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édouard hubot

  • La bande de bras « Wallonien »

     

    Un nom allemand voulu par Léon Degrelle ?
    Allons donc !

     

    Dans notre dernier article consacré au Légionnaire Edouard Hubot, nous avons montré la photo le représentant en SS-Funker lorsqu’il rejoignit la Sturmbrigade Wallonien en septembre 1944 (voir ce blog au 23 janvier 2021).

    Il portait alors la bande de bras Wallonien qui allait équiper bientôt les Bourguignons dans les derniers mois de la guerre.

    Bande bras Wallonien.jpg

    Alors que la Légion Wallonie, après d’âpres négociations entre, tout d’abord, Léon Degrelle et le Gruppenführer (général) Gottlob Berger, puis, après leur échec, entre Léon Degrelle et le Reichsführer Heinrich Himmler, a été versée dans la Waffen-SS le 1er juin 1943, ce n’est que très tardivement que lui fut accordée la bande de bras d’appartenance à son unité.

    La création de ce brassard peut être considérée comme une marque d’estime car toutes les unités de la Waffen-SS ne portaient pas nécessairement de bandes de bras (la 33e Division SS Charlemagne, par exemple, n’en reçut jamais ; on notera au passage que le nom officiel allemand de cette unité était 33. Waffen-Grenadier-Division der SS Charlemagne, avec le nom français de l’Empereur d’Occident et non la traduction allemande « Karl der Große »). De plus, ce brassard distinctif pouvait être supprimé en manifestation de blâme comme l’ordonna, par exemple, Adolf Hitler pour les troupes SS n’ayant pas réussi à contenir l’avance soviétique en Hongrie (dont la Hitlerjugend et la Leibstandarte SS Adolf Hitler elle-même).

    Uniformes janvier 2021 a.jpg
    Le hasard des publications veut que la revue Uniformes (Le Guide du collectionneur et de la reconstitution) de janvier-février 2021 publie un bref article consacré à « La Bande de bras Wallonien ». Il y est précisé qu’il s’agit d’une « des bandes de bras les plus rares qu’il soit possible de posséder », mais qu’il y a trois ans et demi, un lot fut redécouvert chez un cordonnier de Grafenwöhr, un village de Bavière, entre Bayreuth et Nuremberg, où se trouvait un camp militaire. Ce lot figurait parmi toutes sortes de bandes d’autres unités, telles la Wiking ou la Nederland, et servaient occasionnellement de… lacets de fortune !

    Deux lettrages sont présentés : l’un avec la base du « W » en pointes aurait été tissé par la manufacture Bevo de Wuppertal ; de l’autre avec la base plate, aucun détail n’est fourni, mais André Liénard l’identifie comme le « type RZM » (Légion Wallonie, t. 2, p. 15). Le site « Militaria » Helmut Weitze Militarische Antiquitäten KG, qui explique avoir racheté ce lot en 2017, vend chacun de ces Ärmelbänder au prix cassé de… 3500 euros !

    Helmut Weitze Ärmelband Wallonien.png

    La revue note que la bande de bras Wallonien « a dû être distribuée au début de l’année 1945 » seulement, ce qui est bien vraisemblable car Uniformes publie également une photo de Léon Degrelle avançant dans la boue à l’aide d’une canne et portant sa bande de bras, mais sans en préciser l’origine. Léon Degrelle, qui porte les Feuilles de Chêne (après le 25 août 1944 donc) se trouve en fait sur le front de Poméranie : nous sommes donc bien fin février-début mars 1945. Cette date tardive pourrait expliquer la découverte de ce lot de bandes de bras toutes neuves qui n’auraient pu être fournies à temps à leurs destinataires.. Mais cette bande ne peut-elle avoir été manufacturée plus tôt, puisque la photo d’Edouard Hubot que nous avons publiée est postérieure (mais de combien ?) à son retour de septembre 1944 à la Wallonie ?

    LD Uniformes.jpg

    légion wallonie,édouard hubot,bande de bras,waffen ss,revue "uniformes",le combattant européen,jean mabire,théo verlaine,le combattant ssChez Théo Verlaine (La Légion Wallonie en photos et documents, p. 300), les rares photographies montrant des Bourguignons arborant la bande de bras datent toutes de l’engagement en Poméranie, en février 1945 : sur une photo prise « à Stargard », au PC de la SS-Division Wallonien, on reconnaît les Légionnaires « José Janssens et Jean Lekeux »; ce dernier, en uniforme, arbore la patte de col d’Oberscharführer (adjudant), mais aussi la fameuse bande de bras « Wallonien ». Une autre photo, datée également de « Poméranie, en février 1945 », nous montre les Légionnaires « Emile Van Isschot et un certain Collard » portant leur bande de bras (p. 295).

    LD Bande Bras 1.jpegPour en terminer avec cette question de datation, voici une photo de Léon Degrelle sur le Front de Poméranie où la Division Wallonie est engagée dans l’opération Sonnenwende censée refouler les Soviétiques hors des frontières du Reich : les combats commenceront le 16 février.

    La photo (extraite de l’album de Jean Mabire et Eric Lefevre, Légion Wallonie. 1941-1944, p. 229) montre l’ Obersturmbannführer (lieutenant-colonel) Léon Degrelle, Commandeur de la Division, contempler la bande de bras, manifestement cousue de fraîche date sur sa manche gauche. Sans doute est-il le premier à en avoir disposé car les Légionnaires qui l’entourent joyeusement n’ont également d’yeux que pour elle, signe qu’ils la découvrent et ne l’ont pas encore reçue…
    La bande de bras « Wallonien » date donc bien de la mi-février 1945.

     

    Plus interpelant est le commentaire de l’auteur de l’article d’Uniformes, car elle implique un jugement politique : « On notera que sur la bande de bras il est inscrit Wallonien et non Wallonie comme c’est le cas sur l’insigne de manche. Cela est due [sic] à la germanisation du nom suite au plaidoyer de Léon Degrelle présentant les Wallons comme étant des Germains afin de faciliter leur intégration à la SS. »

    Si pendant tout le temps de son service dans la Heer, l’armée de terre de la Wehrmacht, l’unité des Belges francophones au Front de l’Est a été appelée « Légion Wallonie » par la presse rexiste et belge en général, son nom officiel était bien, en allemand, Wallonisches Infanterie-Bataillon 373. Et c’est Léon Degrelle qui, pour calmer l’ire de certains Légionnaires refusant d’endosser l’uniforme feldgrau au camp d’entraînement de Regenwurmlager, obtint du commandement allemand de porter l’écusson distinctif aux couleurs nationales surmontées du nom, en français, « Wallonie ».

    Légion Défilé 21 août 41 (1 Cie) sans écusson.JPG

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    Arrivés en Allemagne au camp d’instruction de Regenwurmlager, les Volontaires wallons ont reçu, non sans réticence, leur uniforme feldgrau et ont immédiatement commencé leur formation : drill, manœuvres de jour, exercices de nuit, tir,... Après quelques jours, ils sont déjà capables de défiler en bon ordre, mais… sans avoir encore reçu leur écusson « Wallonie » qui n’arrivera qu’à la mi-septembre 1941. La 1ère Compagnie défile ici dans le camp, le 21 août : Léon Degrelle se trouve au premier rang, à droite.

    On le voit, lorsque Léon Degrelle a prise sur les événements, il ne manque jamais d’imposer le français : la direction de la Légion restera toujours aux mains des Wallons et la langue de commandement sera toujours le français : les Allemands présents à la Légion ne sont que des officiers de liaison ou des conseillers, parlant tous français.

    Cet attachement à la langue maternelle des Wallons et des Belges francophones, ne veut évidemment pas dire ignorance de leurs racines germaniques historiques. C’est ce que Léon Degrelle affirme haut et clair dès son discours saluant le départ des premiers Légionnaires qu’il accompagne dans la croisade antibolchevique, le 8 août 1941, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles : « Pour nous, Wallons, Germains de langue française, jaillis de la même race que nos frères du Nord et de l’Est, ce grand rassemblement des Européens à l’assaut du bolchevisme a des résonances toutes spéciales. » (voir ce blog au 17 octobre 2018)

    Combattant Européen avril 43 Titre.jpeg

    Combattant SS 17.08.44.jpeg

    La presse même des Volontaires pour la Croisade européenne contre le bolchevisme n’a jamais donné d’autre nom que français à leur unité, même après le passage à la Waffen-SS : c’est ainsi que « Légion Belge “Wallonie” » deviendra «Brigade d’Assaut SS Wallonie». Cependant, le nom historique « Légion Wallonie » demeure toujours.

     

    Mais le chroniqueur d’Uniformes ne fait de toute évidence référence qu’au discours de Léon Degrelle au Palais des Sports de Bruxelles, le 17 janvier 1943, passé dans l’Histoire comme le « Discours sur la Germanité des Wallons », précédant immédiatement l’intégration dans la Waffen-SS. Et peut-être ne fait-il que paraphraser la légende donnée par Jean Mabire et Eric Lefèvre à la photo de Léon Degrelle découvrant sa bande de bras : « La bande de bras de la 28e SS-Freiw.-Grenadier-Division [Wallonien] porte le nom de l’unité en allemand, conséquence du fait que les Wallons sont considérés, grâce à Léon Degrelle, comme un peuple “germanique”. »

    Or les mots « germanité » ou « Germains de langue française », contrairement au discours de 1941, ne seront pas prononcés en 1943. Le plus important, pour Léon Degrelle, est de démontrer par l’Histoire, la linguistique, la toponymie, le folklore… la spécificité germanique des origines wallonnes. Et de brosser à grands traits l’histoire de nos Provinces attachées à l’Empire germanique, face à la rapacité de la France : « Nous qui avions, pendant mille ans, Wallons comme Flamands, lutté contre l’envahissement français, qui avions vu vingt rois de France jeter implacablement leur bélier furieux dans notre frontière du sud, nous qui avions lutté pour la Somme pendant cinq siècles, et défendu pied à pied Arras et Lille, Valenciennes et Cambrai, Douai et Dunkerque contre l’envahisseur, nous qui avions connu les bombardements de Liège par le maréchal de Villeroy nous qui avions vu pendant le XVIIe et le XVIIIe siècles, l’impérialisme français s’emparer six fois de Mons, forcer Namur, inonder et ravager nos provinces, nous qui, des Eperons d’Or à Waterloo, n’avions connu qu’un long combat de toutes races mêlées du sud, nous avions finalement abouti à l’impasse de 1830. […] Nous étions, pourtant, une race puissante, descendue en deux vagues irrésistibles de l’Elbe et du Rhin, trois siècles avant Jésus-Christ, et au déclin de la domination romaine. Race germanique d’une pureté incontestable. […] Notre sang était vierge de tout mélange, vieux sang germain épandu jusqu’à la Somme. […] La Wallonie, fief de l’Empire à travers la Principauté de Liège, qui rayonnait jusqu’à Charleroi, Dinant, Thuin et Bouillon, avait monté la garde avec une énergie farouche. […] Son langage, dialecte latin et non français, allait se viriliser par l’enrichissement d’un nombreux vocabulaire germain. D’origine germanique, le nom de Liège ! Germain, même, le nom de Wallon ! Germaniques, les noms d’innombrables villages de la Meuse et de ses affluents ! Germaniques, tant de consonances pittoresques, fleurs vigoureuses de l’Est rejaillies à travers quinze siècles de vie populaire. […] »

    Et ce rappel historique était on ne peut plus tactique, comme Léon Degrelle l’analyse d’ailleurs froidement pour son interviewer Jean-Michel Charlier en 1976 :

    « Germanité des Wallons ? Germains de langue française ? Qu’est-ce que cela voulait dire ? […] S’il y a un peuple qui, par son sang et par son histoire, est germanique, c’est le peuple wallon. Extraordinaire ? Mais enfin ! Il n’est jamais monté en Wallonie de peuplade romaines ! Il n'est jamais monté en Wallonie de populations françaises non plus ! Les Wallons descendent exclusivement des grandes vagues humaines qui sont arrivées de l’Est, voilà plus de vingt siècles déjà, avant et pendant la décadence de Rome. […] Mais ne nous y trompons pas, les évoquer était, de ma part, un calcul, une tactique, beaucoup plus qu’une théorie. […] Mais cette proclamation tactique de la germanité des Wallons était une astuce. Je me servais de l’argument, véridique en soi, parce qu’il permettait d’assurer à nos revendications une base indiscutable. […] En 1942, le mot “germanique” était un mot magique. Précisément, les Wallons étaient originaires de cet espace-là. C’était vieux ? Vieux de deux mille ans ? Sans importance. Sur l’échiquier politique d’alors, c’était important : alors pourquoi ne pas utiliser cet argument-là ?... » (Jean-Michel Charlier, Léon Degrelle : Persiste et signe, pp.304-305)

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    Léon Degrelle prononce son « Discours de la germanité des Wallons », le 17 janvier 1943 devant 25.000 personnes au Palais des Sports de Bruxelles : il s’agit tout autant d’impressionner le Führer Adolf Hitler que le Reichsführer Heinrich Himmler. Il gagnera sur toute la ligne ! 

    Et cette tactique paya. En mai, c’est un Himmler tout d’affable compréhension qui, ayant rappelé auprès de lui, au Grand-Quartier Général de Hitler en Prusse-Orientale, un Léon Degrelle qui s’était montré intraitable avec son factotum, le général Berger, entame de nouvelles négociations. Et il semble s’amuser à les mener pied à pied avec un Léon Degrelle décidé à imposer ses Wallons et lui-même comme les représentants de leur peuple, à égalité avec les autres peuples de la nouvelle communauté européenne. Et Himmler céda sur toutes les conditions mises par le futur « Chef de Peuple » à l’incorporation de son unité dans la Waffen-SS : à commencer par le commandement autonome et l’utilisation du français comme langue véhiculaire ! (voir ce blog au 20 juillet 2018).

     

    On le voit donc, prétendre que le « Wallonien » allemand tissé sur la bande de bras proviendrait « du plaidoyer de Léon Degrelle présentant les Wallons comme étant des Germains » relève autant de l’élucubration naïve que de la confusion chronologique.

     

    Le Légionnaire Henri Philippet aurait raconté que, pour remettre le nom de leur unité en français, certains Légionnaires auraient cousu leur bande de manière à cacher le « n » final dans un repli (André Liénard, Légion Wallonie, t. 2, p. 15). On peut penser que si Léon Degrelle avait eu quelque mot à dire en cette matière, la bande eût sans nul doute porté le nom français de son unité. Mais en tout état de cause, Léon Degrelle, Chef de peuple dans l’Europe nouvelle pour laquelle il offrait sa vie, ne se prêta pas à la mesquinerie de maquiller ce nouvel emblème : il s’en montre d’ailleurs particulièrement fier sur le témoignage photographique que nous avons repris ci-avant !...

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    Gros-plan sur la veste d’uniforme de Léon Degrelle, telle qu’elle se trouvait dans sa garde-robe de Malaga, jusqu’en 1994.

  • A propos du Légionnaire Edouard Hubot

     

    Légionnaire sur le Front de l’Est, il dut aussi combattre
    sur le « Front intérieur »

     

    Passionné d’histoire (et pas seulement de la Seconde Guerre mondiale), M. T.V. compte parmi nos lecteurs les plus avertis et minutieux. Attentif à notre évocation du Légionnaire Edouard Hubot, à l’occasion de la publication du calendrier 2021 du Dernier Carré (voir ce blog au 20 janvier dernier), il nous a envoyé un « commentaire » tellement plus précis et étoffé que notre articulet qu’il s’agit d’une véritable contribution que nous nous devons de mettre en ligne comme telle.

     

    Roger Lambert + Edouard Hubot.JPGEdouard Hubot (à droite) pose aux côtés de son beau-fils Roger Lambert, en uniforme des Formations de Combat, dans la scierie que les parents de ce dernier possédaient à Vresse (voir ce blog au 18 février 2020). Les parents Lambert (Léon était député rexiste de Vresse) furent assassinés par la Résistance dans leur voiture en juillet 1944 et leurs enfants se réfugièrent à Dinant. En septembre, Edouard Hubot organisa le départ des Rexistes de Dinant vers l’Allemagne et rejoignit la Sturmbrigade Wallonien avec Roger (concernant les liens et le destin des familles Hubot et Lambert, voir ce blog au 18 février 2020).

     

    Né à Falmignoul le 14 février 1900, Rexiste depuis 1936, Edouard Hubot exerçait la profession de géomètre du cadastre. Au début de l’Occupation, il fut nommé chef de l’arrondissement de Rex-Dinant et supervisait ainsi huit groupes locaux (Jemelle-Rochefort, Dinant-Sud, Ciney, Beauraing, Gedinne, Bièvre, Dinant-Centre et Yvoir). Il présida également le cercle Rex-Philatélique de Namur-Dinant et fit activement du recrutement lors de la mise sur pied de la Brigade Motorisée de Rex.

     

    Engagé à la Légion Wallonie le 29 juillet 1941, il fit partie du 1er contingent de volontaires wallons pour le front de l’Est. Après une rapide instruction au Regenwurmlager, il gagna la ligne de front et participa aux terribles combats de Gromowaja Balka. Atteint de fièvre, il fut évacué dans le Brisgau. Après une convalescence en Belgique, il retourna à Meseritz le 15 juillet 1942 où il fut réformé (mais pas démobilisé) pour raisons médicales (novembre 1942).

     

    Rentré au Pays, il suivit un stage de dix jours à L’Honneur Légionnaire au printemps de 1943 puis installa et prit la tête d’un bureau de cette organisation à Dinant. Le 1er janvier 1944, il fut rattaché au SS-Hauptamt-Wallonische Stabskompanie der Waffen-SS auprès de la Dienststelle SS-Gruppenführer Jungclaus (avec le grade de SS-Sturmmann).

     

    Il fut un indicateur très actif pour le compte des bureaux de la Sipo-SD de Charleroi et de Dinant (et participa également à plusieurs opérations sur le terrain avec cette même police). Nommé Gefreiter en mars 1943, il passa ensuite sous-officier et fut décoré de la KVK II et de la médaille Winterschlacht im Osten. A la fin de l’Occupation (juillet-août 1944), alors qu’il dirigeait le bureau de L’Honneur Légionnaire à Mariembourg, il organisa l’évacuation des Rexistes avec l’appui de la Kommandantur de Dinant. Après son départ pour l’Allemagne, il reprit du service au sein de la Sturmbrigade « Wallonien » le 5 septembre 1944. Il fut fait prisonnier par les Alliés le 2 mai 1945.

     

    Condamné à mort par le Conseil de guerre de Dinant du 3 avril 1946, il verra sa peine commuée en travaux forcés à perpétuité par Arrêté Royal du 27 août 1951. Pendant son procès, il ne nia pas ses agissements et n’hésita pas à s’accabler à plusieurs reprises pour épargner à ses subordonnés le courroux de la Justice belge.

     

    Hubot Edouard SS Front.jpg

    A la Sturmbrigade, Edouard Hubot était affecté aux transmissions comme le montrent l'appareillage en cours d'essai ainsi que l’écusson frappé de l’éclair argenté du Funker (opérateur radio) qu’il porte sur la manche gauche. Remarquons également la bande de bras Wallonien qui vient d'être mise à disposition des Bourguignons (fin 1944-début 1945).

  • Calendrier 2021 du « Dernier Carré »


    N
    otre calendrier de cette année a choisi de vous proposer des photographies peu courantes du Mouvement rexiste, de Légionnaires et de leur Chef, Léon Degrelle, dans leurs activités politiques plutôt que militaires.

    La particularité de cette édition est que le verso de chaque page affiche l’agrandissement de la photo illustrant le mois en cours.

    Calendrier 2021 Janvier.jpeg
    Ainsi de la photographie du mois de janvier, celui des bonnes résolutions, montrant la famille Hubot dont nous allons dire un petit mot.

     

    Elle est ici réunie pour le déjeuner dans le jardin et profite d’un intermède entre les plats pour manifester ses convictions et résolutions rexistes : nous sommes probablement en 1936 lors de la campagne contre les banksters et les pourris de tous les partis politiques, à commencer par celui qui, de par son nom même, eût dû se montrer irréprochable, le Parti Catholique (voir ce blog aux 6 et 8 avril 2017 et 13 mai 2018).

    Tous les membres de la famille, de la grand-mère aux petits-enfants, manifestent leur soutien au Mouvement Rex, en même temps que leur volonté d’assainissement de la vie politique en effectuant le salut rexiste et en brandissant qui sa brosse, qui son balai, qui son battoir à tapis !

    Le papa, Edouard, est le chef de Rex-Dinant et, à 41 ans, n’hésitera pas à s’engager, à la Légion Wallonie, partant en compagnie de Léon Degrelle avec le premier bataillon vers le Front de l’Est, le 8 août 1941.

    Guerre Edouard HUBOT famille.jpgQuoiqu’âgé déjà de 41 ans, Edouard Hubot s’engagea dans le tout premier contingent des Volontaires wallons pour la Croisade contre le bolchevisme. Il pose fièrement dans son uniforme de la Wehrmacht, avec l’écusson tricolore belge de la « Wallonie » sur la manche gauche. Derrière lui, ses deux petites filles ont bien grandi depuis 1936 : la plus grande était la seule à effectuer le salut rexiste correctement du bras droit !

     

    Il sera démobilisé en mai 1943 et s’occupera, entre autres activités politiques, de L’Honneur Légionnaire, le service social de Rex présidé par l’épouse de Léon Degrelle, Marie-Paule Lemay (voir ce blog au 8 août 2017), chargé de venir en aide aux familles des Légionnaires (notamment à leurs veuves et orphelins).

    En septembre 1944, vu la progression des alliés en Belgique, Edouard Hubot organise le départ en Allemagne des Rexistes de Dinant exposés au terrorisme aveugle des « résistants ». C’est alors que, plus que jamais fidèle à son idéal d’Ordre nouveau, il décidera de renouveler son engagement dans la Légion, devenue entretemps la SS-Sturmbrigade Wallonien.

    Sa famille le paiera cher au moment de l'« épuration » et lui-même se verra condamné à mort à l’issue de la guerre, accusé d'avoir été « indicateur de la SD » de Dinant.

    Dédicace Léon à Edouard Hubot.JPG

    Fidèle absolu de Léon Degrelle, Edouard Hubot ne se séparera jamais de cette photo dédicacée du Chef.


    Pour obtenir le calendrier de 2021 du « Dernier Carré », il suffit de verser 18 euros (frais de port compris) au compte BE04 2100 4559 7631 de notre association. N’oubliez pas de mentionner l'adresse de livraison (et, si besoin, le nombre de calendriers souhaités) !

  • « Epuration » : la face cachée de la « Libération »

    Repressieverhalen 1.jpgL’hebdomadaire flamand ‘t Pallieterke, s’inquiétant fort judicieusement de l’orientation que prendraient les célébrations du septante-cinquième anniversaire de la « Libération » de la Belgique en septembre 1944, avait lancé un «appel à témoins» afin de documenter la « face (éternellement) cachée » de ce qu’on s’apprêtait à fêter. C’est qu’il craignait à juste titre qu’aucune cérémonie n’évoque la répression sauvage dont furent victimes, non seulement ceux qui crurent en l’ordre nouveau ou sympathisèrent avec l’Allemagne victorieuse, mais même ceux qui n’eurent pour seul tort que d’être dans le collimateur –pour quelque raison que ce soit– de ceux qui se découvrirent soudainement une vocation de « résistant » épurateur… (voir ce blog au 6 juillet 2019)

     

    Cet appel à témoins concernait bien évidemment toutes les régions de Flandre, mais également de Wallonie puisqu’une simple recherche sur Google avait montré au rédacteur en chef Karl Van Kamp qu’à part une photo de femmes tondues à Charleroi, il n’y a pratiquement rien à trouver sur le Net, comme si « ce pan de l’histoire avait été consciencieusement gommé de la mémoire francophone », comme si « du côté wallon, il n’y avait eu que de courageux résistants alors que du côté flamand, il n’y avait que des collabos. Cette fable est tellement ancrée dans les esprits que même en Flandre, on finit par y croire. »

    Exécutions collabos.jpg

    Nous avons bien entendu répercuté cet appel sur le blog « Dernier Carré – Léon Degrelle » et avons envoyé le témoignage de notre amie V. dont la famille fut durement, longuement et tellement arbitrairement éprouvée au sortir de la guerre. Mais à notre grande surprise, ce témoignage n’a guère intéressé puisqu’il ne fut jamais publié (ni même accueilli par un accusé de réception), comme s’il dérangeait la thèse dénoncée selon laquelle les Wallons considèrent les Flamands comme des Kollabos et eux-mêmes comme de purs « résistants » au monstre nazi.

     

    Qu’importe. Foin de ces ressentiments imprégnés des frustrations linguistiques d’un autre temps ! Nous publierons donc de notre côté ce témoignage emblématique (des milliers de Wallons et Bruxellois francophones pourraient certainement en raconter autant s’ils pouvaient enfreindre le tabou du mensonge officiel). Tout en demeurant particulièrement fiers de nos héros du Front de l’Est, qui crurent magnifiquement en une Europe libérée des matérialismes capitaliste et bolchevique et régénérée dans un Ordre nouveau où nos patries charnelles eussent retrouvé leur destin historique.

    Tondues.jpg

     

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