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joris van severen

  • Joris van Severen et Léon Degrelle

    Léon Degrelle s’engagea au Front de l’Est.

    Joris van Severen aurait-il franchi ce pas ?

     

    Suite à un article paru dans le courrier trimestriel du Centre d’Etudes Joris van Severen (« Un camarade de tranchée de Joris van Severen sur le front de l’Yser, officier sur le Front de l’Est ? »), nous nous sommes intéressé à l’histoire du colonel Jules Frankignoul, officier de l’armée belge prisonnier à l’Oflag de Prenzlau, qui, en 1944, se porta volontaire pour rejoindre la Division Wallonie au Front de l’Est avant d’y renoncer sur pression de son entourage (voir ce blog au 23 janvier 2019).

     

    Nous avions écrit que nous ne pouvions « souscrire à la conclusion de Maurits Cailliau, sentant par trop son politiquement correct contemporain » car nous avions interprété qu’il se réjouissait que l’ami de Joris van Severen ne se soit pas compromis au Front de l’Est.

     

    Nous posant la question de savoir en quoi la qualité d’ami de Joris van Severen eût pu paraître incompatible avec un engagement au Front de l’Est, nous ajoutions : « Il n’est évidemment pas question pour nous d’imaginer ce que l’histoire du Verdinaso, du mouvement flamand et de la collaboration fût devenue si Joris van Severen n’avait pas été assassiné le 20 mai 1940. Mais peut-on exclure qu’il eût pu entrevoir de nouvelles possibilités pour le Dietschland après la victoire allemande ? qu’il eût d’ailleurs pu s’y voir encouragé par l’entourage royal ? qu’à l’instar de Léon Degrelle, il se fût engagé contre le communisme, aussi patriotiquement que tant d’autres Flamands ? qu’il eût pu se montrer fier de l’engagement de son ami Frankignoul dans les rangs de ceux qui voulaient bâtir une nouvelle Europe libérée des banksters, authentiquement nationale et sociale ? »

     

    Joris vitrail.jpegC’est à cela qu’entend répondre M. Maurits Cailliau dans le nouveau courrier (2e trimestre 2019, pp. 19-20) du Studiecentrum Joris van Severen.

     

    Entretemps, il nous est prêté, en tant que rédacteur de notre Courrier, un excès de « political correctness » –accusation que, par ailleurs, nous rejetons avec force. Elle se fonde sur le soupçon que nous aurions voulu innocenter celui qui fut l’ami de Joris van Severen au temps du Front de l’Yser d’un possible engagement au Front de l’Est. Nous savons tous en effet que nombre de disciples de Joris van Severen –et sûrement pas parmi les plus modestes d’entre eux – ont résolument franchi ce pas.

    En ce qui nous concerne, nous nous garderons bien d’écrire l’histoire avec des « et si… » à propos de ce que Joris van Severen aurait pu faire s’il n’avait pas été assassiné à Abbeville en mai 1940. Toutefois, et après avoir étudié de nombreux documents allemands ainsi que les notes du journal de Joris van Severen lui-même, nous avons bien peur de devoir penser qu’il aurait plutôt partagé le sort d’un Paul Hoornaert, le chef de la Légion Nationale, qui mourut dans un camp de concentration allemand [certains parlent de Sonnenburg, aujourd’hui en Pologne, sur l’Oder, réservé à des opposants politiques des pays occupés ; d’autres du Fort de Breendonk, près d’Anvers] (nous avons rassemblé nos conclusions dans un essai intitulé « Les soupçons légitimes des Allemands sur le Verdinaso » qui sera publié dans le 23e Annuaire Joris van Severen qui paraîtra en mai prochain).

     

    Nous regrettons d’avoir heurté M. Cailliau à propos de ce que nous avons compris à tort comme une tentation de « politiquement correct » et nous ne polémiquerons pas sur le fait de savoir qui écrit le plus d’histoire-fiction en évoquant la possibilité de réaliser le rêve thiois au sein du IIIe Reich ou celle d’aller mourir dans un de ses camps de concentration puisque, malheureusement, Joris van Severen n’a eu la possibilité d’effectuer aucun de ces choix après son assassinat à Abbeville, le 24 mai 1940.

     

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  • Le colonel Jules Frankignoul, ami de Joris van Severen, conquis par Léon Degrelle, candidat-officier à la Légion Wallonie…

    Un camarade de tranchée de Joris van Severen sur le front de l’Yser, officier sur le front de l’Est ?

     

    Voilà le titre interrogatif d’un article de Maurits Cailliau, historien à qui rien de ce qui concerne le chef du Verdinaso n’est étranger, publié dans le dernier courrier trimestriel du Studiecentrum Joris van Severen (1er trimestre 2019, p. 17 sv.).

     

    Comme nous le verrons immédiatement, c’est par un soupir de soulagement que se termine l’article : non, ce camarade de Joris van Severen, devenu colonel BEM de l’armée belge, ne se sera pas compromis dans cette collaboration armée que fut la Légion Wallonie : « Peu importe, l’ami que se fit Joris van Severen dans les tranchées du Front au cours de la Première Guerre mondiale n’est donc jamais allé au Front de l’Est ! »

     

    Studiecentrum 1.jpgEn fait, cet article est censé donner une réponse claire à un article publié sous le même titre interrogatif en 2009, permettant d’enlever définitivement ce point d’interrogation laissant entendre qu’il se pouvait que se soit laissé compromettre « le capitaine francophone Frankignoul que Joris van Severen avait pu apprécier au plus haut point sur le front de l’Yser, comme le montrent quelques fragments extraits des journaux de guerre de Joris van Severen ». Et ce précieux complément d’information, Maurits Cailliau l’aurait enfin trouvé grâce aux renseignements pêchés dans la récente biographie de Léon Degrelle par Bruno Cheyns (De Führer van Bouillon, pp. 419-420 ; voir ce blog aux 10 décembre 2017 et 5 janvier 2018)…

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  • Le « Leo Belgicus » degrellien.

    Des cartes anciennes semblables à celles de Léon Degrelle

    aux enchères à Bruxelles

     

     

    Ce 13 octobre 2018, la prestigieuse maison de vente publique de livres et estampes Arenberg Auctions de Bruxelles a mis aux enchères un magnifique lot de cartes géographiques anciennes de Petrus Kaerius, Abraham Ortelius, Willem Blaeu, Nicolas Visscher, etc.

     

    1 Leo Belgicus Catalogue.jpegOn sait que Léon Degrelle était un collectionneur passionné de ces cartes évocatrices du passé glorieux de sa patrie aujourd’hui étriquée aux proportions d’une Belgique semi-éclatée, mais alors, au temps de Philippe le Bon, de Charles le Téméraire et de Charles-Quint, rayonnant sous le nom de Pays-Bas Bourguignons, de Cercle de Bourgogne, de Germania inferior ou de XVII Provinces…

     

    Il nous en livre une édifiante description dans Degrelle m’a dit, de Louise Narvaez, Duchesse de Valence :

    « Ce repliement [dû à l’inaction politique des premiers temps de l’Occupation] avait, par contre, apporté à Degrelle de grandes joies personnelles. Il naviguait, tranquille, dans la longue maison blanche, harmonieusement décorée de vieux tableaux, de vieilles gravures, de tapisseries des Flandres et surtout de cartes anciennes qui chantaient la gloire des “Grands Pays-Bas” de jadis. Sa collection d’atlas merveilleux du XVIe et du XVIIe siècle, coloriés à l’époque, était unique en Belgique. Il l’avait, depuis l’Université, rassemblée avec autant de soin que d’amour. Il possédait l’œuvre entière d’Ortelius, de Mercator, de Kaerius, de Blaue, de vingt autres géographes fameux des anciennes “Dix-Sept Provinces”. L’ensemble représentait dix mille cartes anciennes environ [...]. » (p. 356)

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  • L’Encyclopédie de De Bruyne : mensonges et perfidie (8)

     

     

    10 mai 1940, l’heure des règlements de compte a sonné : les tentatives d’assassinat de Léon Degrelle

     

    « Arrêté par la Sûreté belge (10.05.1940 – en vertu de la loi du 22 mars 1940 relative à la défense des institutions nationales) et déporté en France (15.05.1940 via Ostende-La Panne, Dunkerque, Cassel, Calais, Béthune dans un convoi comportant 73 personnes, accompagnées de 25 gendarmes et de M. DELIERNEUX, directeur au département de la Justice), il échappe de justesse à une exécution sommaire à Abbeville. Libéré (22.07.1940) du camp du Vernet d’Ariège (⤇ P. DAYE), il regagne Bruxelles espérant y jouer un rôle politique de premier plan. »


    36 LD Ennemi n°1.jpgV
    oilà comment, en quelques lignes imprécises et lapidaires, De Bruyne rend compte, comme d’un incident sans gravité, de l’arrestation scandaleuse et des tortures incessantes qui furent infligées par le gouvernement belge criminel à un élu de la Chambre des Représentants du peuple, censé jouir de l’immunité parlementaire : c’est légalement que Léon Degrelle aurait été arrêté, déporté en France et aurait même échappé à l’« exécution sommaire » qui attendait certains de ses compagnons de misère à Abbeville, avant de revenir sain et sauf à Bruxelles pour retrouver sa vaine obsession de « jouer un rôle politique de premier plan ».

     

    Toujours présenter Léon Degrelle comme un matamore, maladivement assoiffé de pouvoir !... La phrase suivante (au solécisme navrant) y insiste d’ailleurs : « Débouté dans ses tentatives, la Collaboration lui semble la seule issue possible pour arriver à ses fins. »

     

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