Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

père jambon

  • Le « Père Jambon » décoré de la Légion d'Honneur

     

     

    À propos d'Édouard, le Papa de Léon Degrelle

     

    En consultant nos archives rivaroliennes pour le 75e anniversaire de l'hebdomadaire de l'opposition nationale et européenne (ce blog au 30 janvier 2026), nous avons retrouvé le tout premier courrier que nous lui avons adressé : c'était en février 2010 ! À cette époque, Rivarol publiait une rubrique « La cuisine de notre Europe » tenue par Franck Nicolle, auteur d'ouvrages consacrés aux cuisines régionales et – surtout !– chef d'un fameux petit restaurant vosgien remarqué et recommandé par tous les guides gastronomiques.

     

    Rivarol 2010.01.29.jpeg

     

    Nous réagissions à la chronique du 29 janvier 2010 « Un gai luron des Flandres, s'en va en Wallonie », truffée de références degrelliennes, issues notamment du livre sans doute le plus difficile à trouver de Léon Degrelle, Tintin, mon copain, comme en témoigne le portrait tintinesque du jeune Léon extrait des dessins de la quatrième page de couverture, ainsi que l’évocation de Christian Simenon (le « frère de », Volontaire du Front de l’Est engagé à la Légion Étrangère et tombé en Indochine) évoqué en fin d'article et qui fait l'objet du trente-cinquième chapitre de l'ouvrage posthume du Commandeur de la Légion Wallonie.

     

    LD Tintin verso.jpeg

     

    Nous souhaitions en fait corriger et préciser les quelques détails donnés à propos d'Édouard, le Papa de Léon Degrelle que Rivarol résumera dans le courrier des lecteurs (le fameux « Droit aux lettres »), le 12 mars sous le titre « Précisions sur le père de Léon Degrelle ».

     

    Ainsi Franck Nicolle racontait-il l'origine de la présence d'Édouard Degrelle en Belgique : « son père était brasseur en France avant de s'expatrier en Belgique en 1901, fuyant la répression anticatholique ».

     

    S’il est vrai qu’Édouard Degrelle fut brasseur, il n’exerça son métier qu’à Bouillon et ce, bien avant 1901. Et si les lois anticléricales françaises obligèrent effectivement les communautés religieuses enseignantes à s’expatrier, elles n'eurent aucun effet sur la vie des Degrelle qui se partagent depuis (presque) toujours entre les deux pays. Même les trois frères jésuites d’Édouard (Henri, Louis et Célestin, ordonnés prêtre respectivement en 1888, 1890 et 1899) n'exercèrent leur sacerdoce qu'en Belgique, Édouard lui-même effectuant ses études (comme d'ailleurs plus tard, son fils Léon) au Collège jésuite Notre-Dame de la Paix de Namur, puis à l’Université Catholique de Louvain où il obtint son diplôme d’ingénieur agronome et brasseur en 1894.

     

     

    Généal. Degrelle.jpg

    Quand les Degrelle vont de France en Belgique, on ne peut vraiment parler d'expatriation, car la nombreuse famille dont Chantal Degrelle (ce blog au 2 septembre 2023) dressa l'arbre généalogique à partir du Livre de Raison hérité de son Papa (ce blog au 24 janvier 2024) se partagea dans une zone géographique située de part et d'autre de l'actuelle frontière séparant la France de la Belgique (documentation Jacques de Schutter). Pour Léon Degrelle, « l'Ardenne est coupée par la frontière belgo-française, ligne arbitraire, souvent modifiée, région pleine de simplicité et de noblesse. » (Mon Combat, s.l., s.d., p. 20).

     

     

     

    C’est alors qu’il effectuait un stage de régisseur au château de Leignon qu’il tomba amoureux de Marie-Catherine Boever qu’il épousa le 23 juin 1895.

     

    Un an plus tard, le couple s’installait à Bouillon où Édouard avait racheté l’une des trois brasseries actives dans la cité ardennaise. Il demanda immédiatement la nationalité belge : c'est un arrêté royal du 14 octobre 1899 qui lui accorda la grande naturalisation (publication au Moniteur belge, le 1er novembre 1899).

     

    Pourquoi Bouillon ? « Car la jeune madame Degrelle [originaire de La Roche, à une bonne soixantaine de kilomètres] souhaite ne pas trop s’éloigner de sa famille et plus rien n’attire le jeune brasseur en France ». (Jean-Marie Frérotte, Léon Degrelle, le dernier fasciste, p. 9). Ajoutons que le bourgmestre de la petite ville ardennaise, le notaire François Marquet (1862-1936), était un cousin de la mère de son épouse.

     

    Brasseur à Bouillon, Édouard ne produisit cependant jamais –malgré l'affirmation de Franck Nicolle– de gueuze, dont l’élaboration est réservée à la Vallée de la Senne bruxelloise dont l’air est, paraît-il, le seul à bénéficier des indispensables ferments Brettanomyces bruxellensis...

     

     

    Brasserie Degrelle Facture Abys.jpg

    C'est le 17 juin 1896 qu'Édouard Degrelle acquit la Brasserie Rogissart, la plus ancienne des trois que comptait Bouillon. Il en conserva le personnel, dont le vieux maître-brasseur de 75 ans, Jules Willaume, qui signera en tant que témoin le registre de la naissance de Léon Degrelle (ce blog au 15 juin 2023).

     

    L'en-tête de ses factures montre qu'Édouard Degrelle ne brassait pas seulement les bières, mais faisait également commerce d'alcool. Malgré que le Comte de Flandre, le prince Philippe, frère cadet de Léopold II et père du futur Albert Ier, fût décédé depuis le 17 novembre 1905, la brasserie d'Édouard Degrelle continua d'utiliser la qualité de fournisseur breveté de sa maison (le titre de comte de Flandre sera attribué une dernière fois, en 1910, à Charles, frère du futur Léopold III et lui-même futur régent du Royaume, ce blog aux 15 août 2021 et 22 mai 2023).

     

    On sera peut-être surpris de voir cette facture de boissons alcoolisées adressée aux Sœurs Visitandines du couvent des Abys, à Paliseul : elles se fournissaient d'une bière légère, à faible degré d'alcool et riche en nutriments.

     

    Soeur Marie Degrelle.jpgAyant préféré quitter l'Allemagne suite au Kulturkampf de Bismarck entendant soumettre le clergé à l'État, des religieuses de l'Ordre de la Visitation de Sainte Marie ouvrirent, en 1873, un pensionnat au château des Abys près de Paliseul, non loin de Bouillon : Marie, Jeanne et Madeleine, les sœurs aînées de Léon Degrelle y firent leurs classes secondaires. Mais Marie poursuivit ses études à la maison-mère de Coblence, ce qui décida probablement de sa vocation : elle rejoindra le monastère des Abys le 7 décembre 1921 et prononcera ses vœux définitifs le 28 décembre 1925 (ce blog au 15 juin 2021).

     

     

    Sans doute n'est-il pas inutile de rappeler qui fut vraiment Édouard, le Papa de Léon Degrelle. Élu dès 1904 conseiller communal de Bouillon, il fut également conseiller provincial du Luxembourg, puis, en 1921, député permanent, poste qu’il garda jusqu’à la guerre lui permettant d'exercer occasionnellement la fonction de gouverneur de la province de Luxembourg. Il sera également élu député du Parti catholique jusqu’en 1936, année où il siégea désormais en tant que député rexiste.

     

     

    Av.Lux. 1904.06.11 a.png   Av.Lux. 1904.06.11 b.png

    Le 11 juin 1904, le quotidien catholique L'Avenir du Luxembourg –fondé par le père de son épouse, le Dr Jules Boever (1857-1916)– rend naturellement compte des manifestations saluant l'éclatante victoire d'Édouard Degrelle aux élections provinciales du 5 juin 1904.

     

     

    Ajoutons également que suite à ses activités patriotiques au cours de la Grande Guerre, Édouard Degrelle se vit octroyer la Légion d’Honneur en 1925 : dès après l’armistice cependant, le 20 décembre 1918, le maréchal Pétain vint en personne à Bouillon lui annoncer cette nouvelle, rencontrant ainsi pour la première fois le petit Léon âgé de douze ans, dont il tint la main dans la sienne durant toute sa triomphale traversée pédestre de Bouillon (ce blog au 30 avril 2016).

     

    C’est dire qu’Édouard Degrelle fut un personnage important de la vie politique de Bouillon.

     

     

     

    Av.Lux. 1925.03.21 Ed.Deg. Lég.H..png

    L'Avenir du Luxembourg détaille, dans ses éditions du 21 mars 1925, les motifs qui firent d'Édouard Degrelle un Chevalier de la Légion d'Honneur. Les services exceptionnels rendus par le « Père Jambon » furent tellement décisifs pour la victoire de Verdun que le maréchal Pétain vint annoncer en personne cet honneur au récipiendaire et, en hommage spectaculaire à la petite bourgade qu'habitait le tranquille héros, confia à Bouillon deux canons pris à l'ennemi. Ces pièces d'artillerie allemandes offertes par le vainqueur de Verdun furent longtemps exposées dans la cour d'honneur de la forteresse de Godefroid de Bouillon (ce blog au 30 avril 2016).

     

    Bouillon Canons Pétain.jpeg

     

     

    Aussi, le plus dérangeant dans l'article du gastronome rivarolien sur le père de Léon Degrelle est certainement la reprise inconsidérée du commérage d’un « résistant ». Il s'agit d'un certain Albert Millard, s'épanchant dans Le Soir du 28 février 2009, à l'occasion de la présentation du film Léon Degrelle ou la Führer de vivre, diffusé le 5 mars suivant en « prime time » par la télévision belge (ce blog, entre autres, au 2 septembre 2023), puis, dans une version sensiblement différente par FR3, deux ans plus tard, le 5 septembre 2011 à minuit (si tard, probablement pour en réduire encore l'impact) !

     

    La gazette bruxelloise présentait ce vieux Bouillonnais comme un témoin de la vie de la cité ardennaise d'avant-guerre d'autant plus crédible qu'il aurait été l'innocente victime d'un Léon Degrelle ivre de vengeance après l'assassinat de son frère, alors que lui-même ne serait que bienveillance et réconciliation, Le Soir saluant ainsi son exemplaire « absence de rancœur » : « Albert Millard, qui a pourtant fait partie en 1944 des otages dont la mort fut exigée en vain par Léon Degrelle, préfère l’anecdote à l’anathème. [...] Albert Millard ne connaît pas la haine. Faut regarder vers le futur » (p. 13).

     

    Et pourtant le ragot de ce bonimenteur trop gentil pour être désintéressé vaut son pesant de règlement de comptes, trop complaisamment cité in extenso : « Le père Degrelle, on l'appelait le Père d'Jambon. En échange d’un service, quelqu’un [...] avait fait croire [à Édouard Degrelle] qu’il allait recevoir un jambon via le tram. Et chaque jour, il montait tout là-haut pour aller chercher son jambon qui n’est bien sûr jamais arrivé. On s’amusait beaucoup en le voyant passer » (Le Soir, 28/02/2009, p. 13 ; Rivarol, 29/01/2010, p. 13). Cette fabulation revient à prétendre qu’Édouard Degrelle n’était qu’un cupide imbécile avec les pieds duquel il était facile et amusant de jouer.

     

    P.Jambon Meuse 1994.04.02.jpegLe don d'un jambon en rétribution d'un service rendu par le député est néanmoins avéré –et salué– par d'autres témoins. C'est ainsi qu'à l'occasion de la disparition du plus célèbre Bouillonnais (avec Godefroid, le chef de le première Croisade), le quotidien liégeois La Meuse envoya son reporter quêter quelque information négative dans sa ville natale. Mais c'est à peine si les souvenirs récoltés exprimèrent l'antipathie sollicitée : « Les anciens se rappellent davantage du [sic] père, député. On l'appelait le père Jambon. Pour les services rendus, il demandait toujours un jambon. Pas un mauvais bougre, le père Degrelle. » (La Meuse, 2 avril 1999, p. 10).

     

    De même l'historien régional Arthur Mousty, par ailleurs ancien Chasseur Ardennais et résistant : « [Le père de Léon Degrelle] occupait diverses fonctions au gouvernement provincial. Les requêtes présentées à ce parlementaire influent recevaient généralement un favorable aboutissement. L'offrande discrète d'un gros jambon témoignait de la reconnaissance du solliciteur. C'était connu et admis. Le geste était d'autant mieux apprécié que la famille comptait 8 enfants. » (« Une dernière page sur Léon Degrelle », in Feuillet d'informations du Cercle d'histoire et de folklore « Terres d'Herbeumont à Orchimont » n° 56, Printemps-Été 2004).

     

     

    Bouillon Tram Tunnel.jpeg

    Dès son arrivée à Bouillon, Édouard Degrelle s'impliqua dans la vie économique, politique et sociale locale, notamment dans la Société nationale des chemins de fer vicinaux, s'efforçant de désenclaver le petit bourg, notamment par l'ouverture, en 1910, d'une ligne la reliant, au sud, à la plus proche ville (française), Sedan. Pour ce faire, il fallut creuser un tunnel de 90 mètres sous le château-fort pour relier Bouillon à Corbion. Édouard Degrelle travailla également à l'ouverture d'une ligne vers l'ouest reliant Corbion à Pussemange (sur la frontière), Gespunsart et Nouzonville (en France), qui fut ouverte en 1925. L'anecdote de l'origine du surnom d'Édouard élaborée par le trop gentil Millard voulait-elle brocarder à la fois son amour du bon jambon et son dévouement pour le développement du tram vicinal ?...

     

     

    Est-ce pour cette habitude bien connue de récompenser d'un jambon les services rendus qu'un autre historien de Bouillon, Jean-Marie Frérotte, soulignait, dans sa biographie de 1987, l'importance des réserves de jambon chez les Degrelle ? « Le jambon ! Chez Degrelle, on dépassait parfois la vingtaine de jambons en réserve. On le consommait très sec et le temps ne faisait que l’améliorer. Un jour, la ficelle d’attache de l’un d’eux ayant rendu l’âme au crochet du plafond, madame Degrelle s’en tira avec une épaule cassée... » (Frérotte, p. 14).

     

    Mais les Degrelle élevaient eux-mêmes leurs animaux de ferme et la préparation des cochonnailles et des fameux jambons donnait lieu à des réjouissances dont la crudité ne serait sans doute plus de mise aujourd'hui !

     

    « Mais le cochon était le roi, le roi auguste

    Dont chaque grognement était vrai, noble, juste.

    Pendant des mois, on l’avait engraissé de son

    Gluant et des déchets de toute la maison.

    Il sentait bon le chaud, le purin vert des flaques.

    On lui donnait sur le fessard de larges claques,

    En vieil ami, et un peu aussi pour savoir

    Jusqu’où pouvait monter nos calculs, nos espoirs !

    Il agitait son nez tout mouillé de mangeaille,

    Bougonnait, regardait d’un œil chassieux, canaille.

    On l’aimait bien, pour le présent, pour le futur

    Surtout, où ses jambons pendraient, fumés et durs !

    Décembre le voyait conduit, apoplectique,

    À dix pas : les derniers avant l'assaut fatal.

    On s'abattait à cinq ou six sur l'animal.

    Il hurlait. Le sang chaud jaillissait, magnifique,

    Qui revivrait tantôt dans les boudins luisants.

    Le cochon s'agitait. On appelait à l'aide.

    Il fallait s'étendre sur lui, énorme et raide.

    Nous courions, affolés et ravis, entassant

    La paille qui purifierait son poil rebelle.

    Puis on sortait, des flancs mouillés, ouverts, béants,

    Des tripes qui glissaient, des organes fumants,

    De la graisse aux festons pareils à des dentelles.

    Les grandes émotions, demain, pourraient venir :

    Tout était prêt pour, puissamment, les accueillir ! »

    (La Chanson ardennaise, à la Feuille de Chêne, 1951, p. 190).

     

     

     

    Bouillon Panorama.jpeg

    Les rails du tram vicinal venant de Paliseul dominaient Bouillon, avant d'arriver à la gare, rue de la Station, en léger surplomb de la rue du Collège où se trouvait la brasserie Degrelle. On voudrait aujourd'hui nous faire croire qu'Édouard Degrelle aurait gagné son surnom de Père Jambon par sa crédule niaiserie l'obligeant à gravir ces quelques mètres pour un jambon fantôme promis par un solliciteur indélicat. Comme si un débiteur de l'influent député catholique se fût permis pareil affront. Seul un antidegrellien à la rancune retorse a pu –longtemps après que la soi-disant Épuration eut anéanti le vieil homme pour cause de paternité– imaginer cette mauvaise fable sans moralité.

     

     

    On ne peut que constater que le si bienveillant témoin du Soir est bien seul à dévaluer l'aide concrète fournie par le député à ses concitoyens en ridiculisant son surnom. Car « Père Jambon » n'est a priori aucunement péjoratif, sauf à y ajouter un commentaire sournoisement négatif...

     

    Jean-Marie Frérotte déjà cité commence d'ailleurs sa biographie de Léon Degrelle en rappelant cette innocente coutume patronymique (consistant souvent aussi à préciser simplement le prénom par l'article défini : ce blog au 25 décembre 2016) : « C’est une habitude ancestrale, dans le Luxembourg et particulièrement en Ardenne Bouillonnaise, d’attribuer à chacun , parfois de lui infliger, un surnom ou un sobriquet qu’il gardera toute la vie. C’est souvent un reflet de la malice publique, et cela correspond à l’une ou l’autre des particularités du porteur. » (p. 7).

     

    Et Léon Degrelle lui-même avait plaisir à expliquer l'origine du surnom paternel, comme le détailla notre courrier à Rivarol, en réponse à l'article de Franck Nicolle : « Léon Degrelle, au détour d’une conversation, nous confia que son père était parfois appelé affectueusement Père Jambon. Son père, député permanent, était fréquemment sollicité par ses concitoyens pour de multiples services. Un jour qu’un brave homme sans fortune lui demandait comment il pourrait le remercier, il lui répondit: Tu n’as qu’à me donner un jambon à l’occasion. Sans doute l’histoire s’est-elle vite répandue que le député se contentait pour les services qu’il pouvait rendre d’un simple jambon fumé dont Bouillon s’est fait une spécialité, car depuis lors, nombreux furent ceux qui, le sollicitant, venaient chez lui automatiquement avec un jambon. D’où le surnom de Père Jambon ».

     

    Ce souvenir personnel n'est attesté par aucun document ni enregistrement, mais vaudra certainement, pour tout honnête homme raisonnable, cultivé, averti, autant sinon davantage que le racontar dudit Millard (de carabistouilles) !...

     

     

    LD Banquet familial.jpg

    « Rien n'empêche un brasseur d'aimer le vin : la cave dorlotait en permanence six à sept mille bouteilles d'un vin qui adorait vieillir. Chaque année [...], se décidaient les acquisitions de bourgogne. » (Frérotte, p. 14). Papa Degrelle –Père Jambon– sert son vieux bourgogne à la tablée familiale qu'en cette fête mariale du 15 août, ses enfants ont rejointe pour célébrer leur Maman. Autour de la table, nous croyons reconnaître (de g. à dr.) Marie-Paule Lemay, l'épouse de Léon Degrelle qui tient près de lui les deux charmantes petites filles de sa soeur Louise-Marie (dont Ghislaine, qui permit à son jeune cousin Léon-Marie de retrouver son Papa en 1958 : ce blog au 5 novembre 2022) ; ses soeurs Madeleine (ce blog au 20 mars 2020) et Suzanne ; son frère Édouard et Ghislaine Marchand, son épouse ; Charles Raty (ce blog au 13 mars 2023) et sa femme Jeanne, soeur aînée de Léon.

     

    Gageons que figurait au menu le goûteux jambon de Bouillon, délicatement séché dans le fumoir aux senteurs des forêts ardennaises.