands et voir comment les gens et le pays étaient imprégnés des nouvelles idées politiques. Rétrospectivement, il constata : « Je n’étais pas un théoricien, ni un raciste ni un antisémite. Quand j’étais jeune, on me racontait que, lors de la Première Guerre mondiale, les Allemands coupaient les mains des enfants, notamment à Dinant. Un jour, quand je me rendis à Dinant pour une excursion, j’observai attentivement tous les enfants. Je m’étonnais de ne voir aucun handicapé. Les adultes m’expliquèrent alors qu’on racontait de telles histoires pour attiser la peur et que c'était courant en temps de guerre. Ce n’était que de la propagande. Par la même occasion, j’appris donc aussi que les adultes pouvaient mentir. Effectivement, on ne peut seulement croire que ce que l’on a vu. Et comme on avait raconté tant de choses sur l’Allemagne de Hitler, j’y suis allé pour me faire ma propre opinion. Puis, je décidai d’entrer dans la Légion Wallonie. »

     

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    Discours de Fernand Kaisergruber au Monument commémorant la percée de Tcherkassy, à Bad Windsheim, en février 2001.

     

    Jusqu’en octobre 1941, Fernand Kaisergruber vécut à Cologne et survécut dans un Luftschutzbunker [tour d'abri antiaérien: voir ce blog au 16 mars 2018] au bombardement des Alliés qui provoqua les premiers morts. Comme il parlait déjà bien l’allemand, il fut pris comme traducteur dans la Wehrmacht. Pour pouvoir rejoindre rapidement la Légion sous la direction de la Wehrmacht, il devint membre des Gardes Wallonnes le 3 novembre 1941. Après une pleurésie qui dura plusieurs semaines, il rejoignit le 10 avril 1942 Meseritz, comme volontaire de la deuxième vague d’engagements.

    Il participa à toute la campagne du Caucase. L’ordre de marche dans les montagnes eurasiennes signifiait un voyage de 40 jours à pied de plus de 1400 kilomètres. La plupart de ses camarades contractèrent la dysenterie et la malaria ; les plus malades d’entre eux ne purent même pas être renvoyés pour être soignés. Fernand vécut la guerre du Front de l’Est dans toute sa dureté. Le moment où il vit un Camarade blessé être sciemment broyé par un char russe fut le pire souvenir que vécut Fernand et dont il n’oubliera aucune seconde. Son ami avait espéré pouvoir échapper à la confrontation avec l’engin d’acier en rampant habilement. « Je n’ai jamais oublié ces images même encore aujourd’hui », se rappelait Fernand plus tard dans une conversation.

     

    Bad Windsheim 2004 Monument Tcherkassy.jpg

    Monument commémorant la percée de Tcherkassy, le 17 février 1944. Ce modeste mémorial fut inauguré en 1969. Cette photo fut prise lors de la dernière commémoration en 2004. Peu après, la plaque de bronze (illustrant géographiquement la percée) disparut (volée ?). Trois ans plus tard, le rocher (provenant d’Ukraine) fut également enlevé pour empêcher toute autre commémoration.

     

    En novembre 1942, les forces allemandes durent se retirer jusqu’à la Mer Noire. C'est alors que Fernand tomba gravement malade : il rejoignit en train et en avion un hôpital militaire allemand à Bruxelles. Là, le 17 janvier 1943, il assista parmi les invités d’honneur à un discours de Léon Degrelle au Palais des Sports de Bruxelles [photo sur ce blog au 16 mars 2018]. Le Chef de Rex confirmait la camaraderie entre Frères d’armes au sein de l’Empire allemand. Il considérait la guerre comme indispensable pour garantir la civilisation européenne.

    Fin juin 1943, après un travail préparatoire de Léon Degrelle, la Légion fut incorporée dans la Waffen SS et Fernand devint ainsi Rottenführer [chef de peloton]. L’armée allemande et ses blessés étaient toujours plus fortement repoussés vers l’Ouest. En février 1944, les Soviets organisèrent l’encerclement de Tcherkassy où 50.000 soldats et 50 chars furent pris dans la nasse parmi lesquels plus de deux milliers d'hommes de la Brigade d’ Assaut Wallonie. Autour d’eux 200.000 soldats russes et des dizaines de chars. Fernand servait d’éclaireur en motocyclette.

    C'est alors qu'il vécut une expérience terrible qu'il ne pourrait plus oublier. Déjà la veille, il y eut 180 morts à déplorer ; tout comme trois ou quatre jours auparavant, d’ailleurs. La température baissait jusqu’à -37° et il n’y avait à manger que seulement trois fois la semaine. Avec le courage du désespoir, un dernier essai pour rompre l’encerclement fut entrepris. Par groupe de sept à huit hommes, ils s’élancèrent. Pendant la retraite et les combats acharnés, il était accompagné de quelques camarades parce qu’on le considérait comme un véritable « porte-bonheur ».

    Par hasard il y avait là des amis de Watermael-Boisfort. Après s’être défendus d’un tir surprise, ils ne furent plus que trois mais il fallait continuer 
    : il n’y avait pas d’autre choix. Soudain Fernand perdit connaissance. Quand enfin il reprit conscience, il était si gravement blessé aux deux jambes par des éclats de grenade qu’il lui était impossible de se mouvoir seul. Une grenade avait explosé entre ses jambes : seules ses jambes étaient touchées mais ses deux camarades qui avaient mis tant d’espoir en lui étaient tombés.

     

    Tscherkassy 2004.jpgEn février 2004, Fernand Kaisergruber prend la parole pour la dernière fois devant le monument de Bad Windsheim.

     

    Fernand rampa dans la neige pour se sauver et ne pas être écrasé par un char russe. Par chance, il fut sauvé par un officier de cavalerie qui lui trouva un cheval et ensemble, ils allèrent à la rencontre des troupes de secours. Encore une fois ce fut de justesse : son cheval fut mortellement touché par la Pak russe et lui-même fut blessé à la main. Mais sur le fleuve Gniloi Tikitsch, ils tombèrent enfin sur leurs propres troupes. Sur l’autre rive se trouvaient trois chars allemands : c’était la délivrance.

    Fernand fut transporté dans une maison pour qu’il puisse se remettre de sa fatigue. A côté de lui râlait un camarade de régiment blessé par sept balles de mitrailleuse : « C’est triste de savoir que nous avons réussi à en sortir et que malgré tout, je vais mourir ici ». Quelques minutes plus tard, il était mort.

    Tcherkassy 2004 FK discours.jpg

    Au cours de la Kameradchafstabend clôturant la cérémonie de Bad Windsheim en 2004, ultime discours d’hommage de Fernand Kaisergruber au sacrifice des quelque 8000 victimes de la percée de Tcherkassy, qui permit le sauvetage de plus de 50.000 soldats.

     

    De ses quelque 2200 camarades, seuls 687 hommes de sa Division survécurent à l’encerclement. Depuis janvier 1945, celle qui était devenue la 28. SS Freiwilligen Grenadier Division Wallonien était présente sur le front de l’Est. Plus particulièrement en Poméranie, dans des combats difficiles qui provoquèrent de lourdes pertes. Le 30 avril, il était clair que la guerre était perdue, comme se le rappelait Fernand Kaisergruber : « Dans une clairière, nous découvrîmes une maison de garde-barrière à côté de la voie ferrée. Nous voulions passer la nuit là. Le bâtiment était habité et une demi-douzaine de soldats y avait déjà trouvé refuge. Le propriétaire était un homme âgé qui s’occupait de la sécurité des trains. Il avait perdu une jambe à la guerre 14/18. Nous avons trouvé place parmi les autres soldats et avons partagé le pain, assis par terre dans la nuit. En attendant, notre hôte nous parlait de la guerre actuelle et de celle d’avant. Puis on entendit un communiqué spécial à la radio. On annonça la mort de Hitler ! Le contenu de cette annonce secoua tout le monde. L’homme coupa la radio et s’assit parmi nous. Tout le monde se taisait, personne n’avait envie de dire quoi que ce soit. Il régnait un silence insupportable. »

    Pour son courage pendant la guerre, Fernand Kaisergruber reçut l’Insigne des combats rapprochés en bronze, la Croix de Fer de Seconde Classe, la décoration d’Infanterie et la Médaille des Blessés en bronze. Ainsi que la Croix de Bourgogne, un ordre du mouvement Rex. Cette décoration montre une épée dirigée vers le haut sur une croix de Bourgogne, avec les mots « Bravoure – Honneur – Fidélité ».


    LD Uniforme garde-robe Malaga.jpgLa « Croix de Bourgogne » dont parle Pascal Van Der Sar dans Zeitgeschichte est l’insigne rexiste « Bravoure – Honneur – Fidélité » ou « Ordre du Sang ». Il en existe deux versions : le bronze honorait les plus fidèles membres du mouvement Rex, lui ayant rendu d'appréciables services ou ayant appartenu aux Formations de Combat ; l’argent récompensait surtout des étrangers, notamment des Allemands ayant aidé des Légionnaires au Front.


    Le 15 novembre 1944, le Reichsführer SS Heinrich Himmler autorisa le port de cette distinction sur l’uniforme (on la voit sur la tunique de Léon Degrelle, à droite sur la poche de poitrine, sous la Croix de Fer de Première Classe). Mais c'est dès leur engagement que les Légionnaires wallons arboraient fièrement leur insigne politique, ainsi qu'on le voit sur les toutes premières photos de Fernand Kaisergruber, prises lors de son engagement en avril 1942.

     

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    Début mai 1945, les Wallons furent faits prisonniers ; pour eux, la guerre semblait finie –une impression trompeuse ! Fernand eut bientôt la possibilité de s’évader du camp de prisonniers. Il essaya d’aller vers l’ouest et passa les nuits dans une ferme bavaroise. En utilisant quelques ruses, il s’infiltra dans le réseau tissé par le service de Sécurité et prit finalement le train pour Charleroi et, de là, vers Anvers où il voulait retrouver sa fiancée. Mais lorsqu’il quitta la gare, il fut contrôlé par des policiers en civil et finalement arrêté.

    Le 6 juillet 1946, Fernand, après un procès expéditif de 20 minutes, fut condamné à 20 ans de prison et conduit dans l’ancien camp militaire de Beverloo. Le 5 juillet 1949, il fut transféré au camp de Merksplas, qui était toujours dans un état moyenâgeux. Il refusa de signer une déclaration selon laquelle il n’essaierait pas de s’évader et écopa de 3 jours d’arrêts du directeur de la prison. Le 11 mars 1950, Fernand put quitter définitivement la prison.

    C’est seulement le 18 mai 1966 que sa libération fut prononcée officiellement par l’Etat belge.

    Rendu à la vie civile, l’Unterscharführer [sergent] Kaisergruber se préoccupa toujours de ses anciens camarades. En 1991, Fernand rendit publics ses souvenirs de guerre dans un livre Nous n’irons pas à Touapse. Du Donetz au Caucase, de Tcherkassy à l’Oder. Une version anglaise n’est sortie qu’en 2016 [voir ce blog aux 21 janvier 2017 et 30 juin 2021]. Il écrivait : « Il serait évidemment présomptueux d'affirmer que tout aurait été parfait si le sort des armes nous avait été favorable si nous avions gagné la guerre. Mais ce n’est pas parce que nous l’avons perdue que nous avions forcément tort. Personne ne peut affirmer que nous n’étions pas absolument honnêtes. Et personne ne put nier nos bonnes intentions ou affirmer que les Légionnaires soient partis par profit au Front de l’Est. Qui pourrait croire ça, d’ailleurs ? Qui aurait été assez fou pour s‘engager à 16, 18 ou 20 ans ou plus âgé encore pour une solde d’un Reichsmark par jour et pour aller mourir au front de l’Est s’il n'était pas motivé par des sentiments bien plus élevés ? Nous avons tout risqué pour un ordre meilleur et plus social, mais l'avons aussi payé cher avec notre sueur et notre sang et nombreux sont aussi ceux qui l’ont payé de leur vie. »

    Après la mort de Léon Degrelle toujours aussi apprécié par ses anciens compagnons d’armes (1906-1994), Fernand a fondé une association où sont regroupés aux côtés des Anciens, leurs femmes et enfants ainsi que leurs amis. Le but principal était de soutenir les Anciens et leur veuves.

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    U
    ne autre tâche a consisté à entretenir les lieux de souvenir, avant tout du monument commémoratif qui fut construit pour ceux de la Légion tombés en Estonie. Jusque peu avant sa mort, Fernand recevait souvent de la visite. De nombreux représentants de la presse allaient et venaient et étaient étonnés de l’énergie et de la vivacité de ce senior. Les lectures de livres d’histoire et sa gymnastique quotidienne maintenaient son esprit et son corps en bonne forme. Son seul défaut fut la cigarette.

    Le 16 mars 2018, à l’âge de 95 ans, Fernand Kaisergruber ferma les yeux pour toujours à Jette, près de Bruxelles. Il mourut des suites d’une pneumonie. Quatre jours plus tard, il fut incinéré.

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    r l’avis de décès était inscrit « Honneur et Fidélité », selon ses dernières volontés que respecta scrupuleusement sa famille.

     

  • L’hommage de Léon Degrelle à Sepp Dietrich…

    …décoré par le Führer de la Croix de Chevalier de la Croix de Fer

    avec Feuilles de Chêne, Glaives et Brillants

     

    1. LD+ Sepp Dietrich + Wieser Charleroi.jpegC’est à Charleroi que Léon Degrelle rencontra pour la première fois le SS-Obergruppenführer Sepp Dietrich avec qui il se lia immédiatement d’amitié (ce blog au 12 janvier 2021). On voit ici le Chevalier de la Croix de Fer Léon Degrelle en conversation amicale avec le Chevalier de la Croix de Fer avec Feuilles de Chêne et Glaives, le Général d’armée Sepp Dietrich, et, entre eux, le Chevalier de la Croix de Fer SS-Hauptsturmführer Hermann Wieser, Adjutant du Général Dietrich.

     

    Le 20 février 1944, Léon Degrelle, Commandeur de la SS-Sturmbrigade Wallonien, recevait des mains mêmes d’Adolf Hitler la Croix de Chevalier de la Croix de Fer. Six mois plus tard, le 27 août, le Führer, l’ayant une nouvelle fois fait amener par son avion personnel à son Quartier Général sur le Front de l’Est –du jamais vu !–, lui décernait, en lui étreignant la main droite entre les deux siennes, les Feuilles de Chêne, lui déclarant « Si j’avais un fils, je voudrais qu’il soit comme vous ! » (ce blog, notamment, au 23 juillet 2021).

    Trois semaines auparavant, le 8 août, un prestigieux ami de Léon Degrelle, le Général Josef (« Sepp ») Dietrich, créateur de la SS-Leibstandarte « Adolf Hitler », Chevalier de la Croix de Fer (5 juillet 1940) avec Feuilles de Chêne (31 décembre 1941) et Glaives (14 mars 1943) avait reçu les Brillants des mains du Führer.

    2. Sepp Dietrich Brillants.jpgLe 8 août 1944, en son Quartier Général du Front de l’Est, à l’endroit même où, quelques jours plus tard, il recevra avec émotion Léon Degrelle, le Führer ajoute les Brillants à la Croix de Chevalier de la Croix de Fer avec Feuilles de Chêne et Glaives de Sepp Dietrich, enserrant également la main de son général d'armée entre les deux siennes.

    Quelques semaines après l’inconcevable attentat du 20 juillet, Adolf Hitler reconnaît et honore ses fidèles.

    Le 5 juillet 1940, après les combats sur le front de l’Ouest, un communiqué de l’OKW annonçait la remise de la Croix de Chevalier de la Croix de Fer au Kommandeur Sepp Dietrich, Général de corps d’armée :

    « Le Führer et Commandant en chef de la Wehrmacht, sur proposition du Commandant en chef de l’Armée de Terre, le Generaloberst von Brauchitsch, a décidé d’attribuer la Croix de Chevalier de la Croix de Fer au Kommandeur de la Leibstandarte-SS-Adolf Hitler, le SS-Obergruppenführer Sepp Dietrich. Par sa propre initiative, dans son secteur, le SS-Obergruppenführer Sepp Dietrich a réussi à établir une tête de pont sur le canal de l’Aa, près de Watten et a influencé de manière décisive la poursuite des opérations en Hollande, comme il l’avait déjà fait en Pologne par son courage particulier en étroite camaraderie avec les unités blindées et les unités motorisées de la Wehrmacht. ».

    Sepp Dietrich fut le premier Waffen-SS à recevoir cette distinction : elle lui sera remise par Adolf Hitler en personne.

     

    Le 1er janvier 1942, le SS-Obergruppenführer Sepp Dietrich reçut un télex personnel d’Adolf Hitler l’informant que les Feuilles de Chêne avaient été attribuées à sa Croix de Chevalier de la Croix de Fer le 31 décembre précédent :

    « A l’occasion des vœux du Nouvel An, je vous remercie et je vous adresse mes vœux de bonheur les plus cordiaux pour vous et ma courageuse Leibstandarte. La décoration avec les Feuilles de Chêne exprime avec vigueur ma fierté concernant les exploits de ma Standarte. »

    Sepp Dietrich recevra sa distinction des mains du Führer au Grand Quartier Général où il demeurera invité jusqu’au 6 janvier.

    3. Sepp Dietrich Adolf Hitler Glaives.jpgLe 14 mars 1943, à l’issue de la campagne du Donets où la Leibstandarte se couvrit de gloire en reprenant Kharkov, les Glaives étaient attribués à la Croix de Chevalier de la Croix de Fer avec Feuilles de Chêne de Sepp Dietrich « en raison de ses mérites pour l’avenir du peuple allemand ». Et ce, à nouveau, par Adolf Hitler en personne, honorant par la même occasion tous les soldats de la seule unité à porter son nom.

     


    Nous avons retrouvé dans les archives de feu le Président du « Dernier Carré » Fernand Kaisergruber (ce blog aux 16, 20, 29 mars 2018; 12 mars 2019), copie de la lettre de félicitations que, du Front d’Estonie où il venait d’arriver, Léon Degrelle envoya au Général d’armée Sepp Dietrich pour avoir gagné l’exceptionnelle et illustre distinction des Brillants à sa Croix de Chevalier.

     

    4. Lt félécitations LD.JPG

    5.SS-Freiwilligen Sturmbrigade

            « W a l l o n i e n »

                                                                 Hébergement local, le 11.8.44.

    Au

             Führer de la Leibstandarte « Adolf Hitler »

                                                                        Oberst-Gruppenführer

                                                                                 Sepp Dietrich

     

    Oberstgruppenführer !

    Mes hommes et moi venons d’entendre à la radio, ici sur le « Front de Narwa », la nouvelle de l’honneur merveilleux et mérité que le Führer vous a manifesté en vous accordant la Croix de Chevalier avec Glaives et Brillants. Nous en sommes vraiment très heureux.

    Permettez, à mes Officiers et moi-même ainsi qu’à l’ensemble des Volontaires SS de la Sturmbrigade « Wallonien », de vous féliciter de tout cœur. Nous pensons souvent à vous ainsi qu’à la magnifique Leibstandarte « Adolf Hitler » qui venez, une fois de plus, d’être distingués par cette gloire particulière.

    Toutes nos pensées vont à vos excellents Chefs que nous avons eu le plaisir de connaître à Bruxelles, mais surtout, c’est tout particulièrement vers vous, Oberstgruppenführer, qu’elles se dirigent. Aussi nous permettons-nous de vous adresser encore nos meilleurs vœux de Soldat !

                                                                             Heil Hitler !

                                                                           (s. L. Degrelle)

                                                SS-Sturmbannführer und Kommandeur

                                                der SS-Freiwilligen Sturmbrigade

                                                               «  W A L L O N I E N  »



    Cette lettre nous permettra deux commentaires.

    Tout d’abord, elle confirme les liens amicaux qui ont pu se tisser entre les deux Commandeurs dès leur première rencontre à Charleroi pour le défilé de la victoire de la percée de Tcherkassy : Léon Degrelle devait emprunter à Sepp Dietrich les véhicules blindés pour le défilé de ses troupes dépourvues de tout. Si, de prime abord, semble-t-il, le général SS –dont les hommes étaient à ce moment cantonnés en Belgique, en même temps que ceux de la Hitlerjugend, en formation au camp de Beverloo– en fut quelque peu agacé, toute réticence disparut dès que les deux frères d’armes purent se rencontrer. Le courant s’établit immédiatement entre les deux héros défendant leur idéal à la pointe de leurs armes.

    Car le parcours des deux soldats est singulièrement similaire. Aucun des deux n’est militaire de carrière ou sorti d’une école militaire et tous deux ont appris le métier des armes sur le tas, dans la seule et unique perspective de faire triompher la révolution des âmes, qui s’est identifiée à la révolution nationale-socialiste. C’est ainsi que Sepp Dietrich intégrera rapidement la milice politique de la SS pour devenir général de la division blindée issue de la garde du corps du Führer, la Leibstandarte Adolf Hitler, puis du 1. SS-Panzerkorps, et enfin de la 6. Panzerarmee. Léon Degrelle, quant à lui, dans la nouvelle configuration européenne née de la défaite des ploutocraties en mai 1940, saisira l’opportunité d’inscrire son pays dans le nouvel ordre européen en participant activement, dans l’honneur et la gloire, à la croisade antibolchevique, devenant, par ses seuls mérites militaires, Commandeur de sa Légion de Volontaires pour le Front de l’Est « Wallonie ».

     

    La première rencontre de Sepp Dietrich

    et Léon Degrelle

    Le défilé et la prise d’armes des Légionnaires wallons

    à Charleroi, le 1er avril 1944

     

    Le défilé de la SS-Sturmbrigade Wallonien,

    place du Manège

     

    5. 01.04.44 Charleroi Fanfare.jpegIl est 11 heures. Les grands boulevards de la ville connaissent leur animation ordinaire. Sur la place située derrière l’Hôtel de Ville [place du Manège], la musique de la Leibstandarte Adolf Hitler entonne les première mesures d’hymnes wallons, cependant que les personnalités allemandes et l’état-major du Chef de REX prennent place des deux côtés de la voiture blindée d’où le Commandeur de la Leibstandarte Adolf Hitler, SS-Obergruppenfuehrer et Panzergeneral de la Waffen-SS Sepp Dietrich va passer la Brigade en revue et devant laquelle, debout, se tient le Chef de REX.

    (Reportage du Pays réel, 2 avril 1944)

     

    6. 01.04.44 Charleroi Défilé Manège.jpeg

     

    La réception à l’Hôtel de Ville

    Peu après le défilé, Léon Degrelle entouré des autorités allemandes, de représentants du parti et de personnalités de l’Administration du Grand-Charleroi, était l’hôte de M. Englebin. Ceint de son écharpe tricolore, le maïeur remercia en termes émus le Chef d’honorer de sa présence la ville de Charleroi. Il exprima la joie qu’il éprouvait de l’honneur qui était fait à sa ville en recevant, la première chez elle, les soldats révolutionnaires nationaux-socialistes, –« ces soldats qui, avec leur sang, ont écrit une page de gloire dans les annales de cette guerre et dans notre Histoire ».

    7. 1944.04.01 Charleroi Réception Dietrich+Englebin.jpeg

    Le bourgmestre rexiste du Grand-Charleroi, Oswald Englebin (ce blog au 29 mai 2018), accueille chaleureusement le Général Sepp Dietrich (derrière qui se trouve Léon Degrelle).

     

    8. 1944.04.01 Charleroi Réception LD+Dietrich+Englebin 1.JPG

    C’est à pied et au milieu d’une foule en liesse qu’après le défilé de la place du Manège, les autorités allemandes et civiles se rendent à l’Hôtel de ville de Charleroi pour la réception offerte par le Bourgmestre. On reconnaît, de gauche à droite, le capitaine SS Hermann Wieser, le lieutenant SS Jean Vermeire, Léon Degrelle, Commandeur de la Brigade d’Assaut Wallonie, le général Sepp Dietrich, Commandeur de la Division blindée Leibstandarte Adolf Hitler, le bourgmestre du Grand-Charleroi Oswald Englebin ; au second rang, entre Léon Degrelle et Sepp Dietrich, on reconnaît Victor Matthys, chef a.i. de Rex.

     

    Prenant la parole, Léon Degrelle a tenu à exprimer ses remerciements à M. Englebin et à manifester sa joie d’être venu à Charleroi, au centre de ce pays noir qui a fourni le plus de soldats à la Brigade.

    (Reportages du Journal de Charleroi, 3 avril 1944, et du Pays réel, 2 avril 1944).

     

    La prise d’armes, place Charles II, face à l’Hôtel de Ville

     

    9. 01.04.44 Charleroi Place Charles II.jpeg

    La Brigade SS-Wallonie, en bon ordre, attend que les officiels viennent la saluer : les cent cinquante récipiendaires de la Croix de Fer sont en évidence sur trois rangs. Au fond, au bas du perron de l’Hôtel de ville décoré du drapeau à croix de Bourgogne, un important détachement des Jeunesses Légionnaires sera également salué par Léon Degrelle.

    10. 1944.04.01 Charleroi Revue LD+Jungclaus+Dietrich.jpeg

    Léon Degrelle, le SS-Gruppenführer Richard Jungclaus, représentant de Himmler en Belgique, et le SS-Obergruppenführer Sepp Dietrich passent en revue un détachement de la 12. SS-Panzer-Division “Hitlerjugend” formant un peloton d'honneur pour les Légionnaires wallons.

    11. 1944.04.01 Charleroi Etendards.jpeg

    Le même groupe d’officiers (Léon Degrelle est caché par la haute stature de Jungclaus) parviennent à hauteur de la Brigade Wallonie et de ses étendards.

     

    La Grand’Place est noire de monde quand le Sturmbannfuehrer Léon Degrelle fait son apparition, cependant que la musique de la Brigade SS-Wallonie entame la marche des Grenadiers. S’avançant vers le Général Dietrich, il lui dit : « Je vous présente la Brigade SS-Wallonie », puis il l’accompagne pour passer en revue nos formations au garde à vous, ainsi qu’une compagnie d’honneur allemande qui présente les armes. Le Chef procède ensuite à la remise des décorations. Cette cérémonie simple dans sa grandeur dure quelque temps. Après quoi, le Chef se dirige vers la tribune qui a été hissée au milieu de la place et prend la parole.

    (Reportage du Pays réel, 2 avril 1944)

     

    12. 1944.04.01 Charleroi Remise décorations 1.JPG

    Léon Degrelle vient d’accrocher la Croix de Fer de Première Classe sur la tunique de l’Obersturmführer Marcel Lamproye, titulaire de l'Agrafe en argent des combats rapprochés. Attendant leur tour, on reconnaît l’Obersturmführer Marcel Bonniver, portant également cette Nahkampfspange en argent (il enlève son gant pour serrer la main du Commandeur) et l’Untersturmführer Jean-Marie Lantiez. A l’arrière-plan, l’Oberscharführer Pascal Bovy ; derrière Léon Degrelle, le Général Sepp Dietrich et l’Untersturmführer Roger Wastiau, qui présente les décorations à Léon Degrelle (identifications permises grâce à l'ouvrage de Théo Verlaine, La Légion Wallonie en photos et documents, éd. De Krijger, 2005).

     

    Le discours du SS-Obergruppenführer Sepp Dietrich

     

    13. Sepp + Vermeire 1.jpgSuccédant au Chef, le Général Dietrich, Commandeur de la Leibstandarte Adolf Hitler, adresse ensuite aux Légionnaires un discours que traduit phrase par phrase notre Camarade Vermeire.

     

    « Camarades !

    Je salue la Brigade d’Assaut SS-Wallonie, de retour au pays après avoir livré tant de si durs combats en Russie soviétique.

    Aux côtés de la grande armée allemande, vous avez lutté contre le pire ennemi de tous les temps. Vous avez été encerclés dans la région de Tcherkassy avec vos camarades de la Division Wiking. Mais par votre courage et votre détermination, vous êtes parvenus à sortir de ce mauvais pas, ne ménageant aucun sacrifice pour aider vos camarades dans leur détresse. Vous avez prouvé que vous aviez la victoire en mains. Jusqu’à la dernière minute, avec l’ensemble des forces allemandes engagées, vous avez offert le plus bel exemple de volonté et de pugnacité que l’on puisse donner.

    En deux époques différentes, j’ai connu ce pays –et plus particulièrement la ville de Charleroi. J’ai pu apprécier pendant l’autre guerre ce peuple fier. Déjà, j’avais senti combien on pouvait trouver chez lui de camaraderie.

    14. Sepp + Vermeire 2.jpeg

    Aujourd’hui, Soldats, vous portez l’uniforme allemand et vous montrez que vous avez compris le sens de la Révolution et des temps nouveaux qu’elle annonce. Et vous avez aussi désormais compris ce que signifient les mots Honneur et Fidélité.

    L’ennemi peut continuer sa propagande mensongère. Cela n’empêchera aucun de nous de continuer la lutte. Car nous savons pourquoi nous nous battons : pour l’idéal de grandeur et de liberté que le Fuehrer propose à nos peuples. Et nous continuerons la lutte, chers Camarades, jusqu’à la victoire totale.

    Volontaires wallons ! Vous êtes venus de tous les milieux à la Brigade d’Assaut, travailleurs, intellectuels et paysans : le peuple belge doit comprendre la ferveur de votre sacrifice. Si quelques-uns dans ce pays ne l’ont pas encore compris, il convient de répéter que vous luttez pour votre patrie. Et cette lutte continuera jusqu’à la victoire, jusqu’à ce que la liberté soit accordée à tous ceux qui combattent pour la paix.

    15. 1944.04.01 Discours Sepp Dietrich 1.JPGMaintenant que vous retournez en congé chez vous, je vous souhaite à tous un repos bien mérité dans vos familles : il vous fortifiera dans votre conviction révolutionnaire. A ce moment, nous nous retrouverons et nous reprendrons le combat pour servir notre Idéal.

    Soldats de la Brigade d’Assaut SS-Wallonie ! Je suis heureux que le Fuehrer vous ait accordé cette permission spéciale.

    Pour le Fuehrer,

    Sieg Heil ! »

    16. Pays réel, 02.04.1944.JPG

    (Discours reconstitué à partir des reportages du Pays réel, 2 avril 1944 –l’introduction au discours et la photo ci-dessus proviennent de ce reportage–, le Journal de Charleroi, 3 avril 1944, et la Brüsseler Zeitung, 2 avril 1944)

     

    La seconde remarque que nous émettrons à propos de la lettre de félicitation de Léon Degrelle à Sepp Dietrich concerne sa signature précisant qu’il envoie ses félicitations au Kommandeur de la Leibstandarte “Adolf Hitler” en tant que « Kommandeur der SS-Freiwilligen Sturmbrigade “Wallonien” ».

     

    Voilà qui confirme, s’il le fallait encore, la réalité du commandement militaire exercé par Léon Degrelle sur la Brigade d’assaut SS-Wallonie (voir à ce sujet notre blog au 5 mars 2018).

    4. Lt félécitations LD.JPGSelon le méchant De Bruyne –prétendu historien, spécialiste ès détractions contre la Légion Wallonie et son Chef–, à la mort de Lucien Lippert, le 13 février 1944, Degrelle ne serait pas devenu Commandeur : « Rien de semblable ne se produira » car « malgré de pressants appels du pied de la part de Degrelle […], Himmler s’y refusera à chaque fois, estimant que la désignation […] doit se faire spontanément » (Axe et Alliés, Hors-Série n° 10). D’où De Bruyne tient-il pareille fable ? Car si les promotions à la SS se faisaient « spontanément », pourquoi tient-il tant, depuis toujours et mensongèrement, à invalider les dernières promotions obtenues par Léon Degrelle ?

    C’est que, pour le prétendu encyclopédiste à la méchanceté chevillée au corps, il ne s’agit que de discréditer la valeur militaire du Chef de la Wallonie : « Son image de supercombattant créée de toutes pièces à coups de propagande tapageuse », « Degrelle n’a pas eu à exercer de commandement militaire, il en était d’ailleurs parfaitement incapable ».

     

    Pourtant, jamais le polémiste malveillant ne parviendra à expliquer pourquoi le chef suprême de toutes les armées du Reich, Adolf Hitler en personne, prit la peine –à deux reprises et dans des conditions absolument uniques– de récompenser avec un éclat inouï la valeur militaire de celui qui n’en aurait pas eue !

     

    17. Brusseler Zeitung LD Kommandeur 22.02.1944 p.1.JPG

    18. 1944.02.23 Brusseler Zeitung LD.JPG


    Au lendemain de la réception spectaculaire au Quartier Général du Führer de Léon Degrelle et des autres commandeurs victorieux de la percée de Tcherkassy, la Brüsseler Zeitung, quotidien national-socialiste de langue allemande paraissant à Bruxelles, publie, le 22 février 1944, le reportage reçu la veille par téléscripteur de Berlin, présentant le nouveau Chevalier de la Croix de Fer très précisément comme le « Commandeur de la Brigade de Volontaires Wallonie ».

     

    Pour asseoir sa théorie de la « génération spontanée » du titre de Commandeur, le malfaisant De Bruyne écrit donc : « Le 3 septembre 1944, la presse allemande, sans qu’on lui dicte ses gros titres [à l’encontre de tous ses « confrères », l’étourdi De Bruyne accrédite donc la parfaite indépendance de la presse du Reich], fait référence à Degrelle comme SS-Stubaf. u. Kdr. der SS-Frw. Brig. Wallonien ». Sauf que, dès le 20 février 1944, les communiqués officiels reconnaissent l’autorité de Léon Degrelle sur la Sturmbrigade Wallonien, et l’assimilent explicitement aux « Kommandeure » de Tcherkassy (notre blog au 5 mars 2018) ! Sauf aussi que la lettre de Léon Degrelle au Général Sepp Dietrich date aussi d’avant septembre. Et qu’on ne voit pas bien non plus le Kommandeur de la SS-Sturmbrigade Wallonien usurper un titre officiel dans une lettre officielle à un dignitaire officiel de la SS et du IIIe Reich…

    kk.JPG

    Dans son éloge funèbre du Commandeur Lucien Lippert, tué dans les combats de Tcherkassy le 13 février 1944, la Brüsseler Zeitung du 25 février écrit explicitement : « Ainsi, et par l’attribution de la Croix de Chevalier à Degrelle, son ami et successeur en tant que Commandeur, les hauts faits de la Légion wallonne –l’actuelle Brigade SS-Wallonie– ont également reçu leur reconnaissance méritée des plus hautes instances allemandes. » L'article est signé par le Hauptmann Erich von Lehe qui fut, jusqu'en juin 1942, l'officier de liaison allemand entre la Légion Wallonie du Commandeur Lucien Lippert et la 97. Jäger-Division du Général Ernst Rupp : il sait donc parfaitement de quoi il parle !... (ce blog au 23 août 2021).

  • Les fleurs de Léon Degrelle au défilé de Tcherkassy

     

    L’hommage de la Jeunesse Rexiste Féminine

     

    Dans notre commentaire de la pitoyable émission de la télévision belge sur « Les Enfants de la Collaboration » (voir ce blog au 15 décembre 2020), nous avons été amené à détailler certaines dispositions de l’organisation du défilé triomphal qui se tint le 1er avril 1944 dans le centre de Bruxelles pour célébrer le succès de la percée de Tcherkassy.

    Nous précisions notamment :

    « Les fleurs qui ornent la voiture de Léon Degrelle, couronnes de sapin et gerbes de roses, ont été offertes par la Jeunesse Légionnaire Féminine à l’entrée de Bruxelles à l’orée du bois de la Cambre, chaussée de Waterloo (non loin donc du domicile du Commandeur, drève de Lorraine). »

    Capture.JPGUn lecteur collectionneur, M. T. B. que nous remercions vivement, nous a fait parvenir un bref enregistrement illustrant quasi-miraculeusement cette petite anecdote. Il provient du reportage radiophonique réalisé à l’occasion de cet événement historique, diffusé sur Radio-Bruxelles. On y entend le reporter commenter l’attente des jeunes rexistes ainsi que l’arrivée de Léon Degrelle, en tête de colonne, à la Petite Espinette, ce lieu-dit qui est le carrefour de la chaussée de Waterloo (que doivent emprunter les Légionnaires venant de Charleroi vers Bruxelles), la drève Saint-Hubert menant à la Drève de Lorraine où habite le Chef de Rex en bordure de la forêt de Soignes, et la drève Pittoresque vers Uccle.

    C’est là qu’attend ce groupe de jeunes filles appartenant à la Jeunesse Rexiste Féminine, décidées à fleurir les véhicules des Légionnaires qui s’apprêtent à défiler à Bruxelles avant de rentrer en permission dans leurs foyers. Aussi ont-elles formé un chœur chantant la plus célèbre mélodie d’André-Modeste Grétry, parfaitement adaptée à la circonstance, Où peut-on être mieux qu’au sein de sa famille

    Défilé Tcherkassy Jeunesse Féminine Rexiste.jpg


    Voici la retranscription fidèle de ce bref reportage de la rencontre impromptue entre l’enchanteur Léon Degrelle et ce groupe de jeunes filles dévouées à sa cause et absolument charmées.

     

    Mes chers Auditeurs,

    Dans cette magnifique randonnée à travers le Hainaut et le Brabant wallon que nos héroïques défenseurs de l’Est sont en train d’accomplir sur leur voyage de retour vers Bruxelles, une magnifique surprise les attend, à hauteur de la Petite Espinette.

    En effet, sur la route, au moment où nous arrivons, nous apercevons des jeunes filles, de charmantes jeunes filles du Mouvement rexiste, groupées, et qui attendent l’arrivée du Chef de Rex ainsi que de la Brigade SS Wallonie. Ces jeunes filles portent une superbe couronne de roses, une énorme couronne de roses qui constitue l’hommage de la Jeunesse Féminine Rexiste à leur Chef et à leurs frères, à leurs amis du Front de l’Est.

    Je vais vous faire entendre un peu de ces chants, de ces chœurs charmants que les jeunes filles exécutent d’ailleurs avec un ordre parfait.

    [« Où peut-on être mieux qu’au sein de sa famille... »]

    La couronne de roses est tenue par plusieurs jeunes filles… Et voici la voiture ! [les jeunes filles entonnent le chant de combat rexiste La Lutte Finale] Voici la première voiture… à bord de laquelle le Chef de Rex, Léon Degrelle, salue de la main levée ! Son sourire est magnifique ! Il est ému… Il est ému… C’est très beau, mes chers Auditeurs, c’est très beau… La voiture s’arrête. La couronne est déposée sur la voiture.

    [Léon Degrelle :] Attendez… Ah mais… N’allez… Ah mais ! [cris des jeunes filles] Oui… Ah ! Ah ! Ah ! Voilà… [cris des jeunes filles : « Vive Degrelle ! » « Vive Degrelle !... »] Vive la beauté et la jeunesse ! Attendez… Je retire mes gants. On ne donne pas des gants à une jolie fille comme vous ! On donne ses mains… Oui !... Ah, je suis content de vous voir… Je vous aime bien toutes ! J’expliquais aux Allemands tout à l’heure que les Rexistes sont toutes belles ! [rires des jeunes filles] C’est la vérité ! Quand je vous regarde, j’en suis encore convaincu davantage !...

     

    LD Fleurs Tcherkassy 2.jpg

    La voiture fleurie de Léon Degrelle, ayant traversé tout Bruxelles, arrive place de la Bourse. Elle est également décorée du drapeau bourguignon, l’étendard de la Légion Wallonie.Défilé Tcherkassy Bourse Foule+Fleurs LD.jpg

    La voiture de Léon Degrelle est maintenant garée au pied des escaliers de la Bourse, permettant au Commandeur de la Sturmbrigade de saluer ses Bourguignons. On distingue bien la formidable couronne de roses offerte par les jeunes filles de la Jeunesse Légionnaire féminine.Défilé Bruxelles 1.4.44 Foule rexiste.jpg

     

    Pour écouter ce reportage retransmis par Radio-Bruxelles, le 2 avril 1944, cliquez sur le lien ci-après.

    02-04-1944 - Léon Degrelle, Légion Wallonie-SS.mp3

     

     

  • Adolf Hitler, 1945-2020

     Le SOIRmag commémore le 75e anniversaire de la
    disparition du Führer !

     

    Soir mag 1-horz.jpg

     

    Certes, en ces temps de confinement, la page de couverture est toute occupée par le coronavirus, mais ce ne sont pas moins de quatre pages intérieures que le SOIRmag consacre à commémorer cet anniversaire !

     

    Mais pas de panique, c’est sous le titre La fin d’un monstre et inspiré d’ «historiens» bien en cour, le Cegesomesque Alain Colignon et Jean Lopez, auteur d’un déjà ancien Les cent derniers jours d’Hitler, que paraît cette évocation inattendue et… incongrue. C’est signé par un certain Pierre De Vuyst dont l’employeur parle en ces termes : « il peut écrire à peu près sur tout et parfois n’importe quoi » (https://soirmag.lesoir.be/index/ journalistes). Cet amateurisme désinvolte –et insupportable en la matière– se vérifie largement ici.

     

    Car quel crédit accorder à ce récit inspiré par ce falsificateur de Lopez, capable de déglutir 434 pages sur la bataille de Tcherkassy sans pratiquement citer la Division Wallonie et en réduisant l’exigence historique d’Adolf Hitler de recevoir personnellement les artisans de la percée salvatrice (les généraux Theo Lieb et Herbert Gille ainsi que l’Hauptsturmführer Léon Degrelle) à une séance anodine de photographies publicitaires dont il n'y a guère à dire, sauf –diffame l’infect Lopetz– que «Degrelle [est] littéralement ébaubi par son Führer » (Le Chaudron de Tcherkassy-Korsun, p. 404)…

    LD+AH 1945.02.20.png

     

    C’est ainsi que la commémoration du SOIRmag s’ouvre sur la contre-vérité de la destitution et de la sanction du SS-Reichsführer Heinrich Himmler.

     

    « Tout a commencé dans l’après-midi, avec l’annonce par des radios alliées, dont la BBC, que le Reichsführer-SS Himmler –son bras droit !– avait donné ordre de capituler. Que Göring le vaniteux ait choisi de se donner un rôle de premier plan, c’était prévisible. Mais pas le “fidèle Heirich” [sic], à qui il aurait donné sa vie ! “La nouvelle assomme littéralement Hitler qui pleura tout d’abord comme un enfant, puis se mit à rugir comme un possédé. Il chasse Himmler du parti et le déclare traître”, explique le journaliste et historien Jean Lopez dans [son livre]. L’amiral Dönitz, commandant la kriegsmarine [sic], devra s’assurer que Himmler reçoit le châtiment qu’il mérite. »

     

    Outre que le pigiste du SOIRmag  a sans doute voulu dire que c’est Heinrich Himmler qui eût donné sa vie pour son chef Adolf Hitler, on lui conseillera de recouper les lieux communs de Lopetz concernant la « trahison » du Reichsführer avant de les recopier (ce que nos lecteurs savent depuis ce blog au 28 novembre 2017) :

    1. On aimerait connaître la référence « académique » sur laquelle s'appuie Lopez pour affirmer qu'à l'annonce de la prétendue trahison de Himmler, le Führer « pleura tout d'abord comme un enfant »... Car, de toute évidence, il s'agit-là d'un véritable scoop !

     

    2. « L’annonce par des radios alliées, dont la BBC» (en fait une dépêche de l’agence Reuters relayée par Radio-Stockholm) ne concernait nullement un « ordre de capituler » donné par Himmler aux armées allemandes, mais une demande d’ouvrir des négociations de paix.

    3. Si « Göring le vaniteux» envoya, le 23 avril 1945, son malheureux télégramme au Führerbunker, ce n’était certes pas pour « se donner un rôle de premier plan », mais parce qu’il crut de bonne foi Hitler hors d’état d’agir : « Il s’estima donc tenu de le remplacer, conformément à la déclaration faite au Reichstag qui n’avait jamais été annulée » (Walter Lüdde-Neurath (aide de camp du grand-amiral Doenitz), Les derniers jours du Troisième Reich, p. 49). Son épouse Emmy, témoignera de son chagrin et de son désespoir après avoir appris la mort du Führer : « Désormais, je ne pourrai plus jamais me justifier, lui crier en face que je lui suis toujours demeuré fidèle ! » (Goering, p. 185).

    4. Jamais personne ne fut au courant de la disgrâce du Reichsführer, seulement enregistrée dans le testament politique du chef de l’Etat, dicté dans la nuit du 28 au 29 avril 1945, et jamais parvenu à ses destinataires, dont l’amiral Dönitz, nouveau chef de l’Etat allemand, qui ne put en prendre connaissance qu’en 1946, dans sa cellule de la prison de Nuremberg…

    5. Karl Dönitz ne frappa donc jamais Himmler du « châtiment qu’il mérite» puisque non seulement il ignora tout de la décision du Führer, mais il crut même que la dépêche de Reuters qui la justifiait était fausse. C’est ce qu’il rapporte dans ses mémoires : « Était-il vrai, lui demandé-je [à Himmler], qu’il eût tenté d’entrer en liaison avec les Alliés par l’intermédiaire du comte Bernadotte ? Il le nia […]. Nous nous séparâmes en bons termes. […] Peu après la capitulation, j’appris qu’il m’avait menti en niant ses négociations. […] Pendant l’hiver [1946-47], j’eus connaissance du testament de Hitler dans lequel il réclamait la continuation de la lutte. » (Dix ans et vingt jours, pp. 350-352)

    Pieske LD+Lippert+Himmler+Légende.jpg


    Q
    ue voilà de nombreuses erreurs dans ce seul premier paragraphe du contempteur par procuration De Vuyst, tout en servile correctitude politique (pour tous détails sur ce dossier, voir ce blog au 28 novembre 2017).

     

    Contrastant avec cette histoire biaisée, combien Léon Degrelle reflète plus sûrement la vérité historique dans ses souvenirs des derniers moments du IIIe Reich. Lui aussi apprit par la radio la tentative d’ouverture de négociations entre Himmler et les alliés anglo-américains. Mais il ne conclut pas hâtivement à une trahison. Et n’intima pas à son supérieur de justifier ses actes ! Heinrich Himmler est demeuré de toute évidence, même et surtout après l’annonce de la mort du Führer, son chef et Befehlshaber dont il s’efforce d’obtenir les ordres nécessaires pour les Volontaires européens au Front de l'Est dans ces nouvelles circonstances.

     

    En ce jour d’anniversaire funeste, c’est le récit degrellien que nous privilégierons sans la moindre hésitation, authentique dans son réalisme et son émotion, prémonitoire sinon prophétique dans le portrait que lui permet son expérience personnelle et tellement juste dans son analyse intuitive.

     

    Le 30 avril 1945 au matin, à huit heures, j’appris, par Radio-Londres, une nouvelle stupéfiante : « Himmler négociait un armistice ! » Les pourparlers avaient lieu, paraît-il, dans les environs de Lubeck. […] J’étais décidé à voir Himmler coûte que coûte, à obtenir de lui des ordres nets pour ma Division et la Division Flandre, à lui rappeler l’existence de dizaines de milliers de Volontaires étrangers, vaillants parmi les plus vaillants. Se souvenait-on encore d’eux, dans les débats de Lubeck ? Allait-on les laisser sombrer dans un gouffre ? Tant qu’il restait une possibilité de sauver mes garçons, je voulais la saisir. Et, coupant à travers les campagnes, doublant impétueusement tout ce qui était devant moi, je lançai ma Volkswagen vers Lubeck et vers Himmler. […]

    J’absorbai chiquet à chiquet les kilomètres et aboutis enfin l’après-midi à Lubeck, à l’État-major du Grand Amiral Dœnitz. Un des collaborateurs immédiats de celui-ci m’emmena vers un coin du bureau et me fit à mi-voix –c’était le 30 avril 1945, à cinq heures et demie du soir– cette confidence qui me glaça le sang :

    – Faites attention : demain on annoncera la mort du Führer !

    Hitler était-il vraiment mort ?... Essayait-on de gagner du temps avant de publier cette nouvelle terrible ? Ou préparait-on autre chose ?...

    LD buste AH-horz.jpg

    Léon Degrelle appelle la jeunesse européenne au combat vital pour l'Ordre nouveau sous la figure emblématique d’Adolf Hitler.

     

    En tout cas, un jour entier avant la déclaration historique du Grand Amiral Dœnitz : « Aujourd’hui, premier mai, à deux heures et demie de l’après-midi, le Führer est tombé en héros au cours de la lutte de Berlin », la nouvelle du décès de Hitler me fut dite à l’oreille, à l’État-major même du Grand Amiral.

    Je fus plus convaincu encore de l’approche du dénouement quand j’atteignis, au nord de Lubeck, au bord du golfe rayé par la pluie, les bureaux de l’État-major des Waffen SS : « Hâtez-vous de voir Himmler, me dit-on, ce n’est plus qu’une question d’heures ! » Mais nul ne savait exactement où se trouvait le Reichsführer SS. […]

    Il réapparut le matin, en coup de vent. Mais il ne s’arrêta que pour quelques minutes. Nous n’eûmes même pas le temps de le voir. Quand nous arrivâmes à l’escalier, il était déjà reparti, blafard, non rasé. Nous aperçûmes seulement trois autos qui cahotaient dans le chemin de sable. Himmler avait, toutefois, signé sans déport, tel que je l’avais fait préparer la nuit même, l’ordre de repli de la Division Wallonie et de la Division Flandre vers Bad-Sedeberg, localité du Schleswig-Holstein, au nord-ouest de Lubeck. Il avait déclaré qu’il désirait me voir. Je devais chercher un logement dans les parages et attendre son retour. […]

    Je m’étais installé dans une petite maison de forgeron, sur la chaussée de Wismar. J’avais pris une chaise et m’étais mis sur le pas de la porte, comme je le faisais le soir, près de mes parents, dans ma ville natale, quand j’étais petit.

    Les camions passaient par centaines. Plus que jamais, les Tipfliegers [chasseurs bombardiers américains] dominaient les chemins. Les rafales crépitaient à l’est, au nord, à l’ouest, au-dessus d’interminables files de brasiers rouges et gris.

    Mon esprit rêvait. Mes yeux erraient dans le vide, comme si le monde dans lequel j’avais si intensément vécu avait déjà perdu le souffle et s’effilochait en fumées tristes.

    soirmag,pierre de vuyst,jean lopez,alain colignon,adolf hitler,tcherkassy,himmler,goering,dönitzLa mer Baltique était à une demi-heure de là, au bout de labourés où les blés avrillés pointaient. J’allai, au crépuscule, m’y asseoir sur une grosse pierre brune. Le soir était à peine rose. On n’entendait rien du tumulte inouï des routes. Seul, de temps en temps, un avion allemand longeait la mer, rasait les flots, pour rester invisible.

    Est-ce que mon rêve mourait, lui aussi, comme ce ciel pâle que la nuit envahissait ?

    Je me relevai, revins par les emblaves et m’étendis, tout équipé, dans le noir, près du forgeron immobile.

    A deux heures du matin, un grand fracas ébranla la porte.

    Je courus ouvrir.

    Une bougie éclairait par gros pans la chambre modeste.

    Un jeune colonel allemand, envoyé par Himmler, se tenait tout raide devant moi, les traits tirés.

    J’avais compris avant qu’il eût dit un mot.

    Je m’étais mis au garde à vous.

    – Le Führer est mort, murmura-t-il…

    Nous nous tûmes tous les deux. Le forgeron, lui aussi, se taisait.

    Puis deux larmes, les larmes des cœurs purs, coulèrent sur ses vieilles joues tannées… […]

    Je passai le reste de la nuit à penser à Hitler.

    J’ignorais les termes de la déclaration de l’Amiral Dœnitz, matériellement fausse. Aucun doute sur la mort du Führer n’eût donc pu m’effleurer alors.

    Je le revoyais, si simple, le cœur sensible, grondant de génie et de puissance. Son peuple l’avait aimé et suivi jusqu’à la fin. Pas une secousse n’avait ébranlé, durant toute la guerre, l’admirable fidélité des masses allemandes pour l’homme dont elles connaissaient le désintéressement, l’honnêteté, l’esprit social, le sens de la grandeur germanique.

    C’était un fait quasi unique dans l’histoire du monde : meurtri, broyé, livré aux souffrances les plus affreuses qu’un peuple ait jamais dû subir, ce peuple n’avait pas eu un murmure contre le chef qui l’avait engagé et maintenu dans cette voie terrible.

    Dans chaque maison, dans chaque charrette sur les routes, j’en étais sûr, on pleurait à cette heure ou on priait. Mais nul, j’en étais certain, n’avait un mot de reproche. Nul ne se plaignait. C’est lui qu’on plaignait.

    Il disparaissait dans l’apothéose des dieux vaincus, parmi des fracas de fin du monde qui semblaient jaillir de chœurs de Wagner. S’en aller ainsi, c’était déjà ressusciter, avec une intensité surhumaine, dans l’imagination des peuples, projeté dans une épopée qui ne s’éteindrait plus.

    (La Campagne de Russie, pp. 466 sv.)

    LD Photo AH CEDADE.jpg

    Léon Degrelle dans son bureau de Malaga, près du portrait dédicacé d’Adolf Hitler.

  • L’affaire de la fameuse phrase d’Adolf Hitler à Léon Degrelle : « Si j’avais un fils, je voudrais qu’il fût comme vous ! »

    Rivarol : histoire d’un malentendu

     

    Nous vous engagions naguère (ce blog au 31 mai 2018) à ne surtout pas manquer de vous procurer l’édition du 6 juin de Rivarol, l’ « Hebdomadaire de l’opposition nationale et européenne » : c’est là que nous pensions pouvoir vous faire la « divine surprise » de la parution de notre dossier sur l’Affaire de la fameuse phrase d’Adolf Hitler à Léon Degrelle : « Si j’avais un fils, je voudrais qu’il fût comme vous ! »

     

    En effet, suite à la publication de l’article d’un Paul-André Delorme faussement élogieux sur Léon Degrelle, flamboyant fasciste wallon, nous avons écrit, le 14 mai, à Jérôme Bourbon, directeur de la rédaction, parallèlement à la réfutation que nous publiions en plusieurs articles (ce blog aux 13, 20 et 29 mai).

     

    Nous reçûmes la réponse suivante (21 mai) : « si vous souhaitez rédiger un article dans RIVAROL, ou à défaut faire paraître une lettre dans le courrier des lecteurs, pour faire valoir en toute liberté votre point de vue, j'y suis tout à fait favorable ». Le dernier et plus important article de réponse aux contre-vérités reprises par M. Delorme n’étant pas encore achevé, nous envoyâmes immédiatement un « courrier des lecteurs ».

     

    Rivarol 17 avril 2018.jpegLe 30 mai, nous proposâmes néanmoins l’article achevé à M. Bourbon pour une éventuelle publication : « nous avons pensé vous proposer une sorte de mise au point sur la fameuse phrase d'Adolf Hitler "Si j'avais un fils..." En effet, c'est cette anecdote qui sert essentiellement à asseoir la réputation, sinon de menteur, du moins de fabulateur, que se plaisent à entretenir désormais les historiens, même de notre "famille de pensée" [à propos de Léon Degrelle]. Vous trouverez ce texte en annexe: voulez-vous nous dire si vous pensez pouvoir le retenir pour une prochaine publication ? »

     

    Nous reçûmes immédiatement la réponse suivante par retour de courrier électronique : « Je publie votre texte dans notre prochain numéro, celui daté du 6 juin. » Le malentendu est que M. Bourbon ne parlait pas de notre article concernant « Si j’avais un fils… », mais répondait simplement à notre message précédent concernant le Courrier des lecteurs !

     

    Emporté par notre joie, nous avons ainsi pris une vessie pour une lanterne, mais qu’importe : le lecteur de Rivarol sait maintenant où s’adresser pour chercher des informations sérieuses et vérifiées sur Léon Degrelle. Et nous continuons, de notre côté, à engager nos lecteurs à s’abonner à l’excellent et courageux Rivarol (www.boutique-rivarol.com).

     

    S’il est une anecdote qui embête particulièrement les historiens politiquement corrects, c’est bien ce propos prêté au Chef du Troisième Reich et rapporté par Léon Degrelle après la fin de la guerre : « Si j’avais un fils, je voudrais qu’il fût comme vous ! » (La Campagne de Russie, 1949, pp. 15 et 381 ; Degrelle m’a dit, 1961, p. 393 ; Hitler pour 1000 ans, 1969, p. 161 ; Lettres à mon Cardinal, 1975, pp. 54, 325, 334)…

     

    En voici le contexte précis : « Au moment du départ [de la Wolfsschanze, le Quartier-Général du Führer en Prusse orientale où Léon Degrelle fut reçu, pour la seconde fois, à partir du 27 août 1944], comme s’il eût voulu graver à jamais dans mon cœur un souvenir plus personnel, Hitler revint me prendre la main dans ses deux mains : “Si j’avait un fils, me dit-il lentement, affectueusement, je voudrais qu’il fût comme vous…” Je scrutai ses yeux clairs, si sensibles, à la flamme simple et rayonnante. Il s’en alla sous les sapins, par un chemin semé de brindilles. » (La Campagne de Russie, p. 381).

     

    Pan 21.03.1973 1.jpegAgitée tout d’abord comme une preuve de la coupable proximité que Léon Degrelle se targuait d’avoir eue avec le prétendu responsable de la Seconde Guerre mondiale, cette phrase fut rapidement contestée, puisque pareille proximité ne pouvait que relever de la mythomanie pour un gouvernement belge cherchant, par le discrédit, à faire oublier ses propres faux-semblants dans sa volonté feinte de récupérer et exécuter l’exilé espagnol censé « avoir trahi son pays et porté les armes contre ses alliés ».

     

    En effet, la réalité de cette confidence, à elle seule, pourrait justifier toute l’attitude politique de Léon Degrelle pendant et après la guerre et donner à son action une consistance que les historiens stipendiés s’efforcent donc de ridiculiser depuis 1945 à coups de demi-vérités, calomnies, persiflage et sarcasmes.

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  • Fernand Kaisergruber raconte...

     

    Mon honneur s'appelle fidélité

     

    Voilà déjà quatre jours que Fernand nous a quittés. Ses sobres funérailles seront célébrées demain midi. Sans l'apparat de l'institution catholique (qu'il avait définitivement associée à la plus vile hypocrisie), mais avec le cérémonial –drapeaux et chants– qu'il avait souhaité pour rappeler son indéfectible fidélité à l'idéal de grandeur et de justice qu'il avait choisi de servir dans l'honneur.

    Cet idéal solaire se fracassa face à la brutalité des forces matérielles des coalisés capitalistes et communistes qui surent briser les hommes en anéantissant leurs patries en même temps que leurs familles. Mais cet idéal se maintint toujours dans le cœur des survivants et de tous ceux qui purent les connaître et les apprécier, en recherche de vérité historique comme de justice sociale.

    Voici comment Fernand Kaisergruber raconta les derniers moments de sa vie militaire, qui, à l'époque comme aujourd'hui, a été et est toujours considérée sans appel possible comme un crime inexpiable...

     

    9 FKBaibusy.jpgDans une clairière, nous découvrons une maison de garde-barrière en bordure d'une petite voie ferrée et décidons d'y passer la nuit. Elle est habitée et déjà une bonne demi-douzaine d'autres soldats y ont trouvé refuge aussi.

     

    L'habitant des lieux est un homme âgé, commis à la garde des voies. Ancien combattant de 14-18, il y a perdu une jambe. Nous avons pris place parmi les autres soldats et cassons la croûte, assis à même le sol, en attendant la nuit. Pendant ce temps-là, l'hôte nous parle de la guerre, de celle-ci mais aussi de l'autre, lorsque la radio lance un communiqué.

     

    C'est l'annonce de la mort d'Hitler, la capitulation de Berlin et, je crois me souvenir, aussi le message très digne du Grand-Amiral Dönitz, successeur d'Hitler.

     

    Les larmes qui coulent doucement sur le visage ridé de notre hôte et le contenu du message nous bouleversent autant les uns que les autres ! L'homme a éteint le poste et s'est assis parmi nous. Il s'efforce de contenir discrètement les sanglots qui le secouent. Tout le monde s'est tu, personne n'a le goût de parler. Le silence est lourd. [...]

     

    Tant d'années d'efforts, de peines, de sang... Un bilan impossible, car ce ne peut être simplement un assemblage de colonnes de chiffres, des statistiques avec autant de morts, de disparus, de blessés et infirmes ! On ne peut chiffrer toutes les souffrances individuelles, jour après jour et heure par heure.

     

    Je songe à tant de blessés qui n'ont pu être secourus et sont morts tout seuls. Ce sont toutes ces souffrances et détresses vécues dans la solitude souvent qu'il y a lieu de multiplier par autant de millions. Il y a ceux qui ont été blessés deux fois, trois fois ou davantage, ce qui implique qu'à chaque fois, ils sont retournés au front. Il faut faire la somme de toutes les souffrances de chaque individu en particulier pour comprendre l'ampleur des sacrifices de toute une jeunesse, mais aussi des plus vieux dans les derniers mois de la guerre, car tous furent mis à contribution à ce moment-là. Et c'est vrai de part et d'autre, car pas plus chez l'adversaire, ce ne sont pas ceux qui font les guerres qui les déclarent.

     

    Et je ne dis pas cela pour moi, pour nous qui étions volontaires et qui l'assumions en toute connaissance de cause, non pour le plaisir de faire la guerre, qui me répugne comme à tout le monde, mais parce que nous avions estimé qu'en étant arrivé là, il n'était pas possible d'attendre paisiblement la fin, plus ou moins à l'abri, sans avoir le courage d'aller défendre là où il y avait lieu, les valeurs qui étaient les nôtres et nous étaient précieuses.

     

    Nous n'irons pas à Touapse. Du Donetz au Caucase. De Tcherkassy à l'Oder, p. 288 (édition à compte d'auteur, 1991. Cette édition est épuisée : une réédition est prévue. Une édition en anglais est disponible aux Editions Helion & Company).

     

  • L’Encyclopédie de De Bruyne : mensonges et perfidie (15)

     

    La vraie carrière militaire de Léon Degrelle

     

     

    2. Réalité du commandement militaire exercé par Léon Degrelle

     

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    Nous avons pu voir (cf. ce blog au 28 novembre 2017) que De Bruyne réduit la « carrière militaire » de Léon Degrelle à ses seuls grades militaires, –et encore !–, arrêtés à celui d'Obersturmbannführer (lieutenant-colonel), alors que Léon Degrelle fut effectivement promu Standartenführer (colonel) et même, selon De Bruyne, Oberführer (général). Mais là, comme nous l'avons vu, le prétendu récipiendaire, Léon Degrelle lui-même, ne s'en est jamais prévalu.

     

    Quoi de mieux pour un persécuteur de la trempe calomniatrice de notre De Bruyne que d'inventer les prébendes dont se targuerait sa victime pour mieux pouvoir prétendre ensuite qu'elle n'est qu'un vaniteux menteur !!!

     

    Mais pourquoi ces « amputations » au curriculum du Commandeur de la Division Wallonie ? Probablement parce que cela va dans le sens des obsessions du prétendu encyclopédiste (ces promotions relèveraient davantage de la politique que de la réelle valeur militaire du récipiendaire) et lui permet surtout de passer sous silence la véritable carrière militaire de Léon Degrelle.

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  • Février 1944 : percée de Tcherkassy

     

     

     

    L’Europe à Tcherkassy

     

     

    LD Ms Europe Tcherkassy.jpgVoilà trente ans, nous luttions tous au coude à coude à Tcherkassy, camarades allemands, camarades des Pays-Bas, camarades flamands, camarades du Danemark, camarades de Norvège, camarades des pays baltes et nous aussi, camarades wallons.

    Germains de langue française, nous offrions notre sang ; des milliers des nôtres donnaient leur vie au service d’une œuvre grandiose. Nous étions, nous, dans ces combats farouches, la véritable Europe, l’Europe du sang le plus pur, l’Europe de deux mille ans de civilisation, arcboutés dans les neiges de Tcherkassy pour défendre un merveilleux passé et pour construire l’avenir !

    Notre sacrifice et nos morts n’ont pas, dans l’immédiat, remporté la victoire. Mais n’empêche, notre Europe était la bonne Europe, la vraie Europe, non celle des calculateurs sordides d’intérêts matériels à mettre en commun, non celle des combinaisons égoïstes de petits politiciens accrochés à des ambitions étroites ! Notre Europe était l’Europe de l’idéal commun, de la foi commune, de la force commune !

    On ne meurt pas pour quelque chose de médiocre. On offre sa jeunesse, sa vie, pour réaliser une grande œuvre. Notre Europe l’était, une Europe commandée par un vrai chef, une Europe ordonnées, ouverte à tout ce qui était grand, soutenue, du bout des steppes jusqu’à l’Atlantique, par une force énorme et saine, notre force à nous, Waffen SS, garçons de vingt-huit pays européens, soudés les uns aux autres, à un million, par la discipline et par l’idéal, décidés à réaliser tous ensemble, à travers tout, la même œuvre !

    LD février 1991.jpgCette Europe-là avait une âme, elle avait un sens, elle possédait la seule vraie unité : celle d’une croyance commune. Et elle s’appuyait, puissamment, sur du réel : nos bras, nos armes, nos idées, notre volonté de fer qui eussent assuré à jamais sa stabilité.

    Tôt ou tard, cette Europe-là, l’Europe des idéalistes forts, submergera l’Europe des politiciens-boutiquiers d’aujourd’hui ! Ce jour-là viendra, tôt ou tard, camarades ! Et on verra qu’à Tcherkassy, comme tout au long de cette grande épopée du Front de l’Est, nous avons gagné quand même !

    Heil !

     

    Léon Degrelle, 17 février 1974.

     

  • Degrelle. Qui suis-je ? Par Francis Bergeron, éditions Pardès, 2016, 125 pages

     

    X. « Si j’avais un fils… » Que savons-nous des relations entre Adolf Hitler et Léon Degrelle ?

    « C’est lors de ce rendez-vous du 25 août 1944 (ou de cette semaine-là…) que le Führer lui aurait déclaré : “Si j’avais un fils, je voudrais qu’il fût comme vous.” On ne trouve pas trace de ces propos dans les archives du Reich. L’interprète de Hitler, Paul Otto Schmidt, ne la rapporte pas non plus. Mais on sait néanmoins que Hitler a dit de lui à Himmler qu’il était “le seul vrai Belge utilisable”. Formule d’ailleurs plus ambiguë que flatteuse. » (Bergeron, p. 76)

    Capturehgfd.JPGS
    i le doute honore l’historien, est-il vraiment nécessaire de stigmatiser l’absence de preuve matérielle documentant la phrase historique d’Adolf Hitler, le 25 août 1944 (qu’à la page 106 – sans conditionnel, cette fois –, Francis Bergeron situe le 20 février ; la remise des "Feuilles de Chêne"se fit en réalité le 27 août), au risque de faire passer Léon Degrelle, sinon pour un menteur, du moins pour un « vantard » (ce que Francis Bergeron n’exclut d’ailleurs pas, aux pages 12, 30, 73, 76, 79, 102, 103) ? Pourquoi alors ne pas mettre en doute aussi l’accueil du Führer serrant la main de Léon Degrelle dans les deux siennes (fait rare méritant d’être souligné) le 20 février précédent, avec un
    « Vous m’avez donné tant d’inquiétude ! » dans la droite ligne et préfigurant le « Si j’avais un fils, je voudrais qu’il fût comme vous » ? C’est d’ailleurs au plus fort des combats de Tcherkassy qu’Adolf Hitler fit câbler, le 9 février 1944, au Generalleutnant Theobald Lieb commandant le 42e Corps d’Armée, un télégramme s’inquiétant du sort de Léon Degrelle…

     

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