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"Les Journaux de guerre": ça n’en finira jamais... Léon Degrelle, toujours dans le collimateur du CEGESOMA !

LD Journaux de guerre CEGES.jpgLe CEGESOMA, – l’ancien Centre de documentation de la Seconde Guerre Mondiale – a repris l’idée de la reproduction de journaux de cette époque et décidé de donner sa « collaboration » [sic] à la « publication indépendante » Les Journaux de Guerre 1940-1945... La neuvième livraison est consacrée à Léon Degrelle et reproduit le numéro du 1er janvier 1941 du Pays Réel, avec les vœux du Chef de Rex ainsi que le discours de nouvel an d’Adolf Hitler : une lecture roborative et toujours brûlante d’actualité, aujourd’hui que nos sociétés en totale déliquescence sont mises en coupe réglée par les désormais sacro-saints banksters politico-financiers.

Mais pour accompagner et encadrer le public ignare dans une lecture qui pourrait lui donner des idées dangereusement incorrectes, l’éditeur a pris soin de joindre une grande double page précisant ce qu’il faut penser de Léon Degrelle, de ses idées, de son mouvement. A la manœuvre: des briscards chevronnés de l’antifascisme – ayant parfois bénéficié sans vergogne de l’hospitalité de Léon Degrelle – tels Martin Conway (professeur-réviseur d’histoire à Oxford) en juillet 1988, ou l’inamovible bibliothécaire de la vérité officielle Alain Colignon, et des seconds couteaux tels le journaleux Olivier Rogeau et la jeune universitaire tout juste formatée Sophie Soukias qui a ici l’occasion de régurgiter sa parfaite soumission au politiquement correct…

 

***

 


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P
asser en revue systématique ce monument de mauvaise foi et de désinformation nous
prendrait trop de temps et d’énergie. Ne prenons que cet exemple : Degrelle
« arbitrairement arrêté le 10 mai 1940 » n’a pas autrement souffert que d’être « trimballé de prison en prison », jusqu’à l'armistice… En fait, entravé avec chaînes et barres de fer, Léon Degrelle dut subir injures, coups et simulacre d’exécution avant d’être régulièrement affamé et assoiffé, humilié et torturé (passage à tabac, dents cassées,
obligation de boire son urine et celle de ses gardiens, de dormir nu à même le sol,…) dans une quinzaine de prisons françaises avant d’échouer au camp de concentration du Vernet, dans les Pyrénées orientales…

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Contentons-nous d’épingler quelques insinuations parmi les plus hypocrites… Apprécions tout d’abord la couverture reprenant la fameuse photo de Léon Degrelle à la tribune du Congrès national de Lombeek-Notre-Dame, le 10 juillet 1938 (plus de 60.000 participants !) : pour faire plus « vrai », on a ajouté en surimpression, comme surgissant de son épaule droite, le bras tendu d’Adolf Hitler (célèbre photo prise par Heinrich Hoffmann à Nuremberg, au Congrès du Parti de 1934, devant la Frauenkirche) et à sa gauche, un poing marxiste auquel est embroché le mégaphone des horreurs à croix gammée rouge censées proférées par le tribun !

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« Degrelle veut impressionner Hitler » proclame le titre.

Au vu de ses exploits militaires (ignorés par les éclaircissements du CEGESOMA) officialisés par les plus hautes décorations – Croix de Fer de Seconde et Première Classe, Agrafe en or des Combats au Corps à Corps, Insigne en or des Blessés, Croix de Chevalier de la Croix de Fer avec Feuilles de Chêne, etc.–, nous pensons bien qu’il y a réussi puisque, le recevant dans la « Tanière du Loup », son quartier général de Prusse orientale, le Führer ne se retint pas d’exprimer son estime et son affection : « Si j’avais un fils, je voudrais qu’il fût comme vous »

Degrelle at award ceremony for Cherkassy survivors.jpg« Degrelle
va impressionner Hitler » aurions-nous donc écrit.

Mais qui sommes-nous pour donner un avis, puisque les « collaborateurs » de cette publication nous ont déjà rejetés dans les oubliettes de l’Histoire : « des sites internet […] truffés d’inepties reviennent sur sa vie et l’ “épopée” de la Légion Wallonie » (Olivier Rogeau). Les guillemets dépréciatifs au mot « épopée » sont sans doute là pour dire combien la saga héroïque des volontaires du Front de l’Est offrant leur vie pour combattre et contenir la barbarie communiste ne fut qu’une connerie irresponsable (1)Degrelle hiler.jpg

Cela dit, la « connerie » ne vient pas vraiment du côté visé par Conway et sa bande du CEGESOMA à en juger par les arguments avancés pour dénoncer l’avidité opportuniste de Léon Degrelle : « Dans les milieux d’avant-guerre favorables à un Ordre nouveau, on se dit que l’occupation peut être une chance à saisir […]. Degrelle […] s’imagine jouer un rôle central » (Sophie Soukias).

de-man-plan.jpgMais si on parle d’opportunisme, il n’est pas question alors de Léon Degrelle, toujours cohérent dans son projet politique. On regarderait plutôt du côté du parti socialiste (alors le "Parti Ouvrier Belge") et de son président Henri De Man appelant au rapprochement sans réserve avec ceux qui viennent de délivrer les classes laborieuses : « Ne croyez pas qu’il faille résister à l’occupant ; acceptez le fait de sa victoire et essayez plutôt d’en tirer les leçons pour en faire le point de départ d’un nouveau progrès social. La guerre a amené la débâcle du régime parlementaire et de la ploutocratie capitaliste dans les soi-disant démocraties. Pour les classes laborieuses et pour le socialisme, cet effondrement d'un monde décrépit, loin d'être un désastre, est une délivrance. […] la voie est libre pour les deux causes qui résument les aspirations du peuple : la paix européenne et la justice sociale » écrit le chef du Parti à ses membres, le 28 juin 1940 (2) !...

Martin Conway est d’ailleurs bien forcé d’en convenir, même s’il s’abstient de citer quiconque : « D’autres groupes politiques […] présentent la collaboration comme une adaptation à la réalité géopolitique qu’a fait naître la victoire apparente [sic !] des Allemands » ! Ce galimatias euphémique ne l’empêche pas de réserver les termes « opportunisme politique » au seul Léon Degrelle, tout à fait incapable, faut-il croire, d’ « adaptation à la réalité géopolitique » : tout au plus peut-il lui reconnaître « quelque cohérence dans la folie ». D’ailleurs, ne part-il pas « en août 1941, comme soldat (sous l’uniforme allemand [sic !]) pour servir avec la légion Wallonie sur le front de l’Est » ? Car tout le monde sait que les quelques Belges qui formèrent la Brigade Piron ne se sont battus que sous le glorieux uniforme de leur armée nationale…truthww2-40-3avvs2b.jpg

La folie est d’ailleurs le seul biais pour essayer de comprendre l’itinéraire degrellien. Sophie Soukias insiste : « Degrelle s’accroche, comme un fou, à ses rêves de l’été 1940. Et dans le désespoir, sa stratégie sera de crier encore plus fort ». De là le « Heil Hitler ! » qui clôt son éditorial du 1er janvier et son discours du 5 janvier 1941 : c’est « le cri désespéré d’un mégalomane »… dont, nous explique Alain Colignon, le « mythe bourguignon » n’était qu’ « un alibi et une excuse à son ralliement à l’occupant » (3).

L’appointé politiquement correct de la CEGESOMA cloue ainsi Léon Degrelle au pilori de la folie suicidaire, pour mieux ménager – dans un sabir assez abscons – les « membres de l’establishment conservateur décidés à pratiquer dans les faits une politique d’accommodation » dont ils « exprimaient parfois en pointillé les désidératas », pour effectuer « un choix rationnel destiné à sauver les meubles (la Belgique, la monarchie, l’Eglise) »

aaaaaaaa.pngMais pourquoi n’éclaire-t-il pas le « choix rationnel », par exemple, d’un cardinal Van Roey ? Ne dispose-t-il pas de la déposition devant le tribunal militaire de Bruxelles en 1950, de Karl Constantin Canaris, le chef pour la Belgique de la SIPO-SD (police et service de sûreté de l’Etat) ? Il eût pu nous rappeler quelques « pointillés » de desideratas du prélat-qui-veut-sauver-les-meubles : « Le Cardinal Van Roey, ainsi que je l’appris, désirait toujours continuer à vouloir jouer le rôle du chef de l’Etat belge, avec à côté de lui un Roi pour la forme. Il faut d’ailleurs souligner que le Cardinal Van Roey était le chef spirituel du Roi. C’est lui qui avait d’ailleurs organisé le mariage entre Mlle Baels et Sa Majesté ».

Alors, si on veut comprendre le « Heil Hitler » degrellien, cri de confiance dans l’avenir national-socialiste du pays et de l’Europe (explicité encore par le discours d’Adolf Hitler : « Nous sommes résolus à conquérir pour ceux qui n’ont rien les droits élémentaires de l’homme »), il vaut mieux profiter de l’occasion unique qui nous est donnée de pouvoir lire l’intégralité du Pays Réel du 1er janvier 1941.

Nul besoin de circonlocutions pour expliquer le contexte. Il est limpide : « Que demain, dans la paix imposée aux hordes maçonniques, juives, marxistes, ploutocrates, l’Europe trouve l’unité économique : et notre pays, dont la position naturelle est exceptionnellement favorable, verra ses ports, ses fleuves, ses routes, ses cités, libérés des entraves de jadis connaître une prospérité sans précédent ; l’afflux des richesses sera promptement accompagné des échanges les plus nobles – esprit, beauté – au confluent occidental des deux grandes civilisations d’une Europe où, enfin, on collaborera au lieu de se battre. […] Ce sera l’œuvre suprême d’Hitler, de cet ouvrier, pauvre et inconnu, devenu le plus grand bâtisseur politique et social des temps modernes […]. Il a sauvé son pays, réorganisé toute l’Europe Centrale, libéré la France de la tyrannie politicienne, ouvert à l’Occident des possibilités imprévues : demain, c’est l’Europe entière que son génie va modeler. […] A lui, nos vœux, notre confiance, notre espérance : en sauvant l’Europe, il nous sauvera !
Heil Hitler ! »

 

 

 

(1) Relevons encore –car il nous apparaît fort amusant de constater que toute la haine recuite du CEGESOMA ne constitue que du rabâchage stérile– que l’articulet d’Olivier Rogeau n’est que l’autoplagiat de son article dans un Vif/L’Express de 2011. Il l’intitulait fort peu opportunément Pour en finir avec Léon Degrelle, puisque cinq ans plus tard, il lui faut remettre le couvert tout identique ! Il y dénonçait en effet déjà nos publications et nos sites « au contenu douteux »« on y manipule la vérité historique »… Une nouveauté toutefois qui lui reste dans la gorge car il ne peut la comprendre : notre fidélité immuable à l’auteur de Révolution des âmes qui voulait rendre à nos peuples –comme il le rappelle dans cet éditorial du Pays réel– prospérité, esprit et beauté ! C’est ainsi que ce Rogeau mal pensant patauge dans son indignation divertissante : « En mars 2014, à l’occasion du vingtième anniversaire de la disparition de leur héros, des néo-rexistes ont réussi à lui rendre un “salut militant” dans deux des principaux quotidiens belges francophones. Pour tromper les responsables des pages nécrologie, ils ont utilisé, dans l’annonce, l’un des noms de plume de Degrelle, “Jean Doutreligne”, qualifié d’ “écrivain et poète, 1906-1994” ». Rappelons encore à son dépit furibond que, depuis le 15 juin 2014 – jour anniversaire de notre Chef de Peuple –, des plaques commémoratives veillent sur ses cendres, dispersées à la fois au Kehlstein de Berchtesgaden et au Tombeau du Géant de Bouillon !...

(2) Ce qui n’empêche pas Miss Soukias de demeurer parfaitement sourde à cet appel socialiste (pourtant tonitruant !) : « Rex atteint en janvier 1941 [ndlr : soit quelque six mois après le leader de la gauche !] un point de non-retour lorsque son chef déclare ouvertement sa volonté de collaborer avec le IIIe Reich » !

(3) Ce « mythe bourguignon » relève certainement aussi de la folie de Léon Degrelle (« grand mégalomaniaque » surenchérit la Soukias). Il n’empêche que Felix Kersten, masseur thérapeute de Himmler, a rapporté fidèlement les confidences de son illustre patient, ignorant d’ailleurs tout des sujets abordés ou des personnages évoqués, tel Léon Degrelle : « Himmler told me that Hitler had in mind the foundation of a new state as soon as the peace treaties were under discussion. Burgundy was to be reconstructed in a modern form ; il was unique, and in its possibilities one of the richest states there had ever been. The new state would include: the old Burgundian possessions, in the north, Artois, Hainault and Luxembourg; Lorraine, Franche-Comté and the old Duchy of Burgundy; in the south, Dauphiné and Provence; to these would be added Picardy, including Amiens, and Champagne, including Rheims and Troyes. This new state of Burgundy would have access both to the English Channel and to the Mediterranean. Hitler had not yet decided on the capital, but the claims of Rheims and Dijon were being considered. German and French would be the official languages. The state would be governed by a Reichs administrator and a Chancellor. Léon Degrelle, leader of the Belgian Rexists, was being considered as the first Reich’s administrator, since he had so distinguished himself at the front. Burgundy would be an independent state within the European Reich, having its own laws, its own army and government, its own currency, stamps and honours. […] The aim was to turn Burgundy into a model state, an example to all the other countries in the world. […] Hitler had expressly stipulated that no German Party authority would have the right to interfere in Burgundian affairs. There would be a Burgundian embassy in Berlin and a German one in Burgundy. » (Felix Kersten, The Kersten Memoirs, with an Introduction by Hugh Trevor-Ropper, 1957, pp. 184-185. Nouveau tirage avec un avant-propos de Sam Sloan, Ishi Press International, 2011).

 

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