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  • Calendrier 2021 du « Dernier Carré »


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    otre calendrier de cette année a choisi de vous proposer des photographies peu courantes du Mouvement rexiste, de Légionnaires et de leur Chef, Léon Degrelle, dans leurs activités politiques plutôt que militaires.

    La particularité de cette édition est que le verso de chaque page affiche l’agrandissement de la photo illustrant le mois en cours.

    Calendrier 2021 Janvier.jpeg
    Ainsi de la photographie du mois de janvier, celui des bonnes résolutions, montrant la famille Hubot dont nous allons dire un petit mot.

     

    Elle est ici réunie pour le déjeuner dans le jardin et profite d’un intermède entre les plats pour manifester ses convictions rexistes : nous sommes probablement en 1936 lors de la campagne contre les banksters et les pourris de tous les partis politiques, à commencer par celui qui, de par son nom même, eût dû se montrer irréprochable, le Parti Catholique.

    Tous les membres de la famille, de la grand-mère aux petits-enfants, manifestent leur soutien au Mouvement Rex, en même temps que leur volonté d’assainissement de la vie politique en effectuant le salut rexiste et en brandissant qui sa brosse, qui son balai, qui son battoir à tapis !

    Le papa, Edouard, est le chef de Rex-Dinant et, à 41 ans, n’hésitera pas à s’engager, à la Légion Wallonie, partant en compagnie de Léon Degrelle avec le premier bataillon vers le Front de l’Est, le 8 août 1941.

    Guerre Edouard HUBOT famille.jpgQuoiqu’âgé déjà de 41 ans, Edouard Hubot s’engagea dans le tout premier contingent des Volontaires wallons pour la Croisade contre le bolchevisme. Il pose fièrement dans son uniforme de la Wehrmacht, avec l’écusson tricolore belge de la « Wallonie » sur la manche gauche. Derrière lui, ses deux petites filles ont bien grandi depuis 1936 : la plus grande était la seule à effectuer le salut rexiste correctement du bras droit !

     

    Il sera démobilisé en mai 1943 et s’occupera, entre autres activités politiques, de L’Honneur Légionnaire, le service social de Rex présidé par l’épouse de Léon Degrelle, Marie-Paule Lemay (voir ce blog au 8 août 2017), chargé de venir en aide aux familles des Légionnaires (notamment à leurs veuves et orphelins).

    En septembre 1944, vu la progression des alliés en Belgique, Edouard Hubot organise le départ en Allemagne des Rexistes de Dinant exposés au terrorisme aveugle des « résistants ». C’est alors que, plus que jamais fidèle à son idéal d’Ordre nouveau, il décidera de renouveler son engagement dans la Légion, devenue entretemps la SS-Sturmbrigade Wallonien.

    Sa famille le paiera cher au moment de l'« épuration » et lui-même se verra condamné à mort à l’issue de la guerre, accusé d'avoir été « indicateur de la SD » de Dinant.

    Dédicace Léon à Edouard Hubot.JPG

    Fidèle absolu de Léon Degrelle, cette photo dédicacée de son Chef ne le quittera jamais.


    Pour obtenir le calendrier de 2021 du « Dernier Carré », il suffit de verser 18 euros (frais de port compris) au compte BE04 2100 4559 7631 de notre association. N’oubliez pas de mentionner l'adresse de livraison (et, si besoin, le nombre de calendriers souhaités) !

  • À propos de deux rééditions du « Léon Degrelle et l’avenir de “Rex” » de Robert Brasillach

    De méchantes préfaces prenant le contre-pied de l’auteur !

     

    Tout le monde se félicitera que, depuis quelque temps, les éditions Pardès rééditent les œuvres complètes de Robert Brasillach les rendant à nouveau accessibles au plus grand nombre. Aujourd’hui, Rivarol nous apprend que reparaît l’excellente brochure Léon Degrelle et l’avenir de Rex.

    1 Brasillach Rex.jpeg

    Edition originale de Léon Degrelle et l’avenir de “Rex”, aux éditions Plon, en 1936.

     

    Celle-ci avait déjà connu une réédition voilà un peu plus de deux ans chez Ars Magna : nous en reparlerons. Mais, chose tout à fait originale, nous avons également appris qu’une traduction anglaise en avait été publiée, effectuée par un certain C.J. Webfield qui anime un site d’édition en ligne, Old Council Yard Press (Presses de l’ancienne Cour du Conseil). C’était le nom, paraît-il, d’une cabane servant de bibliothèque à un aérodrome de la RAF, base de départ de bombardiers de terreur américains vers les villes allemandes (le 452nd Bomber Group). Nous ne sommes pas parvenu à saisir le lien entre ce lieu, les éditions et le genre de ses publications plutôt anticonformistes : figure ainsi également au catalogue la traduction –disponible gratuitement– de la Lettre aux Français, le texte que Léon Degrelle, interdit de séjour en France, donna à Je suis partout qui le publia dans un numéro spécial « Qu’est-ce que Rex », le 24 octobre 1936.

     

    2 LD Brasillach English.jpgToujours est-il que si nous ne pouvons juger de la pertinence de la traduction, nous apprécierons toutefois la courte introduction (en corrigeant toutefois la date de l’assassinat légal du poète : c’est le 6 février 1945 qu’il fit face au peloton d’exécution) : « Robert Brasillach est cet écrivain-journaliste de droite français, exécuté par le gouvernement français en 1944 pour crime d’intelligence avec l’ennemi, qui a écrit cette brève étude journalistique sur le jeune et charismatique homme politique belge Léon Degrelle et son mouvement et parti politique catholique Rex. »

     

    Comme nous allons le voir, une telle neutralité dans la présentation est loin d'être cultivée dans les rééditions françaises.

     

    C’est Ars Magna qui, le premier, a réédité ce tout premier reportage français consacré à Léon Degrelle, ce jeune tribun belge à qui le gouvernement socialiste de Léon Blum venait d’interdire l’accès du territoire français.

     

    L’éditeur spécialisé dans les études évoliennes a inscrit le texte pénétrant de Robert Brasillach dans sa collection « Le Devoir de mémoire ». Malheureusement, il a laissé un certain Maurice Courant (rien à voir avec le célèbre orientaliste français : celui-ci n’a l’air au courant de rien) y salir la mémoire de Léon Degrelle en dénaturant le livre d’un Brasillach qui n’en peut mais. Sa méprisable introduction, condescendante et médisante, manifeste en sept pages de prétendue biographie sa totale incompétence historique : comment s’en étonner puisqu’il y salue en Francis Bergeron l’auteur « d’un des seuls ouvrages sérieux sur le sujet » ? Il se croit, du coup, autorisé à dénoncer « l’excès du verbe » de Léon Degrelle, « sa vanité et son extraversion », sa « voix braillarde » et ses « monologues dont on ne sait pas bien où est la vérité, où est le mensonge », etc. Et de prétendre que Léon Degrelle s’est même « autoproclamé Volksführer –Guide du peuple– de la Belgique » (Léon Degrelle fut officiellement reconnu Volksführer en novembre 1944, avec pleins pouvoirs politiques, militaires et administratifs sur les Wallons). Bref, « c’est la guerre et le soutien allemand qui relancent Degrelle » marqué par ses échecs et « son déclin politique » : tout le reste, ses combats au Front de l’Est, ses relations privilégiées avec Adolf Hitler ou d’autres dignitaires du régime, ne ressortissent qu’à sa « mythomanie »…

     

    Mais qu’est-ce que ces commentaires extravagants ont à voir avec le reportage de Robert Brasillach se liant d’amitié avec Léon Degrelle en 1936 ? Rien, bien sûr. Aussi ce Courant négatif déglutit-il cette conclusion abjecte, censée établir un lien avec l’œuvre toute d’empathie de Robert Brasillach pour expliquer et justifier ses crapuleuses scélératesses : « Brasillach ne connaissait pas la “fin de l’histoire”, qu’il paiera d’ailleurs de sa vie, quand Degrelle put jouir pour sa part de son exil doré » !

     

    Ce monsieur tout électrisé de sotte jactance n’est de toute évidence pas au courant que Léon Degrelle risqua sa vie en permanence au Front de l’Est pour son idéal social et national et pour protéger l’Europe de l’invasion bolchevique. Il ignore aussi que, loin d’être doré, son exil commença dans les hôpitaux, se poursuivit dans des cachettes où il dut vivre seul et sans contact pour échapper aux recherches de l’OSS américain et de la police espagnole, avant de devoir déjouer de multiples tentatives d’enlèvement (au moins quatre belges, deux israéliennes, une française !), vivre de la générosité de ses amis et exercer les métiers les plus divers avant de pouvoir retrouver, dans ses dernières années, une vie familiale plus ou moins normale et décente…

     

    3 Ars Magna Brasillach.jpgC’est à se demander si le but premier de la réédition d’Ars Magna, loin de vouloir rendre à nouveau accessible le beau texte de Robert Brasillach, n’était pas d'entacher l’image de son ami Léon Degrelle.

     

    Nous ressentons la même impression à lire la nouvelle parution de cet ouvrage aux éditions Pardès. En pire car elle va encore plus loin ! Courant prétendait que Brasillach connaissait mal Degrelle et qu’il s'était donc trompé sur son compte. Bergeron, plus subtil, laisse entendre que Brasillach aurait bien percé à jour Degrelle, mais en ne rendant accessible son avis (bien hypothétiquement) négatif qu’au seul lecteur habitué à ne lire qu’entre les lignes.

     

    C’est que Pardès a affligé sa propre réédition d’une préface de l’anti-degrellien Francis Bergeron. Très certainement parce que ce malhonnête homme –« la fourberie faite homme » selon Rivarol (13 novembre 2019)– avait déjà signé aux mêmes éditions, le Léon Degrelle. Qui suis-je ? que, de son propre aveu, il n’aurait pas dû écrire (voir notre blog au 30 avril 2016). C’est le regretté Jean-Claude Valla qui avait souhaité écrire cette biographie et en avait rassemblé la documentation ; malheureusement, il décéda avant la concrétisation du projet. Pardès décida de « sauver les meubles » en confiant le projet au plumitif-maison Francis Bergeron, qui s’y colla.

     

    Pour juger la pièce besogneuse qui en résulta, nous mîmes des gants jusqu’aux oreilles (n’hésitant pas à en rajouter dans le registre du compliment), nous efforçant de rectifier les nombreuses erreurs, approximations, commentaires inadaptés, sans vexer si possible l’auteur qui, réputé « de notre bord », avait peut-être été dépassé par la tâche et surtout par sa méconnaissance du sujet (voir notre blog à partir du 30 avril 2016).

     

    Mais l’obstination sans faille qu’il met dans le dénigrement systématique de Léon Degrelle (voir notre blog au 21 septembre 2020) nous l’a définitivement classé dans le camp des ennemis méchamment calomniateurs du dernier Commandeur de la Wallonie que sont les sectateurs de l’histoire officielle et traficotée à la CEGESOMA, les De Bruyne, Balace, Conway ou Colignon.

     

    4 Pardés Rex.jpegEt aujourd’hui, le voilà qui remet le couvert en prétendant préfacer la lumineuse brochure de Robert Brasillach. Il y condense en réalité son dénigrement en cinq pages toutes fielleuses sur le ton détaché de l’objectivité. A croire que l'exergue figurant en couverture de toutes les rééditions de Pardès a été particulièrement choisi pour accompagner cet ouvrage consacré à Léon Degrelle: « J'ai pu me tromper [...] sur des personnes, mais je n'ai rien à regretter de l'intention qui m'a fait agir » !

     

    Léon Degrelle y est présenté comme un « jeune politicien belge » (« politicien » était un terme honni par Léon Degrelle) dont « le destin […] tourna court assez vite », vu le « spectaculaire échec de Rex ». Dès lors, lorsque Brasillach revint voir Degrelle après les élections partielles du 11 avril 1937, « le charme entre les deux hommes […] est désormais rompu, d’autant que les rivalités entre nationalistes francophones et nationalistes flamands avaient laissé Brasillach perplexe »…

     

    Voilà qui constitue une interprétation pour le moins affranchie du texte même de Robert Brasillach !

     

    Destin politique abrégé de Léon Degrelle ? Après les élections de 1937 incriminées par Bergeron, Brasillach dresse pourtant ce portrait du Chef de Rex prêt à affronter l’avenir : « Je le trouve plus mûri que ces derniers mois, toujours aussi vivant, d’une force aussi allègre et aussi puissante, aussi jeune en un mot, mais aussi plus attentif aux moyens exacts de réaliser ce qu’il désire. Son bon sens, caché sous la fougue, m’avait toujours frappé. Il semble avoir grandi encore aujourd’hui. » (Je suis partout, 5 novembre 1937).

     

    Echec spectaculaire de Rex ? Brasillach célèbre plutôt « le jeune mouvement rexiste […] qui vient de faire crouler le Premier ministre béni par Wall Street et par Malines à la fois. » […] Et de décrire l’humiliante cacade de Van Zeeland qui « gagne une retraite inconnue, perd son portefeuille de Premier ministre, ne peut décemment pas revenir à la Banque Nationale et abandonne même ce siège de député qu’il avait gagné le 11 avril. » Conclusion de Robert Brasillach ? « Six mois après sa défaite, […] c’est Rex qui a vaincu. » (Je suis partout, 5 novembre 1937) !

     

    Charme rompu, vu la perplexité de Brasillach devant les querelles linguistiques belges ? Mais dans son article de 1937, Brasillach n’évoque à aucun moment les différents entre Wallons et Flamands ; il évoque par contre la réalité du charme qui le rapproche toujours de celui qu’il appelait dans sa brochure sur L’Avenir de “Rex” ce « grand poète, qui a su capter les voix de sa terre natale » (p. 77) : « Léon Degrelle n’a pas changé. Il a toujours la même vitalité prodigieuse, la même parole simple et imagée à la fois, ses vifs yeux noirs, ses mains petites, gracieuses et fortes, qui semblent, lorsqu’il parle, pétrir l’âme même de la foule […]. J’admire ce chef de parti qui ne se laisse pas enliser dans la lutte de chaque jour, mais qui voit au-delà, ce jeune homme dont l’action, si naturellement, s’épanouit en poésie, qui me cite les princes de ce monde, monde de l’esprit plutôt que grandeur de chair, qui est si nourri de culture française et chrétienne. […] il ne veut pas être un esclave enchaîné, même dans des chaînes d’or. […] Et je pense qu’en effet, c’est par l’intransigeance, par le refus des compromissions stériles qu’un parti jeune peut arriver à sauver son pays. […] Je le quitte, ce garçon si vigoureux, si plein de joie et d’optimisme, un des êtres les plus étonnants que l’on puisse rencontrer. » (Je suis partout, 5 novembre 1937).

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    Mais Robert Spieler qui présente cette réédition sur une pleine page de Rivarol (30 septembre 2020; mais pourquoi « le Rex », comme si Brasillach parlait d'une salle de cinéma ? il écrit pourtant « l'avenir de Rex » et pas « du Rex »), reprend et amplifie les insinuations de Bergeron. Inexplicablement, sauf à croire qu’il partage peut-être ses préventions contre le futur Degrelle qui se vit près de reconstituer une nouvelle Bourgogne au détriment d'une partie du territoire français (et pourtant, selon Brasillach, cette actualisation de « l'ancienne Lotharingie » eût constitué « une barrière d’Etats neutres fortement organisés », conception à laquelle « on ne peut guère trouver à redire » car « elle aurait bien des avantages pour la paix européenne », p. 57)…

     

    Il avait en effet déjà manifesté sa sympathie, déconcertante car sans réserve, pour « Bergeron qui n’en est pas à un mensonge près » (Rivarol, 13 novembre 2019) en publiant, le 8 octobre 2015, son interview à propos d’un énième ouvrage sur Hergé, lui permettant alors de prétendre que, de préférence à Léon Degrelle, il fallait voir en un certain Robert Sexé, motocycliste, baroudeur, quadragénaire et myope, le modèle de Tintin ! (voir notre blog au 1er février 2016)…

     

    Et ça commence plutôt fort puisque, citant Bergeron se cachant derrière Maurice Bardèche, il rapporte que « Brasillach […] rencontra Degrelle. Il l’interviewa, c’est-à-dire, dit Bardèche, “qu’il assista à un de ces monologues torrentiels et pittoresques que Degrelle appelle bizarrement une conversation”. » Pourquoi citer cette seule phrase de l'auteur de Qu'est-ce que le fascisme ? hors de son contexte (préface de la réédition dans les Œuvres complètes de Robert Brasillach parues au Club de l’Honnête Homme en 1964), sinon pour placer la rencontre des deux hommes dans une perspective dépréciative ? Précisons bien que le futur éditeur de Défense de l’Occident ne participa aucunement aux rencontres de Robert Brasillach avec Léon Degrelle en 1936 et 1937. Mais cette appréciation toute personnelle de Maurice Bardèche est-elle ici bien pertinente alors que, par exemple, pour décrire la qualité de son interview, Brasillach écrit notamment : « Léon Degrelle, au retour d’une réunion, me racontait, sans ordre, avec cette fraîcheur immédiate, cette poésie extraordinaire qui se dégage de ses moindres mots, son enfance paysanne », « Il parle avec un tel calme, avec une telle confiance en l’avenir » et même « Je m’en voudrais d’interrompre ce jeune chef, si sensible à tout ce qui l’entoure et le soutient »…

     

    6 Brasillach Russie.jpegEn juin 1943, Robert Brasillach partit également pour le Front de l’Est. Mais pas avec un fusil. Avec sa plume pour une série de reportages-vérité qui seront les derniers qu’il signera dans Je suis partout. Il est ici avec des soldats de la Wehrmacht accompagnant un convoi de réfugiés civils. Il conclura son témoignage par cet engagement empathique : « Oui, on commence à regarder avec le regard du cœur ces garçons qui rentrent des plaines russes où tombe le feu, et ceux qui repartent pour elles, en leur nom et en notre nom. Oui, le collaborationnisme de raison s’accompagne aujourd’hui, chez les meilleurs, d’un collaborationnisme du cœur. »

     

    Dans le paragraphe suivant, Robert Spieler reprend un nouvel argument –toujours apocryphe– de Bergeron, mais en rajoutant encore la touche d'acrimonieuse malveillance que nous soulignons : « Pour autant, [Brasillach] appréciait-il vraiment [Degrelle] en tant qu’homme ? Pas sûr. Pierre Pellissier, un des biographes du poète assassiné, écrit dans Brasillach… le maudit que le charme entre les deux hommes était “très fragile”. On peut imaginer que Brasillach était parfois quelque peu exaspéré par le tonitruant Degrelle, nombriliste en diable, qui monopolisait la parole, pérorait pendant des heures […]. » Et de concéder alors : « Brasillach note avec tact que “ce qu’on raconte (au sujet de Degrelle) n’est pas toujours vrai”, mais qu’il “n’est pas de grand mouvement sans la collaboration de la légende”. Avant de rebondir sur une encore plus méchante méchanceté : « On pense évidemment à cette fameuse phrase qu’Hitler aurait prononcée et qu’aimait rappeler Degrelle : “Si j’avais un fils, j’aurais aimé qu’il vous ressemble”. Hitler l’a-t-il vraiment prononcée ? »

     

    Mais la remarque de Brasillach porte sur ce qu’ « on » raconte, pas sur ce que « Degrelle » dit. Et elle n’est pas à prendre dans un sens négatif puisque l’auteur ajoute aussitôt : « Encore faut-il songer que la réalité est parfois plus belle, qui fait aujourd’hui d’un garçon de trente ans le chef d’un grand parti, et demain, qui sait quoi encore ? Sans vouloir préjuger de l’avenir, comment ne serait-on pas curieux de connaître cette espérance nouvelle ? » Brasillach ne met donc aucunement son lecteur en garde « avec tact » face au destin hypothétique, sinon douteux de Léon Degrelle : il en attend au contraire de grandes et belles choses. Alors, évoquer là comme un véritable mensonge de Léon Degrelle la « fameuse phrase qu’Hitler aurait prononcée et qu’aimait rappeler Degrelle » (et à laquelle Brasillach ne pouvait « évidemment » pas penser huit ans à l'avance !) relève de la malveillance gratuite et de l’antipathie sournoise (à propos de cette « fameuse phrase » d’Adolf Hitler et de sa parfaite vraisemblance, voir notre blog, entre autres, au 21 juin 2018) !

     

    Nouveau bidouillage du contexte, à propos de « l’insigne du parti » (à ce propos, il faut redire que Rex n’a jamais été un parti, mais s’est toujours voulu un « mouvement », car, selon Léon Degrelle, « Parti signifie quelque chose de séparé, c’est se couper d’une partie des gens. Mouvement, c’est ce qui avance », in Jean-Michel Charlier, Degrelle Persiste et signe, p. 109) : il « comporte les trois lettres de Rex, la couronne et la croix, un insigne compliqué, vaguement chinois, qu’on retrouve sur le drapeau rouge et les livres. » Spieler ne justifie pourtant en rien cette prétendue critique lorsqu’il croit utile de se référer –encore et toujours de manière tout-à-fait apocryphe–, à Serguei Tchakhotine, l’auteur turco-russe du Viol des foules par la propagande politique selon qui « un sigle se doit d’être simple et facilement reproductible ». S’il mit ses théories en œuvre en inventant les trois flèches dirigées à gauche vers le bas, sigle repris après-guerre par le parti socialiste français, son manuel doctrinal ne fut publié qu’en 1939, soit trois ans après la brochure de Brasillach et ne peut donc qu’être parfaitement étranger à ses commentaires sur Rex !

    7 SA Steeman Editions Rex-horz.jpg

    L’ « insigne compliqué, vaguement chinois » emblématique des éditions Rex, puis du mouvement Rex, a été dessiné en 1928 par Richard Krack (1906-1975), originaire du Luxembourg belge comme Léon Degrelle, professeur de dessin industriel à l'Institut Cardinal Mercier de Bruxelles, militant à l’Association Catholique de la Jeunesse Belge et dessinant pour les revues Le Blé qui lève et L’Effort où écrivait également Léon Degrelle : il fut un rexiste de la première heure. Il illustra notamment Le Christ-Roi de Mgr Louis Picard, aux éditions Rex (1929). L'idée de la croix jaillissant de l'avant de la couronne que Richard Krack a stylisée dans son emblème vient de la statue monumentale du Christ-Roi sculptée par Henri Holemans et inaugurée en 1927 à proximité de la basilique Saint-Martin, à Halle, non loin de Bruxelles. Une photo de cette statue illustrait l’article La Royauté du Christ, de Mgr Joseph Schyrgens, en première page du XXe Siècle, juste à côté du troisième article de Léon Degrelle sur la persécution des Cristeros au Mexique, Comment on meurt pour le Christ-Roi, le 28 octobre 1928 (sur les liens entre Léon Degrelle, Mgr Picard et Mgr Schyrgens, voir l’introduction de : Léon Degrelle, Cristeros, Aux origines de Tintin, L’Homme Libre, 2019).

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    De plus, Robert Brasillach ne critiquait pas la reprise par le mouvement Rex de l’insigne des éditions du même nom dont on eût pu craindre que le caractère compliqué freinât son essor politique. Il expliquait au contraire son origine et sa simplification pour mieux s’ouvrir aux non-croyants : « Rex […] deviendrait un mouvement purement politique, admettant croyants et incroyants. L’emblème du parti n’en resta pas moins l’ancien insigne des éditions, qui comporte les trois lettres de Rex, la couronne et la croix : insigne compliqué, vaguement chinois, qu’on retrouve sur le drapeau rouge et sur les livres. Pour ceux dont la croix gênerait les opinions, ils arborent simplement les trois lettres »…

     

    Plus loin, à nouveau, Robert Spieler fait semblant de noter les réticences de l’auteur du Voleur d’étincelles à propos de présumées outrances du flamboyant chef de Rex : « Brasillach qui, il est vrai, n’a jamais pratiqué l’insulte et la violence verbale, […] fait preuve d’une étrange prudence, d’une curieuse modération dans son commentaire, écrivant : “Nous sommes trop mal renseignés pour savoir si les accusations portées par Léon Degrelle contre les vieux partis ne sont pas excessives. D’autre part, un étranger aurait scrupule à se mêler des luttes intérieures de la Belgique : cela ne nous regarde strictement pas” ».

     

    Mais il n’est, encore une fois, aucunement question de « réticences » de la part de Robert Brasillach qui, ne voulant pas se mêler des affaires intérieures belges (il a rappelé la rupture de l’alliance franco-belge, l’empêchement d’une réunion de Léon Degrelle à Paris ainsi que l’interdiction de vente en France de la presse rexiste), relate au contraire le bien-fondé des thèses degrelliennes reconnues par la justice belge en enchaînant : « Il faut pourtant dire que Rex a gagné à peu près tous les procès qui lui furent intentés ; quant à ceux qu’il a perdus, les jugements ont été rendus avec des attendus si sévères pour les plaignants qu’il a emporté une véritable victoire morale. Voilà déjà qui peut nous paraître significatif ». Ajoutant d’ailleurs à l’intention de ses compatriotes que le « sursaut d’honnêteté, de dégoût du parlementarisme » qui s’en est suivi en Belgique, « semble seulement s’être organisé avec une vigueur, une absence de niaiserie et de compromissions, qu’hélas ! nous n’avons pas connues » en « France après l’affaire Stavisky » !

     

    9 Principes rexistes Jean Denis.jpegDe même, en ce qui concerne les « idées rexistes », Spieler prétend livrer la pensée de Robert Brasillach quand ce dernier écrit à propos du livre Principes rexistes de Jean Denis qu’il « peut paraître aux esprits difficiles d’un art assez sommaire ». Mais c’est que justement, Brasillach ne se voit pas en esprit difficile, en ratiocineur raisonnant à perte de vue, ce qui lui permet d’affirmer, à propos de ce livre : « Mais il est clair, mais il est net, et on y trouvera longuement exposés les motifs de la nouvelle révolution nationale. » Et les quelques réserves de Brasillach que souligne Spieler sont immédiatement nuancées : « Je ne crois pas qu’il faille y attacher une grande importance » et sont suivies de pages entières exposant le programme rexiste…

     

    Nous nageons désormais en pleine malhonnêteté intellectuelle, car comment appeler autrement cette volonté systématique de vouloir faire dire à Robert Brasillach le contraire de ce qu’il écrit ? Sans doute l’amitié que porte Robert Spieler à Francis Bergeron l’aveugle-t-elle au point de prendre ses vessies pour des lanternes et d’épouser sa marotte antidegrellienne… Pourtant ce n’est certes pas gratuitement que son propre hebdomadaire n’hésita pas à présenter ce pseudo-biographe comme « recourant régulièrement à la désinformation » (Rivarol, 13 novembre 2019) ! Plus récemment encore, un ancien militant de Jeune Nation s’y indignait du traitement « bâclé, inexact, réducteur et malveillant » que Bergeron avait réservé dans sa gazette à Pierre Sidos, le fondateur de l’Œuvre française, à l’occasion de son décès (Rivarol, 16 septembre 2020).

     

    Pourtant Robert Spieler pouvait-il douter de l’authentique fraternité spirituelle entre Robert Brasillach et Léon Degrelle ? Lui qui rappelle que « En même temps, Degrelle lisait les poètes et publiait même quelques vers ». Comme s’il était étrange de rencontrer un Léon Degrelle poète, lui dont la toute première publication fut le poème En regardant tomber les feuilles, dans L’Avenir du Luxembourg du 5 novembre 1922.

    10 Voilà Brasillach.jpegLe magazine rexiste Voilà (« Gazette hebdomadaire de la bonne humeur » dirigée par le degrellien Victor Meulenijzer) du 30 janvier 1942 affiche en couverture le portrait de Robert Brasillach venu prononcer, à l’invitation du Nouveau Journal de Paul Colin, une conférence à Bruxelles à l’occasion de la publication de Notre Avant-guerre. En effet, pour Voilà, Robert Brasillach est « une étoile de première grandeur de la France nouvelle. […] La forte personnalité de Brasillach, son grand talent d’écrivain, son rôle de chef de file dans toute une partie de la presse française actuelle, nous faisaient un devoir de lui consacrer ce numéro. » Rappelant l’intérêt de l’écrivain français pour Léon Degrelle et le rexisme, l’éditorialiste précise également : « Dans la suite, son amitié pour les dirigeants de ce mouvement ne se départit jamais, en dépit des fortunes diverses que devait connaître le parti du national-socialisme belge. » Victor Meulenijzer conclut son article par cette fine observation du rôle que s’est assigné le jeune écrivain dans l’urgence du combat pour l’Europe nouvelle : « [Robert Brasillach] parcourt la France en tous sens, en d’incessantes tournées de conférences, sentant vivre autour de lui ce vieux peuple qui tente une ultime cure de jouvence, achevant d’ouvrir les yeux à ses compatriotes et proclamant sa foi dans la jeunesse qui s’éveille à un nouvel après-guerre. »

     

    Mais si Spieler donne à l'expression « en même temps » le sens macronien du paradoxe, Robert Brasillach l'utilise au sens premier de « au même moment » où le jeune Léon entreprenait ses études, « il publiait même quelques vers, Tristesses d’hier ou ce recueil intitulé : Mon pays me fait mal, dont le titre, aujourd’hui, semble prophétique. »

     

    Dans les pages suivantes, Brasillach s’attardera plus longuement sur le poème Prière à Notre-Dame de la Sagesse, « une émouvante prière, qui est comme le testament spirituel de sa jeunesse ».

     

    Mais c’est surtout Mon pays me fait mal qui retient l’attention, y compris de Robert Spieler à qui le caractère « prophétique » dans tous les sens du terme n’a pas échappé puisque c’est « un vers que Brasillach reprendra à son compte dans les Poèmes de Fresnes, peu de temps avant d’être assassiné. » Mais ce qui lui échappe apparemment, c’est l’étroite proximité d’âme entre les deux poètes que cet emprunt révèle, compte tenu surtout que l’auteur des Poèmes de Fresnes, attendant l’exécution de la sentence de mort qui le frappe, se l’autorise au moment suprême…

     

    L’évidence est donc aveuglante que Brasillach n’a jamais voulu écrire un pamphlet contre Degrelle, mais un livre d’information sur un phénomène politique nouveau, qui est à la fois une chronique où sa sympathie transparaît à chaque page.

     

    Nous étonnerons-nous qu’en conclusion, Robert Spieler prétende entendre « tout de même de curieuses réflexions » et, rassemblant quelques questions rhétoriques hors de leur contexte, ose trancher : « On a connu Robert Brasillach plus enthousiaste » !

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    Le Prière d’insérer de l’édition originale de Léon Degrelle et l’avenir de “Rex”. Son but ? « Exposer en toute impartialité les désirs et les espérances de ces milliers d’hommes réunis autour d’un jeune chef, […] un homme curieux entre tous. ». En d’autres termes, dire « la vérité sur un parti et sur un animateur déjà saisis par la légende ».

     

    Ne nous privons donc pas de lui remettre sous les yeux la véritable conclusion de l’auteur de Léon Degrelle et l’avenir de “Rex” saluant en eux le triomphe de la jeunesse :

    « Quand Léon Degrelle refuse le qualificatif de mouvement dictatorial pour Rex, il déclare que “Rex, c’est l’épanouissement de l’homme et du citoyen, c’est la reconstitution de la communauté populaire, c’est la certitude d’un régime en contact avec toutes les couches de la nation”. J’avoue que je suis touché par ces paroles, dont nous aurions à faire notre profit, et qui laissent à l’homme sa double personnalité d’individu et d’être social. Et je dois dire qu’un point particulier me séduit singulièrement dans ce mouvement et dans la personne de Léon Degrelle. Il ne me semble pas qu’on l’ait jamais mis en valeur comme il convient. Parmi les animateurs d’hommes qui ont paru en Europe après la guerre, le dernier venu est aussi le plus jeune. […] Léon Degrelle est le premier-né des chefs qui n’ont pas fait la guerre, qui étaient encore dans l’enfance lorsqu’elle éclata et qui, s’ils ont décidé de ne pas en oublier les leçons, ne comprennent peut-être pas ces leçons comme leurs aînés. […] J’entends bien qu’une certaine expérience manquera aux générations nouvelles, mais qui sait si elles n’auront pas, en contrepoids, un certain don de liberté? Léon Degrelle est donc encore presque un jeune homme, et c’est cela qui rend son aventure plus extraordinaire. […] Chez nous, on commence d’abord par se méfier de la jeunesse. Le premier mérite de Rex serait de changer tout cela. Tout contact avec le jeune mouvement, et plus encore avec le bébé belge, nous enseigne la valeur de la jeunesse. […] C’est cette jeunesse qui éclate aux dernière lignes de sa récente Lettre aux Français, quand, après avoir adjuré la France de se retrouver, de construire l’Etat, de reconnaître ses traditions nationales et son chef, son chef ouvrier et paysan, Léon Degrelle termine par des lignes qui font penser à quelque Bonaparte devant ses soldats d’Italie par le même rythme, la même confiance de jeune barbare en l’avenir. Les Français qui veulent la renaissance de leur nation ne peuvent mieux faire que de les méditer ».

     

    Robert Brasillach confirmera son sentiment dans l’article de Je suis partout de novembre 1937 (cité ci-avant) où il redit son admiration pour celui qu’il avait appelé « ce poète de l’action » et qui, s’il avait perdu électoralement face à l’alliance de New York, de Moscou et de Malines, jouissait néanmoins de « la victoire de la foi ». Il y réaffirmera aussi sa totale confiance en son mouvement : « L’avenir est heureux pour Rex » !

     

    On n’a pas connu Robert Brasillach moins enthousiaste.

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    Lorsqu’il visitait l’Alcazar de Tolède (ici, à la fin des années quatre-vingt), Léon Degrelle rappelait toujours le récit de Robert Brasillach évoquant, dans Les Cadets de l’Alcazar, le sacrifice du fils du colonel Moscardo qui refusa de faire pression sur son père pour qu’il capitule et mourut au cri de « Vive le Christ-Roi ! ». Il ne manquait pas non plus d’y associer le martyre de l’écrivain-poète revigorant le peloton d’exécution en lui criant « Courage ! » et accueillant le feu de salve en clamant « Vive la France ! »

     

  • L’engagement de vie de Léon Degrelle

    1906 – 1994

    88 ans d’un Apostolat de Rectitude Morale et de Justice Sociale

     

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    Les quasi quatre-vingt-huit ans de la vie de Léon Degrelle ont toujours été placés sous le signe de la foi catholique et inspirés par la volonté de l’incarner dans ses œuvres.

     

    Aussi ne passerons-nous pas ce jour de recueillement et d’hommage à l’occasion du vingt-sixième anniversaire de la disparition du plus charismatique des chefs de peuple européens à nous confiner dans une tristesse stérile, même si notre chagrin est réel. Mais il nous pousse surtout à nous inspirer de sa vie, toujours tendue comme un arc vers le vrai, le beau et le bon.

     

    Cette orientation, malgré tous les obstacles, toutes les trahisons, toutes les désillusions, toutes les calomnies, tous les échecs, toutes les condamnations, inspira toujours et de manière absolue ses pensées et ses actes.

     

    En témoigne éloquemment, ce manifeste écrit aux tout débuts du mouvement rexiste et publié dans un numéro spécial de l’hebdomadaire Soirées, soulignant simplement son exigence de service et de sacrifice, mais aussi son essence de noblesse et de joie.

     

    3207028788.jpegCet engagement de vie proposé par Léon Degrelle aux jeunes de son pays, fut bien entendu celui qui non seulement enflamma sa propre jeunesse, mais anima sa vie entière d’écolier espiègle et d’enfant de chœur dévoué, de poète de la Création et de l’Amour, de meneur estudiantin, de journaliste éveilleur des consciences, de tribun politique, de soldat de la croisade antibolchevique pour l’Europe nouvelle, de héraut de la révolution nationale-socialiste, de chroniqueur de l’histoire authentique du XXe siècle…

     

    Une vie nous exhortant sans cesse à l’indispensable révolution des âmes.

     

    Une vie marquée du sceau de l’Honneur et de la Fidélité.

     

     

    AVENIR

     

    Tout est à faire. L’apostolat moderne, tel que nous le concevons aujourd’hui encore n’est qu’un mot. Mais ce mot nous le ferons vivre avec notre jeunesse, avec notre idéal et avec le sang qui court dans nos corps.

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    Léon Degrelle, écolier et enfant de chœur : « Nous avions ri, beaucoup  joué. Était-ce mal ? Jésus aussi jouait dans son pays natal. Et, sûrement, gobait les œufs des hirondelles, Comme nous, et rongeait les acides prunelles... C’était permis, cela. Même être un peu fripon, Pour rire, quand le cœur chantait comme un pinson ! » (La Chanson Ardennaise, p. 183)

     

    « Je me souviens, j’avais huit ans, j’étais un petit gamin de rien du tout: chaque matin pourtant, à cinq heures et demie, je partais à travers la vallée de la Semois, par une obscurité absolue, dans la neige épaisse souvent, vers le vieux clocher de ma paroisse. [...] Je grimpais tout en haut de l’église, par des échelles raides, pour aller sonner les cloches. Un gamin de huit ans, qui s’en va ainsi tout seul à travers la nuit, qui grimpe ainsi dans le mystère d’une tour, qui ne s’affole pas, a déjà reçu une empreinte, une leçon. » (Léon Degrelle : Persiste et signe, p. 26)

     

    *

    *  *

     

    Nous voici au poste où Dieu nous a placés pour Le servir. Le bonheur est là, et la douceur de vivre et la force d’espérer. Nous serrons les dents aux heures lourdes. Nous ne voulons ni faiblir, ni trahir. Nous demandons simplement au peuple qui nous suit de mêler son travail au nôtre, d’unir ses efforts à ceux que nous faisons pour donner un souffle et un cœur nouveaux au catholicisme chez nous. Nous ne sommes qu’au début de notre action. Mais, sans ces débuts, rien ne se fera.

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    « Quand j’avais vingt ans, l’évidence était là déjà: beaucoup d’ouvriers vivaient en dehors de toute vie spirituelle. Ils vivaient en dehors de la religion parce que la religion était liée à toutes sortes de formes de domination du capitalisme. [...] C’étaient aux laïcs chrétiens à retrousser leurs manches pour pétrir la pâte temporelle. Dans les luttes sordides des partis et de la surenchère syndicale, l’Eglise ne devait, à aucun prix, embourber son action spirituelle. [...] dès alors, tout jeune que je fusse, j’ai entrepris une action apostolique directe, vivante, près des masses. » (Léon Degrelle : Persiste et signe, p. 50)

     

    Si nous gagnons ces premières batailles, demain nous repartirons avec des muscles plus forts et des battements de cœur plus vigoureux. Chaque jour doit s’envoler avec des coups d’ailes clairs et sensibles. Ne tolérons dans notre élan ni lourdeur, ni nonchalance, ni lassitude.

    Avec une volonté têtue réunissons tous nos efforts.

     

    LD journaliste.jpgLe journaliste de combat Léon Degrelle : « J’ai commencé par étriper dans Vlan les pseudo-catholiques. Oui ! C’était une question de sincérité ! Ah ! mais alors, quel vacarme ! Je militais toujours au sein de l’Action catholique. Et je m’en prenais aux grands bonzes, pharisiens tout-puissants ! Mais, c’est précisément en tant que catholique qu’il me fallait botter ces gens-là, qu’il me fallait les flanquer en l’air comme des quartiers de viande putréfiée ! Ces gens-là, malheureusement, dominaient le pays. Et ces gens-là payaient grassement tout le monde, y compris la sainte Eglise. »
    (Léon Degrelle : Persiste et signe, p. 70)

     

    *

    *  *

     

    Nous avons, autour de nous, des vies dont nous pouvons tout recevoir et tout exiger. On ne réussit pas seulement en s’appuyant sur des fortunes, mais sur des sacrifices, sur des immolations totales. La jeunesse qui se donne à nous sait que notre action est juste, noble, nécessaire ; qu’au milieu de la veulerie sans nom d’aujourd’hui, nous représentons l’intrépidité, l’initiative, l’organisation, la discipline ; que nous voulons, avec une énergie sauvage, implanter notre idéal ; que nous portons en nous la foi divine et l’énergie humaine ; que nous culbuterons tout pour triompher.

     

    Annotation 2020-03-30 131120.pngLe tribun politique Léon Degrelle : « Tous ces scandales, cette déchéance de l’honnêteté et de l’honneur, cette impudeur dans la certitude de l’impunité, cette passion de l’argent qui balaye conventions, dignité, respect de soi-même, cette immoralité devenue inconsciente, décèlent un mal infiniment profond qui réclame des remèdes d’une égale ampleur. […] Nous ne sortirons de cette déchéance que par un immense redressement moral, en réapprenant aux hommes à aimer, à se sacrifier, à vivre, à lutter et à mourir pour un idéal supérieur. Et c’est parce que nous avons saisi la nécessité, à côté d’un ensemble de réformes structurelles, d’un retour à l’héroïsme, à l’abnégation, au désintéressement, à la fraternité, que nous voulons apporter des bases sûres et durables à la reconstruction du pays de demain. » (Duchesse de Valence, p. 170)

     

    Ceux qui nous suivent, nous suivront jusqu’au bout. On le sait. On le voit. Qui arrêterait un tel élan ?

     

    *

    *  *

     

    Rien, pas même les plus amères douleurs, n’empêchera notre action de s’amplifier, de s’épanouir, de tout submerger tôt ou tard. Nous y donnerons toutes nos énergies jusqu’à notre dernier râle, avec fougue, avec rigueur, avec un mépris absolu des transactions, des concessions, des reculades. Nous jouerons toujours pile ou face. Nous voulons tout ou nous ne voulons rien.

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    Pour le soldat Léon Degrelle, la foi catholique n’est aucunement inconciliable avec le sursaut régénérateur du national-socialisme : « Au front, je n’ai pas, en quatre ans, entendu, une seule fois un général prononcer un propos anti-religieux. Les aumôniers naviguaient –le catholique et le protestant accouplés– comme il leur plaisait ; et certains avaient le verbe agressif. Beaucoup de bonnes choses du national-socialisme auraient été dédouanées par l’Eglise, un jour ou l’autre. Je suis convaincu qu’on fût arrivé à créer un état de paix satisfaisant et spirituellement fécond entre l’Eglise et l’Europe Nouvelle. » (Duchesse de Valence, p. 386)

    « Hitler, en six ans, de 1933 à 1939, ramena de l’abîme son pays anéanti, rendit un travail digne et rémunérateur à six millions de chômeurs en détresse, réconcilia, dans le respect de la justice, les classes sociales, rivales mortelles la veille encore, refit du peuple paysan un peuple solide et honoré, glorifia la famille, apporta à la jeunesse un idéal de feu, fomenta une révolution scientifique multiforme… En quelques années, il avait fait de l’Allemagne prostrée un pays totalement rénové. » (Le fascinant Hitler, p. 95)

     

    Venez à nous les intransigeants, les apôtres farouches, qui préférez l’échec total au succès médiocre, le rugissement dangereux du lion aux bêlements interminables des brebis.

     

    Léon DEGRELLE

    (Soirées, 25 août 1933)

     

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  • Une surprenante publication de Rivarol (3) : Comment démolir Léon Degrelle en faisant semblant de l’apprécier…

    Voici donc le troisième volet de notre réponse à l’article de Paul-André Delorme publié par Rivarol, le 11 avril dernier, aux pages 10 et 11.
    Entre-temps, nous avons bien entendu écrit à la rédaction pour marquer notre surprise consternée face à la publication dans cet hebdomadaire de haute tenue intellectuelle et morale d’une « biographie » célébrant apparemment Léon Degrelle, flamboyant fasciste wallon, mais reprenant en réalité la plupart des poncifs de l’antidegrellisme, et ce, quelques jours seulement après le vingt-quatrième anniversaire de sa disparition.

    Le directeur de la rédaction, M. Jérôme Bourbon, nous a assuré de sa compréhension et proposé de faire valoir notre point de vue dans le « Courrier des lecteurs », ce que nous avons fait en un bref article renvoyant les lecteurs de Rivarol à notre blog, car nous aurions eu besoin sans aucun doute également de deux pages entières de l’hebdomadaire pour détailler notre mise au point…

    Degrelle Léon (Palais de Chaillot 5.03.44) 01.JPGComme nous l’avons montré, les bévues, lapsus et autres pataquès ne manquent pas : relevons encore l’erreur de prénom du frère de Léon Degrelle sauvagement assassiné à Bouillon le 8 juillet 1944 : il ne s’agit pas de « Gérard », mais d’Edouard Degrelle ! Par ailleurs, « les collaborationnistes français […] Doriot, Déat et de Brinon » n’ont jamais honoré Léon Degrelle « de leur présence lors de certains de ses discours en Belgique » ; ils ont par contre tous bien assisté au fameux meeting du Palais de Chaillot à Paris, le 5 mars 1944…

    Mais bien plus grave est la reprise inattendue des calomnies diffamatoires à l’égard de Rex et de son Chef ou du persiflage gratuit des affirmations de Léon Degrelle, dans l’intention d’établir et stigmatiser ses prétendues rodomontades de mythomane.

     

    Dans cette avant-dernière mise au point, nous donnerons un exemple significatif de calomnie diffamatoire.

     

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  • L’Encyclopédie de De Bruyne : mensonges et perfidie (5)

     

    léon degrelle,mgr picard

    Léon Degrelle et Mgr Picard : une amitié indéfectible

     
    « En décembre 1933, [Mgr PICARD] le met devant le choix entre ses intérêts politiques et l’A.C.J.B., les deux étant incompatibles. »

    À nouveau, la réalité est biaisée : tout est exprimé comme s’il y avait une rupture définitive entre Mgr Picard et Léon Degrelle, ce qui ne fut jamais le cas, les deux hommes se conservant mutuellement la plus grande estime et la plus profonde sympathie.

    C’est en effet le secrétariat général d’Action catholique (dirigé par Giovanni Hoyois) qui, le 22 décembre, envoie cette « lettre de rupture » et non Mgr Picard.

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  • L’Encyclopédie de De Bruyne : mensonges et perfidie (4)

     

    Pour Christus Rex, les éditions Rex

     

    L’engagement au service de Christus Rex

     

    15 XXs 27 10 1928 Mexique1.jpg« Séjour (déc. 1929-févr. 1930) au Mexique où il prend fait et cause des [sic] Cristeros, rébellion paysanne qui souhaite défendre l’Eglise catholique face à l’Etat mexicain, alors fortement anticlérical. »

    Ce n’est pas un simple « séjour » qu’a effectué Léon Degrelle au Mexique (c’est-à-dire y passer un certain temps), mais un « reportage » sur le terrain, rencontrant les protagonistes du conflit, visitant les lieux du pouvoir et des combats.

     

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  • Découvrez le Calendrier 2017 du « Dernier Carré »

    246 (1).jpgC’est en remettant de l’ordre dans ses archives qu’un ami collectionneur a retrouvé ce vieux calendrier de REX, bien abîmé (les souris ?) et où manque désormais la dernière page du mois de décembre…

    Sachant que le « Dernier Carré » publie tous les ans un calendrier célébrant les Anciens et leur engagement politique et militaire, il nous l’a remis car de rapides recherches avaient établi qu’il s’agissait du calendrier pour l’année 1939 et que toutes les dates correspondaient à celles de… 2017 !

    Nous avons donc décidé de vous le proposer en l’état, en essayant de rétablir les textes tronqués. Et nous avons bien entendu ajouté une page pour décembre, illustrée d’un portrait peu connu de Léon Degrelle, datant de la même époque.

    Ce qui est surtout intéressant, ce sont les citations degrelliennes éclairant la nature spirituelle, morale, sociale, esthétique de la révolution rexiste. De même que les éphémérides marquant les jours de l’année. Toutes ces références témoignent du patriotisme absolu de ces militants qui nourrissaient leur nationalisme, non de rancœurs et de mesquineries, mais des certitudes de l’Histoire et des devoirs qu’elles impliquent, pour justifier la projection du destin de leur nation dans ses frontières authentiques au sein de l’Europe nouvelle.

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    Ce sont elles qui ont transformé les Légionnaires wallons en fiers Bourguignons dont l’héroïsme fut célébré à travers toute l’Europe. Ce sont elles qui ont presque permis que se réalise le rêve fascinant de la résurrection de la Grande Bourgogne au sein de l’Empire Européen !...

     

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    Calendrier 2017


    Le calendrier 2017 du « Dernier Carré » reproduit le calendrier historique restauré de REX de 1939.

    Nous vous le proposons au prix de 21 euros (franco de port), à verser au compte IBAN: BE 04 2100 4559 7631 (BIC : GEBABEBB), en spécifiant en communication « Calendrier 2017 » et le nombre d’exemplaires souhaités.

     

     

  • Un point de vue flamand : « Léon Degrelle et la Légion Wallonie : la collaboration en Belgique francophone »

    Oorlogskranten LD.jpgÀ l’occasion de la sortie d’un numéro consacré à Léon Degrelle, nous avons présenté sur ce blog l’entreprise Journaux de Guerre qui diffuse des fac-similés de journaux (essentiellement) publiés sous contrôle allemand entre 1940-1945, et ce, agrémentés de commentaires on ne peut plus « politiquement corrects » émanant du CEGESOMA (18 mars 2016).

     

    Il existe une édition flamande (de Oorlogskranten) qui vient de publier à son tour (c’est le n° 37 ; en français, c’était le n° 7) la copie du Pays réel du 1er janvier 1941, en même temps qu’un autre quotidien –Vooruit– publiant la traduction néerlandaise du discours de Léon Degrelle au Palais des Sports de Bruxelles, le 5 janvier de la même année, célébrant l’action révolutionnaire du Führer.

     

    L’intérêt de cette publication est que la double page de commentaires censés « encadrer » les dangereux fac-similés, ne reprend absolument pas en traduction les divagations des « experts » cégésomesques, mais propose une contextualisation originale en néerlandais de jeunes historiens flamands réunis en une « association sans but lucratif » Geheugen Collectief – Historisch projectbureau (Collectif Mémoire – Bureau de projet historique).

     

    Contrairement au CEGESOMA qui est une organisation de l’Etat fédéral belge appartenant aux Archives de l’Etat, cette organisation privée se veut un « bureau de recherche historique » au service de ses clients, allant même jusqu’à écrire sur son site internet, dans la présentation de sa Vision entrepreneuriale : « Nous recherchons constamment un résultat non seulement qui vous satisfera mais dont vous pourrez également être fier. Grâce à de nombreuses discussions et un échange de réactions suffisant, nous nous assurons que notre produit sera totalement dans la ligne de vos attentes. Le responsable de projet est votre interlocuteur personnel chargé de tout diriger sur la bonne voie. » Dans cette perspective toute commerciale, les chercheurs du bureau sont « des historiens professionnels qui ont fait leurs preuves […] en rendant l’histoire attrayante auprès d’un large public. » Face à une telle publicité, nous nous attendions donc au pire, mais il faut convenir qu’il n’y a pas pire que le CEGESOMA !!!

     

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  • Un scoop de « Médor » : Rex en technicolor !

    ddd.jpgEn mars dernier, le journal télévisé de la RTBF diffusait une séquence sur la récupération de « clichés peu connus découverts un peu par hasard dans une cave bruxelloise » par le « magazine d’enquête » Médor, par ailleurs totalement inconnu.

    Même si la séquence (toujours visible sur www.rtbf.be/auvio) bénéficiait de l’éclairage objectif de l’historien Mathieu Simons (auteur de l’excellent Rex et l’Ordre Nouveau dans l’arrondissement de Verviers 1935-1945, voir ce blog en date du 30 juin 2016), rien dans ce que montrait la télévision belge francophone n’avait l’air particulièrement inédit, ce qui apparentait plutôt le reportage à un film promotionnel pour un nouveau magazine en quête de publicité et de lecteurs. Le fait d’ailleurs que les photos ne soient pas reproduites dans leur état d’origine, mais aient été colorisées faisait même penser sinon à une supercherie, en tout cas à une manœuvre sensationnaliste.

    Nous avions d’autant plus rapidement oublié ce « scoop » que nous n’avions jamais trouvé trace de la publication Médor chez aucun libraire… Jusqu’à ce que nous tombions par hasard sur elle, parmi les innombrables bandes dessinées d’un magasin spécialisé du centre de Bruxelles !

     

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