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  • « Les Légionnaires wallons du Front de l’Est ? Des criminels de guerre ! C’est historique ! »

     

    L’art de la calomnie selon la RTBF et le CEGESOMA

     

    Nous avons évoqué naguère la probabilité, ou plutôt la certitude, que la célébration de la « Libération » de la Belgique à l’occasion de son 75e anniversaire signifierait le silence absolu sur la bestialité des crimes qui l’accompagnèrent sous la dénomination euphémique « épuration » (voir ce blog au 6 juillet 2019).

     

    Mais c’était encore mal connaître l’inextinguible haine des vainqueurs prétendument démocrates contre ceux qui ont malheureusement failli dans l’ultime tentative de nous en libérer. Et pourtant, nous ne savons que trop bien que pour eux, il n’y aura jamais de fin. Ils ont déjà protégé le mensonge qui fonde leur société mortifère par les lois les plus invraisemblablement iniques et jamais ils ne s’arrêteront. Regardez comment ils détruisent l’Europe en favorisant son invasion par les migrants de n’importe quel horizon, en détruisant la famille traditionnelle par l’exaltation de toutes les perversions dissimulées sous toutes les lettres de l’alphabet, en travestissant l’assassinat de fœtus parfaitement constitués en secours à la détresse psychologique des femmes, en ruinant l’économie et l’agriculture locales au nom de la mondialisation sorosienne, etc.

     

    Par la déculturation aussi : revenons donc vite à notre sujet. Cela fait longtemps que nos élites de l’université, des écoles, de la presse ont entrepris de réécrire l’histoire ; aujourd’hui, c’est aux héros du Front de l’Est qu’ils ont décidé de s’en prendre, en les présentant pour ce qu’ils voudraient qu’ils soient : des criminels de guerre, des génocidaires, des coupables de crimes contre l’humanité.

     

    Un premier pas vient d’être franchi par la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF) au détour de la présentation d’une séquence du journal télévisé vespéral, « Mon père était un SS wallon » (26 novembre 2019).

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    La préposée au JT de 19h30 : « Les Légionnaires wallons au Front de l’Est ont massacré des juifs. C’est un fait historique. »

    Preuves du massacre de juifs par des Légionnaires wallons à Palmnicken

     

    La speakerine de service présente le reportage comme une évidence formellement établie: « Place à présent à une enquête inédite dans ce journal. Sur les traces de combattants wallons pendant la Seconde Guerre mondiale, des hommes qui se sont engagés aux côtés des forces nazies et qui ont, avec elles, perpétré au moins un massacre. C’est un fait historique. Pourtant aucun Wallon n’a jamais dû répondre de pareil crime devant la justice. L’enquête menée par Gérald Vandenberghe commence avec une rencontre et, attention, le récit est dur, très dur. »

     

    Le reportage montre « Antoine », se présentant comme le fils d’un Légionnaire wallon et s’interrogeant sur le passé de son père : « Je voudrais savoir si à un moment ou un autre, il aurait pu commettre des crimes de guerre. » Or, justement, un « historien flamand qui s’est intéressé à la collaboration militaire flamande sur le Front de l’Est » raconte au journaliste qu’en « Janvier 1945. […] A Stutthof, les gardiens SS du camp de concentration ont reçu l’ordre d’éliminer les 6000 femmes juives qui y sont détenues. Ils partent à pied vers la ville de Königsberg, une centaine de kilomètres plus loin. Puis vers le village de Palmnicken, sur la mer Baltique. C’est une marche de la mort. » Et l’historien d’ajouter : « Oui, mais attendez, il n’y a pas que des Flamands, il y a aussi évidemment des Wallons. »

     

    Pour l’aider à trouver des réponses à ses interrogations angoissantes, « Antoine a fait le voyage en Russie avec nous. Les Wallons qui ont commis un crime contre l’humanité à Palmnicken ont le même parcours que son père. Ils lui ressemblent. Aurait-il été capable de faire la même chose ? » C’est ainsi qu’ils rencontrent un providentiel journaliste russe qui enquête sur ce massacre depuis 20 ans : « Il va nous remettre un document crucial pour notre enquête. Un dossier de 1600 pages rédigées par des juges allemands dans les années soixante. Il confirme la présence de tueurs wallons. »

     

    « “Des enquêteurs ont interrogé des survivantes en Israël après la guerre. Elles ont dit que ceux qui ont tiré parlaient allemand, russe, lituanien, mais aussi français et flamand. Pour nous, c’était incroyable. Il était bien indiqué dans ces documents officiels que des Belges, des Wallons, ont participé au massacre.” A la fin de l’interview, nous nous plongeons dans le rapport de la justice allemande sur le massacre de Palmnicken. Les témoignages sont précis, nombreux. Il y a ceux des survivants, mais aussi des meurtriers. Voici un des endroits où le mot “Wallon” apparaît. Et pourtant, malgré ces témoignages écrasants et l’ampleur du massacre, personne n’a été puni. »

     

    « Pour la première fois, nous avons réussi à prouver que des Wallons ont commis un crime contre l’humanité ici sur cette plage. »

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    Procédé emblématique des pratiques validées par le politiquement correct : incriminer un mot sans absolument rien dire de son contexte ! Ou l’ « Histoire par les Nuls »…

    Ces allégations concernent-elles vraiment la Légion Wallonie ?...

     

    Pour le téléspectateur lambda, c’est désormais un fait établi : les Légionnaires wallons sont bien des tueurs génocidaires, coupables de l’extermination d’au moins 6000 femmes juives !

     

    Que personne n’ait jamais entendu parler de cela, qu’aucun Légionnaire ayant laissé des mémoires (et il y en a des dizaines) n’ait jamais évoqué Palmnicken (ni même Königsberg), qu’aucun Légionnaire (pas même Léon Degrelle cependant condamné à mort par la Belgique pour avoir combattu la Russie bolchevique) n’ait jamais figuré sur les listes soviétiques (pourtant formidablement étoffées) des criminels de guerre, la RTBF va se charger, non de nous en expliquer le pourquoi et le comment, mais de nous enfumer d’importance. Une émission d’appoint suivait bien à propos ce fameux JT, CQFD, acronyme signifiant pour l’occasion « Ce Qui Fait Débat » mais que tout le monde comprend naturellement comme « Ce Qu’il Fallait Démontrer », c’est-à-dire ce que le téléspectateur doit désormais croire au terme de la démonstration à laquelle il va assister…

     

    En fait de « débat », comme d’habitude, les dés étaient pipés puisqu’on n’a fait que ronronner entre menteurs de la même secte politiquement correcte.

     

    Sauf qu’il y eut cet incroyable aveu, tout à fait perdu au milieu de bavardages fallacieusement tarabiscotés, aveu qui constituait pourtant la seule chose –essentielle– à retenir de toute l’émission. Et qui eût dû être souligné, mis en exergue afin de servir de conclusion à toute cette non-information.

     

    Le présentateur, qui multiplia pourtant les amalgames et les insinuations tout au long de l’émission, dut en effet constater : « Vous n’avez pas, dans votre enquête, pu faire un lien définitivement avéré entre cette Légion Wallonie et ce massacre de Palmnicken. Ils n’étaient pas loin mais ce n’est pas certain qu’il y ait un lien à faire entre les deux. »

     

    Et le « journaliste » de ne pouvoir que confirmer : « On sait qu’à ce moment-là, la division SS Wallonie n’est pas dans ce quartier-là de la Prusse orientale. Elle est un peu plus au sud. »

     

    Cet aveu est capital ! Mais, comme par hasard, on n’en parla à aucun moment au cours de la séquence diffusée au Journal télévisé !!!

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    La Légion Wallonie n’était pas présente sur les lieux du crime ? Et alors ? ça n’empêche pas de faire comme si, notamment par le défilé d’images de la Légion sur les écrans du plateau de télévision, suggérant sa présence et donc son implication dans le massacre de Palmnicken (de face, le responsable de l’émission CQFD, Arnaud Ruyssen ; de dos, le générateur de scoops de la RTBF, Gérald Vandenberghe).

    …Non, mais on va s’arranger pour faire comme si !!!

     

    Le « journaliste » sait en effet très bien qui sont les responsables de la tuerie qu’il essaie d’imputer à la Légion et le bafouille, certes, dans un véritable galimatias, mais qui exonère clairement la Légion Wallonie : « Ce qui est certain, c’est que c’étaient des gardiens de l’organisation Todt, donc une organisation qui était chargée, entre guillemets, de construire tout ce qui pouvait servir à l’armée allemande. Ça allait aussi bien du Mur de l’Atlantique qu’aux camps de concentration et il y avait un service de garde, entre guillemets, de toutes ces infrastructures, gardes aussi qui servaient à pas mal de prisonniers juifs et compagnie, qui travaillaient dans des entreprises voisines de ces camps de concentration. Donc ils assuraient la garde de ces prisonniers qui travaillaient dans ces entreprises appartenant à Todt. Donc ce sont ces gens-là dont on a la preuve noir sur blanc, j’ai envie de dire, qu’ils ont participé à ce massacre. »

     

    Il ne s’agit donc plus de « gardes SS », mais de « gardiens de l’organisation Todt ».

     

    Mais où est alors le scoop de la télévision ? Ne vous en faites pas : on va vite retomber sur ses pattes et noyer le poisson dans une masse d’autres embrouillaminis.

     

    Le procureur, pardon, le journaliste ajoute aussitôt : « Mais reste qu’il y a des choses troublantes, comme par exemple, dans les témoignages que recueille la justice allemande, on ne parle pas de Belges, on parle de Flamands et de Wallons. Or la seule unité qui a le droit d’arborer le drapeau wallon, en tout cas l’écusson wallon, c’est la division SS Wallonie. Donc je ne m’explique pas comment ces femmes polonaises aient pu identifier les gens qui parlaient français sur base de leur accent, par exemple. Ça me semble difficile. »

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    Et hop ! Passez muscade ! Si les prisonnières ont pu reconnaître des Wallons, c’est qu’ils portaient le drapeau wallon. Et comme seuls les Légionnaires wallons portaient le drapeau wallon, il ne peut s’agir que d’eux ! Sauf qu’il n’existe aucun drapeau wallon. Et que les Légionnaires arboraient uniquement le drapeau belge sur leur manche gauche. Certes, il était surmonté du nom « Wallonie », mais quid alors de la reconnaissance des Flamands dont l’insigne, le plus souvent un lion flamand, ne porte aucune indication d’origine nationale ? Mais ces interrogations sur l’écusson « wallon » sont parfaitement oiseuses, car elles reviennent à dire que le témoignage des prisonnières est pour le moins sujet à caution et qu’en tout cas, ces malheureuses ne savaient pas trop de quoi elles parlaient !

     

    Or leur témoignage est on ne peut plus précis. Dans le reportage, le commentateur se contente de montrer de son coupe-papier : « Voici un des endroits où le mot “Wallon” apparaît. ». Il est quand même curieux de ne montrer, parmi les 1600 pages de ce « dossier crucial », que ce seul extrait (aucun des autres présentés fugacement à l’écran ne contient le mot «wallon» : ils concernent, pour la plupart, l’implication du commandant du camp). Il est encore plus curieux de ne pas expliquer au téléspectateur dans quel contexte « le mot “Wallon” apparaît ».

     

    Car c’est là que se trouve l’insulte faite au témoin (tout autant que l’atteinte à l’honneur des Légionnaires) : la prisonnière n’est pas l’inculte présentée par l’arrogant journaliste ; elle sait très bien de quoi elle parle. En voici la traduction fidèle :

    « Parmi les gardiens, en plus des dix gardes SS de Königsberg, se trouvaient beaucoup de gens de l’Organisation Todt. Parmi eux, il y avait également des Allemands. Mais, en ce qui concerne les gars de l’Organisation Todt, il s’agissait principalement d’étrangers. Je sais très bien que parmi ceux-ci, il y avait beaucoup de Wallons et de Flamands. S’il y avait des Ukrainiens, je n’en ai plus aucun souvenir. »

     

    Le témoin peut donc parfaitement reconnaître les gardiens SS et les distinguer explicitement des membres de l’Organisation Todt. Elle en établit clairement la différence : il y avait dix gardes SS, le reste appartenait à l’Organisation Todt. Et elle insiste avec force : « Je sais très bien que parmi ceux-ci, il y avait beaucoup de Wallons et de Flamands. » C’est précisément parmi les gens de l’Organisation Todt –et uniquement eux– qu’elle affirme avoir reconnu des Belges de nos deux communautés linguistiques. Comment peut-elle en être sûre ? Nous ne le savons évidemment pas. Comme nous ne savons pas non plus comment des Flamands et des Wallons, membres de l’Organisation Todt, ont pu se retrouver en Prusse orientale en janvier 1945 à garder le camp de Stutthof.

     

    Par contre, les pseudo-journalistes de la télévision belge, eux, tout ce qu’ils regrettent c’est de ne pas savoir pour le moment comment impliquer nécessairement les Légionnaires wallons dans le massacre de Palmnicken : « Il n’y a pas vraiment de raisons [que les prisonnières] aient dit qu’il y a des Wallons ou des Flamands, sauf à considérer cela [la présence des uniformes de la Légion Wallonie]. Voilà. Est-ce qu’il y aurait, à un moment ou un autre, un lien. C’est encore à creuser. Franchement, je n’en sais rien pour le moment. »

     

    Tout au long de l’émission censée éclairer le reportage destiné à impliquer les Légionnaires wallons dans des crimes contre l’humanité, c’est la même équivoque qui planera. On ne l’affirme jamais clairement, mais on insinue bien que si les Légionnaires étaient sur le Front de l’Est, ils ne peuvent qu’avoir été présents et être coupables.

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    L’animateur de CQFD, Arnaud Ruyssen : « Quel a été le vrai comportement des Belges qui sont partis se battre sur le Front de l’Est dans le cadre de la Légion Wallonie ? » Signalons que, pour parfaire son œuvre de réinterprétation de l’histoire, ce « décrypteur de l’information » est professeur à l’Université Catholique de Louvain (Ecole de Communication)…

    « Des Wallons ont participé en 1945, en Russie, au massacre de quelque 6000 femmes juives, un élément largement ignoré de notre histoire. »

     

    « Il y a des angles morts dans la mémoire de ce qui s’est passé sur le Front de l’Est. »

     

    « Il n’y a jamais eu, malgré que ce massacre soit connu, de vraies enquêtes sur la façon dont des Belges, flamands et francophones, y avaient participé. Et puis pas de condamnation pour ce qui sont, aujourd’hui on peut le considérer très clairement, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. »

     

    « Comment expliquez-vous qu’il n’y a pas eu ou pratiquement pas eu de condamnations de Belges pour crimes de guerre alors que, ici, on voit qu’il y a des cas avérés de participation même vraiment active à des massacres de juifs ? »

     

    « On ne cherche pas toujours non plus à savoir quel a été le comportement vraiment des Belges qui sont partis se battre sur le Front de l’Est. […] C’est peut-être intéressant de se pencher sur le cas de ces Belges qui sont partis sur le Front de l’Est parce que ce n’est pas non plus la page la plus connue de la collaboration dans le cadre de la Seconde Guerre mondiale. […] Ce qu’ont fait vraiment sur le terrain ces combattants partis, notamment Wallons, dans le cadre de la Légion Wallonie, c’est encore un coin de l’histoire wallonne qu’on connaît peu, qu’on n’a pas encore énormément exploré. »

     

    « Ce qui s’est passé sur le front, ça, ça reste une grande inconnue. Et ça a permis aux Légionnaires tant Flamands que Wallons, de construire un mythe. Ils étaient partis, c’étaient des espèces de chevaliers blancs partis combattre le communisme. Bien sûr, il y a des épisodes un peu douteux, un peu sales, mais au fond, ils ont endossé cette image-là. Et comme il n’y a pas eu de recherche, et bien cette image-là, finalement, elle l’a emporté dans l’espace public. […] On ne se focalise pas de la même manière sur le vécu, sur les expériences et sur les massacres qui ont pu être commis à l’encontre des populations civiles, à l’encontre des juifs, à l’encontre de villageois, à l’encontre de partisans. »

     

    « Un tabou encore renforcé par le silence, le sentiment de honte et puis la dimension de secret inavouable et qui a retenu probablement certaines histoires dans certaines familles en Wallonie. »

     

    « On s’est intéressé au rexisme en tant que mouvement, mais visiblement pas à tout ce qui a été fait par les soldats qui ont suivi Léon Degrelle à la Légion Wallonie. »

     

    « Je ne pense pas qu’il y ait une étude qui donne une réelle perspective sur ce que ces hommes qui se sont engagés militairement à l’Est ont pu faire pendant quatre ans. […] Fondamentalement, on peut quand même au moins se poser la question de savoir ce qu’ils y ont fait. »

     

    Quel florilège de mauvaise foi et d’hypocrisie ! Comment faire mieux en matière de suggestions, de sous-entendus, d’insinuations ?... Car, au bout du compte, ce qu’on retient, c’est la nécessaire culpabilité des héros innocents…

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    La dénonciation de la Légion Wallonie prétendument impliquée dans un massacre de juifs a bien sûr été reprise en long et en large par toute la presse nationale belge. Ici, sur deux pages, dans De Standaard, le principal quotidien flamand : « La Wallonie aussi est en butte à ses collaborateurs ».

     

    L'expertise du CEGESOMA 

     

    Car on oubliait de vous dire que tout ce « débat » se plaçait sous les funestes auspices du CEGESOMA, le très officiel « Centre d’Etudes et de Documentation Guerre et Sociétés contemporaines » (voir ce blog aux 18 mars et 11 octobre 2016). La docte Chantal Kesteloot ne manqua pas de défendre les calembredaines publiées sur Léon Degrelle et le Rexisme –sans doute évoquait-elle ses coreligionnaires Balace (voir ce blog aux 30 juin 2016 et 8 novembre 2019), De Bruyne (dont l’Encyclopédie fut affichée ad nauseam lors des interviews d’ « Antoine » et d’un prof de l’ULB ; voir ce blog aux 12 mars 2019 et les commentaires sur l’Encyclopédie à partir du 23 mars 2017) ou Martin Conway (voir ce blog aux 18 mars 2016, 9 juillet 2017 et 5 janvier 2018), tout en dénonçant –allusivement–, mais nous supposons qu’il s’agit des travaux que nous publions sur ce site ou que d’autres publient (avec plus ou moins de bonheur comme André Lienard ou Grégory Bouysse) : « On s’est malgré tout pas mal intéressé au rexisme. Il y a pas mal d’ouvrages qui ont été publiés. Mais il y a aussi toute une littérature grise, il y a une espèce de fascination pour le personnage [Léon Degrelle] et sans doute que pour certains aspects, on manque de travaux scientifiques de qualité. »

     

    Sur ce dernier point –à savoir que les travaux scientifiques de qualité manquent–, nous marquerons notre entier accord. Surtout si ces «travaux» proviennent de leur officine mensongère. Nous venons d'expérimenter, à propos du terme « Wallon » présent dans la transcription d'un témoignage, une des méthodes exemplaires de leur démarche pseudo-scientifique: incriminer un mot, mais sans rien dire de son contexte. Pour le reste, il n’est que de reprendre les infos fournies sur la Légion Wallonie lors de cette émission censée nous en dire les quatre vérités !

     

    « Les premiers légionnaires sont majoritairement des jeunes. Ils sont issus de la Jeunesse rexiste, animés par des convictions idéologiques anticommunistes et fascistes. [Faux : les premiers Légionnaires sont issus des « Gardes Wallonnes », formation paramilitaire de Rex, et comportent nombre d’officiers de réserve et de sous-officiers de carrière ainsi que d’anciens combattants de la Première Guerre mondiale, sans parler des Russes blancs. Avec sa délicatesse coutumière, le sectateur du CEGESOMA, Eddy De Bruyne les présentait de la sorte dans une de ses mazarinades : « Il s’agit d’un ramassis de militants politiques, dont l’âge varie de 15 à 60 ans et dont beaucoup n’ont jamais tenu un fusil »]. En 1942, il s’agit plutôt d’aventuriers ou de personnes cherchant à fuir leur condition : la faim, le travail obligatoire, la misère, hein, en pleine guerre. [Faux : le second contingent du 10 mars 1942 comportait essentiellement les cadres et jeunes de la Jeunesse Nationale-Socialiste sous la direction de John Hagemans, Prévôt de la Jeunesse]. Tournant important : en 1943, la Légion Wallonie devient une division de la Waffen SS. C’est sous le nom de SS Sturmbrigade Wallonien, soit la Brigade d’assaut SS Wallonie. [Faux : une division ne s’appelle bien évidemment pas « Brigade d’assaut » ! Le 1er juin 1943, après d’âpres négociations entre Léon Degrelle et Heinrich Himmler, la Légion passe officiellement de la Wehrmacht à la Waffen-SS, mais est loin encore de constituer une division : elle devient « Brigade d’assaut ». C’est le 19 octobre 1944 que naîtra la 28.SS-Freiwilligen-Grenadier-Division Wallonien, c’est-à-dire la 28e Division de Volontaires Grenadiers SS « Wallonie »]. Les SS wallons se distinguent en 1944 en Ukraine, mais au prix d’un énorme sacrifice humain. La brigade  capitulera en mai 1945 [Faux : les dernières forces combattantes de la Division Wallonie sous les ordres du major Franz Hellebaut se rendent aux Américains le 3 mai 1945]. On considère que quelque 2500 de ces combattants ont perdu la vie entre le Caucase et la Baltique. Je vous donne encore ce chiffre : on estime à 53.000 le nombre total de Belges condamnés pour collaboration, parmi lesquels 27.000 Wallons et Bruxellois. » [Au vrai : 405.067 inculpations, 2940 condamnations à mort, 242 exécutions, 2340 peines de prison à perpétuité, 43.093 déchéances des droits civiques et politiques à vie. C’est sans rire que la déléguée du CEGESOMA nous informe : « On va condamner à peu près 40.000 personnes pour collaboration militaire. […] Et ils vont être, pour la plupart, condamnés très lourdement : la plupart sont condamnés à des peines criminelles, c’est-à-dire plus de 5 ans de détention. » Comme l’ « épuration » fut noblement miséricordieuse !].

     

    Mais au fait, « Antoine » a-t-il finalement compris que son Légionnaire de père, n’avait rien à voir avec le massacre de Palmnicken ? On ne dirait pas. Il semble avoir davantage avalé les amalgames des journalistes et historiens officiels. En effet, malgré qu’il « n’a pas trouvé la moindre trace de la présence de son père à Palmnicken », il affirme péremptoirement : « Nous savons que des Belges ont participé au massacre de Palmnicken. Ça vient valider l’intuition que j’ai eue que mon père a dû au moins savoir, probablement peut-être voir aussi. Donc là, pour moi, c’est une question qui est réglée » !...

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    Ce sont les jeunes du second contingent du 10 mars 1942 qui emmèneront au Front les étendards de compagnie aux motifs héraldiques brodés de soie par les jeunes filles de l’association «Foi dans la Vie» issue de la Jeunesse féminine rexiste.

     

    En ce 30 novembre, jour de la Saint-André, fête patronale de la Légion Wallonie dont l’étendard fut la croix de Saint-André aux bâtons noueux de Bourgogne, nous ne pouvions laisser passer cet infâme mensonge sans réaction.

     

    Gloire et Honneur aux Légionnaires wallons !

     

  • L’écrivain flamand Filip De Pillecyn, à propos de l’exécution de Victor Matthys

    Une illustration de la « répression sans mesure
    et sans fin »…

    Un ami flamand, lecteur régulier du blog « Dernier Carré – Léon Degrelle », a lu attentivement notre écho « degrellien » aux préoccupations du ‘t Pallieterke à propos de l’anniversaire de la Libération risquant fort d’occulter la face hideuse de celle-ci (la répression aveugle des « inciviques », voir ce blog au 6 juillet 2019). Ce qui l’a décidé à nous offrir la récente réédition du journal de Filip De Pillecyn (1891-1962), écrit pendant ses 58 mois d’incarcération pour cause de collaboration, dans quinze cellules de trois prisons !

     

    De Pillecyn 1.jpegSalué comme « le Prince des Lettres néerlandaises » par le romancier flamand Gérard Walschap (1898-1989, baronisé en 1975), Filip De Pillecyn est l’un des plus importants écrivains flamands contemporains. Après des études de philologie germanique à l’Université Catholique de Louvain, il s’engage en 1915 comme combattant volontaire sur le front de l’Yser. Son expérience de soldat flamand dans une armée francophone l’amène à formuler les bases de l’ « activisme » flamand. Séduit par la doctrine nationale-socialiste, il rêve d’un Diestschland corporatif indépendant au sein de l’empire germanique (à l’instar, dirons-nous, de la Bourgogne de Léon Degrelle).

     

    Membre du Conseil culturel flamand fondé par le prêtre nationaliste Cyriel Verschaeve (1874-1949), De Pillecyn s’attache à développer un art flamand dont l’enracinement exprime l’âme du peuple, et devient directeur général de l’enseignement secondaire. Arrêté en septembre 1944, il sera condamné trois ans plus tard à dix ans d’emprisonnement, à un million de francs de «dommages et intérêts» à l’Etat belge ainsi qu’à la suppression de ses droits civiques et à une interdiction d’encore publier ses œuvres. Libéré conditionnellement en 1949, il parvient à publier ses derniers romans grâce à une maison d’édition spécialement créée pour les auteurs frappés d’interdit professionnel par la prétendue « épuration ». Avant son décès le 7 août 1962, Filip De Pillecyn sera encore membre du Comité du Pèlerinage de l’Yser dont les rassemblements annuels à la tour de l’Yser sont l’occasion de rappeler les buts du Frontbeweging (« mouvement frontiste » créé pour protester contre l’unilinguisme francophone de l’armée belge et affirmer la spécificité flamande) : « Plus jamais de guerre, autonomie et paix de Dieu ».

    Pillecyn Vlaamse Weeldereeks.jpg

    Filip De Pillecyn, « Pur styliste », carte postale de la série « Vlaamse Weeldereeks » (Collection Patrimoine flamand) distribuée par De Standaard Boekhandel, à l’époque département librairie du quotidien catholique De Standaard qui crache aujourd’hui toutes ses dents contre ce livre de Filip De Pillecyn (voir ci-après).

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