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Réflexions - Page 7

  • Le vain crachat des nains politiques 

    Comparer le président du Vlaams Belang,

    Tom Van Grieken, à Léon Degrelle !

     

    Coup de tonnerre dans le ciel serein du politiquement correct belge : les nationalistes flamands du Vlaams Belang, donnés, sinon pour morts et enterrés, du moins pour déjà cliniquement morts, sont devenus, aux élections législatives du 26 mai dernier, la deuxième force politique du pays, toutes régions confondues, avec 12% des voix et 18 élus à la Chambre des représentants !

     

    Eerst onze mensen2-horz.jpgSeuls les nationalistes de la N-VA (Nouvelle Alliance Flamande, guère plus fréquentables que ceux du Vlaams Belang, puisque les socialistes francophones, les écolos, les sociaux-chrétiens « humanistes » francophones et les anti-Flamands de Défi- Front des Francophones ont exclu tout partenariat avec eux), –qui avaient «gelé» toute revendication nationaliste pour participer au dernier gouvernement et ont perdu 8 sièges– disposent de 7 députés de plus, soit 25. Tandis que –subtilité surréaliste de la démocratie belge !– les socialistes francophones qui ont quelque 170.000 électeurs (2,5 % !) de moins que le Vlaams Belang, disposent de deux sièges de plus (soit 20 !)...

     

    Face à cet immense succès, il était donc normal que Tom Van Grieken, président du Vlaams Belang, soit reçu, comme tous les autres présidents de parti ayant envoyé des représentants à la Chambre, en audience par le Roi. Ce qui provoqua la haine hystérique de toute la presse francophone qui souligna avec horreur que cela n’était plus jamais arrivé depuis que Léopold III avait reçu… Léon Degrelle en 1936 : la mine dégoûtée de la commentatrice de la télévision s’accompagnait d’images parfaitement apocryphes d’un discours du Commandeur de la Légion Wallonie sur fond d’étendards à croix gammée…

    Pays réel L III reçoit LD.jpg

    L’audience de Léon Degrelle chez Léopold III, le 28 mai 1936, aura duré tout juste une heure de plus que celle de Tom Van Grieken chez Philippe. Ci-dessous, Léon Degrelle à sa sortie du Palais royal.

    LD Léopold.jpg

    Il n’en fallait pas plus pour que tout ce que le pays compte de donneurs de leçons se croie autorisé à donner son avis négatif et trouve, comme par magie, un écho complaisant dans toutes les gazettes francophones. Petit florilège.

     

    « Le simple fait que le président du Vlaams Belang puisse franchir les grilles du Palais fait froid dans le dos » (Maxime Prévot, président du « centre démocrate humaniste », anciens démocrates chrétiens) ; « Le Vlaams Belang est un parti raciste et violent et malgré cela, le Roi reçoit le Vlaams Belang. Je trouve ça choquant » (Laurette Onkelinx, présidente du Parti socialiste bruxellois aux origines flamandes pourtant pas très politiquement correctes : voir ce blog au 18 janvier 2016) ; « Le Vlaams Belang est un parti qui ne défend pas les valeurs qui sont les nôtres, démocratiques, de solidarité, de protection des droits de l’homme, de construction de l’Europe dans l’union et la démocratie, qui stigmatise les immigrés et les réfugiés dans sa propagande et dans ses programmes. […] Je ne vous cacherai pas qu’à certains égards, cela me fait penser aux années trente » (Antoinette Spaak, fille de Paul-Henri, le ministre socialiste qui eût tant voulu collaborer avec l’occupant nazi de 1940, voir ce blog aux 11 octobre 2016 et 7 juin 2018) ; « Le Vlaams Belang reste fidèle à son ADN anticonstitutionnel, anti-belge, anti-démocratique et avec une constance qui frise l’obsession, homophobe et anti-femmes. Les mâles du Vlaams Belang ont réussi leur coup : serrer la main du chef de l’Etat. » (Conseil des femmes francophones) ; « Le Vlaams Belang justifie pleinement par sa nature antidémocratique et subversive le maintien de cette mesure d’exception qu’est le cordon sanitaire » (Centre communautaire laïc juif).

     

    Le pire, c’est que Tom Van Grieken se soit senti concerné, atteint, blessé par ces éructations impuissantes : « Nos 800.000 électeurs sont taxés de racistes et on me compare à un fasciste comme Léon Degrelle ! »

     

    Voilà qui manifeste une émotivité sympathique mais qui pourrait être dommageable, et surtout une méconnaissance totale de l’attitude de Léon Degrelle, premier homme politique francophone à avoir pris à bras le corps le problème politique de l'ignorance, voire du dénigrement, de l'identité flamande dans l’Etat belge et à avoir voulu résoudre concrètement cette question par un accord prophétique avec les nationalistes flamands de l’époque (le VNV –Alliance nationale flamande– de Staf Declercq) puisqu’il préfigurait clairement le fédéralisme –et même le confédéralisme– permettant aux deux communautés de se développer parallèlement, dans le respect de leur autonomie, c’est-à-dire de leur identité et de leurs talents (voir le blog «Dernier Carré – Weltanschauung» aux 8 juillet 2016 sv. et 13 août 2016 sv.)

     

    Pays réel 09.10.36 Accord Rex VNV.jpgVoilà aussi qui méconnaît totalement le sentiment de Léon Degrelle –qui avait donné le rare et magnifique prénom flamand de Godelieve (Aimée de Dieu) à son quatrième enfant en signe d’amour sincère pour le peuple flamand et sa culture–, sentiment qui, dès 1926, s’exprimait déjà avec lucidité : «Sous prétexte de patriotisme mal compris, n’essayons pas de faire une bouillabaisse indigeste en confondant le ciel classique de Wallonie et les lointains infinis de la Flandre […]. Niveler l’âme flamande et l’âme wallonne serait un non-sens et un mal : l’égalité fait souvent la médiocrité. » (Léon Degrelle, Méditation sur Louis Boumal, p. 60).

     

    En 1928, Léon Degrelle publiait Les Flamingants, petit livre défendant les revendications flamandes, salué par la presse flamande et l’Association Catholique de la Jeunesse Belge, et dont l’influence fut non négligeable non seulement dans l’apaisement des tensions à l’Université Catholique de Louvain, mais aussi dans l’accélération de la flamandisation de l’Université de Gand (le texte de cette brochure est intégralement publié sur «Weltanschauung» le 8 juillet 2016).

     

    Vlaams blok balai pin's-horz.jpgIl semble décidément loin le temps (1994) où le Vlaams Blok d’alors avait repris le balai rexiste pour nettoyer le pays des banksters…

     

    Le nationalisme flamand ne se construirait-il plus qu’en s’opposant stérilement aux Wallons (attitude que ne font d’ailleurs qu’exacerber leurs responsables politiques n’hésitant pas à négocier des accords de majorité avec les archéo-communistes du Parti du Travail de Belgique !) et ne serait-il plus que linguistique, tant semble abandonné l’exemple de Leiders comme Joris van Severen qui, à l’instar de Léon Degrelle rêvant de rendre à nos provinces leur gloire bourguignonne, luttait pour ressusciter le Dietschland dont les Thiois de langue romane faisaient partie intégrante (voir ce blog au 7 mai 2019) ? Nous entretiendrons pourtant toujours fidèlement la mémoire de Karel Dillen, à l'origine du Vlaams Belang, ami de Robert Poulet et Maurice Bardèche, et qui avait tenu à ce qu’un poème de Robert Brasillach figurât sur son Souvenir mortuaire

     

    Il est donc sans doute inutile, puisqu’il en méconnaît la langue et qu'aucune traduction n'en existe, d’envoyer au président du Belang les ouvrages déjà cités ou d'autres tels Révolution des âmes, Cristeros ou La Cohue de 1940 pour le convaincre qu’en se voyant comparé à Léon Degrelle, Tom Van Grieken devrait se sentir honoré plutôt que diffamé.

    Flamingants Dédicace LD.jpg

    Dans une dédicace au livre Les Flamingants, publié en 1928, Léon Degrelle écrit, à la fin des années 1980, ces lignes dont la sincérité ne se peut mettre en doute :

    « Cette petite brochure, quand même, signifiait beaucoup : le geste de fraternité qui voulait défendre une cause juste, celle des Flamands.

    Il fut le premier, et les Flamands ne l’oublièrent point !

    Et moi, toujours, je resterai un Flamand de cœur.

    Léon Degrelle »

     

    Pourtant, puisque l’intérêt n'a pas échappé à Tom Van Grieken de faire traduire en français son intelligent et salubre ouvrage de prospective politique L’Avenir entre nos mains. Révolte contre les élites, il nous paraît utile de lui rappeler ce qu’il y écrit sur la dictature culturelle que la gauche a imposée depuis une cinquantaine d’années de part et d’autre de la frontière linguistique en obligeant chacun à craindre de transgresser ses tabous : nous avons bien peur que Tom Van Grieken vienne d’y céder…

     

    « Le marxisme culturel est le nouveau sectarisme. Comme la sexualité était taboue au dix-neuvième siècle, il est aujourd’hui tabou d’exprimer des opinions ou d’agir hors des frontières du discours dominant du marxisme culturel. » (p. 134) Et si quelqu’un –tel un Tom Van Grieken– s’y risquait, il se ferait immédiatement dénoncer par un « monsieur je-sais-tout suffisant [ou, telle l’arrogante Laurette Onkelinx, une madame je-sais-tout] qui déguise son schéma de pensée politique en morale et qui se considère supérieur par définition à quiconque aurait l’outrecuidance de le contredire. » (p. 133) Le pire étant que, inconsciemment, même leurs opposants ont maintenant peur de ne pas s’y conformer, « se disant qu’ils pourraient bien être un de ces jours à leur tour victimes d’une chasse aux sorcières politiquement correcte » (p. 131) « La censure et sa pire forme, l’autocensure, sont [dès lors] devenues la norme. » (p. 130)

    Tom Van Grieken L'avenir.jpg

    « Partout, les électeurs se rebellent contre l’establishment. Ils en ont assez de l’immigration de masse, de la globalisation et de la tyrannie du politiquement correct. Ils ne sont pas entendus par le monde politique et les élites socio-économiques et culturelles. » C’est cette révolte contre ces « élites » au niveau de la Flandre qu’explique Tom Van Grieken, en montrant un chemin que les Wallons auraient tout intérêt à prendre également ! Ce livre indispensable (20 euros) se commande en cliquant sur : 

    http://www.uitgeverijegmont.be/index.php?route=product/product&product_id=107

     

    De l'œuvre puissante de Léon Degrelle, nous ne proposerons à la réflexion du président du Vlaams Belang que ce court paragraphe résumant le sens de l’action degrellienne, dont il pourrait certainement tirer profit : « Je le répète à tous les jeunes de maintenant : tout est toujours possible. Il n’y a pas d’obstacle pour celui qui a la foi, qui est brûlé par elle, et qui brûlera les autres grâce à elle. Je m’étais dit, en voyant l’espèce de rébellion parfaitement normale du peuple, qu’il s’agirait de dégager celui-ci de l’égoïsme et du matérialisme, non pas en s’acharnant à promettre plus que Marx, qu’Engels, que Lénine, mais en essayant de repeindre de neuf chaque cœur délaissé, lassé, souillé, de recomposer une véritable communauté humaine, juste, fraternelle, de ranimer en elle les plus hautes vibrations d’âmes. »

    (Léon Degrelle : persiste et signe, pp. 54-55)

     

    Pour l’heure, nous n'hésitons pas un seul instant à faire confiance à Tom Van Grieken pour faire avancer la cause flamande : ce qui ne pourrait, providentiellement, que précipiter également la perte de la gauche clientéliste qui parasite la Wallonie en y confisquant le pouvoir (Tom Van Grieken analyse d’ailleurs parfaitement la situation dans son livre, au chapitre Transferts : détournement de prospérité en période d’austérité). Sans les transferts de fonds flamands, ils ne pourraient en effet plus s’y pavaner en satrapes de républiques bananières, ni s’acheter leur clientèle électorale tout en n’oubliant pas leur propre porte-monnaie (depuis des temps immémoriaux, tous les scandales politico-financiers belges ont toujours impliqué les politiciens socialistes : voir ce blog aux 29 mai 2016 et 9 avril 2019)…

     

    Mais peut-il pour autant faire confiance au président de la N-VA, Bart De Wever qui, en s’amalgamant les votes du Vlaams Belang, vient de se rendre compte que « jamais la Flandre n’avait autant voté national-flamand », tout en précisant « ne pas apprécier certains points ni le style du parti et encore moins certaines de ses figures qui ont trop fricoté du côté brun » ?

     

    A la fin de la campagne électorale le prétentieux et outrecuidant président de la N-VA n’avait en effet pas hésité à traiter le Vlaams Belang de « parti de merde » et son président de « guignol ». Le soir même des élections, en prenant connaissance des premiers résultats, il parlait de « dimanche noir » et, en fin de soirée, quand les résultats étaient pliés, de « drame »… De là à lui faire confiance pour supprimer le scandaleux et antidémocratique « cordon sanitaire » censé protéger la société belge de tout accès du Vlaams Belang à la scène politique, il y a un pas difficile à franchir.

    LD Jam Seul contre tous.jpg

    Désormais, Tom Van Grieken doit savoir qu’il devra se battre seul contre tous, profiteurs, menteurs, banksters, nains politiques, partisans séniles de systèmes échouant systématiquement dans leurs promesses fallacieuses d'une société de justice et de prospérité... Comme surent le faire –avec l’ardeur de leur jeunesse et la certitude de leur bon droit– Léon Degrelle et le mouvement Rex (dessin de Jam, Les Dernières Cartouches).

     

    Rappelons-nous que c’est à la seule initiative du Vlaams Belang que la N-VA –qui l’avait tout d’abord accepté – s’est finalement rendu compte du piège insupportable que tendait le « Pacte de Marrakech » sur les migrations, s’emparant soudainement du sujet pour essayer de se refaire une virginité politique en faisant tomber le gouvernement.

     

    Souvenons-nous surtout qu’aux dernières élections communales, il ne manquait qu’un seul siège au Vlaams Belang pour disposer de la majorité dans la ville de Ninove : la N-VA préféra entrer dans une monstrueuse coalition rassemblant le fouillis de tous les autres partis contre le seul Vlaams Belang ! Comme en 1937, quand tous les partis –des communistes aux catholiques– s’unirent avec la bénédiction du Cardinal Van Roey, contre le seul Léon Degrelle (voir ce blog aux 6 mai 2016 et 14 avril 2017)…

     

     

  • Joris van Severen et Léon Degrelle

    Léon Degrelle s’engagea au Front de l’Est.

    Joris van Severen aurait-il franchi ce pas ?

     

    Suite à un article paru dans le courrier trimestriel du Centre d’Etudes Joris van Severen (« Un camarade de tranchée de Joris van Severen sur le front de l’Yser, officier sur le Front de l’Est ? »), nous nous sommes intéressé à l’histoire du colonel Jules Frankignoul, officier de l’armée belge prisonnier à l’Oflag de Prenzlau, qui, en 1944, se porta volontaire pour rejoindre la Division Wallonie au Front de l’Est avant d’y renoncer sur pression de son entourage (voir ce blog au 23 janvier 2019).

     

    Nous avions écrit que nous ne pouvions « souscrire à la conclusion de Maurits Cailliau, sentant par trop son politiquement correct contemporain » car nous avions interprété qu’il se réjouissait que l’ami de Joris van Severen ne se soit pas compromis au Front de l’Est.

     

    Nous posant la question de savoir en quoi la qualité d’ami de Joris van Severen eût pu paraître incompatible avec un engagement au Front de l’Est, nous ajoutions : « Il n’est évidemment pas question pour nous d’imaginer ce que l’histoire du Verdinaso, du mouvement flamand et de la collaboration fût devenue si Joris van Severen n’avait pas été assassiné le 20 mai 1940. Mais peut-on exclure qu’il eût pu entrevoir de nouvelles possibilités pour le Dietschland après la victoire allemande ? qu’il eût d’ailleurs pu s’y voir encouragé par l’entourage royal ? qu’à l’instar de Léon Degrelle, il se fût engagé contre le communisme, aussi patriotiquement que tant d’autres Flamands ? qu’il eût pu se montrer fier de l’engagement de son ami Frankignoul dans les rangs de ceux qui voulaient bâtir une nouvelle Europe libérée des banksters, authentiquement nationale et sociale ? »

     

    Joris vitrail.jpegC’est à cela qu’entend répondre M. Maurits Cailliau dans le nouveau courrier (2e trimestre 2019, pp. 19-20) du Studiecentrum Joris van Severen.

     

    Entretemps, il nous est prêté, en tant que rédacteur de notre Courrier, un excès de « political correctness » –accusation que, par ailleurs, nous rejetons avec force. Elle se fonde sur le soupçon que nous aurions voulu innocenter celui qui fut l’ami de Joris van Severen au temps du Front de l’Yser d’un possible engagement au Front de l’Est. Nous savons tous en effet que nombre de disciples de Joris van Severen –et sûrement pas parmi les plus modestes d’entre eux – ont résolument franchi ce pas.

    En ce qui nous concerne, nous nous garderons bien d’écrire l’histoire avec des « et si… » à propos de ce que Joris van Severen aurait pu faire s’il n’avait pas été assassiné à Abbeville en mai 1940. Toutefois, et après avoir étudié de nombreux documents allemands ainsi que les notes du journal de Joris van Severen lui-même, nous avons bien peur de devoir penser qu’il aurait plutôt partagé le sort d’un Paul Hoornaert, le chef de la Légion Nationale, qui mourut dans un camp de concentration allemand [certains parlent de Sonnenburg, aujourd’hui en Pologne, sur l’Oder, réservé à des opposants politiques des pays occupés ; d’autres du Fort de Breendonk, près d’Anvers] (nous avons rassemblé nos conclusions dans un essai intitulé « Les soupçons légitimes des Allemands sur le Verdinaso » qui sera publié dans le 23e Annuaire Joris van Severen qui paraîtra en mai prochain).

     

    Nous regrettons d’avoir heurté M. Cailliau à propos de ce que nous avons compris à tort comme une tentation de « politiquement correct » et nous ne polémiquerons pas sur le fait de savoir qui écrit le plus d’histoire-fiction en évoquant la possibilité de réaliser le rêve thiois au sein du IIIe Reich ou celle d’aller mourir dans un de ses camps de concentration puisque, malheureusement, Joris van Severen n’a eu la possibilité d’effectuer aucun de ces choix après son assassinat à Abbeville, le 24 mai 1940.

     

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  • 130 ans et une éternelle actualité!

     

    La Tour Eiffel, comme Adolf Hitler, est née en 1889 !

     

    Hitler Eiffel 2.jpgHitler fit de nouveau arrêter la voiture. Devant nous se dressait le symbole de Paris : la Tour Eiffel dont la pointe se perdait encore dans la brume.

     

    En face de la tour, ayant rejoint la rampe de pierre, nous fûmes surpris par le panorama majestueux de la ville, qui s’offrait pour la première fois à nous dans toute sa grandeur.

     

     Au premier plan, la Seine nonchalante.

     

     Hitler rendit hommage aux architectes parisiens qui, doués d’un sens de la mesure infaillible et éblouissant, avaient su harmoniser d’une façon impressionnante les différents foyers de la structure architectonique de la capitale.

     

     Quant à la tour Eiffel, il y voyait un exemple des plus heureux de la sublimation du technique et du fonctionnel par la manifestation d’une idée artistique de base.

    adolf hitler,arno breker,tour eiffel

    (Arno Breker, Paris, Hitler et moi, p. 104)

     

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  • « 25 ans sans Léon Degrelle »

     

    Commémoration du 31 mars à Valence (Espagne)

     

    A l’occasion du 25e anniversaire de la disparition de Léon Degrelle, Devenir Europeo et l’Association Culturelle des Amis de Léon Degrelle ont organisé, le 6 avril dernier à Valencia une émouvante réunion d’hommage à la mémoire de Léon Degrelle (ce blog au 5 avril 2019).

     

    Devenir Europeo Logo.png

     

    Voici les textes des principaux orateurs, au premier rang desquels José Luis Jerez Riesco, fondateur de l’Association, Ramón Bau, ancien secrétaire général du Cercle Espagnol des Amis de l’Europe (CEDADE) ainsi qu’une importante interview d’Eduardo Núñez, actuel président de l’Asociación Cultural Amigos de León Degrelle.

     

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  • La « collaboration » qui hante le SoirMag

     

    La sombre lumineuse histoire des SS wallons !

     

    Nous remercions vivement notre fidèle correspondant Thibaut B. de nous avoir fait parvenir cet article du SoirMag, l’hebdomadaire belge de l’info TV (n° 4521, semaine du 16 au 22 février 2019), spécialisé dans la rectification des « Fake News » (voir ce blog au 28 novembre 2018) : c’est sous le fake titre La sombre histoire des SS wallons qu’est paru cet article, que nous corrigeons donc ici.

     

    SoirMag.jpgSa page de couverture associait rien moins que « Majesté » Mathilde (comme elle exige qu’on l’appelle), Léon Degrelle en majesté sur les marches de la Bourse lors du défilé historique de la Légion Wallonie à Bruxelles, le 1er avril 1944, et « les ours et les loups », les animaux sauvages parmi les plus majestueux d’Europe, l’ours symbolisant Berlin, capitale de la nouvelle Europe, et le loup, Wolf, choisi comme emblème par le Führer Adolf Hitler (vous aurez vite identifié l’intruse dans cette association de majestés) !

     

    Le prétexte de cette publication destinée à forcer le « succès de librairie » ? La réédition, aux éditions BelgOBelge sous le titre SS Wallons. Témoignages et récits (19,9€), du livre que Daniel-Charles Luytens avait publié en 2010 aux Editions Jourdan SS Wallons. Témoignages. Récits de la 28e division SS de grenadiers volontaires Wallonie

     

    Décédé le 8 mai de l’année dernière, l’auteur Daniel-Charles Luytens était un chroniqueur populaire dans la veine d’un Jo Gérard. Sa soif de « scoop » pouvait parfois sembler puérile (Les fils cachés de Hitler, Les plus étonnantes histoires du IIIe Reich,…), mais elle permettait quand même à son lecteur de disposer, à chaque fois, de textes originaux et inédits. Avec ce recueil de « témoignages et récits », il eut le mérite insigne de produire enfin pour le grand public les témoignages authentiques de Volontaires du Front de l’Est. Et ce, sans prétendue contextualisation ni mise en perspective politiquement correcte.

     

    Rien que pour cela, ce livre accessible dans toutes les librairies (ce qui est loin d’être le cas des ouvrages écrits par quelque Légionnaire que ce soit –voir en fin d’article– et certainement pas par Léon Degrelle !) mérite notre reconnaissance et, surtout, la recommandation de le diffuser le plus largement possible.

     

    C’est un certain Pierre de Vuyst qui signe le compte rendu de cette réédition pour le SoirMag : « il peut écrire à peu près sur tout et parfois n’importe quoi » précise sa « Bio express » sur le site du Soir ! Et pourtant, il commence si bien son compte rendu que nous ne résistons pas au plaisir d’en citer toute l’introduction :

    « L’épisode le plus troublant de cette collaboration est sans doute celui des SS wallons. Qu’est ce qui a bien pu amener des hommes francophones à servir volontairement dans les rangs de l’envahisseur nazi dont ils ne parlaient pas la langue, pour aller combattre les Russes sur le front de l’Est ? Constituée en juillet 1941, la Légion Wallonie rassemble des volontaires recrutés par le mouvement politique Rex. Dès novembre 1941, forte de 1.000 hommes, la légion est active dans le secteur sud du front de l’Est, combat sur le Donetz en mai 1942. En juin 1943, elle intègre la Waffen SS sous le nom de SS-Sturmbrigade « Wallonien », soit la Brigade d’Assaut SS Wallonie. Jusqu’en février 1944, les SS wallons combattent en Ukraine, en particulier à Tcherkassy où la brigade se distingue, mais est littéralement décimée. Dotée de nouvelles recrues dénichées notamment au sein des Jeunesses rexistes, elle se bat ensuite en Estonie, devient la 28e SS Panzer Grenadier Division (28. SS Pz Gren Div) en décembre 1944 et se bat en Poméranie. De février à avril 1945, elle participe aux combats de Stargard, Stettin et Altdam. Le 3 mai 1945, elle capitule dans la région de Schwerin. Au total, quelque 2.500 de ses combattants ont perdu la vie quelque part entre le Caucase et la Baltique. »

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  • Le colonel Jules Frankignoul, ami de Joris van Severen, conquis par Léon Degrelle, candidat-officier à la Légion Wallonie…

    Un camarade de tranchée de Joris van Severen sur le front de l’Yser, officier sur le front de l’Est ?

     

    Voilà le titre interrogatif d’un article de Maurits Cailliau, historien à qui rien de ce qui concerne le chef du Verdinaso n’est étranger, publié dans le dernier courrier trimestriel du Studiecentrum Joris van Severen (1er trimestre 2019, p. 17 sv.).

     

    Comme nous le verrons immédiatement, c’est par un soupir de soulagement que se termine l’article : non, ce camarade de Joris van Severen, devenu colonel BEM de l’armée belge, ne se sera pas compromis dans cette collaboration armée que fut la Légion Wallonie : « Peu importe, l’ami que se fit Joris van Severen dans les tranchées du Front au cours de la Première Guerre mondiale n’est donc jamais allé au Front de l’Est ! »

     

    Studiecentrum 1.jpgEn fait, cet article est censé donner une réponse claire à un article publié sous le même titre interrogatif en 2009, permettant d’enlever définitivement ce point d’interrogation laissant entendre qu’il se pouvait que se soit laissé compromettre « le capitaine francophone Frankignoul que Joris van Severen avait pu apprécier au plus haut point sur le front de l’Yser, comme le montrent quelques fragments extraits des journaux de guerre de Joris van Severen ». Et ce précieux complément d’information, Maurits Cailliau l’aurait enfin trouvé grâce aux renseignements pêchés dans la récente biographie de Léon Degrelle par Bruno Cheyns (De Führer van Bouillon, pp. 419-420 ; voir ce blog aux 10 décembre 2017 et 5 janvier 2018)…

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  • Tintin-Degrelle fête ses 90 ans !

    Inspiré par Léon Degrelle, Tintin naît le 10 janvier 1929

    pour aller se battre contre les communistes !

     

    Rappelée par Léon Degrelle lui-même l'inscrivant dans l'Histoire (notamment par son hommage à son ami Hergé, Tintin mon copain), cette évidence donne des cauchemars à tous les pseudo-tintinophiles qui multiplient postulats apocryphes et mensonges éhontés pour l’étouffer.

     

    C’est donc bien opportunément que les éditions de l’Homme Libre viennent de publier Cristeros, ouvrage reprenant toutes les publications de Léon Degrelle sur les persécutions des catholiques mexicains par leur gouvernement « révolutionnaire ».

     

    Cristeros.jpeg

     

    Ce faisant, ce sont les origines mêmes de Tintin qui sont définitivement mises en lumière, comme le souligne l’Introduction, aux références irréfutables d’Armand Gérard qui met sans doute un point final à la vaine polémique « Léon Degrelle, modèle de Tintin ? » (voir Degrelle-Hergé, même combat, in Synthèse nationale n° 36, mai-juin 2014 ; Léon Degrelle était bien Tintin ! L’intuition première de Jean Mabire, in Magazine des Amis de Jean Mabire n° 45, Solstice d’été 2015).

     

     InkedTintin 1_LI.jpgEn effet, l’argument chronologique (Degrelle n’a pu influencer Hergé par son voyage au Mexique, car il n’eut lieu qu’en 1930 alors que Tintin part déjà chez les Soviets le 10 janvier 1929) ne tient plus : l’idéal spirituel, politique et social affirmé par Léon Degrelle dans son émouvante défense des catholiques mexicains acceptant le martyre au cri de « Vive le Christ Roi » (ce Christus-Rex qui donnera –mais oui– naissance au mouvement REX !), cet idéal, l’ami de Hergé le documenta dans Le XXe Siècle dès 1928 : les 26 octobre 1928 (Les fureurs antireligieuses au Mexique), 27 octobre 1928 (Comment on assassine au temps de Locarno), 16 novembre 1928 (La persécution mexicaine. Pourquoi reculeraient-ils devant le sacrifice ?). Tous ces textes, ainsi que tous les autres reportages et chroniques relatifs aux persécutions des Cristeros (tous articles publiés entre 1928 et 1930 ne se confondant pas avec le futur recueil Mes Aventures au Mexique, publié en 1932), sont ici réédités pour la toute première fois.

     

     De plus, l’engagement anticommuniste de Tintin, s’il puisa les anecdotes de ses aventures dans le livre Moscou sans voiles, s’inspira surtout du courage, de la détermination, du sens de l’initiative et de l’humour de Léon Degrelle parti saccager l’exposition bolchevique de Bruxelles, le 12 janvier 1928. Cet événement considérable qui secoua tout le monde politique et médiatique belge est ici aussi documenté pour la toute première fois.

     

     InkedTintin verso_LI.jpgTout cela –et bien plus– est abondamment détaillé dans ce livre : ce sont bien les qualités morales et spirituelles, la fermeté et la pugnacité du jeune militant catholique incarnant sa foi dans ses œuvres qui ont inspiré le futur héros des jeunes de 7 à 77 ans. C’est donc aussi sa silhouette physique –visage ovale, houppette, culotte de golf– qui caractérisera le jeune globe-trotter.

     

     Dès aujourd’hui, ce Cristeros se révèle une indispensable référence pour tous ceux qu’intéressent les véritables origines de Tintin !

     

     

    Léon Degrelle, Cristeros

    Editions de l’Homme Libre, 328 pages, publication de luxe numérotée (couverture rigide, papier glacé 15x21 cm, avec tranchefile et ruban marque-page, nombreuses illustrations). Edition limitée à mille exemplaires. 25 euros.

    Disponible sur https://editions-hommelibre.fr

  • Gilets jaunes : enfin le réveil du Pays réel ?

    Sans y aller de notre analyse que tant d’autres ont mieux faite que nous, soulignant le mépris des autorités politiques envers ce mouvement de révolte authentiquement populaire et dénonçant les pressions des lobbys mondialistes pour le casser (Licra : « notre rôle est d’alerter l’opinion sur les risques charriés par ce mouvement » ; B’nai B’rith : « Attention, danger ! »,…), nous ne reprendrons que ce témoignage d’un gilet jaune illustrant parfaitement la rage imbécile des usurpateurs et démentant surtout la prétendue vacuité idéologique du peuple en voie d’insurrection.

     

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    Un gilet jaune sur les Champs-Elysées

     

    Dès l’arrivée gare du Nord, les CRS en nombre procédaient à l’interpellation (au sens réel du terme) des suspects à gilet jaune : ouverture des sacs, fouille au corps, photo des cartes d’identité. Là, mes genouillères, protège-tibias et masque en papier ont été aussitôt confisqués pour destruction immédiate ! « Nous avons des ordres… » A l’approche du Boulevard Beaumarchais nouvelle fouille au corps Devant le peu d’affluence à la Bastille, tous refluent vers les Champs-Elysées. Tous les deux cents mètres, la fouille au corps se répète.

    Pour la plupart, les CRS sont arrogants, nous traitent comme je ne parlerais pas à mon chien quand le couple de pékins bien mis est accueilli par un « Par ici, Messieurs-Dames s’il vous plaît ».

    A la quatrième fouille au corps, on m’enlève mes lunettes de piscine. À la huitième, on me confisque mes gants de moto en cuir, tout neufs, « pour destruction… ». Je tente de protester, quand son collègue réplique : « Vaut mieux les gants qu’une garde à vue ! » Inouï. Je me dis que, décidément, les « Heures les plus sombres des Années noires », c’est ici et maintenant !

    Ainsi la police nous contraint-elle à lui remettre, sous peine d’arrestation parfaitement arbitraire, tout ce qui pourrait servir à nous protéger des jets de toutes parts et principalement des coups de matraque, des gaz lacrymogènes (certains seraient prohibés par la Convention de Genève) et des tirs de « flash-balls » : la police politique du régime nous veut vulnérables à ses coups.

    Si vous avez des doigts arrachés, un genou brisé ou perdez l’ouïe, c’est de votre faute : vous n’aviez qu’à rester chez vous, à subir sans broncher les diktats du pouvoir. Après le concept de « guerre préventive » mis au point par les néo-cons sionistes américains, voici à présent celui de l’arrestation préventive. « Minority Report », c’est ici et maintenant…

    Je réussis à conserver une deuxième paire de lunettes de piscine, mieux camouflée, comme mes bouchons d’oreilles.

    Après une heure et demie de pérégrination, quand on parvient sur l’Avenue, la lassitude, l’humiliation et un surcroît d’indignation sont palpables alentour. Je croise un aveugle en gilet jaune et, plus loin, un parachutiste en grande tenue, avec sa fourragère ; à son avant-bras est noué un gilet jaune. Le ressentiment monte peu à peu. On repère la proximité des colonnes Morris pour pouvoir s’abriter au besoin. Soudain, des cris : « Couchez-vous ! »

    On court, on s’agite, on s’agenouille sous le parapet de granit : les CRS viennent de se déployer au pas de charge et braquent vers nous leurs fusils à « flash-balls ». L’alerte passe, aucun tir pour cette fois, mais, peu après,  en quelques instants, trois manifestants pacifiques sont successivement à terre ; on ameute des camarades pour les transporter sur les bas-côtés : tirs de « flash-balls » aux jambes…

    Aujourd’hui, l’ambiance est surnaturelle. Contrairement aux jours ordinaires où c’est la carte bancaire qui est pavoisée et portée en triomphe sur l’Avenue, on est frappé, parmi quelques pancartes altermondialistes, de la profusion des bannières : Flandres, Bretagne, Auvergne, Lorraine, Normandie… A ma droite, flotte au vent un drapeau tricolore « Sacré-Cœur, espoir et salut de la France » que côtoie un étendard blanc fleurdelisé.

     

    Les Champs-Elysées sont entièrement pavoisés. Le majordome des usuriers a beau nous mépriser et nous brutaliser; les médias à la botte ont beau l’occulter, la contre-révolution est en marche, le pays réel est là, en insurrection contre le pays légal, contre la dictature des Banksters, comme les appelait Léon Degrelle.

     

    (Courrier de François L., publié par Rivarol n°3356, le 12 décembre 2018)

     

     

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    Puisse 2019 voir le réveil du peuple réel

    contre les banksters !

     

    Meilleurs vœux pour une belle année 2019,

    radieuse et combative !

     

    Vivons-la à l’exemple de Léon Degrelle :

    dans l’honneur et dans la recherche permanente

    du beau, du bon et du vrai !

  • Le rempart contre les « fake news » ? la presse subsidiée ???

    C’est le dernier mot à la mode –même s’il n’a pas encore les honneurs du Larousse, ce sera corrigé dès la prochaine édition !– : les méchantes fake news ruinent notre démocratie et il est urgent d’organiser la lutte contre ces fausses informations liberticides.

     

    En France, le Parlement vient d’ailleurs d’adopter une « loi relative à la lutte contre la manipulation de l’information » en période électorale. Comme si tous les discours et toutes les actions des politiciens et de leurs relais dans la presse ne consistaient justement pas à essayer de « manipuler » les électeurs dans leur sens !...

     

    Légiférer sur la liberté de l’information revient nécessairement à restreindre la liberté de l’information, au service du pouvoir et, plus largement, du « politiquement correct » ambiant.

     

    Ce qui est particulièrement visé, c’est Internet ainsi que les réseaux sociaux, qui ne seraient qu’un vaste cloaque de désinformation face à une presse éminemment respectable, rigoureusement objective et aux informations correctes, exactes et vérifiées.

     

    On peut le constater tous les jours –et ce, indépendamment des élections– lorsque la sacro-sainte grande presse ne manque pas de ridiculiser les poujadistes « gilets jaunes », de stigmatiser les gouvernements refusant le « pacte de l’ONU » organisant les migrations, de moquer les partisans de la souveraineté nationale…

     

    Le temps viendra sans doute où des sites comme le nôtre –ne publiant rien qui ne puisse se vérifier dans la documentation disponible, au service de la vérité historique concernant Léon Degrelle et son combat– seront réduits au silence par de nouvelles lois liberticides réduisant les historiens au silence au nom de postulats, de pétitions de principe, de consensus politiquement corrects…

     

    LaPresse Oeuf.pngNous avons été particulièrement frappé par la campagne télévisuelle actuellement engagée par LaPresse.be, qui est l’officielle « Alliance des éditeurs de presse quotidienne francophone et germanophone » en Belgique (www.youtube.com/watch?v=Qc8EYiQeGLQ).

     

    Il s’agit d’un spot publicitaire de cinquante secondes montrant le combat à coup d’œufs (« périmés », précise l’agence qui ne voudrait pas être accusée de gaspillage par des militants de la bien-pensance) que se livre une foule rangée en deux camps se faisant face. Le rapport ? On vous l’explique car ce n’est pas évident : censé symboliser la fragilité de l’information, l’œuf s’écrasant sur les gens permettrait de visualiser « les dégâts que peuvent causer les fake news »…

     

    Pour se faire comprendre, les images sont régulièrement interrompues par des messages explicatifs :

    - « Des milliards d’informations sont partagées en ligne chaque jour. »

    - « Les fake news se propagent 6 fois plus vite que les informations vraies. » [D’où vient la précision de cette statistique départageant les fausses infos des vraies ? Et qui a jugé lesquelles étaient fausses et lesquelles étaient vraies ? Mystère]

    - « La désinformation transforme notre monde. » [On n’a pas attendu l’invention des « fake news » pour le constater depuis le procès de Nuremberg !]

    - « La presse quotidienne – L’info d’origine contrôlée »

     

    Voilà une conclusion qui vaut son pesant plombé de « fake news » certifiées conformes !!!

     

    La campagne est en effet signée par tous les « grands » quotidiens belge de la presse subsidiée, dont, bien évidemment, Le Soir.

     

    Alors, vérifions vite « l’info d’origine contrôlée » du Soir. Lisons, par exemple, un dossier du Soir mag, son hebdomadaire qui fait « le point sur l’actualité », présentant « les dernières infos de Belgique mais aussi de partout ailleurs dans le monde » et qui, par « les enquêtes de la revue » offre « des révélations, des infos exclusives » (présentation du magazine sur le site d’abonnement edigroup.be).

     

    Et puisque nous sommes particulièrement intéressés par l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, choisissons « Hitler : pourquoi le monstre est champion des ventes », paru dans le numéro 4501 du 28 septembre dernier.

     

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    Partant du constat alarmant du patron des éditions Jourdan, spécialisées dans les livres d’histoire, selon qui « Une couverture sur Hitler ou les SS peut représenter jusqu’à 40% de ventes en plus qu’un autre sujet relatant la même période de l’histoire », l’enquêteur qui recoupe ses sources, Pierre De Vuyst, est allé chercher la réponse chez les vrais spécialistes.

     

    Florilège des réponses expliquant tout et son contraire.

     

    « Hitler est comme un grand trou noir qu’on ne comprend pas et qui aspire tout. » Marc Pigeolet, libraire (Filigranes, à Bruxelles).

     

    « Il est faux de croire qu’Adolf Hitler a incarné le nazisme. Il n’a pas eu l’importance majeure que lui ont attribuée les nazis. » Prof. Johann Chapoutot (qui « concède que les ventes moyennes de ses ouvrages sur la question se situent entre 5000 et 10.000 exemplaires ; quant à l’explication de la fascination, il renvoie aux psychiatres » !).

     

    « Il est possible que l’histoire se répète, mais pas de manière identique. […] Cet intérêt actuel pour la période des années 30, la fascination pour des leaders charismatiques, nationalistes, populistes, des hommes providentiels qui allaient sauver la nation et les masses brimées, ce n’est peut-être pas un hasard. En 2016, l’homme blanc moyen a voté pour Trump car il se sentait laissé pour compte. A l’époque, l’Allemand moyen a voté Hitler » Arnaud de la Croix, auteur d’une pitoyable biographie de Léon Degrelle.

     

    « Hitler ? C’est le plus grand méchant de l’histoire du XXe siècle, qui veut conquérir des territoires, piller, détruire et anéantir des peuples. […] Il a surtout bénéficié d’un alignement de planètes incroyable pour mener ses projets à bien. […] Il est vrai que les gens sont attirés par des films qui traitent du IIIe Reich, de Hitler. C’est pour cela que ces films ou ces livres sont une matière dangereuse. Il faut évoquer ces faits avec précaution et donner les outils pour les décrypter. Avec mes documentaires, j’essaie d’expliquer l’histoire afin qu’on ne répète pas les erreurs du passé. » David Korn-Brzoza, réalisateur français spécialisé dans les documentaires historiques.

     

    Aussi, le 23 novembre dernier la télévision belge proposait, dans le cadre de sa série Retour aux sources patronnée par le même Korn-Brzoza, un documentaire aux magiques « révélations » sensationnelles, Hitler: l'art de la défaite : la présentatrice-potiche insistait sur la nécessité permanente de « déconstruire » le mythe et le personnage Adolf Hitler, tandis que l'inévitable historien de service, sectateur du CEGESOMA, Alain Collignon, se plaisait à expliquer que le chef du IIIe Reich est « notre monstre à nous, Occidentaux »...

     

    On vous le dit : pour lutter contre le mensonge, rien de tel que de réécrire l’Histoire… afin de disposer enfin d’une « info d’origine contrôlée » !

     

    Rectifier aussi les fake tombes !

     

    Si pour rectifier l’Histoire, il ne faut pas hésiter à la réécrire sous prétexte de la « décrypter », il ne faut pas hésiter non plus à « déconstruire » les monuments de pierre qui pourraient rappeler, par exemple, les noms voués à la malédiction  universelle par le politiquement correct.

     

    C’est ainsi que la modeste tombe des parents d’Adolf Hitler, Aloïs et Klara, qui reposaient tranquillement depuis plus d’un siècle, dans le cimetière paroissial de la petite ville de Leonding (banlieue de Linz – Autriche), a été minutieusement démolie le 27 mars 2012 (un an auparavant, le caveau familial de la famille de Rudolf Hess avait subi le même sort à Wunsiedel).

     

    Pour justifier cette opération de salubrité publique, Les « fake news » d’origine contrôlée ont été d’un bon secours ! On a ainsi allégué la présence inopinée et providentielle sur la tombe d’un « vase » (d’autres parlent d’une « bougie ») où aurait figuré l’inscription « Unverge SS lich » (inoubliable) dont les deux « S » auraient été écrits sous la forme runique des troupes d'élite de l’armée politique du Reich abominé.

     

    Jamais cette pièce pour le moins originale n'a été montrée, ni aucune photographie n’en a d'ailleurs jamais été produite.

     

    C’est en prétendant découvrir cette roublardise que le curé (d’autres prétendent qu’il s’agissait de l’ayant-droit même de la tombe, une lointaine descendante cacochyme de la première épouse d’Aloïs, Franziska Matzelsberger) aurait convaincu le maire (qui n’attendait sans doute que ça) d’exercer toutes les pressions nécessaires pour convaincre l’héritière de laisser la commune éradiquer ce chancre.

     

    Dame, il y avait urgence pour empêcher que cette tombe puisse devenir un lieu de pèlerinage néo-nazi. Quelque 70 ans après l’écroulement du Reich, quand même : il faut croire que les sectateurs de l'hitlérisme ne sont pas très fute-fute…

     

    Aussitôt dit, aussitôt fait ! Que les parents du futur Führer n’aient jamais rien su de la destinée de leur fils ne compte que pour des prunes. L’essentiel était bien d’éradiquer un monument affichant officiellement et positivement le nom abhorré de « Hitler » !

     

    L’endroit n’était-il d’ailleurs pas maudit puisque Hitler lui-même était venu rendre hommage à ses parents à plusieurs reprises (en 1941, pour la dernière fois) ? Et puis, n’est-ce pas le jeune Adolf lui-même qui avait dessiné la pierre tombale de son papa, comme l’a montré une exposition de 2009 à Leonding ?…

     

    Aussi, les écologistes politiques, purificateurs de la mémoire, n’ont-ils pas hésité à appliquer les mesures biologico-racistes les plus radicales en exterminant également le malheureux arbre séculaire qui n’en pouvait rien, mais qui, ombrageant le petit monument funéraire, plongeait ses racines dans les cendres maudites des ancêtres !

     

    Damnatio memoriae

     

    « Ça fera de la place pour d’autres dans le cimetière », déclara le prêtre faux-cul. Sauf que personne n’a encore osé profaner l’endroit…

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