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lucien rebatet

  • Robert Brasillach-"Bardache" ? Léon Degrelle-"Amidon" ?

     

    La différence entre une insulte crapuleuse

    et un sobriquet moqueur

     

     

    La publication sans autre intérêt que nuisible de la traduction des délires d'un évangéliste américain nous a récemment fait réagir dans un bref commentaire. Le doctrinaire pseudo-biblique prétendait en effet établir sa théorie sur les origines sexuelles du nazisme grâce, entre autres, à ce que nous pourrions appeler la Preuve par Degrelle et Brasillach (ce blog au 4 mai 2026 ; merci encore à Xavier pour le renseignement).

     

     

     

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    Même s'il se virent souvent au cours des années 1936-1937, nous ne connaissons pas de photographies montrant ensemble Léon Degrelle et Robert Brasillach. Ce document fictif les réunissant a été réalisé par intelligence artificielle à partir de clichés du Chef de Rex d'octobre 1936 et du rédacteur en chef de Je suis partout de novembre 1941.

     

     

    Dans un message sur son réseau social, le traducteur assurait ainsi avoir découvert « que l'homosexualité et la pédérastie formaient le fil rouge qui permet d'expliquer bien des engagements en faveur du nazisme, y compris de collaborateurs célèbres comme Léon Degrelle ou Robert Brasillach ».

     

    Et d'illustrer son propos par des citations anodines de La Campagne de Russie qu'il voudrait lubriques, Léon Degrelle osant, par exemple, se décrire, lui et ses Légionnaires, « Vigoureux et nus, [...] nageant sans fins [sic] dans la mer chantante »... En ce qui concerne l'auteur de Léon Degrelle et l'avenir de Rex”, il affirme tout aussi gratuitement que « Brassilach [sic] était surnommé Bardache », engageant son lecteur à découvrir (inutilement !) l'étymologie du mot pour bien le comprendre (précisons aussi que, tout à sa foldinguerie, Stanislas Berton ne lit même pas correctement ses sources : c'est Maurice Bardèche qui y est surnommé bardache et non Robert Brasillach, voir ci-après).

     

    Nous avons dit notre ahurissement devant pareilles insanités. Le prétendu surnom –dont nous n'avons jamais trouvé la moindre occurrence dans les nombreuses biographies de Brasillach– n'aurait pas manqué de nous interpeler, vu la proximité avec Bardèche, le nom du beau-frère et ami intime du poète fusillé.

     

     

     

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    Suzanne Brasillach et Maurice Bardèche, mariés depuis un an, partagent leurs vacances d'été 1935 dans les Pyrénées Orientales avec Robert, leur frère et beau-frère. Les deux amis, auteurs du premier ouvrage historique consacré au Septième Art, en profiteront pour peaufiner leur Histoire du Cinéma (photo extraite de Bernard George, Robert Brasillach écrivain, Production littéraire, 1992).

     

     

    C'était sans compter sur la vigilance de notre fidèle lectrice Léonie ! Intriguée, elle eut l'heureuse idée de se renseigner sur Internet. Ce qui nous a valu son intéressant commentaire que nous reproduisons ici :

    « En associant les deux mots "bardache" et "Brasillach" sur Google, l'Intelligence Artificielle (!) m'a répondu que c'est l'écrivain René Étiemble qui a donné ce surnom à Brasillach (en même temps d'ailleurs que "Brasillèche", pour Maurice Bardèche).

    Si j'ai bien compris (car l'info était en anglais!), il s'agit d'un jeu de mots sur leurs deux noms pour souligner l'amitié qui les apparentait à un "little couple" (sans rapport donc avec le sens donné par Littré : "Terme obscène signifiant mignon, giton" puisque l'autre surnom ne veut rien dire).

    Etiemble était leur condisciple au Lycée Louis le Grand : je suppose donc qu'il s'agissait d'une blague de potache, comme le surnom "amidon" donné à Léon Degrelle par ses condisciples chez les jésuites de Namur (sans autre connotation non plus!). »

     

    La supposition bienveillante de Léonie rend bien évidemment justice à sa noblesse d'âme. Une recherche complémentaire nous a cependant appris que la blague qu'elle pensait avoir été innocemment imaginée par le potache Étiemble ne date pas des années où il fréquenta Robert Brasillach et Maurice Bardèche au Lycée Louis le Grand. Ces surnoms ont été décernés avec une méchanceté délibérée en 1955 –quelque dix ans après le meurtre légal du jeune écrivain– par cet admirateur forcené de Mao Tsé-Toung. Et il s'agissait bien de salir la réputation de ses cibles impuissantes car on peut être assuré que « Brasil-lèche » veut effectivement faire le pendant explicite de l'obscène « Bardache » !

     

     

    La haine d'Étiemble, dix ans plus tard

     

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    Le « nous », qui ne se veut pas majestatif, constitue de toute évidence une usurpation de pluriel : il est bien clair que jamais personne n'a traité Robert Brasillach de bardache ou brasillèche, à part Étiemble-la-haine, un des plus infâmes individus des Lettres françaises, s'en prenant rageusement, 10 ans après son martyre et par écrit dépité, au poète bouleversant de Mon pays me fait mal et Les noms sur les murs, supplicié le 6 février 1945 au Fort de Monrouge.

     

    Seule, une Alice Kaplan, enseignant la littérature française dans une université américaine, a ramassé ce crachat pour le faire mousser dans son The Collaborator : the trial and execution of Robert Brasillach (Chicago, 2000), alimentant aujourd'hui les délires du maboul évangéliste et de ses disciples.

     

    Kaplan Brasillach.pngEn lui accordant inopinément crédit et visibilité, Kaplan commit surtout, à notre sens, une grave faute académique puisque, faisant semblant de croire que la saleté proférée par Étiemble relevait d'un ragot connu de tout un chacun, elle se donne la peine de décortiquer pour son lecteur anglophone le jeu de mots inusité du calomniateur : « In a postwar essay, schoolmate Etiemble famously dubbed Brasillach and Bardèche brasillèche et bardache (lèche in French means "lick" and bardache means a boy lover or young prostitute) ». Déplorant ensuite qu'on ait pu ignorer ce « témoignage » : « Because of the homophobia and sarcasm of these references, it is tempting to ignore the entire issue. » (p. 7). En fait, le but de la manœuvre de Kaplan était d'apporter des éléments justificatifs au réquisitoire du procureur Reboul qui, en évoquant Oscar Wilde au procès de l'écrivain, avança que l'amour de Brasillach pour l'Allemagne équivalait à une trahison perverse de la France !...

     

    Pour éviter tout risque d'équivoque sexuelle à propos du surnom « Amidon » donné d'emblée à l'encore timide Léon Degrelle par ses condisciples narquois lorsqu'il entra chez les jésuites du Collège Notre-Dame de la Paix à Namur, donnons la parole au principal concerné : « De mon univers de gamin des bois, on me plongeait brusquement dans une lourde casemate, parmi deux cents aristos, à peu près tous garçons des villes, moitié noblesse, moitié grosse bourgeoisie. Je ne connaissais personne. Brusquement, ces hautes murailles grises, ces visages inconnus ! Je me cachais pendant la récréation, pour rester seul.

     

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    À table, je me tenais muet, raide comme un piquet. On m'avait baptisé “amidon”. Surtout je me demandais si je serais capable de suivre les Cours. J'étais entré en Troisième Latine. Les programmes ne correspondaient pas avec ceux de mon Institut. J'étais un an en retard en mathématiques et en grec. Mais les Jésuites sont des maîtres-hommes. Au bout de huit jours, mon professeur m'avait pris en main. Le premier concours était le concours de français, heureusement. Je sortis premier sur trente. Le soir même, le sobriquet amidon disparaissait. » (Degrelle m'a dit, pp. 37-38).

     

     

    La haine d'Étiemble, vingt-cinq ans plus tard

     

    S'il fallait encore se convaincre de la mauvaiseté rancuneuse du crapuleux personnage qu'était Étiemble, voici quelques extraits de sa lettre haineuse publiée dans Le Monde du 14 février 1970. Elle se voulait une réponse vertueuse à la double page que le quotidien avait consacrée au vingt-cinquième anniversaire de l'exécution du malheureux écrivain : « [...] tout ce [que Robert Brasillach] écrivit pour demander la mort des gaullistes, des résistants de toute obédience, des juifs et d'autres criminels, dont six millions au moins, par ses soins diligents, furent très bien massacrés dans les camps hitlériens. [...] Car, enfin, ne biaisons point : Brasillach n'est pas un poète assassiné. Il fut condamné à mort pour avoir obstinément, haineusement, demandé, obtenu la mort de plusieurs millions de ses frères humains. [...] je sais gré au général de Gaulle d'avoir gardé la force d'âme suffisante pour ne pas céder à toutes les illustres signatures qui lui demandaient la vie sauve pour ce pourvoyeur de charniers. [...] »

     

     

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    La double page d'hommage à Robert Brasillach publiée par Le Monde, le 7 février 1970, telle que reproduite par les Cahiers des Amis de Robert Brasillach (n° 16, intercalaire entre les pages 6 et 7).

     

     

    Cette détestation fanatique trouvait en réalité sa source –le comptable inflationniste des prétendues victimes du poète tient d'ailleurs à le raconter dans cette même lettre– dans une ancienne humiliation que lui auraient infligée des Camelots du Roi à l'occasion d'une conférence où il manifesta sa cuistrerie précoce : « Dès 1929, je lui interdis [à Brasillach] de passer à moins de six pas de moi dans Paris, sous peine de recevoir une paire de gifles, et voici pourquoi : j'avais assisté à une réunion d'Action française, pour m'informer [...]. Comme je refusais de me lever à un moment où la réunion publique tournait à la cérémonie religieuse, le service d'ordre des camelots du roi m'entraîna hors de Bullier et, au nom de l'Action française, quelques coups de poing américains m'écrasèrent le visage et me brisèrent plusieurs dents. Le lendemain matin, mon excellent camarade de khâgne et de Normale, Robert Brasillach, cet homme, nous le savons tous, qui avait le génie de l'amitié, vint me donner le coup de pied de l'âne à un moment où mon état physique ne me permettait pas de lui répliquer comme il le méritait. »

     

    Il est important de noter ici qu'en racontant ce souvenir, le sénile atrabilaire ne faisait que radoter en amplifiant singulièrement (et donc mensongèrement) tous les détails la frustration qu'il évoquait déjà, quinze ans auparavant, dans Littérature dégagée : « Quels salauds, pourtant, dès 1929 ou 1930 ! [...] Un jour que j'avais eu l'occasion d'apprécier de façon moins tolérable encore que d'habitude un trait du caractère de Brasillach [...] je lui interdis de jamais passer dans Paris à moins de trois mètres (était-ce trois pas ?) de moi ! Assez veule pour subir cette injonction, comment plus tard n'eût-il pas collaboré ? » (p. 168). Imprécisions dans les dates et les distances (qui n'existeront plus quinze ans plus tard), mais pas question ici de réunion d'Action française, de camelots du roi, de gifles, de dents cassées, de coups-de-poing américains ou de coups de pied de l'âne. Par contre, en 1970, il ne sera curieusement plus question de surnoms à connotation sexuelle. De même qu'Étiemble se présente alors en malheureuse victime d'un coup bas de Brasillach, tandis qu'en 1955, c'est lui qui aurait humilié le veule froussard dans l'antichambre de la collaboration !...

     

    Monde 1970.06.14.jpeg

     

    Une bassesse aussi turpide n'a évidemment pu susciter qu'un torrent de réactions indignées dont le souvenir a été conservé dans les Cahiers des Amis de Robert Brasillach (n° 16, Été 1971).

     

    Nous y épinglerons le « déculottage » cuisant infligé par Lucien Rebatet dans le Rivarol du 26 février 1970 : « Je dis que c'est une basse et stupide vilenie de la part d'Étiemble que de mettre en doute, en alléguant un obscur incident à Normale, le courage d'un homme qui a reçu la mort aussi héroïquement que Robert. Quand on trépigne de joie sur la tombe d'un adversaire, vingt-cinq ans après sa mort, cela témoigne d'une constance dans la haine que je ne commenterai pas, mais qui disqualifie certainement Étiemble pour le personnage du grand humanitaire qu'il prétend être. » (p. 31).

     

     

    Étiemble, un haineux convulsif !

     

    Et tant qu'à évoquer des incidents personnels, Rebatet a rappelé la méchanceté viscérale du pharisaïque donneur de leçons de morale : « en visite à la N.R.F., je me trouvai dans le bureau de Dominique Aury en même temps qu'Étiemble. Nous nous connaissions de vue, sans nous être jamais adressé la parole. Au bout d'un moment, Dominique Aury, qui me manifestait beaucoup d'amitié, nous dit : Allons, cessez de vous regarder en chiens de faïence. Vous avez l'air idiot. Ayez un geste ! Je n'étais pas chaud pour le geste. Étiemble s'avança. Je fis le reste du chemin. Bref, nous nous serrâmes la main et nous bavardâmes très naturellement de littérature pendant près d'une demi-heure. Comment qualifier le monsieur qui, après avoir accepté de serrer la main d'un adversaire lequel a pratiqué lui-même l'oubli des injures, déplore, dix-huit ans plus tard, que la IVe République l'ait laissé en vie, et s'alarme de lui voir relever son mufle sanglant ? » (p. 31).

     

     

     

    Rebatet Figaro 1946.11.19.png   robert brasillach,maurice bardèce,bardache,amidon,brrasillèche,stanislas berton,association des amis de robert brasillach,arb,suzanne bardèche,rené étiemble,alice kaplan,lucien rebatet,dominique aury,pierre-antoine cousteau,louis védrines,franglouille,sorbonagre,robert faurisson

    Pendant le procès des journalistes de Je suis partout où il sera condamné à mort en compagnie de Pierre-Antoine Cousteau, Lucien Rebatet est scruté par les journalistes : à gauche, photographie publiée dans le quotidien gaulliste Le Figaro du 19 novembre 1946 ; à droite, caricature parue dans Le Franc-tireur, ancienne publication clandestine de la Résistance, du 23 novembre suivant.

     

     

    Il faut dire qu'à la fin de sa diatribe hystérique, Étiemble associa le chroniqueur implacable des Décombres à son aversion pour Brasillach : « Menacée aujourd’hui de toutes parts, la liberté (sur quoi se fondent toute justice, tout amour et toute vérité) ne peut subsister que si non seulement nous savons mourir pour elle sans broncher, mais que si nous acceptons que des lois iniques nous menacent d'être assassinés par ceux des Brasillach qu'on eut tort de gracier (Le Monde du même jour en célèbre un autre, Lucien Rebatet, dont j'ai célébré le chef-d’œuvre : Les Deux Étendards) et qui déjà, relevant leurs mufles sanglants, réclament à nouveau la peau des juifs, des nègres, des Arabes, des libéraux. » (p. 24).

     

    Si vous avez relu ce paragraphe plusieurs fois pour essayer de le comprendre, ce n'est pas parce que nous en avons mal recopié le texte. L'auteur de Souvenirs parisiens, 1940-1944, Louis Védrines, avait également relevé le galimatias dans sa réaction au Monde : « M. Étiemble, dont on n'aurait pas attendu tant d'ingénuité fournit lui-même une réponse [à « sa haine pour la mémoire de Brasillach »], d'abord lorsqu'il parle (imprudemment) de talent et de facilité, c'est-à-dire de ce qui lui est le plus étranger, ensuite lorsqu'il s'abandonne, in fine, à une étonnante démonstration de charabia, particulièrement savoureuse de la part d'un pourfendeur du franglais. » (p. 29).

     

    Raison pour laquelle sans doute, l'Association des Amis de Robert Brasillach lui avait également décerné le sobriquet (gentiment plaisant, celui-là) : Franglouille.

     

    Plus incisif et pointilleux, le Professeur Robert Faurisson avait, quant à lui, emprunté « Sorbonagre » à la verve de François Rabelais pour désigner cette prétentieuse et malfaisante jacasse.

     

     

  • Rivarol pour 1000 ans !

     

    L'hebdomadaire de l'opposition nationale et

    européenne fête son 75e anniversaire !

     

    Rivarol Jubilé.png

     

    Exemple unique de longévité pour un organe de presse nationaliste, Rivarol a traversé 75 ans de combats incessants contre le mensonge protégé par des lois mortifères, contre la corruption de la classe politique et le règne des puissances d'argent, contre l'inversion de toutes les valeurs et la subversion des esprits et donc, pour la vérité historique, pour la liberté de pensée et d'expression, pour la défense de ce qui fit la grandeur et la puissance de notre civilisation ainsi que la beauté et la séduction de notre culture.

     

    À travers tant de vicissitudes qui ne cessent encore de s'amplifier aujourd'hui –preuve que le Système sait reconnaître ses ennemis les plus redoutables car les plus déterminés– Rivarol se présente plus que jamais comme l'exceptionnelle et indispensable référence journalistique pour la loyauté de ses informations, l'intransigeance de ses principes, la sincérité de son engagement pour la justice sociale et l'identité nationale, la fidélité à son idéal de révolution des âmes indispensable à l'authentique régénération morale et politique de nos peuples.

     

    Chapeau bas !

     

    Ayant rappelé la nécessaire révolution des âmes, comment n'évoquerions nous pas Léon Degrelle qui fut toujours salué dans les pages de Rivarol comme un héraut de ces valeurs universelles par ses meilleures plumes, telles que, par exemple, Lucien Rebatet, Robert Poulet, Camille Galic ou Robert Spieler ?

     

    L'hebdomadaire publia d'ailleurs Les vœux de Léon Degrelle à Rivarol pour 1986 où l'auteur de la Lettre au Pape [Jean-Paul II] à propos d'Auschwitz [ce blog au 25 juillet 2020] écrivait : « Nous menons, parmi les plus grandes difficultés, un combat similaire. Votre solidarité m’a particulièrement réconforté au cours de ces mois où je suis plus traqué que je ne l’ai jamais été. » (Rivarol, 24 janvier 1986).

     

    Aussi était-il naturel que Christophe Georgy, le président du Cercle des Amis de Léon Degrelle, envoie ce vibrant hommage à l'héroïque hebdomadaire de l'opposition nationale et européenne qui le publie dans son numéro spécial du 21 janvier dernier consacré à son Jubilé de diamant (1951-2026 ; plus d'une trentaine de personnalités ont joint leur voix à la célébration de cet anniversaire exceptionnel, dont l'avocat Eric Delcroix, célèbre pour son inlassable combat contre la police de la pensée, Bruno Gollnisch, le directeur de Jeune Nation Yvan Benedetti [ce blog au 6 février 2021], Yvonne, la sœur du Professeur Faurisson, Pierre Gillieth, de Réfléchir&Agir [ce blog au 23 juillet 2021], Roberto Fiorini, de Terre&Peuple, Pascal Junod, président de l'Association des Amis de Robert Brasillach, le directeur du Bulletin célinien Marc Laudelout, l'humoriste Dieudonné, l'historien révisionniste Vincent Reynouard [ce blog au 18 octobre 2024], les écrivains Hervé Ryssen et Alain Soral, le rédacteur en chef de Lectures françaises Mickaël Savigny, la présidente du Cercle franco-hispanique Hélène Grimaldi, Roland Hélie, infatigable animateur de Synthèse nationale,...).

     

     

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    Dessin de Projet KO pour les 75 ans de Rivarol

     

     

    RIVAROL a 75 ans.

     

    Un bon anniversaire et une bonne santé (financière) ! Voilà ce que l'on peut souhaiter à RIVAROL, à son directeur Jérôme Bourbon et à ses collaborateurs qui, chaque semaine, nous informent, nous éclairent et nous « régalent ».

     

    Pour ma part, les premières lectures de notre journal préféré ne datent que de la fin des années 1980. Dès mon engagement dans le nationalisme, parallèlement et même à dire vrai complémentairement à celui au Front National, on m'a mis entre les mains RIVAROL. À l'époque, il y en avait des journaux à disposition et que nous lisions aussi : National-Hebdo, Minute, Aspects de la France et aussi quelques mensuels très intéressants et souvent très politisés et très formateurs : Tribune nationaliste, Le Soleil [Ces deux titres ont subi un arrêté d'interdiction : en janvier 1991 pour le premier qui était le journal du Parti Nationaliste Français et Européen (PNFE) de feu Claude Cornilleau, en novembre 1990 pour le second qui, lui, était l'organe de l'Œuvre française de feu Pierre Sidos], Le Flambeau, Notre Europe combattante, Militant et puis aussi, plus « people », Le Choc du Mois, etc. Tous ces titres ont disparu.

     

     

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    Dessin de Chard pour les 75 ans de Rivarol

     

     

    Et depuis cette époque, c'est l'attente de la réception de RIVAROL dans la boîte aux lettres, le mercredi. Et la « rage » contre la Poste quand il arrive avec plusieurs jours de retard, ce qui se produit régulièrement ! Il me semble me souvenir qu'auparavant, c'était le vendredi que RIVAROL paraissait.

     

    « La politique n'est pas un métier, c'est une croisade » disait Léon Degrelle. Depuis la création de l'hebdomadaire de l'opposition nationale et européenne, comme l'indique le bandeau sous le titre, la direction et les collaborateurs du journal ont changé. Les grandes signatures de l'après-défaite de 1945 sont parties rejoindre le Père. Le talent est resté, il a été adroitement bien transmis. La ligne, elle, est admirablement toujours à la pointe du combat de la défense du vrai, du beau et du bien commun, et de notre France, celle du « Pays réel » et de notre Europe, celle des nations.

     

    La presque totalité des grands titres et des plus petits ont disparu, comme je le disais plus haut. Il faut soutenir ceux qui nous restent. RIVAROL bien sûr, qui est le « navire amiral » de nos idéaux, mais aussi de plus petits vaisseaux tels que Réfléchir&Agir, le Courrier du continent, Lectures françaises, Synthèse nationale, ainsi que des bulletins d'associations diverses : Robert Brasillach, Jean Mabire, Henri Béraud, Cercle Franco-Hispanique, et bien d'autres encore que j'oublie bien involontairement. Nous avons encore de quoi lire, de quoi nous informer et surtout de quoi nous former !

     

     

    Rivarol Miège.jpeg

    Dessin de Miège pour les 75 ans de Rivarol

     

     

    La répression, les attaques de lobbys et de groupes de pression frappent de plus en plus régulièrement et de plus en plus durement RIVAROL et ses collaborateurs. Jérôme Bourbon nous fait part régulièrement de ces péripéties ; je ne rentrerai donc pas dans le détail. Mais ce sont les mêmes qui s'attaquent depuis quelques années au Cercle des Amis de Léon Degrelle –nos adhérents savent de quoi il en retourne. Les mêmes, toujours, qui dernièrement, en novembre 2025, ont fait pression pour interdire une simple messe pour José Antonio Primo de Rivera démandée –comme chaque année– par le Cercle Franco-Hispanique à « Parisalem » (c'est ainsi que Marcel Bucard nommait la capitale). Pression aussi pour la messe pour le Maréchal le 15 novembre dernier, à Verdun. « Ils » interdisent les spectacles de Dieudonné ou de nombreuses manifestations de notre camp. Pour rappel, le dernier Forum de la Nation et les derniers « BBR » datent de 2022 !

     

    « On nous a appris à ne pas discuter la Vérité, mais à la servir » disait aussi Léon Degrelle.

     

    C'est pourquoi nous avons besoin de cette OASis –pardonnez-moi ce jeu de mot– de Liberté et de Vérité, de ce journal, véritable arme de combat, arme de destruction massive de ce système abominable et de l'anti-France.

     

    Lire et faire lire, dans un monde qui ne lit plus ; s'informer intelligemment dans un monde surinformé et manipulé, voilà une « mission » et un devoir qui nous sont indispensables et que remplit parfaitement RIVAROL !

     

    « Il faut toujours prier comme si l'action était inutile et agir comme si la prière était insuffisante » nous enseigne Sainte Thérèse de Lisieux. Tous, nous devons nous mobiliser pour soutenir et maintenir cet hebdomadaire qui est le dernier qui reste encore dans notre camp. Ce projet, ambitieux mais essentiel, me semble finalement, avec volonté, courage, espérance et fermeté sur les principes, à notre portée !

     

    Pour finir, je paraphraserai le titre d'un des ouvrages de Léon Degrelle et demanderai, simplement, à la manière d'une brève prière :

     

    « RIVAROL pour mille ans » !

     

     

    Rivarol 24.06.1994.jpeg

    C'est un appel solennel au respect des dernières volontés de Léon Degrelle que lança Rivarol, le 24 juin 1994, trois mois après la disparition du tribun de la révolution des âmes et la publication de l'ignoble arrêté royal interdisant le retour en Belgique des « restes mortels de Léon Degrelle » (ce blog au 31 mars 2019).

     

    Il fallut attendre encore quelque douze ans pour que l'année du centenaire de sa naissance vît la réalisation de ce vœu, donnant tout son sens au patronyme de ce lieu-dit de Bouillon, dans les Ardennes belges, devenu pour l'éternité le Tombeau du Géant Léon Degrelle (ce blog, entre autres, aux 21 janvier 2016, 31 mars 2019 et 15 juin 2024).

     

    Tombeau Géant Jean DC.png

     

     

     

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  • Degrelle vu par… Lucien Rebatet

    Lucien Rebatet (1903-1972) est l’immortel auteur du roman Les Deux Etendards (1951, chez Gallimard, nombreuses rééditions) et de souvenirs sans complaisance Les Décombres (1942, réédité aux éditions de L’Homme Libre en 2006). Ce dernier ouvrage est celui qui lui vaudra, non le Purgatoire des Lettres, mais l’Enfer, car il désignait les juifs comme responsables de la guerre et de la déliquescence française. Ayant osé proclamer sa fidélité au national-socialisme, il fut évidemment condamné à mort en novembre 1946 avant d’avoir la chance, Vincent Auriol accédant à la présidence de la république en avril 1947, de « bénéficier » des travaux forcés à perpétuité et de la grâce présidentielle en 1950.

     

    388_001.jpgPoursuivant sa carrière journalistique – notamment de critique musical, publiant en 1969 Une histoire de la musique toujours d’actualité – il signera de nombreuses chroniques dans Rivarol, dont ce portrait littéraire de Léon Degrelle, publié le 12 octobre 1961, à l’occasion de la sortie de Degrelle m’a dit…, signé par Louise Narvaez, Duchesse de Valence (sans que le critique ne soit dupe un seul instant !).

     

    ***

    Lire la suite

  • Degrelle. Qui suis-je ? Par Francis Bergeron, éditions Pardès, 2016, 125 pages

    XVII. Un roman médiocre ?


    « Le (médiocre et unique) roman de Degrelle, La Grande Bagarre, publié sous le pseudonyme de Jean Doutreligne (Flammarion, 1951), est proposé à 200 euros par les libraires “qui savent”. » (Bergeron, p. 118)

    Certes, comme disent les « pages roses » du Petit Larousse illustré, « De gustibus et coloribus non disputandum », mais au nom de quel magistère Francis Bergeron peut-il décréter sans autre forme de procès que l’unique roman de Léon Degrelle est « médiocre » ? Indépendamment de sa cote élevée sur le marché de la bouquinerie, à laquelle Francis Bergeron accorde de l’importance, mais qui ne dit évidemment rien sur sa qualité d’écriture, on peut néanmoins penser que le même souffle lyrique, la même élévation spirituelle, le même humour dévastateur animent La Grande Bagarre, comme les autres ouvrages de Léon Degrelle.

    jean doutreligne,léon degrelle,francis bergeron,la grande bagarre,lucien rebatetCar une maison d’édition telle que Flammarion pourrait-elle se permettre d’ouvrir ses portes à de pitoyables gratte-papier ? Ou bien le « scribouillard » Degrelle y bénéficiait-il de complicités ? Malgré l’interdiction d’exercer leur profession pendant un mois imposée en janvier 1946 aux frères Flammarion par la Commission nationale interprofessionnelle d’épuration ?

    Toujours est-il que Flammarion, confiant dans le succès de ce premier essai d’un romancier inconnu, prévit toute une série de tirages de luxe numérotés (dont la cote doit être fabuleuse !) : trente exemplaires sur papier pur fil des Papeteries d’Arches, soixante exemplaires sur papier pur fil Outhenin-Chalandre et deux cent vingt sur papier Alfa.

    L’éditeur n’hésita d’ailleurs pas à présenter l’ouvrage sous les meilleurs auspices : « La Grande Bagarre n’est pas seulement un roman d’anticipation à la Wells ou le récit épique de la fin de notre civilisation, c’est aussi un conte moral et philosophique, donc spirituel et satirique à maints égards. »


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    Quant à Pierre Clostermann, l’as des Forces aériennes françaises libres, auteur à
    succès du
    Grand Cirque, Mémoires d’un pilote de chasse FFL dans la RAF publié également chez Flammarion en 1948, il écrira : « Ce livre m’a fourni une image terrible et vraie de ce que je savais des prévisions des états-majors. »

    La Grande Bagarre fut présenté dans les pages littéraires des journaux belges les plus « résistancialistes » et antidegrelliens, tel Le Soir (24 février 1951) : « Les romans d’anticipation sont en vogue. Le dernier paru, « La Grande Bagarre », par Jean Doutreligne, décrit ce que sera, selon l’auteur, la prochaine guerre. Nous préférons le croire sur parole, plutôt que de vérifier expérimentalement le bien ou le mal-fondé de son exposé. ».

    L’hebdomadaire satirique Pan, quant à lui, avait appris l’identité de Jean Doutreligne. D’où le commentaire plus convenu : « la nouvelle Guerre des Mondes rédigée par un sous-Wells délirant n’épate personne. […] Léon Degrelle, qui se cache sous le pseudonyme de Jean Doutreligne, n’a pas perdu, semble-t-il, le goût de prophétie. Pourtant, la dernière ne lui avait pas réussi. » (Pan n° 351, 12 septembre 1951).

    Annoncé dans l’hebdomadaire français spécialisé Les Nouvelles littéraires du 15 mars 1951  roman pathétique », « une bouleversante anticipation »), La Grande Bagarre sera – aujourd’hui encore – jugé suffisamment emblématique de la littérature d’anticipation pour figurer dans le corpus de la Brève histoire de la science-fiction belge francophone, de Dominique Warfa (Bebooks, 2011).

    Rebatet.jpgEnfin, nous laisserons à la plume la plus autorisée le soin de nous dire que penser du style de Léon Degrelle. C’est Lucien Rebatet, l’auteur des Deux Etendards (le « plus grand roman de l’après-deux-guerres » selon Robert Poulet), qui écrit : « Léon Degrelle est et demeure, à ma connaissance, le seul mortel qui conserve les mêmes dons d’images, d’inventions, de couleurs dans les propos familiers, dans l’éloquence publique et dans l’écrit, jeté sur le papier avec le rythme, l’aisance des tableaux que Rubens peignait pour son plaisir, la Kermesse, le grand paysage de la Wallace Gallery. Comme les peintres de son pays, Degrelle passe en un instant des caricatures énormes – trente comparaisons de l’incongruité la plus joyeuse pour une binette de politicard – à une poésie émerveillée : l’aurore se levant sur les tournesols et les chardons roses de l’Ukraine, dans les pages magnifiques de ses mémoires de guerre. Ce Wallon brun, aux prunelles noires, d’ascendance doublement française, est, sans doute, le dernier représentant de cette verve nordique qui se répandit si puissamment des Ardennes à l’Escaut et qui est si étiolée aujourd’hui. » (Rivarol, 23 février 1956).


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