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  • 135e anniversaire !

     

     

     

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    La Tour Eiffel, inaugurée le 31 mars 1889, ne manqua pas de figurer au programme de la visite parisienne d'Adolf Hitler, né vingt jours plus tard, le 20 avril 1889.

    C'était le 23 juin 1940 ; ils venaient tous deux d'avoir 51 ans ! (voir aussi ce blog au 20 avril 2019).

     

     

    [Führerhauptquartier, Mercredi 29 octobre 1941, le soir.]

     

    Von Kluge pose une question : « Mon Führer, quelles furent vos impressions lors de votre visite à Paris, l'année dernière ? »

     

     

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    Le Général Günther von Kluge fut l'un des artisans du succès de la campagne de France : il put accompagner le Führer dans sa visite de Paris, en juin 1940.

    Promu le mois suivant General-feldmarschall, von Kluge finit par se compromettre dans la trahison des officiers de la Wehrmacht qui fomentèrent l'attentat du 20 juillet 1944.

    Il se suicida le 18 août 1944.

     

    Je fus très heureux à la pensée qu'il y avait au moins une ville dans le Reich qui était supérieure à Paris du point de vue du goût – j'ai nommé Vienne.

     

    Le vieux Paris donne un sentiment de parfaite distinction. Les grandes perspectives sont imposantes.

     

    Durant des années, j'envoyai mes collaborateurs à Paris, afin de les habituer à la grandeur – pour le moment où nous entreprendrions, sur des bases nouvelles, la réfection et le développement de Berlin. Berlin n'existe pas en ce moment mais sera un jour plus belle que Paris.

     

    À l'exception de la Tour Eiffel, Paris ne possède rien de ce qui donne son caractère particulier à une ville, comme c'est le cas du Colisée pour Rome.

     

    (Adolf Hitler, Libres propos sur la guerre et la paix, p. 97).

     

    adolf hitler,tour eiffel,günther von kluge

     

     

     

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    Le 27 août 1944, Adolf Hitler, tout rayonnant de la joie de revoir Léon Degrelle vivant, lui décerne les plus hautes décorations militaires du Reich et lui fait la confidence la plus affectueusement personnelle qui se puisse concevoir (voir aussi ce blog, entre autres, aux 20 juillet 2018 et 23 juillet 2021).

     

    Je fus tout particulièrement surpris en voyant comment, depuis six mois, Hitler avait repris une vigueur nouvelle.

     

    Son pas était paisible, assuré, son visage reposé d'une étonnante fraîcheur. Depuis la guerre, il avait grisonné beaucoup. Son dos s'était courbé. Mais tout son être rayonnait de vie, d'une vie mesurée, disciplinée.

     

    Il me décora. Puis il me guida vers une petite table ronde.

     

    Il donnait l'impression que nul souci lancinant ou urgent ne l'agitait. Pas un mot désabusé ne laissait sous-entendre qu'il doutait le moins du monde des possibilités d'un redressement final.

     

    Rapidement, il délaissa les considérations militaires et passa à la question du libéralisme bourgeois. Il m'expliqua avec une merveilleuse lucidité pourquoi la chute de celui-ci était inéluctable.

     

    Son œil brillait de bonne humeur. Il se lança avec passion dans un débat sur l'avenir du socialisme. Son visage, admirablement soigné, frémissait. Ses mains fines et parfaites avaient des gestes élémentaires mais ardents, compagnes vivantes de l'orateur.

     

    Cette discussion me donna confiance. Si Hitler était hanté par les problèmes sociaux au point que, pendant toute une heure d'après-midi, il les vivait et les exposait avec une telle netteté, c'est qu'il avait de sérieux apaisements pour le reste. [...]

     

    Au moment du départ, comme s'il eût voulu graver à jamais dans mon cœur un souvenir plus personnel, Hitler revint me prendre la main dans ses deux mains : « Si j'avais un fils, me dit-il lentement, affectueusement, je voudrais qu'il fût comme vous... »

     

    Je scrutai ses yeux clairs, si sensibles, à la flamme simple et rayonnante. Il s'en alla sous les sapins, par un chemin semé de brindilles. Longtemps, je le suivis du regard...

     

    (Léon Degrelle, La Campagne de Russie, pp. 380-381).

     

     

  • Trente ans après la disparition de Léon Degrelle

     

    L' « hommage » du SoirMag

     

    Qui l'eût cru ? L'hebdo TV du Soir (merci à notre fidèle ami, courageusement abonné au SoirMag, de nous avoir envoyé l'article) a célébré –à sa façon, il est vrai– le trentenaire de la disparition de Léon Degrelle : « Décédé il y a 30 ans, Léon Degrelle reste comme une tache noire sur l'histoire de Belgique. » Preuve s'il en fallait, qu'encore et toujours, Léon Degrelle demeure populaire et qu'encore et toujours, à temps et à contretemps, il faut salir sa mémoire à coups de ragots et de mensonges...

     

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    Pourquoi en effet consacrer sans cesse autant d'encre à diffamer le charismatique Chef de Rex, si son combat contre la pourriture politique ne trouvait pas, aujourd'hui encore, écho naturellement positif dans notre particratie aux scandales politico-financiers permanents ? Ce n'est sûrement pas pour rien que le journaleux de service se devait de rappeler qu'en 1936 déjà, Léon Degrelle « invente le mot banksters pour fustiger le grand capital » !

     

    C'est donc sur une double-page intitulée doctement Le crépuscule d'un traître que l'hebdomadaire entend raisonner ses lecteurs et leur rappeler qu'il faut détester le seul homme politique belge dont le programme n'était pas que socio-économico-politique, mais essentiellement spirituel et moral : « rendre à notre peuple sa pureté et sa noblesse [...], lui rendre la passion du foyer, lui rendre la foi dans les grandes valeurs morales [...] en renouant avec nos traditions de fierté et d'héroïsme. » (ce blog au 15 mars 2024)...

     

    Pour ce faire, pour établir la « tache noire » que représenterait sur l'histoire de la Belgique le défenseur des Cristeros offrant leur vie à Christus Rex contre les lois violemment irréligieuses de la république mexicaine (ce blog, entre autres, au 7 février 2019), le SoirMag va donc chercher une infaillible (?) caution historique chez les appointés des Archives de l’État, « spécialisés » dans la Deuxième Guerre mondiale, dont nous avons souvent pu épingler l'incompétence crasse (ce blog dès le 18 mars 2016) : c'est ainsi qu'ils soulignent, par exemple, dans leur « inventaire de ses méfaits [dressé] pour le Cegesoma », le fait que Léon Degrelle « a été décoré par Hitler en août 1944 » !

     

    Signal 44 LD Finlande.pngUn crime de guerre inexpiable de Léon Degrelle : avoir été élevé, par Adolf Hitler en personne, au rang de Chevalier de la Croix de Fer en récompense de son héroïsme dans les combats du Front de l'Est. C'était  le 20 février 1944 et non « en août 1944 » où, le 27, il devait encore recevoir, toujours des mains du Führer, les Feuilles de Chêne. Et sans doute Léon Degrelle aggrava-t-il son cas en faisant la « une » du grand bimensuel populaire allemand Signal célébrant cet événement exceptionnel (ici, l'édition finlandaise du 1er mars 1944 ; voir aussi ce blog au 9 mai 2016).

     

     

    Ainsi d'Alain Colignon n'hésitant pas à culpabiliser une « enfant de la collaboration » d'avoir involontairement sauvé la vie de sa mère vouée au peloton d'exécution parce qu'elle en était enceinte (ce blog au 15 décembre 2020). Ainsi de Chantal Kesteloot insinuant systématiquement que les Volontaires du Front de l'Est n'étaient que des « criminels de guerre » (ce blog aux 11 mars 2022 et 12 octobre 2023). Ainsi même de l'inénarrable Francis Balace (que, vu l'enflure de son impéritie, Léon Degrelle n'appelait plus que « Besace », ce blog au 30 juin 2016), le plus calamiteux professeur d'Histoire de l'Université de Liège (ce blog, entre autres, au 8 novembre 2019)...

     

    Autre caution du « sérieux » de l'information de cet article : l'ésotériste Arnaud de la Croix (ce blog au 13 décembre 2016) qui postule un antisémitisme pourtant inexistant chez Léon Degrelle (ce blog au 12 octobre 2023). Il est vrai que, pour ce pseudo-historien, le croisé du Front de l'Est était inspiré par son modèle Godefroid de Bouillon, tout autant antisémite puisqu'il aurait rançonné tous les Juifs rencontrés sur sa route lors de la Première Croisade !

     

    On aura deviné qu'il est inutile de passer en revue le chapelet de calomnies de cet article uniquement destiné à salir l'image de celui qui est présenté comme un « traître [qui] écrit pour justifier ses actes en déformant la vérité » ! Quand on sait que son premier livre de souvenirs, La Cohue de 1940, fut interdit de diffusion et les exemplaires qu'on parvint à saisir, mis au pilon, on se doute bien que les vérités qui y étaient dévoilées sur les politiciens de 1940, à nouveau aux affaires après 1945, n'étaient vraiment pas bonnes pour leur réputation...

     

    Ce qui dérange en particulier tous ces gens d'alors et d'aujourd'hui, c'est l'aura qui se dégage toujours de ce personnage légendaire et la sympathie qu'il suscite naturellement. Sympathie qu'il faut absolument stigmatiser et condamner, à défaut de pouvoir l'interdire : « Le souvenir de Degrelle continue de gêner la Belgique », « il a réellement séduit, enflammé et rallié une partie de ses compatriotes au service de l'Allemagne nazie », « comment cet homme put à ce point galvaniser une partie de nos compatriotes avec ses diatribes fascisantes, finalement assez primaires », « un intrigant qui subjugua pourtant certains Bruxellois et Wallons, [...] dont le nom provoque encore un profond malaise »...

     

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    En 1990 comme en 1930, la même ferveur a toujours accompagné le fascinant Léon Degrelle.

     

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    « Stéphane Steeman sème le trouble en faisant le déplacement [en Espagne pour rencontrer Léon Degrelle], ce qui ne manque pas de susciter la polémique à Bruxelles autour de l'humoriste » (voir ce blog, entre autres, aux 27 janvier 2016 et 21 septembre 2020). Sur cette photo prise en octobre 1991, Léon Degrelle et Stéphane Steeman devisent agréablement à une terrasse sur le Paseo Maritimo de Malaga.

     

    Pour illustrer notre propos et vérifier qui déforme réellement la vérité, épinglons seulement cette ahurissante affirmation : « [Léon Degrelle] est condamné à mort par fusillade le 27 décembre 1944 par le Conseil de guerre à Bruxelles. Par contumace, car il s'est enfui outre-Rhin, [...] cherchant à se dissimuler pour échapper à ses poursuivants » !

     

    Comme si Léon Degrelle avait cherché à échapper à son procès et à sa condamnation ! Mais il ignorait même totalement la tenue d'une telle iniquité qui prétendit le condamner à partir de lois d'exception ! C'est le 16 décembre 1944 que le persécuteur Ganshof van der Meersch (ce blog au 30 avril 2017) signe le mandat d'arrêt de Léon Degrelle et que, trois jours plus tard, l'assignation à comparaître parvient au... bourgmestre d'Uccle (fuyant le terrorisme de la résistance, la famille Degrelle avait quitté la Drève de Lorraine depuis le mois de septembre 1944 : ce blog au 13 mars 2023). Léon Degrelle a donc tout ignoré et de son procès et de sa condamnation : le 16 décembre 1944 débutait l'offensive Von Rundstedt et le Commandeur des Bourguignons se trouvait alors en visite à Prague et à Vienne.

     

    La Division Wallonie reformée et forte de plus de 4000 hommes était, quant à elle, à l'entraînement dans le Hanovre et Léon Degrelle était surtout préoccupé de la transformer en corps d'armée Occident réunissant Français et Wallons sous son commandement (ce blog au 25 mai 2021).

     

    Ce n'est que le 24 décembre que Léon Degrelle reçut l'ordre de Himmler de se rendre dans les Ardennes, non pour combattre, mais pour assurer, en tant que Volksführer, «  l'ordre civil, politique et militaire dans les territoires occupés par les troupes allemandes ». Le jour de Noël, il sera à Saint-Vith qu'il quitte dès le lendemain car les bombardiers anglo-américains s'appliquaient à anéantir la petite cité germanophone belge sous des tonnes de bombes incendiaires, exterminant quasiment la population civile restée sur place. Il se logera alors à Limerlé, à une vingtaine de kilomètres plus au sud. Vu l'échec de la bataille des Ardennes, Léon Degrelle et son état-major quittèrent ce village le 10 janvier 1945 au matin et rejoignirent la Division Wallonie engagée dans les ultimes combats de Poméranie pour retarder les hordes staliniennes et permettre aux populations civiles allemandes de leur échapper.

     

    LD Limerlé.jpegPendant l'opération Wacht am Rhein de reconquête de la Belgique par l'Allemagne, Léon Degrelle (ici, surplombant un Saint-Vith pas encore tout à fait réduit en cendres) est investi, en tant que Chef de Peuple, de tous les pouvoirs politiques et militaires pour restaurer la paix civile.

     

    Loin donc d'être « latitant », Léon Degrelle n'a rien su à ce moment de ses démêlés judiciaires, ni surtout des extravagances juridiques qui prétendirent les fonder (ce blog au 9 janvier 2021) : lois rétroactives, réduction à six mois du délai d'appel, déchéance automatique de la nationalité belge, perte définitive des droits civils et politiques,... Rappelons que l'extradition de Léon Degrelle d'Espagne exigée par la Belgique avait pour objet l'exécution de la sentence de mort et en aucun cas la tenue d'un nouveau procès, contradictoire cette fois, proposée en vain et réclamée à maintes reprises par le contumace malgré lui...

     

    Mais cela ne suffit pas à l'establishment s'indignant que si « Degrelle figure dans le camp des vaincus », « il n'a jamais été rattrapé par son passé. [...] Il ne sera pas inquiété dans sa retraite au soleil » (une bonne douzaine de tentatives d'assassinat ou d'enlèvement quand même ! Voir ce blog au 3 janvier 2023). Néanmoins, l'auteur de l'article peut tout de même se réjouir : « Mais sa famille a été condamnée : femme, parents, frère assassiné par les résistants à la fin du conflit » !

     

    De quoi certainement mettre du baume au cœur de ces gens confits dans la haine recuite ! Quelle différence avec celui qu'Adolf Hitler a déclaré considérer comme le fils qu'il se fût choisi (ce blog, entre autres, au 20 juillet 2018) et a logiquement reconnu comme « Chef de peuple » (ce blog au 28 novembre 2017) !

     

    Comment Léon Degrelle envisageait-il en effet sa mission au moment même où, le 27 décembre 1944, sa condamnation était affichée sur la Grand-Place de Bruxelles et où le peloton d'exécution fourbissait ses armes dans la cour de la prison de Saint-Gilles ?

     

    Il s'en est expliqué dans le documentaire historique de Jean-Michel Charlier, Autoportrait d'un fasciste (ce blog au 1er juillet 2017), qui fut invariablement déprogrammé des chaînes françaises de la télévision. Mais l'essentiel de l'interview peut toujours se retrouver dans l'ouvrage Léon Degrelle : persiste et signe (Interviews recueillies pour la télévision française par Jean-Michel Charlier, éd. Jean Picollec, 1985) :

     

    « A mon arrivée au front des Ardennes, lors de l'offensive du maréchal von Rundstedt, le jour de la Noël 1944, quelle fut ma première initiative ? Je fis imprimer des milliers de tracts à jeter sur la Belgique : j'accordais l'amnistie immédiate à tous nos adversaires, en vertu de mes pouvoirs de Volksführer reconnu officiellement par Hitler, dans le strict respect des accords internationaux et plus particulièrement de la Convention de La Haye qui fixe les droits des délégués du pouvoir militaire en zone de guerre. Usant de ces prérogatives, je lançais également un décret accordant immédiatement à tous nos compatriotes luttant dans le camp des Alliés des droits identiques à ceux de nos soldats, au port de leurs décorations, aux pensions des invalides, des orphelins et des veuves, leur assurant la considération due à tous les braves, quelle qu'eût été politiquement leur couleur.

    Nous bâtissions notre œuvre future dans un esprit de fraternité. C'était normal. Il n'y a pas un homme d’État qui puisse baser un grand travail sur la haine. La haine est un complexe d'infériorité, le réflexe de l'homme qui doute de son pouvoir de conviction. Si le responsable d'un pays y recourt, il n'est plus qu'un politicien déporté par ses passions et par la peur. On travaille par amour de son peuple et avec l'amour de son peuple. Jamais nous n'avons connu d'autre loi dans notre aciton, du premier au dernier jour du Rexisme. » (p. 375).

     

    LD Voiture Limerlé 1.jpeg LD Voiture Limerlé 2.jpegCes photos de la voiture de Léon Degrelle abandonnée dans les Ardennes ont été publiées par Giovanni Hoyois, ancien secrétaire général de l'ACJB (l'Action catholique de la Jeunesse belge où milita également l'étudiant Léon Degrelle, ce blog au 15 mars 2024) dans son livre L'Ardenne dans la tourmente (Dupuis, [1945]).

    L'auteur raconte : « Un jour, Degrelle s'enhardit à vouloir se rendre à La Roche, mais son auto fut mitraillée près d'Houffalize et il eut peine à la ramener à Limerlé où force lui fut de l'abandonner. » (p. 167).

    Quoique devenu résolument antidegrellien après la condamnation épiscopale de Rex le 20 novembre 1935 (ce blog au 8 avril 2017), Hoyois confirme la détermination de Léon Degrelle d'apaiser les passions déchirant le royaume, même s'il met cette volonté sur le compte de la hâblerie  : « Degrelle se vantait des grandes victoires qu'il escomptait toujours et il se gonflait d'importance : Nous sommes à Liége et aux portes de Bruxelles. Je suis nommé gouverneur général de la Belgique. Dans six mois, la guerre sera finie et je rentrerai à Bruxelles pour pacifier le pays. » (p. 166).